Hier vous recherchiez de la confiance, aujourd’hui Google vous impose sa pertinence !

Hier vous recherchiez de la confiance, aujourd’hui Google vous impose sa pertinence

 

1998. La France est en finale de la Coupe du Monde, organisée à domicile. Finale contre le Brésil, Zinedine Zidane marque deux buts de la tête, fin de la première mi-temps. À ce moment-là, vous vous dites que c’est « rapado rapado » (https://www.youtube.com/watch?v=V4ahMgulldo) pour le Brésil et allez vous endormir, fier d’être vous aussi champion du monde.

Le lendemain, à la pause-café, vous apprenez qu’il y a eu un troisième but à la toute fin de la deuxième période. Et à cette époque, vous pouviez aller sur Internet pour savoir qui était ce buteur du triplé. Aujourd’hui, la certitude n’est plus la même. Voyons ensemble.

 

Au XXème siècle, l’information sur Internet passait par le biais de portails auxquels vous pouviez avoir confiance, tant vos petites habitudes faisaient que vous alliez sur tel ou tel site connu de vous. La sensibilisation à la source de l’information était la première de vos préoccupations.

Exemple Hitsme
Exemple : Hitsme, créé en 1998, permettait l’échange de bannières garantissant un certain niveau de confiance via l’identification du DNS

 

Dix-neuf ans plus tard, alors que la France est sixième au classement FIFA (http://fr.fifa.com/fifa-world-ranking/ranking-table/men/), rechercher une information ne s’opère plus de la même façon sur la toile : tapez votre requête sur votre moteur de recherche préféré et le résultat s’offre à vous.

Essayez-donc : saisissez « Classement FIFA » sur Google et vous verrez le tableau. Seulement, la source n’est pas le site de la FIFA que je viens de citer précédemment. Non, il s’agit de les-sports.info, un site Internet pour lequel vous ne savez rien : pas de mentions légales, un design austère. On ne sait pas qui a créé ce site et pourtant vous avez fait confiance à Google lorsque votre moteur de recherche favori vous a présenté directement le classement.

Google - Classement Fifa

 

Vous l’avez compris, nous parlons ici d’une évolution de la recherche d’information sur Internet : avant on cherchait la confiance « je vais sur le journal l’Equipe pour voir les résultats sportifs » alors qu’aujourd’hui vous demandez à Google en espérant que ce dernier sera pertinent ; la confiance a cédé sa place à la pertinence.

Peu importe quand, peu importe qui, peu importe où, n’importe quel site Internet peut être classé dans les premiers résultats de recherche dans Google si son contenu est jugé pertinent par l’algorithme. Et c’est bien là le problème.

Un autre exemple. Combien y a-t-il d’habitants aux îles Pitcairn, l’entité juridique la moins peuplée du monde à avoir un ccTLD ? Demandons à Google : « nombre d’habitants à Pitcairn ». Réponse : 57 en 2014. Merci Google. Génial ce Google ! Mais quelle est la source de ce chiffre ? Google ne le dit pas.

Google - Nb d'habitants à Pitcairn

 

Les habitués de l’informatique l’auront compris : en modifiant l’algorithme de Google, vous saurez modifier la réalité et le comportement des gens.

Souvenons-nous du débat présidentiel en 2007 : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avaient des chiffres différents concernant la génération de l’EPR, le réacteur nucléaire. Des internautes orientés politiquement avaient alors modifié le contenu de la page Wikipedia idoine (https://www.nextinpact.com/archive/36175-Wikipedia-EPR-generation-Sarkozy-Royal.htm).

Lorsque l’on saisissait « Sarkozy » dans le moteur de recherche en 2005, on tombait sur « Iznogoud » (https://www.generation-nt.com/iznogoud-nicolas-sarkozy-et-google-actualite-8896.html). Comme quoi, Google peut dire ce qu’il veut.

