Round ICANN 2026 : que nous disent vraiment les chiffres du Reveal Day ?

Le Reveal Day ICANN du 7 octobre 2026 donne enfin une première photographie du dernier round de candidatures aux extensions Internet, les fameux nouveaux TLD. Découvrez en détail les premières données consolidées et notre analyse de ces résultats.

Le Reveal Day ICANN du 7 octobre 2026 donne enfin une première photographie du dernier round de candidatures aux extensions Internet, les fameux nouveaux TLD.

Et cette photographie mérite d’être regardée avec un peu de recul : 1 615 candidatures ont été déposées, soit moins que lors du round de 2012, mais le nombre brut de candidatures ne raconte qu’une partie de l’histoire. Entre une candidature déposée, un contrat signé avec l’ICANN et une extension Internet effectivement déléguée, le chemin est encore long. Le taux de conversion de ce nouveau round reste par définition, inconnu à ce stade.

2026 : 1 615 candidatures, dont 333 marques

La fenêtre de candidatures était ouverte du 30 avril au 12 août 2026. L’ICANN a révélé ce 7 octobre les premières données consolidées du round : 1 615 candidatures, déposées par 481 candidats.

Parmi elles :

  • 333 candidatures de marques, soit environ 21 % ;
  • 16 candidatures communautaires ;
  • 15 candidatures s’identifiant comme géographiques ;
  • 21 candidatures IDN ;
  • 9 candidatures de variantes ;
  • 51 candidatures déposées par des bénéficiaires de l’Applicant Support.

Des données de l’ICANN, on peut par ailleurs extrapoler qu’il va y avoir au moins 1003 nouvelles extensions distinctes vouées à être exploitées certainement de manière ouverte.

La part des extensions Internet ouvertes est donc très importante mais une précaution méthodologique doit être considérée car ces catégories ne sont pas nécessairement exclusives. Une même candidature peut en effet relever de plusieurs catégories.

Par ailleurs, l’ICANN précise que ces chiffres constituent un snapshot au 7 octobre. Ils vont certainement évoluer à l’issue de la période de remplacement des chaînes, avant leur confirmation définitive le 17 novembre.

Une géographie toujours très concentrée

La répartition géographique confirme une tendance déjà visible en 2012.

En 2026, l’Amérique du Nord représente à elle seule plus de la moitié des candidatures.

L’Europe arrive loin derrière avec un peu plus de 31 %, tandis que la région Asie-Pacifique représente environ 13,5 %. Les candidatures provenant d’Afrique et d’Amérique latine restent, comme en 2012, très minoritaires.

2026 vs 2012 : moins de candidatures, mais surtout une autre répartition

En 2012, l’ICANN avait reçu 1 930 candidatures, provenant de 60 pays et territoires. Parmi celles-ci, 84 étaient déclarées « community-based » (communautaires), 66 géographiques et 116 IDN (internationalisées). La répartition géographique était de 911 candidatures en Amérique du Nord, 675 en Europe, 303 en Asie-Pacifique, 24 en Amérique latine/Caraïbes et 17 en Afrique.

La première différence est donc quantitative : le round 2026 compte environ 16 % de candidatures en moins qu’en 2012.

Mais la différence la plus intéressante se situe peut-être dans la nature des candidatures.

Les candidatures communautaires passent de 84 à 16, les géographiques de 66 à 15, et les extensions IDN (internationalisées) de 116 à 21.

Du côté des marques, la comparaison demande davantage de prudence. En 2012, l’ICANN ne disposait pas encore d’une catégorie officielle « .marque ». L’OMPI estimait à environ 664 le nombre de candidatures de type .marque.

En 2026, l’ICANN identifie explicitement 333 “brand applications” (candidatures à un .marque).

On peut donc constater que la présence des marques est nettement moins importante en volume qu’en 2012 mais ces chiffres sont à relativiser car les méthodes de classification ne sont pas identiques.

