2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI

2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI - UDRP

En 2025, plus de 6 200 procédures de litiges sur les noms de domaine ont été traitées par l’OMPI. Ce record de litiges UDRP confirme une montée en puissance du cybersquatting et l’importance pour les marques d’adopter une stratégie de protection en ligne structurée : mise en place de dispositifs de surveillance et de remédiation, compréhension des procédures alternatives de résolution de litiges, dont les mécanismes UDRP.

Dans ce paysage où l’OMPI s’impose comme un baromètre mondial des litiges sur les noms de domaine, il ne faut pas oublier qu’elle n’est qu’un des six centres d’arbitrages sélectionnés par l’ICANN pour l’UDRP. Si ses chiffres, plus de 6 200 procédures en 2025, donnent une tendance très marquée, ils ne reflètent qu’une partie du contentieux global, alimenté aussi par d’autres centres.

Un volume inédit de procédures UDRP

Le seuil symbolique de plus de 6 200 procédures UDRP et mécanismes associés administrés par l’OMPI ne traduit pas seulement une inflation quantitative : il consacre la place de l’UDRP comme une procédure extrajudiciaire mondiale pour trancher les litiges liés aux noms de domaine.

Conçue comme une procédure rapide, simple et internationale, l’UDRP s’est imposée au fil de la jurisprudence comme un véritable corpus normatif : interprétation de la notion de droits antérieurs, appréciation de la mauvaise foi à l’enregistrement et à l’usage, reconnaissance de nouveaux schémas d’atteintes (typosquatting, redirections malveillantes, exploitation de pages…).

L’UDRP s’applique non seulement aux extensions génériques (gTLDs) et nouvelles extensions (new gTLDs), mais aussi aux extensions géographiques (ccTLDs) dont l’organe d’enregistrement (le registre) a accepté les principes UDRP.

Cybersquatting, typosquatting, combosquatting, abus sur cctld et gtld : quelles tendances en 2025 ?

En 2025, les décisions OMPI révèlent une consolidation des grands classiques du contentieux – cybersquatting sur des marques à forte notoriété, typosquatting visant les erreurs de frappe les plus prévisibles, combosquatting, enregistrements combinant marque et terme générique attractif , mais aussi une montée en puissance d’atteintes plus sophistiquées.

Les panels OMPI relèvent notamment une professionnalisation des acteurs malveillants: dépôts automatisés de variantes orthographiques, segmentation géographique des enregistrements pour contourner les dispositifs locaux, et usage coordonné de plusieurs extensions afin de multiplier les points d’entrée vers une même infrastructure frauduleuse.

Cette dynamique renforce la nécessité, pour les titulaires de marques, de disposer d’une vision consolidée des risques sur l’ensemble du spectre des extensions et d’articuler, en amont des litiges, politiques d’enregistrement défensif, dispositifs de surveillance et stratégies de réaction en cas d’atteinte.

C’est précisément ce maillage entre extra-judiciaire, technique et opérationnel que Nameshield déploie dans son offre d’Online Brand Protection.

Avec Nameshield : detect better, defend smarter

Avec notre ligne Online Brand Protection, Nameshield propose une approche globale afin d’accompagner les entreprises dans la lutte contre la fraude. Cette offre propose un large éventail de solutions pour surveiller les noms de domaine, protéger et défendre l’intégrité et la réputation des marques.

Notre mission est de détecter en amont les signaux faibles de cybersquatting ou d’usurpation des marques afin d’alerter au plus tôt nos clients, pour protéger leur territoire numérique, tout en proposant une stratégie de remédiation en cas d’atteinte.

Les procédures de résolution des litiges autour des noms de domaine font partie d’un large panel d’actions activables.

Nameshield est le premier déposant de plaintes UDRP au monde, tous centres d’arbitrage confondus, pour lesquelles il affiche un taux de transfert de 99%, plus élevé que le taux de transfert global.

Si vous avez envie de parler concrètement de l’offre globale Nameshield d’Online Brand Protection, retrouvez nos experts sur le stand 230 au salon de l’INTA 2026 à Londres, ou prenez dès maintenant rendez-vous via notre formulaire.

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

À l’approche des élections municipales des 12 et 26 mars 2026, le risque d’ingérences numériques ciblant les collectivités françaises augmente, mêlant désinformation, usurpation d’identité visuelle, détournement de marque et cyberattaques visant notamment le DNS. Ce contexte met à nu la vulnérabilité de l’espace informationnel local et des infrastructures critiques telles que le DNS ou les certificats numériques. Les questions de disponibilité et de fiabilité de l’information deviennent alors des conditions essentielles au bon déroulement du scrutin.

