Cyberattaques estivales : pourquoi les entreprises doivent être préparées face aux cybermenaces cet été ?

Cyberattaques estivales 2026 - Phishing slamming

Chaque année, les cybercriminels préparent leur calendrier d’attaque pour la période estivale. Ils profitent des départs en congés et de la baisse de vigilance généralisée pour cibler les entreprises.

Les portes d’entrées peuvent être multiples et toucher aussi bien les entreprises que les particuliers, le facteur humain rentrant souvent en cause lors de cyberattaques. Entre arnaques aux climatiseurs en pleine canicule, tentatives d’hameçonnages lors des remboursements d’impôt, sms frauduleux aux télé-péages, l’imagination des cybercriminels est sans limite.

Les entreprises sont des cibles de prédilections et sont particulièrement exposées pendant cette période : une sensibilisation des équipes est toujours nécessaire pour ne pas commettre d’impairs qui peuvent s’avérer particulièrement néfastes et coûteux.

Comprendre les différents types de menaces qui pèsent sur les entreprises l’été

Le phishing (également appelé hameçonnage) consiste à tromper un destinataire avec un message frauduleux pour voler des identifiants ou des données sensibles afin d’usurper et d’utiliser l’identité des victimes tandis que le spoofing usurpe une adresse, un numéro ou un site pour paraître légitime.

Le slamming, variante du phishing dans le monde des noms de domaine, part également d’un email urgent qui pousse à faire basculer frauduleusement un service, un contrat ou un nom de domaine vers un autre prestataire sans accord réel, souvent par une demande trompeuse (type renouvellement d’annuité) qui ressemble à une mise à jour habituelle et légitime.

Les emails frauduleux, vecteurs les plus utilisés pour mener des cyberattaques, comportent souvent des pièces jointes piégées, déguisées en documents PDF ou Word, capables d’installer malwares ou ransomwares. Ces pièces jointes piégées sont appelées « Chevaux de Troie » ou « Trojans », car elles tentent de compromettre la sécurité des systèmes informatiques des victimes, le plus discrètement possible.

Toutes menaces reposent sur la confiance et l’urgence pour tromper les équipes, notamment lorsque les effectifs sont réduits pendant la période estivale.

Les noms de domaine sont alors plus exposés aux imitations, aux redirections frauduleuses et aux tentatives de réservation abusive, ce qui peut nuire à la visibilité et à la crédibilité d’une entreprise.

Pour y faire face au mieux, comprendre chaque type de menace en sensibilisant ses équipes devient un véritable rempart pour les détecter et les prévenir.

Renforcer durablement la vigilance en entreprise

Pour limiter les risques liés aux cybermenaces pendant l’été, plusieurs réflexes simples doivent devenir systématiques dans les usages quotidiens :

  • Protégez vos informations sensibles : Ne transmettez jamais de données confidentielles ou personnelles sans avoir formellement certifié l’identité de votre interlocuteur.
  • Restez vigilant face aux pièces jointes : N’ouvrez aucun document si l’expéditeur vous est inconnu.
  • Inspectez systématiquement les liens avant de cliquer : Prenez l’habitude de survoler les liens hypertextes avec votre souris. Cela permet de révéler l’adresse de destination réelle et de déjouer les URL trompeuses.
  • Prenez du recul face à l’urgence : Les cybercriminels exploitent souvent la précipitation (demande urgente de la direction, facture impayée). Ne cédez jamais à la pression et prenez le temps d’analyser la situation.
  • Pratiquez la contre-vérification : Au moindre doute sur un message, utilisez un autre canal de communication (appel téléphonique, messagerie interne) pour contacter l’expéditeur supposé et valider la légitimité de sa requête.

Ces gestes réduisent les menaces visant les noms de domaine, ciblés par des imitations, des redirections frauduleuses ou des tentatives d’usurpation durant les périodes de moindre vigilance.

Maintenir un niveau d’alerte élevé durant la période estivale n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique pour les entreprises. Alors que les cybermenaces se multiplient, la formation des équipes reste un atout défensif majeur. Anticiper les attaques coûtera toujours infiniment moins cher que de subir les conséquences d’une faille de sécurité, alors n’oubliez pas de sensibiliser votre entreprise ! N’hésitez pas à contacter Nameshield si vous avez une question.

Retrouvez-nous à la rentrée sur les événements incontournables de la Cybersécurité  

événements Cybersécurité 2026

La période estivale arrive, mais Nameshield ne délaisse pas pour autant votre sécurité numérique ! Nous vous donnons rendez-vous dès septembre afin de se rencontrer, d’échanger et de comprendre vos besoins. 

L’actualité mouvementée de la cybersécurité en 2026 

Lors de ce début d’année 2026, la sécurité numérique et la sécurité de vos noms de domaine stratégiques ont fait l’objet de nombreuses actualités. Des attaques importantes ont été recensées (France Travail, ANTS, EDF, Gîtes de France …) sur le territoire numérique français, la fin des certificats RGS serveur Certigna a été annoncée, la réduction de la durée de vie des certificats SSL/TLS a débuté en juin, de nouvelles extensions TLD ont été ouvertes, notamment à travers l’opportunité de déposer son .MARQUE…  

Au vu de cette actualité riche, il était plus que jamais nécessaire de venir échanger en direct avec vous afin de comprendre vos contraintes et besoins sur la protection de vos services numériques.  