Une prudence qui semble plus grande qu’en 2012

Le round de 2012 avait été lancé dans un contexte d’ouverture inédite du DNS : pour les entreprises, les marques, les communautés et les opérateurs de registre, la possibilité de créer son propre espace de noms de domaine constituait une opportunité largement nouvelle.

Quatorze ans plus tard, le marché dispose de beaucoup plus de recul.

Les entreprises savent désormais bien mieux ce qu’implique réellement l’exploitation d’un TLD : investissement initial, coûts récurrents, gouvernance, conformité, sécurité, stratégie de lancement, adoption par les utilisateurs, réputation et, pour les marques, intérêt réel d’exploiter un espace .marque.

Une extension internet doit désormais davantage trouver sa justification économique et stratégique. Dans un contexte économique plus contraint, ces éléments et le fait que beaucoup de .marque soumis en 2012 n’aient pas réussi à démontrer ces capacités, peut expliquer une plus grande prudence.

Le fait que les candidatures de marques passent d’une estimation d’environ 664 en 2012 à 333 en 2026 va dans ce sens, même si les méthodes de comptage ne permettent pas d’en faire une comparaison statistique parfaite.

À l’inverse, avec 1 282 candidatures qui ne sont ni communautaires ni géographiques et une forte concentration des candidatures en Amérique du Nord et en Europe, ce round confirme qu’il existe toujours un marché pour les nouveaux espaces de domaines.

Les prochaines étapes : remplacer, confirmer… puis commencer vraiment

Le prochain rendez-vous est d’abord la Replacement Period (période de remplacement des chaines), du 8 au 21 octobre 2026, donc pendant que se tiendra l’ICANN87. Les candidats ayant prévu une chaîne de remplacement pourront, sous certaines conditions, substituer celle-ci à leur chaîne principale. Cela peut leur éviter d’être en concurrence avec un autre candidat. On notera que sur ce round l’extension .agent obtient la palme d’or du plus grand nombre de candidatures : 13 candidatures. En 2012, il s’agissait du .app avec également 13 candidatures.

Puis viendra le String Confirmation Day (le jour de confirmation des chaînes), le 17 novembre 2026.

L’ICANN publiera alors la liste finale des chaînes candidates ainsi que la nouvelle configuration des chaines en concurrence. Cette date marquera également le début de la période des Community Input (consultations de la communauté) et des objections.

Nous disposerons alors d’une photographie beaucoup plus stabilisée de ce que sera réellement la nouvelle génération de gTLDs.

Il faudra ensuite regarder le nombre de candidatures qui franchiront successivement l’évaluation, les éventuelles contentions et objections, la contractualisation, puis la délégation.

En 2012, sur les 1 930 candidatures, 1 241 extensions ont été déléguées, soit 64% d’entre elles, des statistiques qui ne tiennent pas compte des contrats résiliés et TLD retirés de la zone racine.

En 2026,  1 615 candidatures viennent de remettre le sujet des TLDs sur la table. Reste maintenant à voir combien auront envie de rester à table lorsqu’arrivera la suite des réjouissances.

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Sources :

.BRAND : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été

. brand : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été
Photo : CC BY-SA 3.0 Nick Youngson – source : http://nyphotographic.com/

Acte 4 : la reconstruction

Alors qu’une myriade de nouvelles extensions étaient ouvertes à l’enregistrement, l’heure était au choix des enregistrements .COM, .CM, .OM, .CO ou .CAM ? .FR ou .FRL ?

La décision de déposer ses marques dans toutes les nouvelles extensions a bien sûr un coût élevé et n’est qui plus est pas nécessairement judicieux.

