Fin des certificats RGS serveur Certigna, quelle alternative ?

Rappel sur le RGS

Le RGS pour Référentiel Général de Sécurité est une norme d’authentification de certificats numériques, qu’ils soient pour des serveurs ou des utilisateurs, qui s’impose aux autorités administratives pour la sécurisation de leur système d’information.

Le RGS a été élaboré conformément à l’article 9 de l’ordonnance n°2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives ainsi qu’entre les autorités administratives. Il fixe les règles que doivent respecter les fonctions des systèmes d’information contribuant à la sécurité des informations échangées par voie électronique. Le RGS est applicable aux administrations de l’État, collectivités territoriales, établissements publics et autres organismes chargés de la gestion d’un service public administratif.

Contexte spécifique à Certigna pour les certificats RGS serveur

Certigna est une Autorité de Certification française, historiquement spécialisée dans les certificats RGS, serveur ou pour personne physique. Certigna est la dernière Autorité de Certification à émettre des certificats serveur basés sur le RGS et cessera d’en produire le 14 juin 2026. De nombreuses administrations doivent désormais trouver une alternative pour sécuriser les échanges.

Le 4 juillet 2025, Certigna annonçait que Google, suite à la publication de son nouveau Chrome Root Program, allait retirer la root CA (racine) de Certigna au 15 avril 2026 dans son navigateur Chrome, et qu’Apple ne renouvellerait pas la racine dans ses différents systèmes. Google comme Apple renforcent régulièrement les règles de sécurité associées à la gestion des racines de certificats dans leur magasin, et de manière plus officieuse, cherchent à limiter le nombre d’AC « locales » au profit d’acteurs internationaux. Pour ces géants de l’industrie, l’Europe ayant mis sur étagère une norme des 27 au travers du référentiel eIDAS, les spécificités françaises du RGS n’ont plus réellement lieu d’être.

C’est l’annonce de la mort du RGS * pour les serveurs, Certigna étant le dernier acteur à produire des certificats sur ce référentiel, à la suite de Certinomis ou encore ChamberSign. Seuls les certificats serveur RGS * sont concernés. Concrètement le 14 juin 2026, Certigna émettra ses derniers certificats SSL, SSL WildCard, SSL RGS et ceux-ci ne pourront être valables au-delà du 14 septembre 2026.

eIDAS et QWAC, les alternatives Européennes validées par l’ANSSI

L’Europe, dans sa volonté de souveraineté et de protection des actifs numériques, a établi un règlement dédié à l’authentification numérique et au chiffrement des échanges : le règlement eIDAS. Le marché et les administrations françaises se tournent aujourd’hui logiquement vers l’Europe pour remplacer les certificats liés au RGS. Les certificats QWAC, application directe de la norme eIDAS et alternative directe au RGS serveur sont actuellement massivement adoptés.

eIDAS : Electronic IDentification, Authentification & trust Services

Le règlement n° 910/2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur, dit règlement « eIDAS », est un règlement européen adopté le 23 juillet 2014.

QWAC : Qualified Certificates for Website Authentication

L’article 45 du règlement eIDAS renforce la reconnaissance des QWAC (Qualified Certificates for Website Authentication), des certificats SSL/TLS hautement sécurisés que les navigateurs web devront reconnaître.

L’ANSSI impose historiquement le Référentiel Général de Sécurité (RGS) aux entités publiques. Face à la réduction des solutions proposées sur le marché, notamment pour la sécurisation des serveurs Web, l’ANSSI a fait évoluer son « catalogue des produits et services qualifiés, agréés, certifiés » pour y intégrer notamment un ensemble de fournisseur Européen de certificats eIDAS :

« Les services de délivrance de certificats d’authentification de sites Internet qualifiés par l’ANSSI ainsi que par les organes de contrôle des États membres de l’Union européenne peuvent être consultés dans la liste de confiance publiée sur le site de la Commission européenne prévue à l’article 22 du règlement (UE) n°910/2014. »

Dans ce catalogue sont notamment listés les prestataires de confiance au niveau Européen notamment pour la fourniture de certificats QWAC eIDAS en remplacement du RGS (EU/EEA Trusted List Browser) :
https://eidas.ec.europa.eu/efda/trust-services/browse/eidas/tls

La position de Nameshield

Nameshield se positionne, pour la gestion des certificats numériques, comme un partenaire privilégié de plusieurs Autorités de Certification. Nous proposons à nos clients une gamme complète de certificats, de tous types et niveaux pour leur permettre d’une part, de limiter le risque de dépendance à une Autorité de Certification unique, et d’autre part de pouvoir gérer celles-ci dans un cadre contractuel flexible et unique.

La fin de la root CA de Certigna justifie d’autant plus ce positionnement. Nous voyons aujourd’hui une concentration des acteurs sur le marché, et des GAFAM qui imposent toujours plus leur vision des choses et règles associées. Ce sont eux qui poussent pour la réduction de la durée de vie des certificats, qui ont imposé le HTTPS par défaut, la fin du SHA1… et ce sont eux qui ont mis fin à l’existence de certaines AC telles que Symantec ou plus récemment Entrust.

Le RGS est trop petit, local et contraignant pour ces acteurs et le règlement eIDAS Européen s’applique naturellement désormais, sachant que celui-ci sera difficile voire impossible à contourner, notamment au regard du contexte géopolitique actuel.

Pour les certificats QWAC eIDAS, nous avons fait le choix de nous appuyer sur les entités européennes de Sectigo et Digicert, reconnues par l’ANSSI dans la trusted list des fournisseurs et partenaires historiques de Nameshield. Notre recommandation s’appuie sur la qualité de service fournie par ces acteurs dont nos clients bénéficient au travers de procédures d’authentification rapides et éprouvées, mais surtout sur leur taille, leur solidité technique et financière.

Nous sommes convaincus que l’utilisation de « petites » Autorités de Certification locales est aujourd’hui un risque majeur pour nos clients, dont les conséquences sur la sécurité de leur système d’information peuvent être désastreuses, en particulier avec la réduction en cours de la durée de vie des certificats.  

Si vous souhaitez faire appel aux services de Nameshield pour vos certificats ou que vous avez des questions sur le sujet, les équipes Commerciales et Certificats se feront un plaisir de répondre à vos demandes.

L’ANSSI a publié son « Rapport d’activité 2025 » : analyse des points clés à retenir 

Le 4 mai 2026, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), a publié son « Rapport d’activité 2025 ». En mars, Nameshield vous livrait les informations essentielles de leur « Panorama de la Cybermenace ».  

Ce nouveau rapport dresse cette fois un bilan global des actions institutionnelles, stratégiques et opérationnelles menées par l’ANSSI sur l’année afin de renforcer le niveau de cybersécurité française.  