Où nous retrouver au deuxième semestre 2026 

Après la réussite des dernières rencontres : l’IT & Cybersecurity Meetings, le Forum INCYBER, l’INTA, le CoTer … Nameshield continue de venir à votre rencontre dès septembre 2026. Au programme, retrouvez-nous sur :  

  • UECC 2026, la 12ème édition des Universités d’été de la cybersécurité et du cloud de confiance, organisées par Hexatrust à Station F, Paris, le 10 septembre 2026 
  • Lyon Cyber Expo 2026, le salon lyonnais consacré aux solutions de cybersécurité, où éditeurs, experts et entreprises se rencontrent, les 16 et 17 septembre 2026 à Lyon.  
  • Les Assises 2026, l’événement de référence de la cybersécurité en France, reconnu pour ses rendez-vous d’affaires entre décideurs et fournisseurs de solutions, du 7 au 10 octobre 2026 à Monaco. 
  • Le CIJ, et son rendez-vous annuel des professionnels du numérique et du droit du 14 au 16 octobre 2026 au Château de Guermante.  

Ces futures rencontres nous permettront de vous expliquer en quoi notre solution globale vous permet de :  

  • Gérer et sécuriser vos noms de domaine et actifs numériques,  
  • Protéger et garantir la disponibilité, l’intégrité et la résilience de vos noms de domaine,  
  • Surveiller le territoire numérique de votre marque en analysant, et en surveillant l’évolution de la menace,  
  • Agir en menant des actions de lutte et remédiation pour répondre au mieux en cas d’atteinte contre votre marque. 

Si vous souhaitez déjà prévoir une rencontre ou si vous avez des questions sur nos solutions, n’hésitez pas à nous contacter. Nos équipes se feront un plaisir de répondre à vos requêtes. 

Rejoignez-nous sur LinkedIn pour suivre notre participation à ces différents salons professionnels. 

Participez au Baromètre Hexatrust de la souveraineté numérique 2026  

Le Baromètre Hexatrust 2026 met en lumière un changement de cap : la souveraineté numérique ne relève plus d’une intention, mais d’un passage à l’action.  

En 2025, 8 décideurs sur 10 reconnaissaient déjà l’importance croissante de la souveraineté numérique. Aujourd’hui, face à l’intensification des cybermenaces, telles que le phishing et l’usurpation de domaines, et face aux exigences de la directive NIS2 et du Cyber Resilience Act, la maîtrise de nos données n’est plus une simple option : c’est une véritable urgence stratégique. 

Nameshield membre Hexatrust au cœur de la réponse souveraine  

À l’heure où les cybermenaces fragilisent plus que jamais les organisations, la protection des noms de domaine et de l’identité numérique deviennent un pilier de souveraineté. Dans cette trajectoire, Nameshield, membre Hexatrust, s’inscrit dans une approche de confiance qui vise à réduire les dépendances, sécuriser les usages critiques et renforcer la maîtrise des actifs numériques, au service d’une cybersécurité plus autonome et plus résiliente. 

La contribution à un écosystème européen de confiance  

Le Baromètre Hexatrust 2026 s’inscrit dans une mission précise : faire de la souveraineté numérique une réalité concrète, portée par un écosystème européen de confiance.  

Nameshield, contribue à une réponse collective face aux cybermenaces, aux obligations réglementaires et aux dépendances technologiques, en défendant des solutions qui renforcent la maîtrise des actifs numériques et la résilience des organisations. 

Cette année, l’objectif est clair, il est nécessaire de mesurer comment les intentions se transforment en actions concrètes sur le terrain. Ce nouveau baromètre évalue ainsi : 

  • Vos processus d’achats : la migration réelle vers des solutions européennes de confiance. 
  • L’évaluation de vos dépendances : l’identification et la réduction des risques liés aux acteurs non souverains. 
  • Le déploiement effectif : le passage des discours aux actes pour la protection de vos environnements (messagerie, réseaux, données). 

Si vous êtes DG, DSI, RSSI, Directions Achats ou Directions Data/IA : votre vision du marché est essentielle pour faire avancer notre secteur. 

En prenant quelques minutes pour répondre à cette enquête, vous pourrez bénéficier : 

  • En partageant vos coordonnées, d’une restitution personnalisée pour situer le niveau de maturité de votre organisation par rapport à vos pairs ; 
  • D’un accès en avant-première à l’étude complète, avant sa présentation officielle lors des Universités d’Été de la Cybersécurité (UECC) le 10 septembre 2026 à Station F ; 
  • De la possibilité d’y répondre de manière totalement anonyme. 

Si vous souhaitez participer au Baromètre Hexatrust 2026 dès maintenant, c’est juste ici. 

Fin des certificats RGS serveur Certigna, quelle alternative ?

Rappel sur le RGS

Le RGS pour Référentiel Général de Sécurité est une norme d’authentification de certificats numériques, qu’ils soient pour des serveurs ou des utilisateurs, qui s’impose aux autorités administratives pour la sécurisation de leur système d’information.

Le RGS a été élaboré conformément à l’article 9 de l’ordonnance n°2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives ainsi qu’entre les autorités administratives. Il fixe les règles que doivent respecter les fonctions des systèmes d’information contribuant à la sécurité des informations échangées par voie électronique. Le RGS est applicable aux administrations de l’État, collectivités territoriales, établissements publics et autres organismes chargés de la gestion d’un service public administratif.

Contexte spécifique à Certigna pour les certificats RGS serveur

Certigna est une Autorité de Certification française, historiquement spécialisée dans les certificats RGS, serveur ou pour personne physique. Certigna est la dernière Autorité de Certification à émettre des certificats serveur basés sur le RGS et cessera d’en produire le 14 juin 2026. De nombreuses administrations doivent désormais trouver une alternative pour sécuriser les échanges.

