TESCO Bank sanctionnée pour avoir failli à protéger ses utilisateurs victimes d’une cyberattaque

TESCO Bank sanctionnée pour avoir failli à protéger ses utilisateurs victimes d’une cyberattaque
Source de l’image : GregMontani via Pixabay

En novembre 2016, Tesco Bank, banque de détail britannique détenue à 100% par le groupe de distribution Tesco, avait essuyé une attaque informatique d’une ampleur alors inédite dans ce secteur. En moins de 48 heures, les pirates avaient réussi à prélever sur des comptes clients près de 2.26 millions de livres.

40 000 comptes avaient été touchés par cette attaque et l’argent avait été subtilisé par les cybercriminels sur 20 000 d’entre eux.

Même s’il s’agissait de montants peu élevés et que ceux-ci avaient été remboursés aux victimes, la question de la solidité et la fiabilité des systèmes informatiques du secteur bancaire avait bien sûr été soulevée.

La décision de justice rendue par le FCA (Financial Conduct Authority), le régulateur financier du Royaume-Uni, est assez éloquente en la matière, jugeant que la banque n’a pas suffisamment protégé ses utilisateurs contre les cyberattaques. Les cybercriminels avaient en effet réussi à exploiter des failles pour mener à bien leur attaque, notamment dans le système de conception des cartes bancaires.

Si Tesco risquait une amende de 33.6 millions de livres, le groupe a finalement écopé d’une sanction de 16.4 millions de livres, soit environ 18.4 millions d’euros.

Le but de cette amende : montrer que le régulateur financier n’a « aucune tolérance pour les banques qui échouent à protéger les clients contre des risques prévisibles »*, souligne Mark Steward, executive director of enforcement and market oversight au FCA.

Le FCA a ainsi exprimé que Tesco Bank avait manqué à ses obligations de vigilance quant à :

  • La fabrication et la distribution des cartes de crédit
  • La configuration d’un système d’authentification spécifique et de détection des fraudes
  • La prise d’actions appropriées pour anticiper les risques d’attaques et de fraudes

Mark Steward ajoute également que dans le cas précis de l’attaque de novembre 2016, la banque n’avait géré une alerte spécifique qu’une fois que l’attaque avait débuté.

Pour la FCA, « la norme doit être désormais celui de la résilience, afin de réduire en amont le risque d’une cyberattaque, pas seulement de réagir à celle-ci »**.

 

*“The fine the FCA imposed on Tesco Bank today [1st October] reflects the fact that the FCA has no tolerance for banks that fail to protect customers from foreseeable risks”.

**“The standard is one of resilience, reducing the risk of a successful cyber attack occurring in the first place, not only reacting to an attack.”

Google veut-il vraiment remplacer l’URL ?

Google veut-il vraiment remplacer l’URL ?
Source de l’image : Simon via Pixabay

Dans une interview accordée à Wired, l’ingénieur en chef de Google Chrome, Adrienne Porter Felt, a déclaré la volonté de faire des URLs une espèce en voie d’extinction.

Aussi les développeurs de Chrome chercheraient-ils des alternatives permettant de remplacer les URLs. Pour le moment, Google avance sur la sécurisation du Web avec sa mesure épinglant désormais systématiquement les sites non HTTPS.

Les URLs (Uniform Resource Locators) sont les adresses web que nous utilisons quotidiennement lors de notre navigation sur Internet. Elles sont ainsi listées dans le répertoire DNS et dirige les moteurs de recherche vers l’adresse IP associée à un serveur web hébergeant le site visé.

Si Google évoque son souhait de remplacer les URLs, c’est qu’un constat sans appel fait jour : les URLs sont devenues de plus en plus difficiles à lire et à comprendre. Par-dessus tout, les URLs offrent un niveau de sécurisation trop faible. Longues et aisément manipulables, ces dernières offriraient bien trop de possibilités aux cybercriminels pour rediriger à leur insu les internautes vers des sites malveillants. Il devient de fait compliqué pour les internautes devant une relative opacité de savoir à qui ils ont affaire.

Adrienne Porter Felt déclare ainsi : “Elles sont [les URLs] difficiles à lire, il est ardu de savoir quelle partie de ces dernières est totalement digne de confiance, et, en général, je ne pense pas que les URLs jouent réellement leur rôle dans la communication de l’identité d’un site. C’est pourquoi nous souhaitons évoluer dans le sens d’une identification plus aisée et compréhensible par tous des sites web. […] Mais cela implique des changements importants sur quand et comment Chrome affiche les URLs. »*

Si l’intention est louable, dans le monde du web où la question de la sécurité et de la confiance devient chaque jour plus importante, aucune solution n’a encore été trouvée.

Le premier essai en la matière, Origin Chip en 2014, s’était soldé par un échec. Cette fonctionnalité alors testée sur Safari permettait que seul le nom de domaine visité soit affiché dans la barre de recherche, un clic sur ce dernier rendait alors l’URL complète visible. Le mauvais accueil réservé à cette fonctionnalité lui a valu assez rapidement son retrait. Cette première expérience et ses constats sont bien sûr mis à profit dans la réflexion actuelle.

Les équipes de Google sont occupées en ce moment même à identifier les différentes utilisations faites des URLs par les internautes afin d’avancer vers une alternative qui assurerait plus de sécurité et d’intégrité quant à l’identité des sites sur le web. La route semble encore longue à parcourir avant que Google ne remplace donc l’URL.