Face à un cyberespace devenu un lieu de « compétition, de contestation et parfois même d’affrontement désinhibé », l’Agence explique avoir dû adapter ses moyens pour faire face à une « massification de la menace » afin de pouvoir offrir à la France une « résilience cyber de premier rang ».  

Ce qu’il faut retenir du rapport 2025 de l’ANSSI en quelques chiffres  

Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI fait le constat d’un environnement numérique où la vigilance doit rester constante, car les attaques gagnent en discrétion et en sophistication :  

  • 1 366 incidents ont été traités, un chiffre en légère hausse de +0,4 % par rapport à 2024. 
  • 3 586 événements de sécurité ont été portés à la connaissance de l’Agence. 
  • 658 agents œuvrent aujourd’hui au sein de l’ANSSI, avec un budget alloué de 44,2 millions d’euros (hors masse salariale). 
  • 1 263 organisations (soit 5 680 participants dont des PME, ETI, collectivités et grands groupes) ont pris part à REMPAR25, un exercice de crise massifié d’ampleur inédite simulant un « black-out numérique », prouvant la volonté de la France de s’entraîner collectivement. Cet exercice a permis de constituer un premier baromètre du niveau de préparation à une gestion de crise cyber d’ampleur.  

En 2025, la menace cyber est plus diffuse, rapide et difficile à repérer  

Le rapport met en lumière une pression continue sur les organisations, avec des incidents qui touchent différents types d’acteurs, rappelant qu’une défense efficace repose sur une surveillance continue, des équipes préparées et des mesures de protection adaptées aux environnements exposés, notamment le cloud, les messageries et les usages mobiles.  

L’ANSSI confirme que la cybersécurité ne se limite plus à la défense technique : elle s’inscrit désormais dans une logique de préparation continue, de gouvernance et de réaction rapide.  

  • Une attribution historique : pour la première fois, la France a publiquement attribué un ensemble de cyberattaques au renseignement militaire russe (GRU). L’ANSSI et le Centre de coordination des crises cyber (C4) ont mis en lumière l’utilisation du mode opératoire APT28 pour cibler des entités françaises, européennes et américaines (secteurs gouvernemental, diplomatique et de la recherche) à des fins d’espionnage. 
  • Ciblage du Cloud et des Mobiles : l’ANSSI a également constaté une recrudescence des attaques visant les environnements cloud (à des fins lucratives et de déstabilisation). En parallèle, le piratage d’équipements mobiles via des logiciels espions a augmenté, entraînant la publication de bonnes pratiques dans le cadre du Processus international de « Pall Mall », publié en avril 2025. 

Les réglementations : de véritables fils conducteurs de la cybersécurité en 2025  

L’année 2025 a servi de période d’anticipation, avec des repères plus clairs pour aider les organisations à structurer leur défense, sécuriser leurs fournisseurs et renforcer leur gouvernance. Pour les entreprises, cette évolution rappelle qu’une veille régulière et une adaptation progressive des pratiques sont désormais indispensables pour rester en conformité et anticiper au mieux. 

  • Directive NIS 2 : l’ANSSI a préparé activement l’arrivée de cette directive européenne visant à élever le niveau de cybersécurité de milliers d’entités françaises. Fin 2025, un service de « pré-enregistrement » a été lancé pour aider les entreprises à anticiper l’obligation légale. 
  • Cyber Resilience Act (CRA) : l’ANSSI a soutenu la mise en place de ce règlement qui impose des obligations minimales de cybersécurité pour les produits numériques distribués en Europe, afin de garantir des équipements sécurisés dès leur conception. 
  • Règlement sur l’Intelligence Artificielle (AI Act) : l’Agence a été impliquée dans la mise en œuvre de cette réglementation européenne, notamment pour ce qui concerne les questions de gouvernance, de cybersécurité, de robustesse et de fiabilité.

La cybersécurité comme pilier de continuité, de conformité et de résilience  

Au terme de cette année dense, le rapport d’activité 2025 de l’ANSSI dessine une réalité claire : la cybersécurité est désormais un enjeu de continuité pour toutes les organisations, quelle que soit leur taille. Entre la hausse des incidents, la montée en puissance des menaces ciblant le cloud et les mobiles, et l’accélération des cadres réglementaires, les entreprises doivent renforcer leur préparation, leurs contrôles et leur capacité de réaction. 

Pour les clients Nameshield, le message est sans ambiguïté : la protection des actifs numériques, la maîtrise des dépendances techniques et l’anticipation des obligations à venir deviennent des priorités concrètes pour préserver la confiance et la résilience. L’enjeu n’est plus seulement de répondre aux obligations, mais de bâtir une cybersécurité durable, capable de préserver l’activité, la confiance des partenaires et la continuité de service. 

Si vous avez des questions ou besoin d’accompagnement n’hésitez pas à nous contacter

Nameshield sera présent au CoTer 2026 – Les 23 et 24 juin à Reims

Nameshield sera présent au CoTer 2026

Une édition qui abordera l’augmentation des cybermenaces à l’ère de l’IA

Cette année plus que jamais la France a dû répondre à des cyberattaques importantes : France Travail, ANTS, EDF, Gîtes de France … Ces événements ont inévitablement amené le territoire numérique français vers une toute nouvelle stratégie de défense annoncée par le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, à l’ANTS. Dans son communiqué, il explique que cette stratégie sera marquée par : la création d’une “autorité numérique d’état”, le développement de 3 nouveaux leviers financiers pour aider la lutte contre la cybercriminalité et l’adoption de nouvelles doctrines d’action avec “l’auto-attaque”.

Une nouvelle stratégie nécessaire à l’heure où les usages numériques se développent et augmentent de façon importante, entraînant également une croissance des cybermenaces.

L’arrivée de l’IA constitue un ensemble de nouveaux usages et de cybermenaces mais pourrait tout autant être un outil de protection pour le territoire numérique des services publics et territoriaux. Dans cette optique, la transition vers l’IA de ces services devient une problématique stratégique majeure.

Nameshield se réengage dans la protection du territoire numérique des institutions publiques

Nameshield vous donne rendez-vous les 23 et 24 juin 2026, stand 47, lors de la 35è édition du COTER numérique qui se déroulera à Reims.

Participer à cet événement représente une opportunité unique d’échanger avec plus de 1300 professionnels du secteur territorial afin de proposer une veille technologique et stratégique globale. Le but principal de cette réflexion : prévoir et anticiper l’accélération des usages numériques afin d’éviter toutes formes de dépendance.