Le 4 juillet 2025, Certigna annonçait que Google, suite à la publication de son nouveau Chrome Root Program, allait retirer la root CA (racine) de Certigna au 15 avril 2026 dans son navigateur Chrome, et qu’Apple ne renouvellerait pas la racine dans ses différents systèmes. Google comme Apple renforcent régulièrement les règles de sécurité associées à la gestion des racines de certificats dans leur magasin, et de manière plus officieuse, cherchent à limiter le nombre d’AC « locales » au profit d’acteurs internationaux. Pour ces géants de l’industrie, l’Europe ayant mis sur étagère une norme des 27 au travers du référentiel eIDAS, les spécificités françaises du RGS n’ont plus réellement lieu d’être.

C’est l’annonce de la mort du RGS * pour les serveurs, Certigna étant le dernier acteur à produire des certificats sur ce référentiel, à la suite de Certinomis ou encore ChamberSign. Seuls les certificats serveur RGS * sont concernés. Concrètement le 14 juin 2026, Certigna émettra ses derniers certificats SSL, SSL WildCard, SSL RGS et ceux-ci ne pourront être valables au-delà du 14 septembre 2026.

eIDAS et QWAC, les alternatives Européennes validées par l’ANSSI

L’Europe, dans sa volonté de souveraineté et de protection des actifs numériques, a établi un règlement dédié à l’authentification numérique et au chiffrement des échanges : le règlement eIDAS. Le marché et les administrations françaises se tournent aujourd’hui logiquement vers l’Europe pour remplacer les certificats liés au RGS. Les certificats QWAC, application directe de la norme eIDAS et alternative directe au RGS serveur sont actuellement massivement adoptés.

eIDAS : Electronic IDentification, Authentification & trust Services

Le règlement n° 910/2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur, dit règlement « eIDAS », est un règlement européen adopté le 23 juillet 2014.

QWAC : Qualified Certificates for Website Authentication

L’article 45 du règlement eIDAS renforce la reconnaissance des QWAC (Qualified Certificates for Website Authentication), des certificats SSL/TLS hautement sécurisés que les navigateurs web devront reconnaître.

L’ANSSI impose historiquement le Référentiel Général de Sécurité (RGS) aux entités publiques. Face à la réduction des solutions proposées sur le marché, notamment pour la sécurisation des serveurs Web, l’ANSSI a fait évoluer son « catalogue des produits et services qualifiés, agréés, certifiés » pour y intégrer notamment un ensemble de fournisseur Européen de certificats eIDAS :

« Les services de délivrance de certificats d’authentification de sites Internet qualifiés par l’ANSSI ainsi que par les organes de contrôle des États membres de l’Union européenne peuvent être consultés dans la liste de confiance publiée sur le site de la Commission européenne prévue à l’article 22 du règlement (UE) n°910/2014. »

Dans ce catalogue sont notamment listés les prestataires de confiance au niveau Européen notamment pour la fourniture de certificats QWAC eIDAS en remplacement du RGS (EU/EEA Trusted List Browser) :
https://eidas.ec.europa.eu/efda/trust-services/browse/eidas/tls

La position de Nameshield

Nameshield se positionne, pour la gestion des certificats numériques, comme un partenaire privilégié de plusieurs Autorités de Certification. Nous proposons à nos clients une gamme complète de certificats, de tous types et niveaux pour leur permettre d’une part, de limiter le risque de dépendance à une Autorité de Certification unique, et d’autre part de pouvoir gérer celles-ci dans un cadre contractuel flexible et unique.

La fin de la root CA de Certigna justifie d’autant plus ce positionnement. Nous voyons aujourd’hui une concentration des acteurs sur le marché, et des GAFAM qui imposent toujours plus leur vision des choses et règles associées. Ce sont eux qui poussent pour la réduction de la durée de vie des certificats, qui ont imposé le HTTPS par défaut, la fin du SHA1… et ce sont eux qui ont mis fin à l’existence de certaines AC telles que Symantec ou plus récemment Entrust.

Le RGS est trop petit, local et contraignant pour ces acteurs et le règlement eIDAS Européen s’applique naturellement désormais, sachant que celui-ci sera difficile voire impossible à contourner, notamment au regard du contexte géopolitique actuel.

Pour les certificats QWAC eIDAS, nous avons fait le choix de nous appuyer sur les entités européennes de Sectigo et Digicert, reconnues par l’ANSSI dans la trusted list des fournisseurs et partenaires historiques de Nameshield. Notre recommandation s’appuie sur la qualité de service fournie par ces acteurs dont nos clients bénéficient au travers de procédures d’authentification rapides et éprouvées, mais surtout sur leur taille, leur solidité technique et financière.

Nous sommes convaincus que l’utilisation de « petites » Autorités de Certification locales est aujourd’hui un risque majeur pour nos clients, dont les conséquences sur la sécurité de leur système d’information peuvent être désastreuses, en particulier avec la réduction en cours de la durée de vie des certificats.  

Si vous souhaitez faire appel aux services de Nameshield pour vos certificats ou que vous avez des questions sur le sujet, les équipes Commerciales et Certificats se feront un plaisir de répondre à vos demandes.

L’ANSSI a publié son « Rapport d’activité 2025 » : analyse des points clés à retenir 

Le 4 mai 2026, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), a publié son « Rapport d’activité 2025 ». En mars, Nameshield vous livrait les informations essentielles de leur « Panorama de la Cybermenace ».  

Ce nouveau rapport dresse cette fois un bilan global des actions institutionnelles, stratégiques et opérationnelles menées par l’ANSSI sur l’année afin de renforcer le niveau de cybersécurité française.  