Comprendre l’état de la menace 

Les ingérences numériques prennent une dimension véritablement systémique pour la démocratie locale en ciblant simultanément :

  • L’information (désinformation, faux contenus, usurpation, phishing)
  • L’identité numérique des collectivités (cybersquatting, faux sites, comptes inauthentiques),
  • Et la disponibilité des services en ligne (attaques par déni de service (DDoS), perturbation des portails citoyens)

Le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (VIGINUM) explique d’ailleurs, dans son guide de sensibilisation à la menace informationnelle publié en décembre 2025, que ces ingérences représentent une menace « grave pour le fonctionnement démocratique de nos sociétés ».

En cette période importante, le risque de menace est multiplié et s’inscrit dans une logique d’affaiblissement de l’écosystème politique local : chaque faille DNS, chaque certificat obsolète ou mal géré, chaque confusion de nom de domaine peuvent être exploités pour semer le doute sur l’authenticité d’un site de mairie ou l’intégrité d’une communication officielle.

Face à ces risques, le DNS et les certificats numériques deviennent des éléments stratégiques de défense pour les collectivités : en ciblant les noms de domaine, les attaquants peuvent rediriger les citoyens vers de faux sites, provoquer des indisponibilités temporaires ou altérer l’accès aux services essentiels, tandis qu’un certificat expiré ou non conforme suffit à déclencher des alertes de sécurité anxiogènes dans les navigateurs.

Protéger le DNS, via des infrastructures résilientes, des politiques de sécurité adaptées et une surveillance active des manipulations potentielles, revient à verrouiller la « porte d’entrée » numérique des mairies. Tandis que sécuriser et renouveler rigoureusement les certificats, en particulier dans la perspective du basculement vers eIDAS et l’usage de QWAC, permet d’assurer en continu l’authenticité des sites et de couper court aux tentatives d’usurpation.

Les noms de domaine frauduleux exposent directement les données personnelles des utilisateurs à des usages malveillants. Une fois attirés sur un faux site, via un lien partagé sur les réseaux sociaux, un courriel imitant une communication officielle ou un contenu web bien indexé, les citoyens sont incités à renseigner des informations sensibles : identité complète, adresse postale, numéro de téléphone, voire identifiants de comptes ou justificatifs numérisés (pièces d’identité, attestations de domicile, formulaires de procuration). Ces données, collectées sous couvert d’un service municipal prétendument légitime, peuvent ensuite être revendues, croisées avec d’autres bases illicites ou réutilisées pour des campagnes d’hameçonnage ciblé.

Verrouiller la chaîne d’authentification c’est contribuer à protéger non seulement l’intégrité du scrutin, mais aussi le capital de confiance et les informations personnelles des utilisateurs.

Protéger les élections municipales : la réponse de Nameshield

Dans ce contexte de menaces, Nameshield propose une approche intégrée pour sécuriser l’identité numérique des mairies et communes, en combinant protection DNS, lutte active contre le cybersquatting et gestion avancée des certificats.

Sur le volet DNS, l’entreprise s’appuie sur des infrastructures hautement résilientes afin de garantir la disponibilité et l’intégrité de l’accès aux sites institutionnels et faire face aux attaques potentielles en période de pression accrue.

En parallèle, une surveillance des noms de domaine présentant une similarité orthographique et typographique avec votre institution permet de détecter rapidement les tentatives de cybersquatting ou de typosquatting et d’enclencher, si nécessaire, des actions de remédiation.

Côté certificats, Nameshield facilite le passage vers des certificats QWAC conformes eIDAS en orchestrant l’émission et le renouvellement de certificats qualifiés via plusieurs Autorités de Certification (AC). Cette position unique sur le marché multi-AC, couplée à l’automatisation des processus, réduit drastiquement le risque de certificat expiré le jour du scrutin, tout en assurant une authentification forte et visible de chaque site ou portail électoral.

S’appuyer sur un prestataire comme Nameshield revient ainsi à transformer un paysage de contraintes réglementaires en un avantage opérationnel : des services plus disponibles, des canaux officiels clairement identifiés et une continuité électorale renforcée, face à une menace cyber importante et à des attaques de plus en plus sophistiquées.

Vous souhaitez basculer vers des certificats qualifiés QWAC, découvrir nos solutions DNS ou Online Brand Protection ? N’hésitez pas à contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Nameshield devient membre de l’INTA et participera à son meeting annuel, à Londres en mai 2026

Nameshield est fière d’annoncer son adhésion à l’INTA (International Trademark Association) en 2025. Organisation de renom et de référence en ce qui concerne la protection des marques, Nameshield est ravie de pouvoir rejoindre ce réseau de professionnels spécialisé en propriété intellectuelle.