Nameshield est un registrar accrédité ICANN et certifié ISO 27001 qui gère et protège les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces. Grâce à notre solution globale, nous avons pour but de garantir la disponibilité, l’intégrité et la résilience de vos actifs numériques en les protégeant efficacement contre les :

  • Risques administratifs : service avancé de stratégie, gouvernance et gestion avancée de portefeuilles de noms de domaine.
  • Risques techniques : accès renforcés, infrastructures DNS Premium anycast, DNSSEC, certificats numériques, DMARC…
  • Risques d’usurpation : surveillance du territoire numérique de la marque contre le cybersquatting, actions…

Référencé auprès de plusieurs centrales d’achats, notamment dans le catalogue multi-éditeurs de l’UGAP via SCC, à la CANUT etc., Nameshield accompagne déjà de nombreuses collectivités et comprend vos besoins et contraintes en termes de protection de vos actifs numériques. Nos experts seront ravis de répondre à vos questions sur place. N’hésitez pas également à nous contacter via ce formulaire ou à l’adresse events@nameshield.net. Nos équipes se feront un plaisir de répondre à vos demandes.

Nameshield labellisé France Cybersecurity : un nouvel engagement pour votre souveraineté 

Label France Cybersecurity 2026 - DNS Premium de Nameshield de nouveau labellisé

Lors de l’édition 2026 du Forum InCyber à Lille, dont le thème central appelait à « Maîtriser nos dépendances numériques », la question de la souveraineté a pris tout son sens.

Lors de cet événement, Nameshield s’est vu remettre le prestigieux Label France Cybersecurity, pour son offre DNS Premium, pour la 8ème année consécutive, soulignant son engagement pour un numérique européen de confiance.

Face aux tensions mondiales actuelles, la nécessité de piloter nos ressources critiques et de construire une autonomie stratégique résiliente n’a jamais été aussi forte.

Nameshield : l’engagement d’une sécurité DNS souveraine

Aujourd’hui, les entreprises sont obligées de faire face à la numérisation de leurs services, et sont particulièrement dépendantes aux réseaux. Leurs services sont interconnectés : sites web, applications mobiles, e-mails, VPN, objets connectés… Face à ces contraintes, la disponibilité continue et la sécurité des services en ligne sont impératifs.

Le DNS (Domain Name System) représente la porte d’accès à tous ces services.

Il traduit les noms de domaine en adresses IP et aiguille le trafic vers ces services. En raison de sa complexité de gestion et du fait qu’il soit peu sécurisé, il est exposé à une surface d’attaque importante et reste un maillon faible des systèmes d’information des entreprises.

Face à l’augmentation constante de cybermenaces de plus en plus complexes et sophistiquées, sécuriser ses noms de domaine stratégiques en les hébergeant sur des DNS hautement sécurisés offrant une disponibilité permanente et améliorant nettement les temps de réponse, pour éviter toute interruption de service, est devenu indispensable.

Nameshield est fier d’être de nouveau labellisé France Cybersecurity sur son offre DNS Premium.  Cette reconnaissance de son engagement constant en matière de cybersécurité est une preuve de sa capacité à répondre aux défis croissants du secteur, tout en continuant à garantir à ses clients une protection optimale face aux cybermenaces auxquelles ils font face.

Il est également crucial de prendre en compte les règlementations et le contexte de plus en plus exigeant à la fois pour les éditeurs et les utilisateurs.

L’importance du « sourcing » technologique pour les utilisateurs

Aujourd’hui, la sélection et l’évaluation des solutions de cybersécurité sont devenues des étapes critiques pour les entreprises. Face à l’opacité de certains systèmes et aux législations extraterritoriales, le « sourcing » technologique de solutions européennes est un acte de cybersécurité en soi. Il permet aux DSI et RSSI de reprendre le contrôle de leur infrastructure tout en garantissant la stricte confidentialité de leurs données sensibles.

Le Label France Cybersecurity : l’assurance d’une technologie de confiance

Obtenir le Label France Cybersecurity n’est pas qu’une simple formalité, c’est la validation d’une solution par l’ensemble de l’écosystème numérique français. En effet, la gouvernance de ce label repose sur une structure tripartite rigoureuse divisée en trois collèges :

  • Un collège étatique, réunissant les plus hautes instances nationales avec l’ANSSI, la DGA et la DGE.
  • Un collège industriel, représenté par l’Alliance pour la Confiance Numérique (ACN) et Hexatrust.
  • Un collège utilisateurs, composé d’experts métiers issus du CIGREF, du GITSIS et du CESIN.

L’attribution du label est décidée par une commission où siègent les représentants de ces trois collèges. Pour qu’une entreprise soit labellisée, elle doit obtenir un vote favorable de la majorité (au moins deux collèges sur trois). Cette organisation garantit aux utilisateurs finaux que la solution certifiée est souveraine, performante, et répond aux exigences de sécurité de l’État, de l’industrie et de leurs pairs.

Cette nouvelle labellisation vient donc confirmer la place de Nameshield comme pilier essentiel pour les entreprises désireuses de sécuriser leur écosystème tout en reprenant le contrôle de leurs dépendances numériques.

Pour en savoir plus sur notre solution DNS Premium labellisée, rendez-vous sur le site de Nameshield. Si vous avez des questions ou que vous souhaitez en savoir plus sur notre entreprise, vous pouvez nous contacter directement via ce formulaire.

Que retient-on du « Panorama de la cybermenace 2025 » de l’ANSSI ?

« Panorama de la cybermenace 2025 » de l’ANSSI

Comme chaque année, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), partage les grandes tendances observées au cours de l’année écoulée en termes de cybermenaces, à partir des cas traités par l’Agence, dans son Panorama de la Cybermenace 2025, publié le 11 mars.

La préface, rédigée par Vincent Strubel, Directeur de l’ANSSI, alerte directement sur une menace cyber devenue systémique, marquée par l’effacement des frontières entre cybercriminels et acteurs étatiques, et par l’émergence d’attaques aux effets physiques destructeurs. Mais, rejetant toute fatalité, Vincent Strubel, appelle à la mobilisation en affirmant : « Nous avons les moyens de contrer, décourager ou au moins complexifier grandement la vie des attaquants ».

Bien qu’il soit impossible de rendre justice à un tel rapport de façon exhaustive en un article, Nameshield souhaitait vous faire part de certains enjeux importants de ce panorama, au cas où vous n’auriez pas eu la chance de le parcourir.

L’extorsion et l’espionnage toujours au sommet

Si le volume global des attaques par rançongiciel a légèrement baissé en 2025 (avec 128 compromissions recensées) les incidents liés à de simples exfiltrations de données ont significativement augmenté (l’ANSSI a été informée de 196 incidents de ce type en 2025 contre 130 en 2024).