Face à un cyberespace devenu un lieu de « compétition, de contestation et parfois même d’affrontement désinhibé », l’Agence explique avoir dû adapter ses moyens pour faire face à une « massification de la menace » afin de pouvoir offrir à la France une « résilience cyber de premier rang ».  

Ce qu’il faut retenir du rapport 2025 de l’ANSSI en quelques chiffres  

Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI fait le constat d’un environnement numérique où la vigilance doit rester constante, car les attaques gagnent en discrétion et en sophistication :  

  • 1 366 incidents ont été traités, un chiffre en légère hausse de +0,4 % par rapport à 2024. 
  • 3 586 événements de sécurité ont été portés à la connaissance de l’Agence. 
  • 658 agents œuvrent aujourd’hui au sein de l’ANSSI, avec un budget alloué de 44,2 millions d’euros (hors masse salariale). 
  • 1 263 organisations (soit 5 680 participants dont des PME, ETI, collectivités et grands groupes) ont pris part à REMPAR25, un exercice de crise massifié d’ampleur inédite simulant un « black-out numérique », prouvant la volonté de la France de s’entraîner collectivement. Cet exercice a permis de constituer un premier baromètre du niveau de préparation à une gestion de crise cyber d’ampleur.  

En 2025, la menace cyber est plus diffuse, rapide et difficile à repérer  

Le rapport met en lumière une pression continue sur les organisations, avec des incidents qui touchent différents types d’acteurs, rappelant qu’une défense efficace repose sur une surveillance continue, des équipes préparées et des mesures de protection adaptées aux environnements exposés, notamment le cloud, les messageries et les usages mobiles.  

L’ANSSI confirme que la cybersécurité ne se limite plus à la défense technique : elle s’inscrit désormais dans une logique de préparation continue, de gouvernance et de réaction rapide.  

  • Une attribution historique : pour la première fois, la France a publiquement attribué un ensemble de cyberattaques au renseignement militaire russe (GRU). L’ANSSI et le Centre de coordination des crises cyber (C4) ont mis en lumière l’utilisation du mode opératoire APT28 pour cibler des entités françaises, européennes et américaines (secteurs gouvernemental, diplomatique et de la recherche) à des fins d’espionnage. 
  • Ciblage du Cloud et des Mobiles : l’ANSSI a également constaté une recrudescence des attaques visant les environnements cloud (à des fins lucratives et de déstabilisation). En parallèle, le piratage d’équipements mobiles via des logiciels espions a augmenté, entraînant la publication de bonnes pratiques dans le cadre du Processus international de « Pall Mall », publié en avril 2025. 

Les réglementations : de véritables fils conducteurs de la cybersécurité en 2025  

L’année 2025 a servi de période d’anticipation, avec des repères plus clairs pour aider les organisations à structurer leur défense, sécuriser leurs fournisseurs et renforcer leur gouvernance. Pour les entreprises, cette évolution rappelle qu’une veille régulière et une adaptation progressive des pratiques sont désormais indispensables pour rester en conformité et anticiper au mieux. 

  • Directive NIS 2 : l’ANSSI a préparé activement l’arrivée de cette directive européenne visant à élever le niveau de cybersécurité de milliers d’entités françaises. Fin 2025, un service de « pré-enregistrement » a été lancé pour aider les entreprises à anticiper l’obligation légale. 
  • Cyber Resilience Act (CRA) : l’ANSSI a soutenu la mise en place de ce règlement qui impose des obligations minimales de cybersécurité pour les produits numériques distribués en Europe, afin de garantir des équipements sécurisés dès leur conception. 
  • Règlement sur l’Intelligence Artificielle (AI Act) : l’Agence a été impliquée dans la mise en œuvre de cette réglementation européenne, notamment pour ce qui concerne les questions de gouvernance, de cybersécurité, de robustesse et de fiabilité.

La cybersécurité comme pilier de continuité, de conformité et de résilience  

Au terme de cette année dense, le rapport d’activité 2025 de l’ANSSI dessine une réalité claire : la cybersécurité est désormais un enjeu de continuité pour toutes les organisations, quelle que soit leur taille. Entre la hausse des incidents, la montée en puissance des menaces ciblant le cloud et les mobiles, et l’accélération des cadres réglementaires, les entreprises doivent renforcer leur préparation, leurs contrôles et leur capacité de réaction. 

Pour les clients Nameshield, le message est sans ambiguïté : la protection des actifs numériques, la maîtrise des dépendances techniques et l’anticipation des obligations à venir deviennent des priorités concrètes pour préserver la confiance et la résilience. L’enjeu n’est plus seulement de répondre aux obligations, mais de bâtir une cybersécurité durable, capable de préserver l’activité, la confiance des partenaires et la continuité de service. 

Si vous avez des questions ou besoin d’accompagnement n’hésitez pas à nous contacter

Nameshield sera présent au CoTer 2026 – Les 23 et 24 juin à Reims

Nameshield sera présent au CoTer 2026

Une édition qui abordera l’augmentation des cybermenaces à l’ère de l’IA

Cette année plus que jamais la France a dû répondre à des cyberattaques importantes : France Travail, ANTS, EDF, Gîtes de France … Ces événements ont inévitablement amené le territoire numérique français vers une toute nouvelle stratégie de défense annoncée par le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, à l’ANTS. Dans son communiqué, il explique que cette stratégie sera marquée par : la création d’une “autorité numérique d’état”, le développement de 3 nouveaux leviers financiers pour aider la lutte contre la cybercriminalité et l’adoption de nouvelles doctrines d’action avec “l’auto-attaque”.

Une nouvelle stratégie nécessaire à l’heure où les usages numériques se développent et augmentent de façon importante, entraînant également une croissance des cybermenaces.

L’arrivée de l’IA constitue un ensemble de nouveaux usages et de cybermenaces mais pourrait tout autant être un outil de protection pour le territoire numérique des services publics et territoriaux. Dans cette optique, la transition vers l’IA de ces services devient une problématique stratégique majeure.

Nameshield se réengage dans la protection du territoire numérique des institutions publiques

Nameshield vous donne rendez-vous les 23 et 24 juin 2026, stand 47, lors de la 35è édition du COTER numérique qui se déroulera à Reims.

Participer à cet événement représente une opportunité unique d’échanger avec plus de 1300 professionnels du secteur territorial afin de proposer une veille technologique et stratégique globale. Le but principal de cette réflexion : prévoir et anticiper l’accélération des usages numériques afin d’éviter toutes formes de dépendance.

Nameshield est un registrar accrédité ICANN et certifié ISO 27001 qui gère et protège les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces. Grâce à notre solution globale, nous avons pour but de garantir la disponibilité, l’intégrité et la résilience de vos actifs numériques en les protégeant efficacement contre les :

  • Risques administratifs : service avancé de stratégie, gouvernance et gestion avancée de portefeuilles de noms de domaine.
  • Risques techniques : accès renforcés, infrastructures DNS Premium anycast, DNSSEC, certificats numériques, DMARC…
  • Risques d’usurpation : surveillance du territoire numérique de la marque contre le cybersquatting, actions…

Référencé auprès de plusieurs centrales d’achats, notamment dans le catalogue multi-éditeurs de l’UGAP via SCC, à la CANUT etc., Nameshield accompagne déjà de nombreuses collectivités et comprend vos besoins et contraintes en termes de protection de vos actifs numériques. Nos experts seront ravis de répondre à vos questions sur place. N’hésitez pas également à nous contacter via ce formulaire ou à l’adresse events@nameshield.net. Nos équipes se feront un plaisir de répondre à vos demandes.

Nameshield labellisé France Cybersecurity : un nouvel engagement pour votre souveraineté 

Label France Cybersecurity 2026 - DNS Premium de Nameshield de nouveau labellisé

Lors de l’édition 2026 du Forum InCyber à Lille, dont le thème central appelait à « Maîtriser nos dépendances numériques », la question de la souveraineté a pris tout son sens.

Lors de cet événement, Nameshield s’est vu remettre le prestigieux Label France Cybersecurity, pour son offre DNS Premium, pour la 8ème année consécutive, soulignant son engagement pour un numérique européen de confiance.

Face aux tensions mondiales actuelles, la nécessité de piloter nos ressources critiques et de construire une autonomie stratégique résiliente n’a jamais été aussi forte.

Nameshield : l’engagement d’une sécurité DNS souveraine

Aujourd’hui, les entreprises sont obligées de faire face à la numérisation de leurs services, et sont particulièrement dépendantes aux réseaux. Leurs services sont interconnectés : sites web, applications mobiles, e-mails, VPN, objets connectés… Face à ces contraintes, la disponibilité continue et la sécurité des services en ligne sont impératifs.

Le DNS (Domain Name System) représente la porte d’accès à tous ces services.

Il traduit les noms de domaine en adresses IP et aiguille le trafic vers ces services. En raison de sa complexité de gestion et du fait qu’il soit peu sécurisé, il est exposé à une surface d’attaque importante et reste un maillon faible des systèmes d’information des entreprises.

Face à l’augmentation constante de cybermenaces de plus en plus complexes et sophistiquées, sécuriser ses noms de domaine stratégiques en les hébergeant sur des DNS hautement sécurisés offrant une disponibilité permanente et améliorant nettement les temps de réponse, pour éviter toute interruption de service, est devenu indispensable.

Nameshield est fier d’être de nouveau labellisé France Cybersecurity sur son offre DNS Premium.  Cette reconnaissance de son engagement constant en matière de cybersécurité est une preuve de sa capacité à répondre aux défis croissants du secteur, tout en continuant à garantir à ses clients une protection optimale face aux cybermenaces auxquelles ils font face.

Il est également crucial de prendre en compte les règlementations et le contexte de plus en plus exigeant à la fois pour les éditeurs et les utilisateurs.

L’importance du « sourcing » technologique pour les utilisateurs

Aujourd’hui, la sélection et l’évaluation des solutions de cybersécurité sont devenues des étapes critiques pour les entreprises. Face à l’opacité de certains systèmes et aux législations extraterritoriales, le « sourcing » technologique de solutions européennes est un acte de cybersécurité en soi. Il permet aux DSI et RSSI de reprendre le contrôle de leur infrastructure tout en garantissant la stricte confidentialité de leurs données sensibles.

Le Label France Cybersecurity : l’assurance d’une technologie de confiance

Obtenir le Label France Cybersecurity n’est pas qu’une simple formalité, c’est la validation d’une solution par l’ensemble de l’écosystème numérique français. En effet, la gouvernance de ce label repose sur une structure tripartite rigoureuse divisée en trois collèges :

  • Un collège étatique, réunissant les plus hautes instances nationales avec l’ANSSI, la DGA et la DGE.
  • Un collège industriel, représenté par l’Alliance pour la Confiance Numérique (ACN) et Hexatrust.
  • Un collège utilisateurs, composé d’experts métiers issus du CIGREF, du GITSIS et du CESIN.

L’attribution du label est décidée par une commission où siègent les représentants de ces trois collèges. Pour qu’une entreprise soit labellisée, elle doit obtenir un vote favorable de la majorité (au moins deux collèges sur trois). Cette organisation garantit aux utilisateurs finaux que la solution certifiée est souveraine, performante, et répond aux exigences de sécurité de l’État, de l’industrie et de leurs pairs.

Cette nouvelle labellisation vient donc confirmer la place de Nameshield comme pilier essentiel pour les entreprises désireuses de sécuriser leur écosystème tout en reprenant le contrôle de leurs dépendances numériques.

Pour en savoir plus sur notre solution DNS Premium labellisée, rendez-vous sur le site de Nameshield. Si vous avez des questions ou que vous souhaitez en savoir plus sur notre entreprise, vous pouvez nous contacter directement via ce formulaire.

Que retient-on du « Panorama de la cybermenace 2025 » de l’ANSSI ?

« Panorama de la cybermenace 2025 » de l’ANSSI

Comme chaque année, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), partage les grandes tendances observées au cours de l’année écoulée en termes de cybermenaces, à partir des cas traités par l’Agence, dans son Panorama de la Cybermenace 2025, publié le 11 mars.

La préface, rédigée par Vincent Strubel, Directeur de l’ANSSI, alerte directement sur une menace cyber devenue systémique, marquée par l’effacement des frontières entre cybercriminels et acteurs étatiques, et par l’émergence d’attaques aux effets physiques destructeurs. Mais, rejetant toute fatalité, Vincent Strubel, appelle à la mobilisation en affirmant : « Nous avons les moyens de contrer, décourager ou au moins complexifier grandement la vie des attaquants ».

Bien qu’il soit impossible de rendre justice à un tel rapport de façon exhaustive en un article, Nameshield souhaitait vous faire part de certains enjeux importants de ce panorama, au cas où vous n’auriez pas eu la chance de le parcourir.

L’extorsion et l’espionnage toujours au sommet

Si le volume global des attaques par rançongiciel a légèrement baissé en 2025 (avec 128 compromissions recensées) les incidents liés à de simples exfiltrations de données ont significativement augmenté (l’ANSSI a été informée de 196 incidents de ce type en 2025 contre 130 en 2024).

Les PME restent les cibles privilégiées, elles représentent à elles seules la moitié, 48% des victimes de rançongiciels. Mais les hôpitaux et les établissements scolaires ont été, eux aussi frappés de plein fouet cette année, subissant de lourds impacts sur leurs services. Du côté étatique, les attaquants (notamment russes et chinois) maintiennent une pression constante sur les réseaux diplomatiques, les infrastructures critiques et les sous-traitants pour s’infiltrer au cœur de leurs véritables cibles.

Le casse-tête de la CTI face au « brouillard technologique »

Dans ce contexte complexe, le travail des analystes en Cyber Threat Intelligence (CTI) est devenu un véritable travail d’orfèvre. Les attaquants cherchent à se fondre dans la masse en utilisant des outils informatiques parfaitement légitimes plutôt que des malwares identifiables.

Attribuer une attaque à un groupe précis est un défi majeur, d’autant que les attaquants brouillent intentionnellement les pistes en partageant leurs logiciels de piratage, en mutualisant leurs serveurs, et en recourant à des tactiques de « faux drapeaux » pour faire accuser d’autres groupes. Face à cet écran de fumée, les enquêteurs exploitent massivement une nouvelle opportunité en 2025 : ils décortiquent les fuites de données internes des réseaux cybercriminels eux-mêmes. Les documents confidentiels de célèbres groupes comme « LockBit » ou de prestataires malveillants chinois, exposés au grand jour sur Internet, permettent ainsi aux défenseurs d’analyser leurs stratégies et leur fonctionnement de l’intérieur.

La menace cyber est aujourd’hui totalement systémique. Face à des pirates opportunistes qui exploitent la moindre faille sur les pare-feux et les équipements exposés sur Internet en un temps record, les entreprises ne peuvent plus réagir « après coup ». Elles doivent miser sur une anticipation constante.

Mieux comprendre les menaces pour les anticiper et y faire face

Il devient aujourd’hui essentiel de placer la marque au centre de la stratégie de défense. Les informations issues de la Brand Monitoring et les signaux qu’elle englobe (usage détourné de vos noms de domaine, imitation de vos canaux de communication, exploitation frauduleuse de votre image, fausses boutiques en ligne) permettent de bâtir des scénarios d’attaque probables et des plans de réaction adaptés.

En capitalisant sur cette vision globale, les équipes de sécurité peuvent transformer des signaux épars en alertes actionnables, réduire les temps de détection, prioriser les menaces réellement critiques pour le business et renforcer les dispositifs de prévention (authentification renforcée, durcissement des politiques DNS, surveillance des plateformes tierces).

Nameshield accompagne cette montée en maturité en apportant une expertise combinant protection de marque, gestion de portefeuille de noms de domaine et Cyber Threat Intelligence, afin de vous aider à structurer une veille continue, à interpréter les signaux faibles et à déployer des contre-mesures concrètes sur l’ensemble de votre surface d’exposition numérique.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter.

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let’s Encrypt ?

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let's Encrypt 

L’essor de Let’s Encrypt, depuis 2015, et sa délivrance de certificats gratuits a permis de démocratiser et presque de « banaliser » l’utilisation des certificats TLS. Gratuits, automatisés et faciles à déployer, ces certificats sont devenus, pendant longtemps, une excellente solution pour les startups, les blogs et les petits projets web.

Mais Let’s Encrypt doit aujourd’hui faire face à des exigences plus larges de gestion des identités numériques, de pilotage des risques et de résilience opérationnelle. Dans ce contexte, sa valeur ne se limite plus au certificat lui‑même, mais à l’écosystème qui l’entoure : automatisation maîtrisée, supervision transverse, intégration à des processus de sécurité complexes, capacité à prouver à tout moment qui a délivré quoi, pour quel usage, et dans quel cadre de conformité.

Dans cette perspective, l’adoption de Let’s Encrypt par les moyennes et grandes organisations, pose une interrogation essentielle, non pas, « est ce que cela fonctionne techniquement », mais plutôt : « est-ce que l’usage de ce service gratuit peut rester compatible avec les exigences de gouvernance, de robustesse, de responsabilité et de conformité qui pèsent sur les grandes structures » ? Et la réponse est loin d’être simple : pour y voir plus clair, il est nécessaire de détailler les nombreux « risques et angles morts » auxquels les grandes entreprises vont faire face.

Un service gratuit, mais sans sécurité contractuelle ni d’engagement formalisé

En s’appuyant exclusivement sur Let’s Encrypt, une entreprise ne bénéficie d’aucun engagement de service formalisé, ni de SLA opposable, ni de garantie de support en cas de défaillance ou d’incident majeur.

Autrement dit, la continuité d’activité, la disponibilité des sites critiques ou la capacité à respecter des obligations réglementaires (NIS2, DORA, exigences sectorielles) reposent sur un service qui, par conception, ne fournit pas de cadre contractuel adapté aux enjeux d’un Système d’Information d’entreprise.

Cette absence de filet juridique et opérationnel devient particulièrement problématique lors d’un arrêt de service, d’un bug d’automatisation ou d’un incident de révocation de masse : sans clauses contractuelles sur les délais de rétablissement, les modalités d’escalade ou les pénalités, la responsabilité reste difficile à faire valoir : les impacts business sont donc intégralement portés par l’entreprise utilisatrice.

Pour les organisations qui doivent rendre des comptes à leurs clients, à leurs partenaires ou aux autorités de contrôle, il devient difficile de justifier la dépendance aux certificats Let’s Encrypt, et à un tel niveau d’incertitude

Durée de vie courte, renouvellements fréquents et risques d’expiration en production

La durée de vie réduite des certificats Let’s Encrypt est de 90 jours seulement et impose un cycle de renouvellement très (trop) fréquent qui augmente mécaniquement le risque d’expiration en production si les processus ne sont pas parfaitement industrialisés.

Chaque point de terminaison TLS devient une source potentielle de défaillance si le renouvellement automatique échoue ou si le déploiement ne se propage pas correctement. Dans les architectures hybrides et multicloud, la combinaison d’une durée de vie très courte des certificats et d’un renouvellement massif automatisé crée une forme de fragilité systémique, particulièrement lorsque des API critiques sont exposées. En outre, si la chaîne de renouvellement est atteinte sur une partie seulement du périmètre, l’incident peut être complexe à diagnostiquer.

Ce modèle devient donc particulièrement problématique dès lors que des flux métiers, des applications clientes ou des intégrations partenaires reposent sur ces certificats : un simple oubli de renouvellement se traduit alors par des erreurs TLS visibles, une rupture de confiance utilisateur, voire une interruption de services contractuellement engagés, amenant perte de revenus et atteinte à la réputation de l’entreprise.

Pour les entreprises, la question n’est donc pas de savoir si l’automatisation fonctionne « en général », mais si elle est suffisamment robuste, supervisée et auditée pour garantir qu’aucun certificat Let’s Encrypt critique ne puisse expirer en production sans alerte préalable, sans procédure de reprise et sans scénario de secours clairement établi.

La limite du « domain validation only » (DV)

Let’s Encrypt ne délivre que des certificats validés par domaine (DV), qui répond au besoin de chiffrer rapidement un site web. Un certificat DV ne garantit que le contrôle technique d’un nom de domaine. Il ne fournit aucune assurance sur l’entité qui se trouve derrière, ni sur sa légitimité juridique, ni sur son niveau de contrôle interne.

S’en remettre exclusivement à des certificats DV revient à considérer que tous les services se valent du point de vue de l’identité, alors que de nombreux cas d’usage (portails de partenaires, espaces clients, interfaces sensibles, API financières ou de santé) exigent au minimum un niveau OV/EV ou des certificats internes permettant de matérialiser la responsabilité de l’organisation.

Pour les entreprises, la généralisation de Let’s Encrypt en DV ne doit donc pas masquer un enjeu clé : le chiffrement ne remplace pas la preuve d’identité, et l’absence de cette preuve peut devenir un problème majeur dans la gestion des risques et la relation de confiance avec clients et partenaires.

La prise en compte du niveau de conformité, audits et exigences réglementaires

Les moyennes et grandes entreprises ont des exigences de sécurité, de conformité, de disponibilité et de gouvernance qui dépassent souvent le cadre d’un simple certificat TLS gratuit.

Dans les secteurs soumis à de fortes contraintes (banque, assurance, santé, opérateurs d’importance vitale), l’usage de Let’s Encrypt ne peut être évalué uniquement sous l’angle technique : il doit être confronté aux exigences de NIS2DORA et des réglementations sectorielles qui imposent une preuve de maîtrise des services critiques.

Ces textes exigent une traçabilité fine des actifs, une capacité à démontrer la gestion du risque fournisseur, la mise en place de contrôles récurrents et la production de preuves d’audit en cas de contrôle ou d’incident majeur. Or, un service de certificats 100 % gratuit, sans contrat ni SLA ne permet pas de justifier de la continuité des canaux chiffrés, de l’authentification des services exposés ou de la protection des données sensibles, en l’absence de levier contractuel.

Lors d’audits, l’absence d’encadrement formel : sans politiques, sans matrices de criticité et sans contrats complémentaires (Autorité de Certification commerciale ou PKI (Public Key Infrastructure) interne pour les services essentiels), l’organisation expose une dépendance non maîtrisée qui peut être pointée comme non‑conformité. 