Prenons maintenant vos sites habituels, auxquels vous accordez une certaine confiance. À force de rechercher l’information souhaitée, vous pourrez tomber sur celle ; pertinente ET de confiance. C’est là toute la nuance.

Ce que Google vous dira, ce n’est pas l’information que vous recherchez, ni la vérité mais un résultat pertinent par rapport à votre requête. À partir de là, lorsque les faits passent bien après la réponse pertinente, le monde devient biaisé. Je ne me permettrais pas de montrer l’impact des recherches d’informations dans les récentes élections mais garderai en tête que lorsque la vérité n’est pas bonne, il devient tout à fait possible de la recréer.

Face à ce constat, il est intéressant de se rendre compte du regain d’intérêt de la presse traditionnelle de qualité : après un net recul des abonnements papiers en raison de la profusion d’informations gratuites sur Internet, la presse traditionnelle bénéficie aujourd’hui d’un boom des abonnements, grâce en partie aux « fake news » : Financial Times, New York Times et Washington Post ont ainsi bénéficié d’une hausse d’abonnements (https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211943354670-le-financial-times-bat-son-record-dabonnements-digitaux-2077427.php).

En tant que doctorant et étant confronté à des confrères qui affirment que la Terre est plate et que le soleil tourne autour (http://www.jeuneafrique.com/424393/societe/tunisie-these-affirmant-terre-plate-provoque-stupeur-consternation-monde-universitaire/), je ne peux que vous conseiller de prendre en considération cette notion de confiance. Et si ce n’est pas moi qui vous le dis, ce sera peut-être Sir Tim Berners-Lee, le fondateur du World Wide Web (http://www.bbc.com/news/technology-39246810).

Les new gTLD ont-ils de la valeur ?

Lancés en 2013 par l’ICANN après un long et fastidieux programme d’appel à candidatures, les new gTLD (.xyz, .club, .africa, .online etc.) sont désormais implantés dans la « domainosphère ».

Ce sont près de 28 millions de noms de domaine qui sont enregistrés, pour 1215 extensions existantes. Parmi les plus enregistrées depuis leur lancement, on compte le .xyz avec plus de 6 millions d’enregistrements, le .top avec 4.5 millions d’enregistrements, le .loan avec 1.7 millions d’enregistrements, suivis par le .win (1.1 millions), le .wang (1 million), .club, .site, .online, .bid, .vip (tous à moins d’un million d’enregistrements).

Bien que ces extensions ne dépassent toujours pas le nombre d’enregistrements d’un .com qui excède les 5 millions en 2016, et si certains restent encore sceptiques quant à leur réelle utilité, il n’empêche que les new gTLD peuvent vite faire grimper les enchères quand il s’agit de les vendre sur le second marché.

Nous sommes dans une période charnière, 4 ans après leur lancement, dans laquelle les titulaires de nouveaux noms de domaine réalisent qu’ils détiennent parfois des mines d’or. En effet, en 2013, les new gTLD étaient encore mal connus et peu considéraient qu’ils pourraient avoir une utilité. Les enregistrements étaient plutôt réalisés pour protéger une marque contre le cybersquatting.

Aujourd’hui, de plus en plus enregistrent des new gTLD dans un but de communication :

marcel.cab - exemple utilisation de new gTLD
Exemple : marcel.cab utilise un new gTLD pour son site principal et ses emails

 

New gTLD - exemple Le hasard ludique
Exemple d’une salle de spectacle parisienne utilisant un .paris

 

Il s’agit de cette utilisation et de cette communication qui font prendre de la valeur aux noms de domaine.

Il existe d’ailleurs de récentes illustrations. Début 2017, le nom de domaine casino.online s’est vendu plus de 200.000$ sur Sedo, la plus grande plateforme d’enchères de noms de domaine. C’est une très belle opération pour le vendeur, quand on sait que la moyenne de prix de vente d’un nom de domaine sur Sedo est de 500$.