Les PME restent les cibles privilégiées, elles représentent à elles seules la moitié, 48% des victimes de rançongiciels. Mais les hôpitaux et les établissements scolaires ont été, eux aussi frappés de plein fouet cette année, subissant de lourds impacts sur leurs services. Du côté étatique, les attaquants (notamment russes et chinois) maintiennent une pression constante sur les réseaux diplomatiques, les infrastructures critiques et les sous-traitants pour s’infiltrer au cœur de leurs véritables cibles.

Le casse-tête de la CTI face au « brouillard technologique »

Dans ce contexte complexe, le travail des analystes en Cyber Threat Intelligence (CTI) est devenu un véritable travail d’orfèvre. Les attaquants cherchent à se fondre dans la masse en utilisant des outils informatiques parfaitement légitimes plutôt que des malwares identifiables.

Attribuer une attaque à un groupe précis est un défi majeur, d’autant que les attaquants brouillent intentionnellement les pistes en partageant leurs logiciels de piratage, en mutualisant leurs serveurs, et en recourant à des tactiques de « faux drapeaux » pour faire accuser d’autres groupes. Face à cet écran de fumée, les enquêteurs exploitent massivement une nouvelle opportunité en 2025 : ils décortiquent les fuites de données internes des réseaux cybercriminels eux-mêmes. Les documents confidentiels de célèbres groupes comme « LockBit » ou de prestataires malveillants chinois, exposés au grand jour sur Internet, permettent ainsi aux défenseurs d’analyser leurs stratégies et leur fonctionnement de l’intérieur.

La menace cyber est aujourd’hui totalement systémique. Face à des pirates opportunistes qui exploitent la moindre faille sur les pare-feux et les équipements exposés sur Internet en un temps record, les entreprises ne peuvent plus réagir « après coup ». Elles doivent miser sur une anticipation constante.

Mieux comprendre les menaces pour les anticiper et y faire face

Il devient aujourd’hui essentiel de placer la marque au centre de la stratégie de défense. Les informations issues de la Brand Monitoring et les signaux qu’elle englobe (usage détourné de vos noms de domaine, imitation de vos canaux de communication, exploitation frauduleuse de votre image, fausses boutiques en ligne) permettent de bâtir des scénarios d’attaque probables et des plans de réaction adaptés.

En capitalisant sur cette vision globale, les équipes de sécurité peuvent transformer des signaux épars en alertes actionnables, réduire les temps de détection, prioriser les menaces réellement critiques pour le business et renforcer les dispositifs de prévention (authentification renforcée, durcissement des politiques DNS, surveillance des plateformes tierces).

Nameshield accompagne cette montée en maturité en apportant une expertise combinant protection de marque, gestion de portefeuille de noms de domaine et Cyber Threat Intelligence, afin de vous aider à structurer une veille continue, à interpréter les signaux faibles et à déployer des contre-mesures concrètes sur l’ensemble de votre surface d’exposition numérique.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter.

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let’s Encrypt ?

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let's Encrypt 

L’essor de Let’s Encrypt, depuis 2015, et sa délivrance de certificats gratuits a permis de démocratiser et presque de « banaliser » l’utilisation des certificats TLS. Gratuits, automatisés et faciles à déployer, ces certificats sont devenus, pendant longtemps, une excellente solution pour les startups, les blogs et les petits projets web.

Mais Let’s Encrypt doit aujourd’hui faire face à des exigences plus larges de gestion des identités numériques, de pilotage des risques et de résilience opérationnelle. Dans ce contexte, sa valeur ne se limite plus au certificat lui‑même, mais à l’écosystème qui l’entoure : automatisation maîtrisée, supervision transverse, intégration à des processus de sécurité complexes, capacité à prouver à tout moment qui a délivré quoi, pour quel usage, et dans quel cadre de conformité.

Dans cette perspective, l’adoption de Let’s Encrypt par les moyennes et grandes organisations, pose une interrogation essentielle, non pas, « est ce que cela fonctionne techniquement », mais plutôt : « est-ce que l’usage de ce service gratuit peut rester compatible avec les exigences de gouvernance, de robustesse, de responsabilité et de conformité qui pèsent sur les grandes structures » ? Et la réponse est loin d’être simple : pour y voir plus clair, il est nécessaire de détailler les nombreux « risques et angles morts » auxquels les grandes entreprises vont faire face.

Un service gratuit, mais sans sécurité contractuelle ni d’engagement formalisé

En s’appuyant exclusivement sur Let’s Encrypt, une entreprise ne bénéficie d’aucun engagement de service formalisé, ni de SLA opposable, ni de garantie de support en cas de défaillance ou d’incident majeur.

Autrement dit, la continuité d’activité, la disponibilité des sites critiques ou la capacité à respecter des obligations réglementaires (NIS2, DORA, exigences sectorielles) reposent sur un service qui, par conception, ne fournit pas de cadre contractuel adapté aux enjeux d’un Système d’Information d’entreprise.

Cette absence de filet juridique et opérationnel devient particulièrement problématique lors d’un arrêt de service, d’un bug d’automatisation ou d’un incident de révocation de masse : sans clauses contractuelles sur les délais de rétablissement, les modalités d’escalade ou les pénalités, la responsabilité reste difficile à faire valoir : les impacts business sont donc intégralement portés par l’entreprise utilisatrice.

Pour les organisations qui doivent rendre des comptes à leurs clients, à leurs partenaires ou aux autorités de contrôle, il devient difficile de justifier la dépendance aux certificats Let’s Encrypt, et à un tel niveau d’incertitude

Durée de vie courte, renouvellements fréquents et risques d’expiration en production

La durée de vie réduite des certificats Let’s Encrypt est de 90 jours seulement et impose un cycle de renouvellement très (trop) fréquent qui augmente mécaniquement le risque d’expiration en production si les processus ne sont pas parfaitement industrialisés.

Chaque point de terminaison TLS devient une source potentielle de défaillance si le renouvellement automatique échoue ou si le déploiement ne se propage pas correctement. Dans les architectures hybrides et multicloud, la combinaison d’une durée de vie très courte des certificats et d’un renouvellement massif automatisé crée une forme de fragilité systémique, particulièrement lorsque des API critiques sont exposées. En outre, si la chaîne de renouvellement est atteinte sur une partie seulement du périmètre, l’incident peut être complexe à diagnostiquer.

Ce modèle devient donc particulièrement problématique dès lors que des flux métiers, des applications clientes ou des intégrations partenaires reposent sur ces certificats : un simple oubli de renouvellement se traduit alors par des erreurs TLS visibles, une rupture de confiance utilisateur, voire une interruption de services contractuellement engagés, amenant perte de revenus et atteinte à la réputation de l’entreprise.