Parallèlement, c’est également fort de ce constat du caractère manipulable et difficile à lire des URLs que des solutions d’identification ont vu le jour. Nameshield propose notamment un authentificateur d’URL permettant aux marques de signaler en temps réel à leurs internautes les URLs frauduleuses, via un système de marquage clair.

 

* »They’re hard to read, it’s hard to know which part of them is supposed to be trusted, and in general I don’t think URLs are working as a good way to convey site identity. So we want to move toward a place where web identity is understandable by everyone […] this will mean big changes in how and when Chrome displays URLs. We want to challenge how URLs should be displayed and question it as we’re figuring out the right way to convey identity. »

Le gouvernement togolais lance une campagne de gratuité pour inciter les nouvelles entreprises locales à communiquer en .TG

Le gouvernement togolais lance une campagne de gratuité pour inciter les nouvelles entreprises locales à communiquer en .TG
Source : mondomainegratuit.tg

Gérée jusqu’en 2016 par une entreprise privée, l’extension togolaise .TG est désormais administrée par Lomé qui a décidé de lancer une campagne de promotion du .TG.

Le gouvernement entend ainsi faire du .TG « le symbole de la souveraineté numérique » du pays, tout en désirant « renforcer l’identité numérique du Togo », «  promouvoir le savoir-faire des entrepreneurs togolais et favoriser l’inclusion du numérique dans l’économie locale ».

Un site dédié a été créé pour l’occasion [mondomainegratuit.tg] et propose aux 1000 premières entreprises, créées courant septembre 2018, qui en feront la demande de se voir offrir un kit pour le développement de leur entreprise sur le web.

Ce kit aura la bonne idée d’inclure le remboursement de l’enregistrement d’un nom de domaine en .TG.

Une belle initiative de développement local d’un ccTLD à saluer.

Le .SPORT dans les starting blocks !

Sortie du .SPORT

Si plusieurs extensions spécifiques au monde du sport, telles que les .FOOTBALL, .TENNIS, .SKI, .BASKETBALL, .GOLF, ou encore .RUGBY, avaient déjà fait leur entrée sur le terrain des noms de domaine, voici que la rentrée 2018 annonce l’arrivée de l’extension générique .SPORT !

La communauté sportive au sens large inclut tant les grands clubs sportifs que des millions de petits clubs, associations, supporters, sponsors, fédérations et autres comités.

Le .SPORT peut être utilisé par les entreprises désireuses de communiquer sur les valeurs sportives qu’elles défendent, par les clubs sportifs de toute envergure, afin de promouvoir leur dynamisme.

Le .SPORT permettra de dédier une part de sa présence Internet à la thématique sportive, via une extension clairement identifiable et ciblée, et d’y associer par exemple des campagnes marketing pertinentes …

L’ouverture des enregistrements en .SPORT débute ce mardi 4 septembre selon les phases prioritaires suivantes :

Phases de lancement prioritaires : du 4 septembre au 6 novembre 2018

  • 1 : SUNRISE (TMCH) – Réservée aux titulaires de marques inscrites dans la TMCH
  • 2 : GAISF – Réservée aux disciplines reconnues par le GAISF (Association Générale des Fédérations Sportives Internationales)
  • 3 : AUTRES (Instances et autorités publiques, clubs et autres disciplines non reconnues par le GAISF, marques, sponsors, événements, etc.)

Ouverture générale : le 8 janvier 2019

Pour toute question, l’équipe Nameshield se tient bien sûr à votre disposition.

Les pages Facebook évoluent, les sites Internet traditionnels également

Les pages Facebook évoluent, les sites Internet traditionnels également
Source de l’image : mohamed hassan via Pxhere

Alors que Le Monde se rend compte de l’évolution des pages qui sont renommées au fil du temps sur Facebook, passant d’un intitulé à un autre, interrogeons-nous quelques instants sur les sites Internet traditionnels, qui possèdent un nom de domaine.

Le monde évolue, les environnements et les entreprises, associations ou autres structures également. Même si XEROX communique depuis le 9 janvier 1996 avec le nom de domaine XEROX.COM, les noms de domaine vivent leurs périodes d’enregistrement, d’utilisation et d’abandon.

Ainsi, alors que l’on estime à 340 millions de noms de domaine existant actuellement, plus d’un milliard de noms de domaine ayant existé ont pu être enregistrés.

Acceptons que nous puissions vivre dans un monde mouvant, évoluant avec le temps. Comment être certain d’être sur le bon site Internet si nous nous référons aux noms de domaine ? Le certificat SSL ?

Oui, s’il s’agit d’un certificat EV (niveau d’authentification élevé avec un contrôle complet de l’organisation. Les règles pour l’attribution d’un certificat EV sont définies par le forum CA/Browser et sont strictement contrôlées).

Que faire de plus ? Il est nécessaire de proposer une solution pérenne quant à l’identification de l’émetteur afin que chacun puisse être en confiance sur Internet, par exemple pour le titulaire du nom de domaine, adopter systématiquement un certificat EV avec le niveau d’authentification le plus élevé. Côté utilisateur, il faut être vigilant et vérifier les données propriétaire du site visité.

Alors que la revente de noms de domaine expirés pour des objectifs de SEO ou de phishing continue à évoluer, il est primordial d’assurer une gestion commune Marques, Noms de domaine et Certificats SSL.

Nameshield vous accompagnera dans cette démarche, n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts.