EuroDIG : Construire l’Internet européen de demain et célébrer le .eu 

EuroDIG 2026

Les 26 et 27 mai 2026, Bruxelles a accueilli la 19ième édition du European Dialogue on Internet Governance (EuroDIG), organisée au bâtiment Charlemagne de la Commission européenne par EURid, le registre gestionnaire du domaine de premier niveau .eu. Cette édition s’est en effet déroulée dans le contexte de la célébration des vingt ans du lancement opérationnel du domaine européen .eu. Placé sous le thème « European Voices for the Future of the Internet » (Les voix européennes pour le futur d’Internet), l’événement a réuni responsables politiques européens, représentants des institutions de gouvernance d’Internet, acteurs techniques, entreprises du numérique, chercheurs et organisations de la société civile afin de débattre des grands enjeux de l’avenir numérique européen.  

EuroDIG 2026
Les locaux de la Commission Européenne accueillait la nouvelle édition de l’EuroDIG 

Les deux jours de réunions se sont ouverts sur un sujet critique dans le contexte géopolitique actuel : le backbone digital européen. Il faut comprendre par cette expression, l’ensemble des infrastructures critiques numériques que l’Union européenne cherche à développer ou fédérer pour réduire sa dépendance aux géants américains et chinois : réseaux fibre et sous-marins, cloud, centres de données, IA, interconnexions Internet, cybersécurité, plateformes de données et services souverains. 

Deux concepts européens ont vu le jour :  

  • le projet Gaia‑X  
  • l’initiative plus récente EuroStack 

L’objectif est de créer un Internet européen souverain résilient.  

Gaia X vise à créer une infrastructure cloud et data fédérée, interopérable, sécurisée et compatible avec les normes européennes des différents pays. 

Eurostack vise lui à construire une pile technologique européenne complète pour rendre l’UE indépendante sur plusieurs sujets critiques : 

  • les semi-conducteurs,  
  • la connectivité,  
  • le cloud,  
  • l’IA,  
  • les plateformes,  
  • les logiciels,  
  • l’identité numérique,  
  • les services publics numériques, 
  • la cybersécurité. 

Pour appuyer ces projets et consolider le volet législatif, Henna Virkkunen, Vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, est notamment revenue sur le « Tech Sovereignty Package », un paquet législatif et industriel transversal qu’elle porte et qui doit permettre de renforcer l’autonomie technologique de l’Union européenne dans les secteurs numériques considérés comme critiques. Les thèmes centraux du forum — cloud souverain, IA de confiance, résilience des infrastructures, cybersécurité, identité numérique européenne, gouvernance des données et autonomie stratégique — correspondaient directement aux priorités du package. Henna Virkkunen a aussi rappelé que le contrôle des données reste un élément clé pour cette souveraineté, plaidant pour un stockage auprès de prestataires européens au sein de l’UE. Un point important quand on sait par exemple que 70% du cloud mondial est aujourd’hui détenu par Amazon, Google et Microsoft.  

EuroDIG 2026
Henna Virkkunen, VP exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie

Dans le domaine des technologies quantiques, les sujets de recherches et les avancées technologiques ont aussi été présentés. L’UE a notamment investi dans la recherche au travers du « EU quantum flagship », un programme de financement lancé depuis 2018. Pour l’IA, c’est notamment le souhait d’IA souveraines qui a été évoqué en rappelant que nous devons garder un esprit critique face à cette technologie de plus en plus présente dans nos vies. 

L’Europe s’est aussi construite autour du .eu qui a célébré ses 20 années 

L’EuroDIG a permis de rappeler que l’UE est à l’initiative sur bien des sujets pour rendre l’Europe plus résiliente et singulière dans les technologies de l’Internet dans un monde devenu incertain. Mais ces initiatives doivent aussi être appuyées et soutenues par la multitude d’Etats et de citoyens qui constituent l’UE. Parmi les sujets que les européens se sont bien appropriés et donc à mettre au chapitre des succès, l’identité digitale paneuropéenne, le .eu. Lancé le 7 décembre 2005, le .eu compte aujourd’hui 3,8 millions de domaines enregistrés, avec un taux de renouvellement autour de 81 %, témoignant d’une base d’utilisateurs stable et fidèle. L’extension est dans le top 10 des extensions géographiques (ccTLD) au niveau mondial et est disponible dans les différents alphabets utilisés au sein de l’Union européenne grâce aux variantes .ею (cyrillique) et .ευ (grec). Peter Janssen, le General Manager d’EURid a rappelé l’essence du .eu : « Le .EU représente un espace de domaines ouvert, sécurisé et conforme aux valeurs démocratiques ». 

EuroDIG a rappelé que l’Internet européen reste très dépendant d’Etats extérieurs que ce soit en termes d’infrastructures ou sur le plan technologique, et que la solution ne réside pas non plus dans un repli géographique. La prise de conscience et les différentes initiatives et mesures actuelles sont à saluer dans un monde devenu davantage fragmenté et instable. Si Nameshield a toujours poussé ses solutions dans le sens d’une approche européenne souveraine, il est l’occasion de rappeler que les noms de domaine et le DNS sont des éléments centraux dans la stratégie digitale des entreprises. Construire sa souveraineté passe par un choix éclairé de ses partenaires et par le fait de se doter de solutions au service d’une politique de souveraineté numérique d’entreprise. Sujet d’actualité du moment, le Brand TLD, solution proposée par Nameshield compte parmi ces solutions. 

Lancement du .PAY : pourquoi préparer des enregistrements défensifs ?

Sortie dot PAY

Amazon Registry vient d’étendre son écosystème avec le lancement de l’extension « .PAY » : une opportunité pour les entreprises qui veulent associer plus clairement leur activité aux paiements, à la confiance et à la conversion.

À qui s’adresse le .PAY ?

L’extension .PAY s’adresse d’abord aux entreprises qui proposent des services de paiement en ligne, ou des parcours d’achat sécurisés. Pour le secteur bancaire, le lancement du .PAY promet d’être important car l’extension touche directement aux usages de paiement, à la crédibilité des parcours digitaux et à la prévention des tentatives d’usurpation.

Le .PAY pourra intéresser plus largement les marques qui souhaitent réserver un espace numérique cohérent avec leur identité, afin d’éviter qu’un tiers n’utilise ce nom pour inspirer confiance à tort.

Le .PAY : une extension stratégique qui soulève de nombreux enjeux

Le lancement du .PAY marque une étape importante pour les marques avec un enjeu central : éviter qu’un nom de domaine évoquant un portail de paiement ne soit utilisé par un tiers malveillant.

Cette extension promet d’attirer l’attention des marques parce qu’elle associe immédiatement le nom de domaine à un univers de paiement, donc à la confiance, la sécurité et la relation client. 

Face à des fraudes en ligne toujours plus nombreuses, un nom de domaine de type « marque.PAY » peut donc renforcer un parcours officiel, mais potentiellement servir à tromper les internautes si un tiers malveillant le détient avant sa propre marque.

Les dates clefs pour postuler à ce nouveau gTLD 

Le lancement de l’extension .PAY a déjà débuté, et il se déroulera en 2 phases :

  • Du 13 avril 2026 au 20 juillet 2026, la période « Sunrise » aura lieu.

Cette période ne prévoit pas de restriction mis à part que seules les marques déjà inscrites dans la Trademark Clearinghouse pourront prévoir un enregistrement, à condition de présenter le fichier .smd, qui agit comme une preuve technique de légitimité au moment du dépôt.

Dans les faits, cette fenêtre courte ouvre une course contre la montre pour les titulaires de marques qui doivent vérifier la disponibilité de noms de domaine, anticiper les variantes critiques et préparer des dépôts défensifs avant que l’extension n’entre dans sa phase plus ouverte.

  • Du 20 juillet 2026 au 1er février 2027 la « Limited Registration Period » (LPR) s’ouvrira à son tour, mais elle ne sera pas ouverte à toutes les entités.

Elle vise avant tout les acteurs qui réalisent des transactions de paiement en ligne via un prestataire agréé. Concrètement, cela peut concerner des e-commerçants, des plateformes de services, des fintechs ou toute société dont le site sert réellement à encaisser, traiter ou faciliter des paiements.

Une contrainte supplémentaire vient s’ajouter : l’entreprise devra s’engager à utiliser le .PAY, réfléchir à un projet d’usage cohérent, documentable et aligné avec l’activité du site, et ne pas déposer cette extension à des fins défensives en le laissant par la suite inactif.

Aucune information n’a été communiquée sur l’ouverture de la phase de « General Availability » pour le moment.

Le .PAY s’annonce comme une extension à fort enjeu pour les marques, à la croisée des paiements en ligne, de la confiance client et de la lutte contre la fraude. Dans un contexte de lancement encadré par une « Sunrise » puis une « Limited Registration Period », chaque décision d’enregistrement peut avoir un impact direct sur la protection de l’identité de marque.

Nameshield accompagne les entreprises dans cette anticipation afin d’identifier les variantes sensibles et d’échanger avec des experts sur la stratégie la plus adaptée, alors n’attendez plus, contactez-nous ici.

ICANN85 : Le calendrier détaillé de la prochaine série de nouvelles extensions confirmé

ICANN85

Si l’ICANN pose régulièrement ses bagages sur le continent asiatique, il faut remonter à l’ICANN57 il y a 10 ans pour retrouver l’Inde comme pays hôte. Après Hyderabad en 2016, c’est la capitale économique Mumbai qui a accueilli le 85ème sommet de l’ICANN du 7 au 12 mars derniers. Un sommet à seulement sept semaines de l’ouverture de la fenêtre de candidatures aux nouvelles extensions sous le prisme d’un contexte géopolitique chamboulé par le début des frappes militaires en Iran et au Liban.

Une participation qui reste forte malgré le contexte géopolitique

L’ICANN a indiqué une participation de 1407 participants sur site de 112 pays, un chiffre proche des valeurs habituelles des premiers sommets annuels de l’organisation. On a néanmoins eu le sentiment que les salles qui ont accueilli les 200 sessions paraissaient plus clairsemées qu’à l’accoutumée. L’incidence de l’intervention armée en Iran sur les désertes aériennes impactées dans toute la région n’y est sans doute pas étrangère. Nombre de participants ont en effet indiqué avoir dû opter pour une participation à distance ou raccourcie en raison des incertitudes sur les vols.

Une cérémonie d’ouverture entre gravité et focalisation sur le travail à réaliser

La présidente du conseil d’administration de l’ICANN, Tripti Sinha a rappelé aux hôtes lors de la cérémonie d’ouverture qu’elle est née dans l’Etat de Maharashtra dont Mumbai est la capitale. Elle a évoqué la situation globale en précisant que l’ICANN85 se déroule « dans une période de souffrance profonde ». Mais elle a aussi tenu à rappeler que ce qui nous unit est plus fort en évoquant un proverbe sanskrit : « Le monde est une seule famille » qui fait écho au slogan de l’ICANN : « Un monde, un Internet ».

Pour Tripti, cette semaine devait se concentrer sur trois grands sujets :

  • La conclusion d’examen du SMSI +20 qui reconnait le rôle de la gouvernance multipartite de l’Internet ;
  • La redevabilité et la transparence avec la nouvelle revue holistique de l’ICANN en cours ;
  • Et le lancement de la nouvelle série de candidatures à des projets d’extensions Internet.

Sur ce dernier point elle a rappelé qu’il est « l’aboutissement d’années de travail ».

Kurtis Lindqvist, le Président de l’ICANN, a ajouté à ces sujets le travail en cours pour amener à des délais contraignants sur les demandes urgentes d’accès aux données d’enregistrement des noms de domaine et les technologies d’authentification ainsi que les progrès encore nécessaires sur les abus du DNS.

Le calendrier détaillé du prochain round dévoilé

Pas moins de huit sessions thématiques et opérationnelles étaient consacrées au prochain round de nouvelles extensions. Que faut-il en retenir ?

L’ICANN85 a tout d’abord permis de confirmer les grandes étapes à venir du programme ainsi que les dates envisagées.

Du 30 avril au 12 août 2026 : Fenêtre de dépôt des candidatures.

Jusqu’à début octobre 2026 : Période de vérifications administratives des candidatures par l’ICANN.

Mi-octobre : « Reveal Day » (Jour des révélations). Il s’agit de la publication officielle par l’ICANN de la liste complète des candidatures valides déposées.

Jusqu’à début novembre : Période de remplacement des chaînes. C’est un nouveau mécanisme qui permet aux candidats qui ont demandé une même extension ou des extensions jugées similaires d’abandonner leur chaîne initiale et de basculer vers une chaîne de remplacement déclarée dans leur dossier. Les demandeurs d’extensions dot brand pourront opter pour l’ajout à leur marque d’un terme correspondant aux biens et services déclarés dans leur marque enregistrée. La fenêtre de remplacement doit durer 14 jours. L’ICANN espère ainsi réduire les contentieux entre candidats qui demandent des extensions identiques ou trop similaires.

Mi-novembre : « String confirmation Day » (Jour de confirmation des chaînes). L’ICANN va publier la liste officielle et définitive des candidatures aux nouvelles extensions déposées.

Novembre 2026 – Février 2027 (104 jours) : Période d’input communautaire et d’objections. Elle permet aux membres du GAC, l’instance qui représente les gouvernements et aux observateurs de soumettre des commentaires, avis, alertes et des objections.

En parallèle, mi-décembre l’ICANN envisage d’organiser un tirage au sort qui va déterminer l’ordre dans lequel les candidatures seront traitées pendant le processus d’évaluation. Ce dispositif a déjà existé lors du round de 2012.

Juin 2027 : Date de restitution des rapports conduits par un panel d’évaluation sur les similarités de chaînes parmi les candidatures soumises et au regard des extensions déjà existantes. Une période d’objection de 30 jours va être ouverte pour contester une chaîne candidate si elle créée une confusion avec une autre extension.

A partir du second semestre 2027 : La résolution des contentieux devrait suivre ainsi que l’étude des candidatures pour avancer vers la contractualisation et l’insertion à la racine du DNS, la tant attendue délégation des premières extensions.

L’ICANN a tenu à préciser que ces dates restent sujettes à des ajustements notamment en fonction du volume de candidatures qui vont être soumises. L’ICANN a néanmoins indiqué s’être doté de capacités suffisantes pour pouvoir gérer un volume de candidatures similaire au cycle de 2012, soit près de 2000.

Les derniers outils pour le prochain round enfin connus

Parmi les deux grands éléments encore à confirmer pour la prochaine série, l’outil de soumission des candidatures et le contrat des futurs opérateurs de registres qui vont se positionner.

Au TAS (TLD Application System) de 2012, il faudra désormais ajouter la lettre « M ». Le TAMS (TLD Application Management System) est en effet le nom du nouveau portail que l’ICANN a prévu pour permettre de gérer les candidatures lors du cycle de 2026. Ce portail dévoilé relativement tard est actuellement en phase de tests notamment pour évaluer sa robustesse. Des participants ont regretté n’en prendre connaissance que maintenant d’autant plus qu’il ne prévoit pas certaines fonctionnalités aidantes comme l’export d’informations. 

Le nouveau contrat de registre, autre maillon clé pour les futurs opérateurs de registre, a pour sa part trouvé une forme d’épilogue avec l’approbation de ce dernier lors de la session publique du conseil d’administration de l’ICANN qui se tient traditionnellement à la clôture du sommet.

Autres sujets présents, le contexte géopolitique et les abus DNS

Que ce soit au travers de sessions ciblées ou de questions de participants lors de slots de questions-réponses, les sujets géopolitiques se sont aussi invités en filigrane lors de l’ICANN85. L’ICANN a ainsi programmé après la Cérémonie d’ouverture une session appelée : « De la stabilité à la capacité de survie : le rôle de l’ICANN dans l’avenir de la résilience de l’Internet ». Lors de cette session participative, l’ICANN a cherché à examiner comment l’écosystème DNS peut résister à des pannes systémiques globales qui affecteraient le cloud, l’approvisionnement en énergie, la chaîne d’approvisionnement numérique et les dépendances logicielles. Il en ressort par exemple que pour 38% des participants, l’angle mort principal de l’ICANN est la coordination intersectorielle à savoir la communication avec les secteurs de l’énergie, des télécommunications ou de la finance, domaines sur lesquels l’organisation n’a pas d’emprise. En second, c’est sa difficulté à garantir la conformité opérationnelle des registres et bureaux d’enregistrement dans des conditions mondiales qui seraient devenues extrêmement difficiles, qui a été citée. Des participants ont également tenu à sensibiliser l’ICANN sur des situations de fragmentation régionale déjà en cours quand l’accès à Internet est coupé par des autorités ou sur le fait que lorsque des Etats encourent des sanctions internationales, l’ICANN doit veiller à ne pas pénaliser des participants potentiels aussi bien à suivre ses sessions qu’à pouvoir candidater lors du prochain round.

Sur les abus du DNS, sujet également revenu à plusieurs reprises, un bilan en demi-teinte a pu être dressé sur les effets des amendements contractuels introduits depuis deux années pour les opérateurs de registres et les bureaux d’enregistrement. L’ICANN85 a marqué le lancement opérationnel d’un premier nouveau processus de développement de politique pour travailler sur un mécanisme dit « Associated Domain Checks » (Vérification des domaines associés) qui obligerait les bureaux d’enregistrement à vérifier les autres noms de domaine liés à un même titulaire lorsqu’un domaine est identifié comme malveillant. Son objectif est d’identifier des réseaux de domaines utilisés pour des activités comme le phishing, les botnets ou le malware et d’agir plus rapidement contre des campagnes coordonnées.

A moins de cinq semaines de l’ouverture du dépôt des candidatures pour le prochain round, c’est l’occasion de rappeler qu’une candidature à une extension Internet notamment de .marque doit être anticipée car le temps est désormais compté. L’heure est déjà au sprint final. Se positionner ou pas ? Avec quel projet d’extension et quel projet de second choix envisager le cas échéant ? Quels interlocuteurs solliciter pour aider à rassembler les éléments du dossier de candidature ? Sur quels budgets s’appuyer ? Dans un peu plus de quatre mois la fenêtre va en effet déjà se refermer alors qu’une candidature nécessite de la préparation pour pouvoir couvrir les 225 sous-rubriques du dossier de candidature et tenir des délais contraints.

Nameshield apporte une approche clé en main pour simplifier au maximum toutes vos démarches, tenir les délais, suivre votre candidature de bout en bout pour la mener vers la contractualisation puis l’insertion à la racine du DNS mondial et ensuite vous apporter toute l’expertise pour en tirer les meilleurs bénéfices en garantissant sa pérennité contractuelle et règlementaire dans la durée. S’il est un tips à retenir de l’ICANN85 concernant la prochaine série : « N’attendez pas la dernière minute ». Agissez dès maintenant en nous confiant votre projet.

La date d’ouverture de la prochaine série de nouvelles extensions génériques (.BRAND) est enfin connue, ce sera le 30 avril 2026

La date d'ouverture de la prochaine série de nouvelles extensions génériques (.BRAND) est enfin connue, ce sera le 30 avril 2026

Parmi les questions en suspens autour de la nouvelle fenêtre de candidatures à des nouvelles extensions génériques, nous étions nombreux à nous demander quand l’ICANN, l’instance de gouvernance d’Internet, allait donner une date précise pour ce qui constituera le premier jour de soumission des futurs dossiers de candidatures.

L’annonce est apparue dans un article publié sur le blog de l’ICANN, un article de Kurtis Linqvist, le Président et Directeur Général de l’ICANN. Il y précise que 2025 a été une année de progrès notables dans la mise en œuvre du programme de nouvelles extensions génériques permettant d’aller vers l’objectif d’ouvrir une nouvelle fenêtre de dépôts de candidatures, 14 années après la dernière en date. L’une des étapes décisives a été la publication du guide du candidat le 16 décembre 2025. On se souviendra que le guide de candidature, document de référence pour les futures candidatures, avait été approuvé par le Conseil d’administration de l’ICANN, lors de la toute dernière session publique du sommet ICANN84 de Dublin.

Kurtis Linqvist indique que désormais les efforts se portent sur la dernière ligne droite de mise en œuvre du programme: « Nous nous sommes désormais engagés à ouvrir le cycle le 30 avril 2026 ». La période de dépôts des futurs dossiers de candidatures complets, débutera donc à partir du jeudi 30 avril sur 12 à 15 semaines soit possiblement jusqu’à juillet, voire début août. Après il sera trop tard. Les indécis et les retardataires devront attendre une future opportunité qui pourrait très bien survenir à nouveau dans 14 années, qui sait ?

Parmi les autres faits notables de la fin d’année 2025, la période de soumission des demandes de soutien des futurs candidats à l’Applicant Support Program s’est terminée le 19 décembre. Ce programme vise à réduire les barrières économiques et techniques à l’entrée afin d’élargir la participation globale et la diversité des candidats aux nouvelles extensions de noms de domaine. Les données fournies par l’ICANN indiquent que 75 candidatures ont été reçues provenant des cinq régions de l’ICANN :

  • 10 candidatures d’Afrique,
  • 38 de la région Asie-Pacifique,
  • 1 d’Amérique latine et des Caraïbes,
  • 6 d’Europe,
  • 20 d’Amérique du Nord.

En 2012, ce programme alors tout nouveau n’avait reçu que trois demandes. Ces premiers indicateurs montrent que la région Asie Pacifique qui est aujourd’hui la plus dynamique sur le marché des noms de domaine semble aussi s’intéresser fortement à la prochaine série de nouvelles extensions. En 2012, les 1930 candidatures soumises lors de la fenêtre de candidatures s’étaient réparties comme suit :

  • Amérique du Nord : 911 candidatures,
  • Europe : 675 candidatures,
  • Asie-Pacifique : 303 candidatures,
  • Amérique latine et Caraïbes : 24 candidatures,
  • Afrique : 17 candidatures.

On estime également qu’environ 34% d’entre elles visaient des candidatures à des extensions de marques, des Brand TLDs.

Qu’en sera-t-il en 2026 ? Les réponses interviendront à l’automne prochain lors de la journée des révélations, le futur « Reveal Day » et du jour de confirmation des chaînes (ndlr: de caractères) , le « String confirmation day » de l’ICANN.

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l’approche des fêtes

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l'approche des fêtes

Alors que Noël approche à grands pas et que l’année 2025 touche bientôt à sa fin, les fêtes de fin d’année transforment cette période joyeuse et festive en un maillon vulnérable pour les entreprises. Révélant des fragilités parfois existantes : domaines oubliés mais toujours actifs, sous-domaines délégués à des prestataires qui ne répondent plus aux standards de sécurité, configurations DNS vieillissantes, certificats dispersés entre plusieurs équipes ou fournisseurs, les bonnes pratiques de sécurité ne doivent pas être reléguées au second plan en cette fin d’année !

La hausse des échanges, la multiplication des campagnes marketing, l’intensification des interactions avec les partenaires et les prestataires créent un environnement idéal pour les cybercriminels, qui combinent usurpation de marques, détournement de canaux techniques et exploitation des failles organisationnelles. Dans ce contexte, la protection ne peut plus se limiter à quelques mesures ponctuelles : elle doit s’inscrire dans une politique globale de sécurité, visant à renforcer la résilience des entreprises face aux menaces saisonnières tout en préparant l’entreprise aux défis cyber de l’année suivante. Cette période appelle aussi, plus que jamais à adopter les bons réflexes individuels, en sensibilisant ses équipes afin d’éviter les erreurs humaines qui peuvent coûter cher à l’entreprise.

Le phishing : un risque systémique qui capitalise sur la peur et l’urgence

Le phishing aussi appelé hameçonnage ou filoutage consiste à envoyer des courriels frauduleux qui imitent des communications légitimes pour tromper les destinataires. Cette attaque vise à soutirer aux utilisateurs des informations confidentielles telles que des mots de passe, des numéros de carte bancaire, et d’autres données sensibles. Selon une étude de Statista datant de janvier 2023, le phishing représentait la forme la plus répandue de cyberattaque en France, touchant environ 75% des entreprises.

Au-delà de la simple tromperie individuelle, le phishing constitue aujourd’hui un risque systémique pour l’entreprise, car il cible directement ses processus métiers, ses chaînes de paiement et sa réputation de marque. En haute saison commerciale comme Noël, les campagnes malveillantes s’appuient de plus en plus sur des données contextuelles (noms de fournisseurs, formats de factures, signatures internes copiées) pour paraître légitimes aux yeux des équipes comptables, commerciales ou support.

En jouant sur le sentiment d’urgence, les campagnes de phishing actuelles ne visent plus seulement à tromper un individu isolé, mais à déstabiliser l’ensemble de la chaîne décisionnelle de l’entreprise. Messages pressants évoquant une coupure imminente de service, une échéance réglementaire prétendument non respectée ou une validation de paiement « à traiter dans l’heure » contournent les contrôles habituels et court-circuitent les procédures de validation internes. Dans un contexte B2B où les flux financiers, les accès fournisseurs et les portails clients sont fortement interconnectés, une seule action réalisée dans la précipitation peut malheureusement conduire à l’usurpation de comptes, à la modification silencieuse de coordonnées bancaires ou à l’implantation de malwares persistants.

Une variante dangereuse, le slamming appelle à la plus grande vigilance

Le slamming est une variante connue dans le monde des noms de domaine et des entreprises. Contrairement à une simple tentative de spam, le slamming repose sur une mécanique de manipulation de la confiance : l’attaquant se présente comme un prestataire officiel, adopte les codes graphiques et juridiques d’un « registrar », et s’appuie sur un vocabulaire volontairement technique : expiration imminente d’un nom de domaine, dépôt d’un nom de domaine identique ou similaire, besoin de déposer un nom pour éviter une fraude, blocage DNS, suspension de certificats, transfert obligatoire… Autant de bonnes raisons pour pousser le destinataire de la demande à prendre une décision rapide qui se solde généralement par le règlement d’une facture.

La pression de la part des cybercriminels s’exerce d’ailleurs souvent sur des interlocuteurs qui ne gèrent pas directement les noms de domaine mais qui disposent d’un pouvoir de validation budgétaire ou administratif, ce qui augmente le risque de paiement ou d’acceptation d’un transfert non autorisé.

Pour s’en prémunir, il est essentiel de considérer toute sollicitation non planifiée relative aux noms de domaine comme suspecte par défaut : vérifier systématiquement l’adresse email de l’expéditeur et non seulement son nom affiché, confronter la demande au référentiel interne des domaines et des prestataires habilités avant tout engagement financier ou opérationnel.

Enfin, une autre attaque courante en période de Noël, les pièces jointes piégées 

Les pièces jointes piégées doivent être envisagées comme un risque de continuité d’activité à part entière, en particulier parce qu’elles peuvent servir de vecteur à un ransomware. Une simple facture de fin d’année ou un faux bon de commande envoyé à un service financier ou à un prestataire peut suffire à ouvrir une brèche, puis à chiffrer des serveurs critiques ou à exfiltrer des données contractuelles sensibles.

Au-delà du simple fichier infecté, les Chevaux de Troie ou Trojans constituent aujourd’hui un levier stratégique pour les cybercriminels, car ils permettent de prendre pied discrètement dans le système d’information, puis de préparer des attaques de plus grande ampleur (prise de contrôle de comptes, mouvements latéraux, déploiement ultérieur de ransomwares).

En période de fin d’année, pas de relâchement, prudence et sécurité doivent être plus que jamais des mots d’ordre 

Face à ces attaques de plus en plus ciblées, les organisations doivent rappeler les bons réflexes individuels à adopter mais aussi structurer une véritable hygiène numérique collective. Concrètement, cela passe par la formalisation de procédures internes adaptées aux périodes sensibles (fin d’année, clôtures comptables, pics d’activité)… La mise en place de campagnes régulières de sensibilisation, assorties de simulations de phishing ou de faux courriers de slamming, permet de transformer chaque collaborateur en maillon actif de la chaîne de défense, et non en simple « risque utilisateur ».

Si l’entreprise effectue bien son travail de sensibilisation, en période de fêtes, c’est aussi le rôle de chaque individu d’être particulièrement attentif. Les équipes doivent en effet adopter une lecture particulièrement critique de chaque message reçu, même lorsqu’il semble provenir d’un partenaire habituel ou d’un service interne. Les cybercriminels exploitent le contexte de fin d’année pour diffuser des campagnes de phishing et de slamming plus sophistiquées, en se basant sur des scénarios réalistes : renouvellement de contrats, relances de factures, rappels d’échéances de noms de domaine, notifications de livraison ou de blocage de compte. Avant d’ouvrir un email ou sa pièce jointe, il est recommandé de vérifier systématiquement la cohérence de plusieurs éléments : adresse de l’expéditeur (et non uniquement le nom affiché), objet du message (trop alarmiste ou trop alléchant), ton employé (pressions, menaces, promesses de réduction ou d’avantage exclusif), ainsi que la concordance avec les procédures internes existantes.

Quelques règles supplémentaires et simples vont pouvoir aider vos collaborateurs à éviter les erreurs :

  • La vigilance est le mot d’ordre lorsque l’on vous demande des données personnelles,
  • Les pièces jointes d’un expéditeur inconnu ne doivent pas être ouvertes,
  • Les liens URL peuvent être vérifiés en passant le curseur de la souris au-dessus (sans cliquer) pour s’assurer qu’ils renvoient vers des sites de confiance,
  • Un retard face à une sollicitation urgente vaut mieux que des pertes financières : il ne faut pas céder à la pression et risquer d’engager un paiement frauduleux,
  • S’il y a un doute sur un expéditeur, vous pouvez le contacter par un autre biais pour vérifier s’il s’agit d’une tentative de fraude ou non.

Pour éviter de vous faire voler des données sensibles et d’être victime d’escroquerie, il est essentiel d’adopter ces bonnes mesures de cybersécurité. Parce qu’un simple clic suffit à commettre une erreur, continuez à sensibiliser vos équipes et restez informés face aux cybermenaces qui pèsent sur votre entreprise.

La nouvelle extension .MOBILE vient d’être lancée 

dot MOBILE - La nouvelle extension .MOBILE vient d’être lancée 

Le 17 novembre 2025, l’extension .MOBILE a été ouverte à l’enregistrement, offrant de nouvelles opportunités pour un large éventail d’acteurs incluant les entreprises et les marques souhaitant apparaitre en ligne, via des e-commerces, mais aussi plus largement, tout le secteur mobile. L’univers des noms de domaine s’élargit donc de nouveau, avec une opportunité qui va pouvoir parler à tous les acteurs du digital. En effet, toute structure souhaitant séparer ses services mobiles de son site principal, va pouvoir utiliser cette extension en .mobile comme levier important de différenciation.

Le planning d’ouverture de l’extension .MOBILE a été divisée en 4 phases :

La première, la Sunrise Period, permettra à une audience limitée de se positionner sur les noms de domaine qu’ils souhaitaient enregistrer en .mobile, du 17 novembre 2025 au 17 décembre 2025. Ce sont les titulaires de marques enregistrées auprès de la TMCH (Trademark Clearinghouse), qui ont la priorité d’enregistrement lors de cette étape de lancement.

Une seconde période est ensuite ouverte, la Telco Limited Registration Period (LRP) allant du 18 décembre 2025 au 3 février 2026.

La troisième phrase, la Early Access Period aura lieu du 4 au 18 février 2026 et permettra d’enregistrer, à des prix décroissants, les noms de domaine en forte demande en amont de la disponibilité publique.

Enfin, la dernière période, de l’Ouverture Générale de l’extension offrira la possibilité à tous d’acquérir leur nom de domaine en .mobile. Disponible et accessible à tous, sans condition préalable, cette étape fonctionne sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Le 19 février 2026, toutes les marques et entreprises intéressées par une telle démarche pourront ainsi affirmer leur présence « mobile » grâce à cette nouvelle extension.

Ne prenez pas le risque de rater cette opportunité : adoptez un nom de domaine en .mobile pour protéger votre réputation, assurer votre légitimité digitale et renforcer votre compétitivité en ligne.

Si vous souhaitez être accompagné pour acquérir un nom de domaine en .mobile ou si vous êtes simplement curieux des bénéfices de l’extension pour votre marque, contactez l’équipe Nameshield sans attendre, et nous répondrons à toutes vos questions.

ICANN84 : Un sommet en forme de bilan six mois avant l’ouverture des dépôts de candidatures des nouvelles extensions génériques

En raison de l’instabilité au Moyen Orient, Mascate, Oman devra attendre une année supplémentaire pour accueillir l’ICANN, l’instance de gouvernance de l’Internet. Pour son assemblée générale annuelle, l’ICANN a joué la prudence en posant ses quartiers dans le prestigieux Centre de convention de Dublin pour six jours de discussions, de rencontres, de travaux sur les sujets de politiques. Le dernier sommet annuel de l’organisation à six mois de l’ouverture de la prochaine série de nouvelles extensions génériques.