Le .online est dans le top 10 des new gTLD, et de nombreux sites ont été créés, notamment :

New gTLD - exemple Sport Wetten
Sportwetten.online

 

New gTLD - exemple Lending
Lending.online

 

new gTLD - exemple Geeks.online
Geeks.online

 

Il faut savoir que le mot clé « casino online » est l’un des mots clés les plus chers de Grande-Bretagne. Ainsi, détenir un nom de domaine qui correspond à un mot clé très prisé sur le web fournit à son titulaire une opportunité marketing indéniable, et crée une vraie valeur pour la société qui l’utilise.

Le .online bénéficie d’une très bonne visibilité. D’abord, en matière de SEO, les noms de domaine en .online sont les plus visités parmi les new gTLD (source Alexa). Ensuite les sites en .online comptent le plus grand nombre de certificats SSL contrairement aux autres new gTLD. Ceci explique également la raison de sa valeur.

Un nom de domaine expiré utilisé contre Donald Trump

Un citoyen belge a repris à son compte un nom de domaine expiré non renouvelé par Donald Trump et l’a combiné à une utilisation de Twitter pour moquer le Président des États Unis.

Le compte officiel Twitter de Donald Trump est suivi par plus de 23 millions d’abonnés et compte près de 35 000 tweets depuis sa création en 2009, c’est dire si le nouveau Président aime ce canal de communication.
Malheureusement pour lui, un internaute par le biais du rachat d’un nom de domaine expiré non renouvelé a retourné l’utilisation du média contre le Président.
Le hacker a en effet consulté le compte Twitter de Donald Trump et découvert qu’un de ses tweets publié en 2012 renvoyait vers un site dont le nom de domaine et n’avait pas été renouvelé depuis. Il a suffit au facétieux internaute de racheter ce nom de domaine expiré et de mettre en ligne une nouvelle vidéo sur l’adresse du lien : voilà que le tweet officiel du Président renvoie vers une vidéo se moquant ouvertement de lui en chanson et de son attirance pour les femmes slaves.
L’unique moyen pour le Président de mettre un terme à cette plaisanterie est de supprimer le tweet en question, ce qui n’était pas encore fait à l’heure où ces lignes ont été rédigées.

A l’avenir, nous conseillons à l’équipe de communication de Donald Trump de bien veiller à ce que les noms de domaine qui servent de support de communication au Président soit bien renouvelés.

Transition vers le HTTPS : la France est en retard… et le réveil pourrait être difficile

Le JDN vient de publier un article très intéressant sur le décollage du HTTPS sur le top 100 des sites les plus visités en France. Il en ressort que 44/100 sont maintenant en HTTPS par défaut (dont 12 dans le top 20) et 54% des pages vues sont en HTTPS. C’est une bonne nouvelle pour les internautes français MAIS…

…on peut surtout remercier les acteurs américains. Sur le top 20, le seul acteur français aujourd’hui en HTTPS par défaut est Leboncoin.fr ! Si on pousse jusqu’au top 50, on ne trouve que quatre acteurs français supplémentaires : La Poste, Le Crédit Agricole, Mappy et Service Public.fr. Sur le top 100, 44 acteurs sont en HTTPS par défaut, dont seulement 15 acteurs français. Du côté du e-commerce c’est encore pire avec 33 acteurs français dans le top 40 mais seulement 7 en HTTPS par défaut.