Cette décision nous permet de réaffirmer notre engagement dans la protection des noms de domaine, actifs immatériels clés dans le territoire numérique des marques. Notre adhésion nous permettra d’évoluer au cœur des enjeux de propriété intellectuelle, d’échanger avec de multiples acteurs du secteur et de nous impliquer pleinement dans les discussions globales qui façonnent l’avenir des marques.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté d’accompagner toujours plus d’entreprises dans la lutte contre la fraude grâce à notre ligne « Online Brand Protection », qui propose un large éventail de solutions pour surveiller les noms de domaine, protéger et défendre l’intégrité et la réputation des marques. Cet accompagnement peut s’illustrer par trois chiffres clés :

  • Un  taux de détection de noms de domaine trompeurs et frauduleux de 99,97%,
  • Un taux de réussite de nos takedown de 99%,
  • Et Nameshield est le premier déposant de procédures UDRP tout centre d’arbitrage confondu.

Nous aurons ainsi le plaisir de vous présenter nos offres lors de la prochaine édition de l’INTA qui aura lieu à Londres du 2 au 6 mai 2026.

Nous reviendrons vers vous très prochainement pour vous en dire plus sur cette édition à venir. A noter, pour le moment, que les inscriptions anticipées ouvriront dès le 8 décembre sur le site de l’INTA.

L’année dernière, l’édition annuelle s’était tenue à San Diego, autour du thème du commerce de la propriété intellectuelle, ayant pour but de mettre en évidence le rôle central de la propriété intellectuelle dans la promotion de l’innovation et la réussite des entreprises. Plus grand rassemblement INTA post Covid, près de 10 000 experts de la propriété intellectuelle étaient présents.

La 148e Réunion annuelle de l’INTA devrait à son tour être un succès et façonner, une nouvelle fois, l’avenir de la propriété intellectuelle.

Que vous ayez besoin d’un accompagnement stratégique pour la protection de votre marque ou d’actions juridiques concernant vos noms de domaine, Nameshield sera présent pour échanger avec vous et vous présenter nos solutions.

N’attendez plus : detect better, defend smarter avec Nameshield.

Quelles bonnes pratiques en cas de détection d’un nom de domaine usurpant votre marque ?

Quelles bonnes pratiques en cas de détection d’un nom de domaine usurpant votre marque ?

Les noms de domaine font partie intégrante de la surface d’attaque des entreprises. Les fraudeurs et cybercriminels exploitent donc régulièrement ces actifs stratégiques à des fins d’abus et d’attaques informatiques, que leurs objectifs soient d’ordre financier, de perturbation ou déstabilisation ou encore de compromission de systèmes d’information.

Dans cette optique, les acteurs malveillants enregistrent abusivement des noms de domaine qui reprennent à l’exact ou à l’approchant une marque ou un signe distinctif sur lesquels ils n’ont aucun droit : c’est ce qu’on appelle du cybersquatting. Il peut également arriver que les acteurs malveillants récupèrent et exploitent un nom de domaine non renouvelé ou abandonné par l’entité qui le détenait légitimement jusque-là.

Quels usages font les acteurs malveillants de ces noms de domaine usurpés ?

Initialement, les usurpations de noms de domaine avaient un but essentiellement financier, visant à monnayer et revendre le nom au prix fort. Si ce type de fraude perdure, ces usurpations sont désormais principalement liées à des activités cybercriminelles.

Elles peuvent avoir pour objectif de récupérer frauduleusement des renseignements via de l’hameçonnage, représentant un risque pour les utilisateurs qui transmettent des données sensibles pouvant être revendues et exploitées pour de l’usurpation d’identité ou pour la compromission de systèmes d’information.

Les internautes sont facilement leurrés par des noms de domaine très approchants d’un nom légitime, ce qui est exploité pour la mise en œuvre d’arnaques, de redirection vers des liens commissionnés ou encore de la promotion d’offres illicites voire concurrentes. Les noms de domaine peuvent également être utilisés pour diffuser de fausses informations ou des contenus inappropriés.

Le cybersquatting demeure par ailleurs un vecteur d’intrusion initial très utilisé par les acteurs malveillants pour conduire un internaute à télécharger des codes malveillants destinés à infecter son poste et partager des données permettant de prendre pied sur un système d’information.