Une cérémonie d’ouverture en forme de bilan et de « Meitheal »

Lors de la Cérémonie d’ouverture, Tripti Sinha, la présidente du Conseil d’administration de l’ICANN a évoqué l’analogie entre le « Meitheal » cher aux irlandais qui désigne un groupe de personnes qui se mettent au service de la communauté pour faire un travail « que personne ne peut faire seul » avec l’ICANN dont ce mode de fonctionnement est l’essence. L’assemblée générale est en effet une sorte de récolte ou de bilan pour l’ICANN. Au titre des récoltes, elle a cité :

– l’approbation du nouveau plan stratégique de l’ICANN pour la période de 2026-2030,

– une gestion prudente de l’organisation qui a permis de dégager des marges de manœuvre,

– le programme d’aide, ICANN Grant basé sur le fond de réserve des enchères de la série de 2012 avec 23 projets qui vont recevoir des financements,

– le lancement de la revue holistique de l’organisation,

– les contributions apportées par l’ICANN au SMSI+20, l’examen à 20 ans du Sommet mondial sur la société de l’information entamé par les Nations Unies,

– et les progrès sur la prochaine série de nouvelles extensions génériques dont l’ouverture de la fenêtre de candidatures va intervenir dans seulement 6 mois avec également le programme de soutien aux candidats qui est déjà en cours.

Tripti Sinha lors de la Cérémonie d’ouverture de l’ICANN84
Tripti Sinha lors de la Cérémonie d’ouverture de l’ICANN84

Pour Kurtis Linqvist dont c’est déjà le troisième sommet en tant que Président de l’ICANN, « l’année a été marquée par des enjeux complexes comme des problèmes touchant des registres régionaux », on pense évidemment au registre régional Afrinic ou « la complexité du monde » et même des « problèmes locaux » qui ont touché les bureaux de l’ICANN entre les incendies de forêts à Los Angeles durant l’été ou le tremblement de terre à Istanbul. Dans ce contexte, il s’est félicité que les projets aient avancé. Il a conclu en donnant ses axes prioritaires pour l’année prochaine : « écouter », « se concentrer sur la mise en œuvre » et « améliorer » la « façon de travailler en interne pour éviter les frictions et ne pas ralentir les mises en œuvre ». 

La difficile équation de concilier attentes et évolutions technologiques rapides

Le Forum sur les aspects géopolitiques qui fait habituellement un tour d’horizon des évolutions règlementaires et législatives qui peuvent impacter les missions de l’ICANN, était cette fois focalisé sur le SMSI+20. Une réunion décisive va en effet se tenir mi-décembre à New York lors de l’Assemblée générale des Nations Unies afin de formaliser un texte de conclusion sur la mise en œuvre des résultats du SMSI. La session tenue lors de l’ICANN84 a été l’occasion d’un plaidoyer pour l’Internet inclusif et les contenus dans les langues des utilisateurs. L’IA n’a pas été oubliée avec le vœu d’avoir plus de transparence sur les algorithmes afin que les langues non dominantes soient aussi prises en compte pour que ces technologies soient adaptées pour le plus grand monde, quelle que soit la langue utilisée et pratiquée. L’usage abondant de l’IA, notamment par la jeune génération ainsi que leur appétence pour les plateformes centralisées et les réseaux sociaux, ont aussi été évoqués lors des questions au Conseil d’administration comme pour rappeler que le monde et les usages d’Internet évoluent très vite.

Lors du Forum public c’est notamment le rôle de l’ICANN sur l’acceptation universelle qui a été questionné, celle-ci défendant un changement de positionnement vers l’expertise et l’implémentation et non plus celui de la sensibilisation. L’attention portée aux caractères diacritiques, ces signes accompagnant une lettre ou graphème pour en modifier le sens ou la prononciation, ou encore une absence de leadership de l’ICANN en matière d’orientations pour jeter des ponts entre le web2 et le web3 ont aussi été abordés au titre des préoccupations. 

Des enjeux multiples qui compliquent la donne pour éviter la fragmentation de l’Internet mais où l’ICANN entend avant tout « fournir le meilleur espace Internet pour l’adressage Internet » selon les propos du Conseil d’administration.

Les abus du DNS et les requêtes urgentes d’accès aux données d’enregistrement

Pour pousser vers un marché plus vertueux, de nouveaux processus de développement de politiques visant à consolider les mesures déjà prises sur la lutte contre les abus du DNS, ont été esquissés pour l’année à venir.

Du côté des autorités d’application de la loi, la question d’un accès spécifique aux données d’enregistrement a continué d’alimenter de nombreuses sessions. L’entité qui représente les gouvernements, le GAC, pousse en effet pour qu’un délai sans doute en heures calendaires soit ajouté dans les contrats des prestataires de noms de domaine.

Sujet star, le prochain round de nouvelles extensions en ligne de crête

Il n’a échappé à aucun participant que le sujet phare de cette édition de l’ICANN84, était le lancement d’une nouvelle fenêtre de candidatures pour des extensions génériques, annoncé depuis deux années pour avril 2026. D’ailleurs en pénétrant dans le Centre de convention de Dublin, deux poteaux arboraient une annonce en ce sens : « Etes-vous prêt pour candidater à une extension générique ? ». Pour ceux qui ont connu le lancement de la précédente série de 2012, cette communication apparaissait néanmoins plutôt discrète.

Le sujet était en tout cas présent sur une très large série des sessions. Du côté des succès : le programme de soutien des candidats qui doit aider des candidats qui pourraient ne pas le faire en raison de contraintes financières ou de ressources. 115 candidatures ont été reçues dont 2 ont été totalement approuvées à date. La majorité provient d’Asie puis d’Amérique du Nord. En 2012, où ce programme était nouveau, plus limité et moins diffusé, trois candidatures seulement ont été reçues.

Mais l’ICANN84 a aussi montré que le programme connait des retards qui ont été soulignés lors du Forum public. Des retards dans le nouveau processus de vérification des opérateurs techniques ou encore dans la fourniture du contrat de registre des futurs opérateurs de registre dont la version définitive pourrait être connue seulement en mars prochain. 

Le Conseil d’administration de l’ICANN adopte le guide de candidatures de la prochaine série lors de la session de clôture de l’ICANN84
Le Conseil d’administration de l’ICANN adopte le guide de candidatures de la prochaine série lors de la session de clôture de l’ICANN84

A la fin de la semaine, on saluera néanmoins l’approbation du Guide de candidatures lors de la session publique tenue par un Conseil d’administration en plein renouvellement. S’il doit encore recevoir des ajouts d’ici à fin décembre, ce document essentiel est donc maintenant reconnu comme faisant référence. Une dernière contribution de Becky Burr, membre sortante du Conseil d’administration, qui a rappelé que pas moins de 197 réunions ont été tenues par l’équipe d’implémentation pour drafter le document de près de 400 pages, avec pas moins de cinq phases de commentaires publics. On notera aussi les sorties du Conseil d’administration de Maarten Botterman et de Chris Chapman.