Pour les entreprises, la question n’est donc pas de savoir si l’automatisation fonctionne « en général », mais si elle est suffisamment robuste, supervisée et auditée pour garantir qu’aucun certificat Let’s Encrypt critique ne puisse expirer en production sans alerte préalable, sans procédure de reprise et sans scénario de secours clairement établi.

La limite du « domain validation only » (DV)

Let’s Encrypt ne délivre que des certificats validés par domaine (DV), qui répond au besoin de chiffrer rapidement un site web. Un certificat DV ne garantit que le contrôle technique d’un nom de domaine. Il ne fournit aucune assurance sur l’entité qui se trouve derrière, ni sur sa légitimité juridique, ni sur son niveau de contrôle interne.

S’en remettre exclusivement à des certificats DV revient à considérer que tous les services se valent du point de vue de l’identité, alors que de nombreux cas d’usage (portails de partenaires, espaces clients, interfaces sensibles, API financières ou de santé) exigent au minimum un niveau OV/EV ou des certificats internes permettant de matérialiser la responsabilité de l’organisation.

Pour les entreprises, la généralisation de Let’s Encrypt en DV ne doit donc pas masquer un enjeu clé : le chiffrement ne remplace pas la preuve d’identité, et l’absence de cette preuve peut devenir un problème majeur dans la gestion des risques et la relation de confiance avec clients et partenaires.

La prise en compte du niveau de conformité, audits et exigences réglementaires

Les moyennes et grandes entreprises ont des exigences de sécurité, de conformité, de disponibilité et de gouvernance qui dépassent souvent le cadre d’un simple certificat TLS gratuit.

Dans les secteurs soumis à de fortes contraintes (banque, assurance, santé, opérateurs d’importance vitale), l’usage de Let’s Encrypt ne peut être évalué uniquement sous l’angle technique : il doit être confronté aux exigences de NIS2DORA et des réglementations sectorielles qui imposent une preuve de maîtrise des services critiques.

Ces textes exigent une traçabilité fine des actifs, une capacité à démontrer la gestion du risque fournisseur, la mise en place de contrôles récurrents et la production de preuves d’audit en cas de contrôle ou d’incident majeur. Or, un service de certificats 100 % gratuit, sans contrat ni SLA ne permet pas de justifier de la continuité des canaux chiffrés, de l’authentification des services exposés ou de la protection des données sensibles, en l’absence de levier contractuel.

Lors d’audits, l’absence d’encadrement formel : sans politiques, sans matrices de criticité et sans contrats complémentaires (Autorité de Certification commerciale ou PKI (Public Key Infrastructure) interne pour les services essentiels), l’organisation expose une dépendance non maîtrisée qui peut être pointée comme non‑conformité. 

Que choisir entre gain budgétaire et maîtrise durable des risques numériques ?

Let’s Encrypt est techniquement sûr et répond parfaitement à l’objectif de chiffrer massivement le web à coût nul, mais ne fournit ni cadre contractuel, ni pilotage centralisé, ni accompagnement stratégique pour les environnements critiques. Pour une entreprise, le véritable enjeu consiste à déterminer si l’usage massif de certificats gratuits s’inscrit dans une trajectoire cohérente de maîtrise des risques numériques.

Let’s Encrypt apporte un gain budgétaire immédiat et facilite le chiffrement généralisé, mais la valeur réelle d’une démarche de sécurité réside dans la capacité à assurer la continuité de service, à gérer les incidents et à rendre des comptes aux clients, aux partenaires et aux régulateurs. Un choix purement économique peut ainsi générer, à moyen terme, des coûts cachés : interruptions de production liées à des expirations non détectées, investigations complexes faute de traçabilité, renégociation de contrats après un incident, voire sanctions en cas de nonconformité.

Conclusion : la sécurité d’entreprise nécessite plus qu’un simple chiffrement gratuit.

Il apparaît clairement que la sécurité des moyennes et grandes entreprises ne peut se limiter à un chiffrement gratuit, aussi robuste soit-il sur le plan cryptographique. Let’s Encrypt joue pleinement son rôle pour généraliser TLS, mais il ne répond pas, à lui seul, aux exigences de pilotage, de responsabilité et de résilience nécessaires pour des services critiques : absence de SLA opposables, support non garanti, périmètre fonctionnel limité aux certificats DV, difficulté à prouver la maîtrise du cycle de vie des certificats face à un auditeur ou à un régulateur…

Lorsque des applications, des API ou des portails clients sont au cœur du business, il est nécessaire de transformer le chiffrement en levier de confiance et non en source de fragilité : la valeur n’est plus seulement dans le certificat, mais dans l’écosystème de garanties, d’outils et de processus qui l’accompagne et sécurise durablement l’activité et les revenus de l’entreprise. Face à ces enjeux, la véritable interrogation n’est donc pas : « Pourquoi payer pour des certificats ? », mais bien : « Pourquoi accepter des risques inutiles lorsque des systèmes critiques pour l’entreprise sont en jeu ? »

Si vous avez des questions sur les certificats, vous pouvez contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Nameshield est référencé dans le nouveau Cyber Panorama lancé par le CESIN et Hexatrust

Le Cyber Panorama : véritable boussole stratégique pour favoriser l’adoption de solutions souveraines a été lancé fin 2025.

Le 9 décembre 2025, le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) et Hexatrust (Association regroupant les champions français et européens de la cybersécurité et du cloud de confiance) ont dévoilé le Cyber Panorama qui permet aux entreprises d’adopter des solutions fiables et souveraines. Offrant une visibilité unique de l’écosystème français de la cybersécurité, le panorama se place en référentiel centralisé et lisible comme peu d’autres catalogues sur le marché français.

En plaçant la souveraineté numérique au cœur de sa démarche, ce panorama a pour but premier de réduire la dépendance aux technologies extra-européennes en offrant une cartographie claire, exhaustive et opérationnelle des acteurs français et européens de confiance.

Il répond à une double urgence : d’une part, la montée des risques géopolitiques et réglementaires liés à l’usage de solutions non souveraines ; d’autre part, la difficulté persistante pour les organisations de repérer, comparer et intégrer des offres locales pourtant nombreuses et innovantes.

Structuré autour des six fonctions du NIST Cybersecurity Framework (Gouverner, Identifier, Protéger, Détecter, Répondre, Récupérer) et de leurs catégories associées (surveillance, sécurité des données, sensibilisation, etc.), le Cyber Panorama facilite la mise en lumière des besoins métiers avec des offres claires et compréhensibles.