C’est aussi pourquoi certaines marques ont choisi un .BRAND : son propre TLD, sa propre souveraineté, ses propres règles de gestion ! De nombreuses marques ont opté pour cette configuration et l’on peut aujourd’hui voir fleurir du .BNPPARIBAS, .ALSTOM, .SNCF, .LECLERC, .GOOGLE,…

Cette réflexion vis-à-vis des .BRAND a parfois été mal menée : certaines marques ont aujourd’hui abandonné leurs propres TLD, comme McDonald’s. L’ICANN tient d’ailleurs une liste de ces TLD, accompagnée des lettres très formelles des entreprises demandant à supprimer la zone de confiance, historiquement si coûteuse. Cela me rappelle The Fallen Astronaut. On pourra dire que l’abandon de ces TLDs servira aux autres à se construire. Un bon général utilise la force de l’ennemi comme disait Sun Tzu !

Ces abandons montrent que les entreprises concernées n’ont pas vu aujourd’hui les bénéfices qu’elles pouvaient en tirer au regard des coûts associés à la création et à la gestion d’un .BRAND. D’autres, plus audacieuses, en ont découvert l’intérêt et/ou imaginent découvrir des opportunités de service nouvelles leur permettant d’avoir un contrôle accru sinon total sur leurs infrastructures à venir à forts enjeux, de type Internet des Objets, Industrie 4.0,…

Attendons les premiers objets connectés et le déploiement d’une réelle infrastructure autour d’un .BRAND résilient et nous verrons !

Lire l’acte 1 : Le déni (et la colère)

Lire l’acte 2 : L’expression

Lire l’acte 3 : La dépression

.BRAND : de l’importance de la stratégie digitale, ou le cas de McDonald’s

McDonald’s ! Le symbole de la mondialisation : de l’invention du service express par les frères éponymes à sa franchisation réussie par Ray Kroc (je vous conseille d’ailleurs le film The Funder), McDonald’s est un exemple de réussite entrepreneuriale d’après-guerre. Le BigMac, le Filet o’Fish ? Ce sont des inventions de franchisés que le siège a accepté de développer dans le monde entier. Un modèle d’innovation.

Qu’en est-il de leur stratégie numérique ? Lorsque Internet arrive et que tout le monde en parle, un journaliste de Wired contacte McDonald’s pour leur expliquer que Burger King pourrait enregistrer mcdonalds.com. McDonald’s ne l’enregistrera pas pour autant. Le journaliste le fera et la firme US, après avoir tenté de le récupérer, finira par donner 3500 USD à une école sous la forme d’équipement informatique.

Chat échaudé craint l’eau froide. McDonald’s s’impose à compter de cet événement une politique préventive d’enregistrement de noms de domaine, soit une stratégie de nommage : goldenarches.com, mcd.com, bigmac.com,… Si RayKroc.com et mcdo.com sont déjà cybersquattés, la mise en œuvre de règles de dépôts défensifs est en marche.

Ainsi, lorsque le programme des new gTLD est lancé en 2012, McDonald’s est candidat et remporte le .MCD et le .MCDONALDS (MCD est utilisé en interne pour la messagerie électronique).

 

.brand - cas McDonald's
Illustration 1: Page d’accueil de NIC.MCD

 

On remarquera le faible développement sur la page d’accueil du .MCD, cette dernière se limitant aux obligations de l’ICANN quant à la présentation du TLD.

 

.brand, cas de McDonald's - Service WHOIS du .MCDONALDS
Illustration 2: Service WHOIS du .MCDONALDS

 

Le service Whois du .MCDONALDS permet ainsi l’identification du titulaire, même si, tel qu’il a été présenté dans le dossier pour l’ICANN, le .MCDONALDS n’a pas vocation à être une extension ouverte.

Il est intéressant de constater à la lecture du Whois, l’application d’une gestion conjointe des départements marketing et propriété intellectuelle :

  • Premier contact : Division IP, Eric William Gallender, ‘Senior Intellectual Property Counsel’
  • Deuxième contact : Division marketing, Anja Morrison Carroll, ‘Senior Director, Marketing’

Dans les motivations de l’entreprise à bénéficier d’un .MCD et un .MCDONALDS issues d’un document public, on retrouvera la volonté à recréer de la confiance. McDonald’s met en avant ses dépôts en gTLD, ccTLD et dépôts préventifs (.XXX entre autres).