Notre commentaire

L’ICANN n’a toujours pas donné de date officielle pour la fenêtre de dépôt des candidatures à des nouvelles extensions et donc à des projets de .marque. Elle pourrait se situer au 27 avril avec une durée de 12 à 15 semaines, peut-être davantage si les sujets évoqués dans notre article comme la clôture de l’évaluation des opérateurs techniques ou la publication de la version finale du contrat de registre, devaient intervenir de façon trop rapprochée par rapport à la fenêtre d’ouverture. L’ICANN s’est en tout cas voulue rassurante pour confirmer que le lancement en avril sera tenu. La date définitive du round devrait être officialisée en décembre.

On le voit, l’échéance de cette nouvelle opportunité approche désormais grandement. S’il n’est pas évident de savoir s’il faut ou non se positionner, il est important que chacun ait conscience de cette nouvelle possibilité de créer son extension Internet pour disposer d’un espace d’adressage dédié, car elle ne s’est pas présentée depuis 2012. Se lancer suppose de bien avoir cadré son projet, d’avoir identifié les bons interlocuteurs et d’avoir anticipé les budgets à investir. Réussir et rentabiliser son projet supposent de choisir les bons partenaires pour être bien accompagné. Nameshield, prestataire européen souverain, vous offre une expertise et un accompagnement sur mesure sur tout le cycle de vie d’un tel projet. Parlons-en ensemble dès maintenant.

Découvrez notre page web pour tout comprendre sur le .BRAND

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Depuis plusieurs semaines, Nameshield vous parle de l’opportunité rendue possible par l’ICANN, d’adopter votre extension Internet personnalisée, vous permettant de redéfinir et de contrôler votre écosystème numérique dès 2026. La date de candidature approche : c’est le moment de vous positionner, pour mener à bien votre projet.

Le .BRAND s’adresse à toute marque qui souhaite se différencier sur son marché. Véritable levier d’innovation, de confiance, de contrôle et de sécurité, ce projet ambitieux vous permettra de faire valoir votre réputation.

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Sur cette page, vous trouverez toutes les informations utiles sur :

  • Pourquoi adopter votre .BRAND ?
  • Comprendre ce qu’est un .BRAND et ce que représente le nouveau round de candidature d’extensions personnalisées proposé par l’ICANN dès l’année prochaine.
  • Les dates clefs dans le projet d’adoption d’un .BRAND, et la nécessité de s’y préparer dès aujourd’hui.
  • Ce que Nameshield vous propose en tant que partenaire, à la fois en termes d’accompagnement et de pilotage de votre projet, mais aussi en termes de gestion, pour vous offrir un support sur mesure, et de bout en bout.

Vous pourrez également consulter tous nos formats : derniers articles de blog sur le sujet, webinar disponible en replay, one pager à télécharger…

Alors que l’ICANN 84 aura lieu au mois d’octobre, l’équipe du programme des nouveaux gTLD de cette organisation prévoit de donner plus d’informations sur la mise en œuvre du programme de candidature à une extension personnalisée, en parlant notamment des mises à jour qui ont été faites depuis l’ICANN83, et des bonnes pratiques à adopter.

Alors restez connectés pour ne rien manquer sur le sujet ! Nameshield vous tiendra bien entendu informés des évolutions du programme de candidature afin de vous offrir le meilleur accompagnement.

Enjeux, perspectives et actualités pour le secteur cyber : que doit-on retenir des différents rapports publiés en juin 2025 ?

Enjeux, perspectives et actualités pour le secteur cyber : que doit-on retenir des différents rapports publiés en juin 2025 ?

Au mois de juin, plusieurs rapports d’envergure ont été publiés par différents organismes français. Très éclairants pour le secteur cyber et particulièrement sur les noms de domaine, ils permettent aujourd’hui de dresser un panorama stratégique et opérationnel de la cybersécurité française : un passage en revue est donc nécessaire.

Le 4 juin, l’Alliance pour la Confiance Numérique a publié l’Observatoire de la Filière de la Confiance Numérique ». Le 26 juin 2024, c’est l’Afnic qui partageait son « Observatoire du marché mondial des noms de domaine en 2024 »

Nameshield tenait à vous partager les points clefs de ces différents documents afin de diffuser à ses lecteurs un aperçu de cette actualité riche du mois de juin.

11ème édition de l’« Observatoire de la Filière de la Confiance Numérique 2025 », une « boussole stratégique » pour appréhender les problématiques cyber de demain

Publié par l’Alliance pour la Confiance Numérique, ce rapport annuel reste une ressource incontournable pour les professionnels de la filière. Véritable observatoire de l’écosystème, il offre un large éventail d’informations, dressant un bilan de l’année écoulée et des tendances de la confiance numérique (regroupant les sujets de sécurité numérique, d’IA de confiance et de cybersécurité).

En 2024, la confiance numérique a représenté :

  • 21,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France (une croissance de 6,2% entre 2023 et 2024), dont 53% provenant du secteur de la cybersécurité, 40% de la sécurité numérique et 7% de l’IA de confiance,
  • 33,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés à l’étranger,
  • 107,000 personnes employées dans le secteur en France.

Au-delà d’un simple constat, le rapport cherche à préciser les contours de la filière de la confiance numérique, en pleine mutation, en évaluant son poids économique, ses spécificités et les défis à venir pour le secteur dans un monde de plus en plus interconnecté et vulnérable.  

Citant le « Panorama de la cybermenace 2024 de l’ANSSI » l’Observatoire rappelle que l’année 2024 a été particulièrement marquante : les Jeux Olympiques ont été catalyseurs de tentatives de déstabilisation et de cyberattaques. Plus de 4380 événements de sécurité ont été traités par l’ANSSI en 2024 : une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente.

L’ACN a donc décidé de laisser la parole aux experts du secteur afin de partager un panel complet de points de vue sur l’état de la menace. Nameshield est ravie de l’intervention de Frédérique Bajat, Product Owner Surveillance et Remédiation, qui a pu livrer des informations sur le risque croissant de cybersquatting. Ce sujet a été analysé en détail par notre experte en début d’année, dans un article sur « l’augmentation de l’utilisation des noms de domaine en nouveaux gTLDs pour les cyberattaques en 2024 ».

Quels constats pour les noms de domaine en 2024 ?

L’AFNIC, association régissant le .fr, a récemment publié son « Observatoire du marché mondial des noms de domaine en 2024 » couvrant les tendances globales d’enregistrement à l’échelle internationale, à partir de statistiques publiées par l’ICANN en avril 2025.

Ce que l’on retient de cette étude particulièrement exhaustive, c’est que le marché mondial des noms de domaine s’élevait, en fin d’année 2024, à 372 millions de domaines, une augmentation de 1,5% par rapport à l’année précédente, mais une croissance en baisse, puisqu’elle était de 3,3% entre 2022 et 2023.