En rassemblant plus de 300 acteurs, le Cyber Panorama offre une vision unique : sortir de la dépendance numérique ne consiste plus seulement à « remplacer » une solution étrangère, mais à structurer une stratégie d’écosystème autour de différentes briques complémentaires de gouvernance, sécurité, et réponse à incidents.

Nameshield est référencé parmi les solutions dont la mission est de « Protéger »

L’inscription de Nameshield dans la fonction « Protéger » s’intègre dans un cadre global qui permet de combiner, au sein d’une même stratégie, protection des noms de domaine, détection des menaces, réponse aux incidents et continuité d’activité, au bénéfice d’un environnement numérique plus résilient et moins dépendant d’acteurs non européens.

Cela renforce la légitimité de Nameshield dans sa mission : sécuriser les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces, réduire les risques de fraude en ligne et soutenir les démarches de résilience numérique des organisations publiques et privées en France et en Europe.

Pour les directions générales, DSI, RSSI et acheteurs IT, le Cyber Panorama devient ainsi un outil d’aide à la décision concret : il leur permet d’identifier en quelques instants des solutions françaises et européennes, d’évaluer leur positionnement fonctionnel (protection, détection, réponse, etc.) et de comparer plus efficacement les alternatives aux solutions étrangères.

Dans un contexte où près de quatre organisations sur cinq considèrent déjà la souveraineté comme un critère déterminant dans leurs choix IT, le référencement de Nameshield offre un repère clair, atteste de la maturité de ses services de protection des noms de domaine et participe à la construction d’une vision unifiée du marché, au service d’une stratégie de cybersécurité plus robuste, accessible et souveraine.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Cyber Panorama, le communiqué de presse du CESIN est disponible ici.

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

À l’approche des élections municipales des 12 et 26 mars 2026, le risque d’ingérences numériques ciblant les collectivités françaises augmente, mêlant désinformation, usurpation d’identité visuelle, détournement de marque et cyberattaques visant notamment le DNS. Ce contexte met à nu la vulnérabilité de l’espace informationnel local et des infrastructures critiques telles que le DNS ou les certificats numériques. Les questions de disponibilité et de fiabilité de l’information deviennent alors des conditions essentielles au bon déroulement du scrutin.

Comprendre l’état de la menace 

Les ingérences numériques prennent une dimension véritablement systémique pour la démocratie locale en ciblant simultanément :

  • L’information (désinformation, faux contenus, usurpation, phishing)
  • L’identité numérique des collectivités (cybersquatting, faux sites, comptes inauthentiques),
  • Et la disponibilité des services en ligne (attaques par déni de service (DDoS), perturbation des portails citoyens)

Le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (VIGINUM) explique d’ailleurs, dans son guide de sensibilisation à la menace informationnelle publié en décembre 2025, que ces ingérences représentent une menace « grave pour le fonctionnement démocratique de nos sociétés ».

En cette période importante, le risque de menace est multiplié et s’inscrit dans une logique d’affaiblissement de l’écosystème politique local : chaque faille DNS, chaque certificat obsolète ou mal géré, chaque confusion de nom de domaine peuvent être exploités pour semer le doute sur l’authenticité d’un site de mairie ou l’intégrité d’une communication officielle.

Face à ces risques, le DNS et les certificats numériques deviennent des éléments stratégiques de défense pour les collectivités : en ciblant les noms de domaine, les attaquants peuvent rediriger les citoyens vers de faux sites, provoquer des indisponibilités temporaires ou altérer l’accès aux services essentiels, tandis qu’un certificat expiré ou non conforme suffit à déclencher des alertes de sécurité anxiogènes dans les navigateurs.

Protéger le DNS, via des infrastructures résilientes, des politiques de sécurité adaptées et une surveillance active des manipulations potentielles, revient à verrouiller la « porte d’entrée » numérique des mairies. Tandis que sécuriser et renouveler rigoureusement les certificats, en particulier dans la perspective du basculement vers eIDAS et l’usage de QWAC, permet d’assurer en continu l’authenticité des sites et de couper court aux tentatives d’usurpation.

Les noms de domaine frauduleux exposent directement les données personnelles des utilisateurs à des usages malveillants. Une fois attirés sur un faux site, via un lien partagé sur les réseaux sociaux, un courriel imitant une communication officielle ou un contenu web bien indexé, les citoyens sont incités à renseigner des informations sensibles : identité complète, adresse postale, numéro de téléphone, voire identifiants de comptes ou justificatifs numérisés (pièces d’identité, attestations de domicile, formulaires de procuration). Ces données, collectées sous couvert d’un service municipal prétendument légitime, peuvent ensuite être revendues, croisées avec d’autres bases illicites ou réutilisées pour des campagnes d’hameçonnage ciblé.

Verrouiller la chaîne d’authentification c’est contribuer à protéger non seulement l’intégrité du scrutin, mais aussi le capital de confiance et les informations personnelles des utilisateurs.

Protéger les élections municipales : la réponse de Nameshield

Dans ce contexte de menaces, Nameshield propose une approche intégrée pour sécuriser l’identité numérique des mairies et communes, en combinant protection DNS, lutte active contre le cybersquatting et gestion avancée des certificats.

Sur le volet DNS, l’entreprise s’appuie sur des infrastructures hautement résilientes afin de garantir la disponibilité et l’intégrité de l’accès aux sites institutionnels et faire face aux attaques potentielles en période de pression accrue.

En parallèle, une surveillance des noms de domaine présentant une similarité orthographique et typographique avec votre institution permet de détecter rapidement les tentatives de cybersquatting ou de typosquatting et d’enclencher, si nécessaire, des actions de remédiation.

Côté certificats, Nameshield facilite le passage vers des certificats QWAC conformes eIDAS en orchestrant l’émission et le renouvellement de certificats qualifiés via plusieurs Autorités de Certification (AC). Cette position unique sur le marché multi-AC, couplée à l’automatisation des processus, réduit drastiquement le risque de certificat expiré le jour du scrutin, tout en assurant une authentification forte et visible de chaque site ou portail électoral.

S’appuyer sur un prestataire comme Nameshield revient ainsi à transformer un paysage de contraintes réglementaires en un avantage opérationnel : des services plus disponibles, des canaux officiels clairement identifiés et une continuité électorale renforcée, face à une menace cyber importante et à des attaques de plus en plus sophistiquées.

Vous souhaitez basculer vers des certificats qualifiés QWAC, découvrir nos solutions DNS ou Online Brand Protection ? N’hésitez pas à contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Pannes d’AWS et de Cloudflare : les dangers de la dépendance des entreprises vis‑à‑vis des géants du cloud

Panne d'AWS, de Cloudflare et de Microsoft Azure : les dangers de la dépendance des entreprises vis‑à‑vis des géants du cloud

Les pannes en chaîne subies en fin d’année par les GAFAM ont rappelé avec brutalité à quel point la dépendance quasi exclusive de nombreuses organisations aux géants du cloud constitue un risque systémique.