La France est à la traine… et doit réagir

Google et Firefox, les deux fers de lance de la généralisation du HTTPS, continuent à annoncer des mesures toujours plus fermes en vue de l’adoption généralisée du HTTPS par défaut :

  • bonus sur le référencement naturel,
  • « malus » au cours de la navigation avec de plus en plus d’alertes,
  • limitation de fonctionnalités au seul HTTPS : HTTP2, géolocalisation, utilisation de la caméra, auto-remplissage des formulaires…
  • dépréciation des versions trop anciennes : SHA1 remplacé par SHA256

Chrome 56 arrive en Janvier 2017 avec une première série d’alertes dans les barres d’adresse pour les pages de connexion et contenant des champs de carte de crédit… et annonce déjà la couleur pour la suite avec la volonté clairement affichée d’une alerte pour tous les sites en HTTP (voir visuels ci-dessous).


https-2

Firefox n’est pas en reste et annonce la mise en place d’une alerte sur les saisies de mot de passe

treatment HTTPS firefox

Et d’autres acteurs majeurs comme WordPress, Apple ou Microsoft suivent le mouvement.

Pourtant le HTTPS peine à s’imposer pour la plupart des acteurs français du Web. Pourquoi ?

La transition d’un site Web en HTTPS par défaut n’est pas une mince affaire et deux freins importants existent encore : le risque d’un déclassement en termes de SEO si la transition est mal opérée, et certaines régies publicitaires qui restent en sources HTTP. Le trafic et les revenus publicitaires, le nerf de la guerre pour beaucoup de sites web.

Et donc, on attend ! On attend le dernier moment en espérant que Google et Firefox reculent ? C’est peu probable et le calendrier se resserre. Même si Google n’a pas encore annoncé de date pour la mise en place des alertes sur le HTTP, il y a fort à parier qu’ils le feront le plus tôt possible, et les conséquences risquent d’être désastreuses s’il faut agir dans l’urgence.

Nous recommandons d’étudier au plus tôt un calendrier de transition vers le HTTPS par défaut, projet à mener en étroite collaboration avec les équipes web et référencement, pour tous les sites vitrine dans un premier temps et pour l’ensemble des activités web dans un second.

Les équipes de Nameshield pourront vous accompagner en termes de conseil pour la mise en place et la gestion des certificats qui permettront d’afficher le HTTPS.

HTTPS et SSL : Google continue son offensive

https-chromeChrome 53 est arrivé le 31 août et avec lui Google continue de militer pour un internet plus sûr.

Avec son navigateur Chrome, Google souligne de plus en plus clairement quand un site ne dispose pas de httpS dès sa page d’accueil. Et les versions à venir vont continuer dans ce sens jusqu’à barrer purement et simplement le http d’une croix rouge, ce qui sera rédhibitoire pour l’image de marque des sites web, donc des marques notoires.

Http Cdiscount
Site en http
Https Amazon
Site en httpS par défaut
Https Nameshield
Site en httpS EV (Extended Validation)

Firefox a d’ores et déjà annoncé une mesure similaire. Ajoutez à cela le httpS comme facteur supplémentaire de référencement naturel et la prise en compte du httpS pour les pages de saisie de données personnelles dans les résultats de Google shopping, si vous ne l’avez pas encore envisagé, il est temps de préparer la migration de votre site web vers plus de sécurité.

Pourquoi passer maintenant au HTTPS ?

  •  Cela va devenir incontournable ;
  • C’est bénéfique pour votre image en ligne, notamment avec Extended Validation ;
  • La transition d’un site web vers le httpS se prépare et il vaut mieux se pencher dessus maintenant que dans l’urgence demain.

A quoi ressemblera la barre de navigation en Janvier 2017 ?

Pour les pages des sites HTTP proposant la saisie de mots de passe ou de cartes de crédit, le petit picto d’avertissement « i » sera agrémenté d’un texte pour le moins explicite : « Not secure » !

Ce que Chrome souhaite afficher à terme

Pour tous les sites, le but ultime de Google est d’afficher le libellé « Not secure » pour toutes les pages des site HTTP.

Note secure

Source : https://security.googleblog.com/2016/09/moving-towards-more-secure-web.html

Les équipes de Nameshield vous accompagnent dans le choix des certificats SSL les plus adaptés pour obtenir le HTTPS, contactez dès maintenant votre commercial ou votre chargé de clientèle pour aborder la question.