Les extensions historiques, « Legacy TLDs », sont de leur côté en baisse : le .COM continue de perdre du terrain. L’extension est particulièrement concernée par cette tendance, avec une perte de 3,5 millions de noms de domaine, soit 2% de son stock, ce qui représente la pire année de l’histoire de cette extension.

Les ccTLDs (country-code Top-Level Domains), extensions pays de premier niveau, baissent aussi, avec une croissance de 1,9 %, inférieure à celle de l’année précédente, qui était de 3%.

Les new gTLDs (New Generic Top Level Domains), qui sont les extensions qui ont été déposées après le round de l’ICANN de 2012 pour l’ouverture de nouvelles extensions, continuent à fleurir avec une croissance marquée l’année dernière. En 2024, les nTLD ont gagnés 6 millions de noms de domaine, soit une croissance de 17%.

Les .BRAND (ou .MARQUE), extensions Internet personnalisées qui permettent de disposer d’adresses Internet se terminant par son nom de marque, tels que .bnpparibas ou .sncf, sont en hausse également avec une augmentation de +9 % de stock et des créations en hausse de +17 %. Cette tendance devrait s’accélérer l’année prochaine avec l’ouverture par l’ICANN d’un nouveau round permettant aux titulaires de marques de créer leur extension Internet personnalisée. Une opportunité à considérer dès aujourd’hui, afin de pouvoir bénéficier des avantages de ces extensions permettant aux marques d’asseoir leur réputation en offrant à leur groupe une identité numérique reconnaissable, fiable et sûre dans un contexte de défis technologiques et règlementaires croissants.

Les enseignements croisés des Observatoires de l’AFNIC et de l’ACN soulignent une dynamique claire : la filière cyber traverse une phase d’accélération, face à une multiplication des menaces, l’élargissement des surfaces d’attaques et le renforcement des exigences réglementaires. Dans ce contexte, maîtriser ses noms de domaine et protéger ses actifs numériques contre un large éventail de menaces sont des enjeux stratégiques pour les entreprises, afin de sécuriser leur présence en ligne et protéger leur réputation. Ce paradigme pousse aussi les entreprises à étudier et saisir de nouvelles opportunités d’innovation, comme par exemple, l’adoption d’un .BRAND.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter nos équipes qui se feront un plaisir d’y répondre.

Pourquoi les entreprises doivent redoubler de vigilance pendant la saison estivale ?  

Phishing slamming - cyberattaques noms de domaine

Alors que les températures augmentent et que les bureaux se vident progressivement, une menace continue de proliférer : les cyberattaques. Les hackers et cyberattaquants ne prennent en effet pas de vacances et profitent souvent de la période estivale pour intensifier leurs offensives vis-à-vis des entreprises. Il est donc impératif pour les entreprises et les particuliers de ne pas sous-estimer cette menace qui plane…

L’été : une saison propice aux risques cyber

La menace cyber suit une courbe générale ascendante, portée par des attaques toujours plus sophistiquées et ciblées. Dans son rapport d’activité 2024, l’ANSSI rapporte d’ailleurs une augmentation de 15% des événements de sécurité traités par l’ANSSI et de 18% pour les incidents ayant impliqué un acteur malveillant par rapport à l’année précédente.

Les attaques contre les noms de domaine prennent différentes formes et sont particulièrement trompeuses. Selon une étude récente par Interisle Consulting, plus de 8,6 millions de domaines uniques ont été utilisés dans des cyberattaques contre 4,8 millions en 2023, soit une augmentation de 81% entre 2023 et 2024.

Les entreprises font ainsi face à des effectifs réduits et une vigilance de la part des employés qui baisse durant les mois d’été, ce qui rend les erreurs humaines et les inattentions plus nombreuses : cette brèche a tendance à être exploitée par les cybercriminels.

Des attaques diverses et insidieuses  

Les campagnes de phishing sont très couramment utilisées par les cybercriminels, surtout l’été. Des emails de demandes urgentes peuvent porter à confusion, et pousser à agir rapidement, tout en étant particulièrement dévastateurs : ces emails peuvent parfois contenir des pièces jointes infectées permettant d’infiltrer tout un réseau. Les fichiers prennent généralement l’apparence de documents légitimes (PDF, Word, JPG ou autre) qui contiennent des « malwares », ou des « ransomwares ». On les appelle des « Chevaux de Troie » ou « Trojans ». Ils passent à première vue inaperçus, mais causent des dégâts irréparables sur la sécurité des systèmes informatiques de leur victime.

Les problématiques du facteur humain et du manque de sensibilisation 

Lorsque l’on parle de cyberattaques, le facteur humain demeure un point important : le manque d’informations, de sensibilisation, et la peur face aux risques sont exploités par les cybercriminels. Comprendre les différents types de menaces est donc essentiel pour y faire face correctement et avoir les bons outils à disposition.

Connaître les menaces qui pèsent sur les noms de domaine

Face au constat de l’augmentation par les cybercriminels de l’utilisation des noms de domaine pour mener à bien des cyberattaques, il est nécessaire de saisir comment celles-ci fonctionnent.

Le phishing, aussi appelé hameçonnage ou filoutage est une technique couramment employée par les cybercriminels pour obtenir des renseignements personnels et à terme, usurper l’identité de leurs victimes.

Le slamming est plus fallacieux : les victimes reçoivent des e-mails particulièrement alarmistes et urgents les incitant à renouveler leur annuité chez un autre registrar, et menaçant de la perte imminente du nom de domaine. Ces messages peuvent prendre la forme de factures de renouvellements frauduleux, accompagnées de termes anxiogènes tels que « expiration notice », poussant les destinataires à commettre des erreurs dans la précipitation, et à effectuer des paiements non sollicités.

Le slamming peut également se manifester par des alertes indiquant qu’un « client » de l’expéditeur – en réalité, un faux registrar – prévoit de déposer des noms de domaine similaires à celui de la victime. Le fraudeur incite donc cette dernière à un paiement urgent pour déposer ces noms afin de la protéger de ces dépôts ennuyeux.

Les bons gestes à adopter pour se protéger :

  • Ne divulguez pas de données personnelles sans vérification ;
  • Evitez d’ouvrir les pièces jointes provenant d’expéditeurs inconnus ou peu fiables ;
  • Vérifiez les liens avant de cliquer en passant le curseur de la souris dessus afin de vérifier qu’ils renvoient vers le bon site ;
  • Ne cédez jamais à la pression de sollicitations suspectes,
  • En cas de doute, contactez l’expéditeur par un autre canal pour confirmer la légitimé du message.

Instaurer une culture de vigilance numérique pendant l’été est un impératif pour les entreprises. La sensibilisation des équipes est un allié de taille face à l’augmentation des cybermenaces. L’impréparation est de son côté toujours plus coûteuse que la prévention. En cas d’urgence, ou si vous avez une question, n’hésitez pas à contacter Nameshield.