En juin 2025, Google ouvrait le bal, essuyant une panne de plus de 7 heures. Depuis, ses concurrents AWS et Cloudflare ont également subi des incidents. En octobre 2025, c’est Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, qui faisait face à un problème « lié à la résolution DNS du point de terminaison de l’API DynamoDB dans US-East-1 », causant une panne de résolution DNS qui a provoqué des indisponibilités de service pour de nombreuses entreprises notamment Airbnb, Reddit, Snapchat, Slack… Un mois plus tard, ça a été le tour de Cloudflare de pâtir d’une défaillance liée à « une modification indésirable des permissions au sein d’un des systèmes de bases de données du fournisseur ». Conséquence : Google, X, ChatGPT, Facebook, Décathlon, Doctolib se sont retrouvés, à leur tour, en panne…

Quand une région cloud ou un service critique de ces acteurs vacille, ce sont des milliers de sites web, applications, services de messagerie, API métiers et outils collaboratifs qui deviennent injoignables, avec un impact immédiat sur le chiffre d’affaires, l’image, la réputation de marque et parfois même la continuité d’activité. Au-delà du simple incident technique, ces interruptions soulignent le manque de résilience d’architectures trop centralisées autour de prestataires extra-européens, sur lesquels les entreprises ne disposent ni de contrôle juridique, ni de maîtrise opérationnelle suffisante.

Des pannes massives, globales et paralysantes pour de nombreuses entreprises 

Ces pannes massives des hyperscalers ont mis en lumière un autre phénomène souvent sous-estimé : l’effet de cascade provoqué par la concentration de services critiques (hébergement, messagerie, authentification, data, DNS managé) chez un nombre très restreint d’acteurs.

Lorsqu’un fournisseur cloud rencontre une indisponibilité sur une brique fondamentale, par exemple, sa propre infrastructure DNS, son réseau ou ses services d’API, ce ne sont pas uniquement les sites web qui tombent, mais l’ensemble de la chaîne de valeur numérique : portails clients, tunnels VPN, applications métiers interconnectées, objets connectés, plateformes d’authentification et de fédération d’identités. Dans 80 à 90 % des cas d’incidents majeurs, l’analyse a posteriori montre que le point de défaillance initial se situe au niveau de la résolution de noms ou de la connectivité entre résolveurs DNS et services exposés, confirmant que le DNS reste à la fois une « plaque tournante » et un point de vulnérabilité privilégié.

Or ce composant est encore trop souvent géré comme une commodité incluse par défaut dans l’offre des géants du cloud, sans véritable stratégie de résilience DNS. 

Le DNS : talon d’Achille invisible des entreprises

Pour de nombreuses organisations, le caractère invisible du DNS masque encore sa nature profonde : il alimente en réalité l’ensemble des chaînes de confiance numériques, de la simple page web jusqu’aux applications critiques, en passant par les tunnels VPN, les services de messagerie, ou encore les politiques DMARC.

Une indisponibilité de la résolution de noms ne se limite donc pas à un « site en panne », mais coupe potentiellement l’accès à tout un écosystème applicatif, y compris les services exposés uniquement via API ou utilisés en interne. Les campagnes de cyberattaques observées ces dernières années l’ont largement démontré : attaques DDoS massives, DNS spoofing, cache poisoning ou Man in the Middle ciblent précisément cette infrastructure, souvent moins protégée que les briques applicatives ou réseau visibles, alors même qu’elle constitue un point de passage obligé pour chaque requête utilisateur.

Le DNS est ainsi, très souvent, le premier point de panne, mais aussi l’un des moins maîtrisés, alors même qu’il constitue la pierre angulaire de la disponibilité des ressources numériques.  

Dans ce contexte, continuer à confier sans discernement cette fonction à un unique hyperscaler extra‑européen revient à accepter qu’une panne, une erreur de configuration ou une décision unilatérale prise hors de tout cadre de souveraineté puisse paralyser, en quelques minutes, l’accès aux services essentiels de l’entreprise. Face à la montée en puissance des cybermenaces et au durcissement réglementaire, notamment l’arrivée de la NIS2, les autorités comme l’ANSSI rappellent aussi la nécessité de sécuriser le DNS, de le traiter comme un composant critique et non comme un simple service d’infrastructure implicite.  

C’est pourquoi une approche fondée sur la diversification maîtrisée des prestataires et sur la spécialisation, en dissociant hébergement et DNS, en s’appuyant sur un registrar souverain permet de transformer ce talon d’Achille en véritable socle de résilience. Le DNS devient alors non plus un simple composant technique, mais un levier de gouvernance et de continuité d’activité, au cœur d’une stratégie de souveraineté numérique où la dépendance aux géants du cloud est réduite, contrôlée et, surtout, réversible.

Dans cette même optique, l’approche multi-cloud, souvent présentée comme une réponse évidente aux pannes des hyperscalers pourra devenir un levier de réduction du risque business lorsqu’elle sera couplée à une stratégie de diversification maîtrisée des prestataires et à une consolidation de la fonction DNS autour d’un acteur de confiance, capable de garantir une disponibilité maximale des services Internet et de transformer le DNS en socle de résilience et d’indépendance vis‑à‑vis des géants du cloud.

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l’approche des fêtes

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l'approche des fêtes

Alors que Noël approche à grands pas et que l’année 2025 touche bientôt à sa fin, les fêtes de fin d’année transforment cette période joyeuse et festive en un maillon vulnérable pour les entreprises. Révélant des fragilités parfois existantes : domaines oubliés mais toujours actifs, sous-domaines délégués à des prestataires qui ne répondent plus aux standards de sécurité, configurations DNS vieillissantes, certificats dispersés entre plusieurs équipes ou fournisseurs, les bonnes pratiques de sécurité ne doivent pas être reléguées au second plan en cette fin d’année !

La hausse des échanges, la multiplication des campagnes marketing, l’intensification des interactions avec les partenaires et les prestataires créent un environnement idéal pour les cybercriminels, qui combinent usurpation de marques, détournement de canaux techniques et exploitation des failles organisationnelles. Dans ce contexte, la protection ne peut plus se limiter à quelques mesures ponctuelles : elle doit s’inscrire dans une politique globale de sécurité, visant à renforcer la résilience des entreprises face aux menaces saisonnières tout en préparant l’entreprise aux défis cyber de l’année suivante. Cette période appelle aussi, plus que jamais à adopter les bons réflexes individuels, en sensibilisant ses équipes afin d’éviter les erreurs humaines qui peuvent coûter cher à l’entreprise.