Enfin, les engagements avancés par McDonald’s sont nombreux :

  • Apporter une référence simple et intuitive et un point d’accès aux internautes ;
  • Représenter une authenticité et ainsi promouvoir la confiance des utilisateurs ;
  • Diriger les internautes vers des informations et des produits pertinents localement ;
  • Utiliser les noms géographiques appropriés pour se connecter avec les internautes dans les régions pertinentes ;
  • Utiliser potentiellement des IDNs pour que les clients puissent interagir dans leur langue maternelle ;
  • Accroître la sécurité et minimiser les risques de sécurité en mettant en place les nécessaires mesures techniques et politiques ;
  • Renforcer la réputation de la marque et la confiance de l’utilisateur en éliminant la confusion de l’utilisateur ;
  • Empêcher des potentiels abus dans la procédure d’enregistrement, réduisant le coût global pour les entreprises et les utilisateurs.

Pourtant, le 2 mai 2017, une lettre signée du VP Global Brand Marketing, Colin Mitchell, annonce un retour en arrière : c’est la fin pour les deux TLDs.

Aucune raison n’est évoquée pour justifier ce retrait et le service juridique de McDonald’s n’a pas répondu aux demandes de communication.

 

.brand - Lettre de McDonald's
Illustration 3: Lettre de McDonald’s

 

McDonald’s n’a pas su faire de ces deux TLDs plus qu’un espace de confiance pour les sites Internet : un .BRAND, oui, mais il est nécessaire d’avoir une réelle stratégie de déploiement et d’utilisation.

Créer un .BRAND avec pour seul objectif la défense de la propriété intellectuelle ne semble, sous cet éclairage, pas être une tactique payante. Le succès d’un .BRAND est avant tout conditionné par une véritable stratégie, et son développement nécessite d’anticiper, bien en amont, l’usage qui va en être fait, tout comme ses implications en termes de communication digitale et commerciale.

.BRAND : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été

. brand : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été
Photo : CC BY-SA 3.0 Nick Youngson – source : http://nyphotographic.com/

Acte 3 : La dépression

 

Il y a encore cinq ans, le nombre d’extensions de noms de domaine était correct : moins de 500. Il était encore possible d’enregistrer sa marque et le nom de son entreprise dans l’extension de son choix et de visualiser les dépôts frauduleux. Les attaques étaient peu communes et l’on se défendait lorsque des petits malins faisaient des dépôts litigieux. Certaines extensions n’acceptaient d’ailleurs que des sous-domaines, tel que l’Australie et le Royaume-Uni. Impossible d’enregistrer à la racine et impossible surtout d’enregistrer sans avoir de droit quelconque : .CO.UK pour les entreprises, .AC.UK pour le monde académique,…

Mais ça c’était avant.

 

Saga noms de domaine en .brand - Nombre TLD délégués

 

Arrivèrent ensuite quelques extensions génériques et si les rares extensions créées ne causèrent que peu de problème (.MUSEUM, .MOBI, .AERO,…), ce ne fut pas le cas du millier de nouvelles extensions déléguées suite au programme des new gTLDs ouvert le 12 janvier 2012. Bien que des marques aient déposé des .BRAND ou .SOCIETE pour protéger leurs territoires, de nombreuses extensions étaient ouvertes et la course à l’enregistrement permit à certains de créer de gros dégâts. L’enregistrement de BLOOMBERG.MARKET et de VINCI.GROUP en sont deux exemples particulièrement médiatisés.

Aujourd’hui, la gestion des noms de domaine est gérée par des personnes dédiées à cette activité, majoritairement au sein des départements juridique, marketing et SI.

Mais alors que faire ? Enregistrer son nom de domaine dans toutes les extensions ? Dépenser une somme importante en procédures de récupération de noms de domaine ? Un entre-deux ?

Des alternatives intéressantes sont nées de l’ouverture des new gTLDs :

  • Créer une extension fermée avec des sous-domaines permettant de retrouver le lien identification-confiance, tel que le projet du .FX que j’ai présenté voici quelques jours à NetWare2017 ;
  • Créer sa propre extension : certaines le font déjà très bien, telles que .BNPPARIBAS ou .LECLERC ;
  • Aider l’internaute final et c’est le projet du CEO de Nameshield à travers Brandsays, une extension pour navigateur.

Si les marques continuent à déposer légitimement des noms de domaine, elles développent également d’autres moyens d’accès, tels que le SEO ou les réseaux sociaux.

Alors que l’INTA dans sa récente étude mettait en avant des chiffres impressionnants concernant les actions défensives, il convient de se poser la bonne question pour la bonne action. Nous verrons ainsi dans le quatrième et dernier épisode de cette saga de l’été, comment comprendre la stratégie d’un .BRAND.

 

Lire l’acte 1 : Le déni (et la colère)

Lire l’acte 2 : L’expression

Lire l’acte 4: La reconstruction

.BRAND : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été

. brand : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été
Photo : CC BY-SA 3.0 Nick Youngson – source : http://nyphotographic.com/

Acte 2 : L’expression

 

Nous en étions restés à l’époque où les marques n’ont pas senti le vent tourner, les techniques évoluer et les noms de domaine déposés. (Lire l’acte 1 : Le déni (et la colère))

L’exemple McDonalds est en ce sens intéressant. En 1994, Wired, magazine américain créé un an plus tôt, communique sur le cas de mcdonalds.com. Joshua Quittner, journaliste chez Newsday, contacte McDonald’s pour leur demander si l’enregistrement de mcdonalds.com les intéresserait. Pas ou peu de réponse. Il enregistre le nom, contacte McDonald’s qui ne lui répond pas. Puis publie son article sur Wired en mettant en adresse de contact ronald@mcdonalds.com.

McDonald’s se plaint et Quittner demande une donation pour les œuvres de charité : ce sera 3500 USD pour l’équipement en informatique d’une école de New York.

Noms de domaine mcdonalds.com - .brand: 4 épisodes de quoi tenir tout l'été

 

On se souviendra en analogie d’un ouvrier russe demandant un cadeau à Vladimir Poutine : ce dernier ne pouvant refuser face à la caméra, lui offrira sa montre, d’une valeur d’un an de salaire.

Les attaques virulentes des marques sont légion pour récupérer les noms de domaine de petits plaisantins, dont certains sont internes à l’entreprise, tel est le cas pour mtv.com.

Les marques se fédèrent entre elles, contactent l’ICANN afin de développer des procédures simplifiées, même si, selon le fameux trademark dilemna, l’organisme américain était au courant depuis longtemps du risque de cybersquatting.

Du côté des juristes, des formations se lancent de chaque côté de l’Atlantique et les UDRP, SYRELI, URS et autres se développent afin de défendre les territoires numériques.

La France, connue depuis longtemps comme un pays adepte des marques, ne se laissera pas faire et est aujourd’hui le deuxième pays au monde en termes de résolutions de litiges concernant les noms de domaine.

Ainsi, dans le territoire virtuel, et à contrario du réel, la police est financée par les marques. Les titulaires de territoire, assimilables à des pays, ne font rien ou presque : récupérer un .Fr peut être faisable via une procédure SYRELI alors que chez nos amis d’outre-Rhin, aucune procédure alternative n’existe : pour demander son .DE, c’est le tribunal ou rien.

Malgré tout, une économie de défense de marques s’organise et un écosystème y est ainsi développé. Tout semble bien se passer, jusqu’à l’arrivée des nouvelles extensions, appelée dans le milieu, le premier round….

 

Lire l’acte 3 : La dépression