Que choisir entre gain budgétaire et maîtrise durable des risques numériques ?

Let’s Encrypt est techniquement sûr et répond parfaitement à l’objectif de chiffrer massivement le web à coût nul, mais ne fournit ni cadre contractuel, ni pilotage centralisé, ni accompagnement stratégique pour les environnements critiques. Pour une entreprise, le véritable enjeu consiste à déterminer si l’usage massif de certificats gratuits s’inscrit dans une trajectoire cohérente de maîtrise des risques numériques.

Let’s Encrypt apporte un gain budgétaire immédiat et facilite le chiffrement généralisé, mais la valeur réelle d’une démarche de sécurité réside dans la capacité à assurer la continuité de service, à gérer les incidents et à rendre des comptes aux clients, aux partenaires et aux régulateurs. Un choix purement économique peut ainsi générer, à moyen terme, des coûts cachés : interruptions de production liées à des expirations non détectées, investigations complexes faute de traçabilité, renégociation de contrats après un incident, voire sanctions en cas de nonconformité.

Conclusion : la sécurité d’entreprise nécessite plus qu’un simple chiffrement gratuit.

Il apparaît clairement que la sécurité des moyennes et grandes entreprises ne peut se limiter à un chiffrement gratuit, aussi robuste soit-il sur le plan cryptographique. Let’s Encrypt joue pleinement son rôle pour généraliser TLS, mais il ne répond pas, à lui seul, aux exigences de pilotage, de responsabilité et de résilience nécessaires pour des services critiques : absence de SLA opposables, support non garanti, périmètre fonctionnel limité aux certificats DV, difficulté à prouver la maîtrise du cycle de vie des certificats face à un auditeur ou à un régulateur…

Lorsque des applications, des API ou des portails clients sont au cœur du business, il est nécessaire de transformer le chiffrement en levier de confiance et non en source de fragilité : la valeur n’est plus seulement dans le certificat, mais dans l’écosystème de garanties, d’outils et de processus qui l’accompagne et sécurise durablement l’activité et les revenus de l’entreprise. Face à ces enjeux, la véritable interrogation n’est donc pas : « Pourquoi payer pour des certificats ? », mais bien : « Pourquoi accepter des risques inutiles lorsque des systèmes critiques pour l’entreprise sont en jeu ? »

Si vous avez des questions sur les certificats, vous pouvez contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Nameshield est référencé dans le nouveau Cyber Panorama lancé par le CESIN et Hexatrust

Le Cyber Panorama : véritable boussole stratégique pour favoriser l’adoption de solutions souveraines a été lancé fin 2025.

Le 9 décembre 2025, le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) et Hexatrust (Association regroupant les champions français et européens de la cybersécurité et du cloud de confiance) ont dévoilé le Cyber Panorama qui permet aux entreprises d’adopter des solutions fiables et souveraines. Offrant une visibilité unique de l’écosystème français de la cybersécurité, le panorama se place en référentiel centralisé et lisible comme peu d’autres catalogues sur le marché français.

En plaçant la souveraineté numérique au cœur de sa démarche, ce panorama a pour but premier de réduire la dépendance aux technologies extra-européennes en offrant une cartographie claire, exhaustive et opérationnelle des acteurs français et européens de confiance.

Il répond à une double urgence : d’une part, la montée des risques géopolitiques et réglementaires liés à l’usage de solutions non souveraines ; d’autre part, la difficulté persistante pour les organisations de repérer, comparer et intégrer des offres locales pourtant nombreuses et innovantes.

Structuré autour des six fonctions du NIST Cybersecurity Framework (Gouverner, Identifier, Protéger, Détecter, Répondre, Récupérer) et de leurs catégories associées (surveillance, sécurité des données, sensibilisation, etc.), le Cyber Panorama facilite la mise en lumière des besoins métiers avec des offres claires et compréhensibles.

En rassemblant plus de 300 acteurs, le Cyber Panorama offre une vision unique : sortir de la dépendance numérique ne consiste plus seulement à « remplacer » une solution étrangère, mais à structurer une stratégie d’écosystème autour de différentes briques complémentaires de gouvernance, sécurité, et réponse à incidents.

Nameshield est référencé parmi les solutions dont la mission est de « Protéger »

L’inscription de Nameshield dans la fonction « Protéger » s’intègre dans un cadre global qui permet de combiner, au sein d’une même stratégie, protection des noms de domaine, détection des menaces, réponse aux incidents et continuité d’activité, au bénéfice d’un environnement numérique plus résilient et moins dépendant d’acteurs non européens.

Cela renforce la légitimité de Nameshield dans sa mission : sécuriser les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces, réduire les risques de fraude en ligne et soutenir les démarches de résilience numérique des organisations publiques et privées en France et en Europe.

Pour les directions générales, DSI, RSSI et acheteurs IT, le Cyber Panorama devient ainsi un outil d’aide à la décision concret : il leur permet d’identifier en quelques instants des solutions françaises et européennes, d’évaluer leur positionnement fonctionnel (protection, détection, réponse, etc.) et de comparer plus efficacement les alternatives aux solutions étrangères.

Dans un contexte où près de quatre organisations sur cinq considèrent déjà la souveraineté comme un critère déterminant dans leurs choix IT, le référencement de Nameshield offre un repère clair, atteste de la maturité de ses services de protection des noms de domaine et participe à la construction d’une vision unifiée du marché, au service d’une stratégie de cybersécurité plus robuste, accessible et souveraine.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Cyber Panorama, le communiqué de presse du CESIN est disponible ici.