Le phishing : un risque systémique qui capitalise sur la peur et l’urgence

Le phishing aussi appelé hameçonnage ou filoutage consiste à envoyer des courriels frauduleux qui imitent des communications légitimes pour tromper les destinataires. Cette attaque vise à soutirer aux utilisateurs des informations confidentielles telles que des mots de passe, des numéros de carte bancaire, et d’autres données sensibles. Selon une étude de Statista datant de janvier 2023, le phishing représentait la forme la plus répandue de cyberattaque en France, touchant environ 75% des entreprises.

Au-delà de la simple tromperie individuelle, le phishing constitue aujourd’hui un risque systémique pour l’entreprise, car il cible directement ses processus métiers, ses chaînes de paiement et sa réputation de marque. En haute saison commerciale comme Noël, les campagnes malveillantes s’appuient de plus en plus sur des données contextuelles (noms de fournisseurs, formats de factures, signatures internes copiées) pour paraître légitimes aux yeux des équipes comptables, commerciales ou support.

En jouant sur le sentiment d’urgence, les campagnes de phishing actuelles ne visent plus seulement à tromper un individu isolé, mais à déstabiliser l’ensemble de la chaîne décisionnelle de l’entreprise. Messages pressants évoquant une coupure imminente de service, une échéance réglementaire prétendument non respectée ou une validation de paiement « à traiter dans l’heure » contournent les contrôles habituels et court-circuitent les procédures de validation internes. Dans un contexte B2B où les flux financiers, les accès fournisseurs et les portails clients sont fortement interconnectés, une seule action réalisée dans la précipitation peut malheureusement conduire à l’usurpation de comptes, à la modification silencieuse de coordonnées bancaires ou à l’implantation de malwares persistants.

Une variante dangereuse, le slamming appelle à la plus grande vigilance

Le slamming est une variante connue dans le monde des noms de domaine et des entreprises. Contrairement à une simple tentative de spam, le slamming repose sur une mécanique de manipulation de la confiance : l’attaquant se présente comme un prestataire officiel, adopte les codes graphiques et juridiques d’un « registrar », et s’appuie sur un vocabulaire volontairement technique : expiration imminente d’un nom de domaine, dépôt d’un nom de domaine identique ou similaire, besoin de déposer un nom pour éviter une fraude, blocage DNS, suspension de certificats, transfert obligatoire… Autant de bonnes raisons pour pousser le destinataire de la demande à prendre une décision rapide qui se solde généralement par le règlement d’une facture.

La pression de la part des cybercriminels s’exerce d’ailleurs souvent sur des interlocuteurs qui ne gèrent pas directement les noms de domaine mais qui disposent d’un pouvoir de validation budgétaire ou administratif, ce qui augmente le risque de paiement ou d’acceptation d’un transfert non autorisé.

Pour s’en prémunir, il est essentiel de considérer toute sollicitation non planifiée relative aux noms de domaine comme suspecte par défaut : vérifier systématiquement l’adresse email de l’expéditeur et non seulement son nom affiché, confronter la demande au référentiel interne des domaines et des prestataires habilités avant tout engagement financier ou opérationnel.

Enfin, une autre attaque courante en période de Noël, les pièces jointes piégées 

Les pièces jointes piégées doivent être envisagées comme un risque de continuité d’activité à part entière, en particulier parce qu’elles peuvent servir de vecteur à un ransomware. Une simple facture de fin d’année ou un faux bon de commande envoyé à un service financier ou à un prestataire peut suffire à ouvrir une brèche, puis à chiffrer des serveurs critiques ou à exfiltrer des données contractuelles sensibles.

Au-delà du simple fichier infecté, les Chevaux de Troie ou Trojans constituent aujourd’hui un levier stratégique pour les cybercriminels, car ils permettent de prendre pied discrètement dans le système d’information, puis de préparer des attaques de plus grande ampleur (prise de contrôle de comptes, mouvements latéraux, déploiement ultérieur de ransomwares).

En période de fin d’année, pas de relâchement, prudence et sécurité doivent être plus que jamais des mots d’ordre 

Face à ces attaques de plus en plus ciblées, les organisations doivent rappeler les bons réflexes individuels à adopter mais aussi structurer une véritable hygiène numérique collective. Concrètement, cela passe par la formalisation de procédures internes adaptées aux périodes sensibles (fin d’année, clôtures comptables, pics d’activité)… La mise en place de campagnes régulières de sensibilisation, assorties de simulations de phishing ou de faux courriers de slamming, permet de transformer chaque collaborateur en maillon actif de la chaîne de défense, et non en simple « risque utilisateur ».

Si l’entreprise effectue bien son travail de sensibilisation, en période de fêtes, c’est aussi le rôle de chaque individu d’être particulièrement attentif. Les équipes doivent en effet adopter une lecture particulièrement critique de chaque message reçu, même lorsqu’il semble provenir d’un partenaire habituel ou d’un service interne. Les cybercriminels exploitent le contexte de fin d’année pour diffuser des campagnes de phishing et de slamming plus sophistiquées, en se basant sur des scénarios réalistes : renouvellement de contrats, relances de factures, rappels d’échéances de noms de domaine, notifications de livraison ou de blocage de compte. Avant d’ouvrir un email ou sa pièce jointe, il est recommandé de vérifier systématiquement la cohérence de plusieurs éléments : adresse de l’expéditeur (et non uniquement le nom affiché), objet du message (trop alarmiste ou trop alléchant), ton employé (pressions, menaces, promesses de réduction ou d’avantage exclusif), ainsi que la concordance avec les procédures internes existantes.

Quelques règles supplémentaires et simples vont pouvoir aider vos collaborateurs à éviter les erreurs :

  • La vigilance est le mot d’ordre lorsque l’on vous demande des données personnelles,
  • Les pièces jointes d’un expéditeur inconnu ne doivent pas être ouvertes,
  • Les liens URL peuvent être vérifiés en passant le curseur de la souris au-dessus (sans cliquer) pour s’assurer qu’ils renvoient vers des sites de confiance,
  • Un retard face à une sollicitation urgente vaut mieux que des pertes financières : il ne faut pas céder à la pression et risquer d’engager un paiement frauduleux,
  • S’il y a un doute sur un expéditeur, vous pouvez le contacter par un autre biais pour vérifier s’il s’agit d’une tentative de fraude ou non.

Pour éviter de vous faire voler des données sensibles et d’être victime d’escroquerie, il est essentiel d’adopter ces bonnes mesures de cybersécurité. Parce qu’un simple clic suffit à commettre une erreur, continuez à sensibiliser vos équipes et restez informés face aux cybermenaces qui pèsent sur votre entreprise.