Une exploitation croissante du cybersquatting

Les entités ciblées peuvent donc être victimes de pertes financières ainsi que d’atteintes réputationnelles et sécuritaires. Or, les actes d’usurpation de marque via le cybersquatting augmentent d’année en année.[1]

L’enregistrement de noms de domaine d’apparence légitime est une pratique très aisée. En effet, le dépôt d’un nom de domaine relève de la règle du « premier arrivé, premier servi », et nombre de bureaux d’enregistrement n’appliquent pas de vérification de l’identité du déposant. Certaines extensions étant par ailleurs très peu onéreuses, on observe une croissance des dépôts en masse.   

Les acteurs malveillants usent par ailleurs des formes de cybersquatting faisant passer le nom de domaine frauduleux le plus inaperçu possible, à l’instar du combosquatting qui consiste à imiter un nom de domaine existant par l’ajout d’un mot-clé au domaine de la marque et du TLD-squatting qui consiste à déposer un nom de domaine, le plus souvent dans sa forme exacte, avec une extension différente à celle du nom légitime.

Une fois un nom de domaine litigieux détecté, il faut alors réagir via des actions de remédiation pour mettre fin à l’atteinte et via des actions techniques pour vérifier qu’aucune compromission ne soit en cours ou anticiper une potentielle survenue.

Comment remédier à une atteinte pour protéger votre marque ?

En fonction de la forme de l’usurpation détectée et de la stratégie adoptée, il existe plusieurs actions de remédiation qui peuvent être activées dans le but de protéger la marque. Il peut être possible de récupérer le nom de domaine à l’amiable en faisant valoir ses droits, de faire suspendre le site web ou encore de contester l’enregistrement d’un nom de domaine via des procédures extra judiciaires adaptées.

L’envoi d’une lettre de cessation d’une atteinte au détenteur d’un nom de domaine, après obtention de son identité, a pour objectif de trouver avec ce dernier une solution à l’amiable pour récupération du nom de domaine litigieux. En cas de refus du titulaire, cette démarche peut constituer un premier recours pour prouver l’antériorité des droits sur la marque, et préparer un dépôt de plainte.

Les actions de suspension de sites sont quant à elles une procédure visant la fermeture des sites Internet présentant un contenu au caractère frauduleux avéré à l’encontre d’une marque. Elles peuvent également être activées dans le cas où il est prouvé que ce nom de domaine est utilisé à des fins d’envois de mails d’hameçonnage. Une demande de suspension doit être soumise au registrar et à l’hébergeur pour prise de mesures, le plus souvent à partir d’un dossier rassemblant les éléments de preuve de la fraude.

Les procédures extrajudiciaires (UDRP, URS, SYRELI…) consistent à faire appel à une structure tierce pour contester l’enregistrement d’un nom de domaine, en dehors du système judiciaire classique. En fonction des cas, les dossiers justifiant du bien-fondé de la plainte sont déposés auprès d’un centre d’arbitrage, d’un registre ou d’un organisme accrédité. Il existe différentes procédures pour contester un enregistrement, dont le choix repose principalement sur l’extension du nom de domaine objet du litige. La plupart d’entre elles permettent sa récupération.

Il s’agit des actions les plus communes, d’autres actions peuvent être envisagées en fonction des cas rencontrés.

Quelles actions techniques mettre en œuvre pour protéger votre SI ?

Comme l’indique l’ANSSI dans son rapport sur la Maîtrise du risque numérique en date de 2019, « la mise en œuvre de moyens de détection, de journalisation et de corrélation adaptés participe […] à la détection des cyberattaques ».

En cas de détection d’un nom de domaine litigieux, l’une des premières actions à mettre en œuvre consiste à le bloquer au niveau des proxys ou directement au niveau du serveur DNS, dans le but d’empêcher toute navigation sur le site Internet associé. Cette action permet également d’empêcher les utilisateurs de l’entreprise de s’y rendre bien qu’ils y soient invités à partir d’une adresse électronique tierce.

Une deuxième étape consiste à blacklister le nom de domaine au niveau du serveur mail afin d’empêcher la réception par les collaborateurs de mails qui seraient envoyés à partir de ce nom. De nombreuses solutions de passerelles mails proposent un système de blocklist qui peut être enrichi par les équipes techniques en charge de la sécurité informatique de l’entreprise.

Enfin, il convient de rechercher, dans les journaux de la passerelle mails, la réception de courriels transmis à partir de ce nom de domaine qui aurait pu advenir avant la mise en place du blacklisting. Corolairement, il convient également d’analyser les journaux de proxy pour vérifier qu’aucune navigation mails n’a abouti sur ce nom de domaine.

Ces actions peuvent être chronophages en l’absence de système SIEM, mais il est possible de prioriser les actions de recherche et de blacklisting à partir de la criticité des noms de domaine détectés.

En tant qu’expert dans la protection des noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces, Nameshield peut vous accompagner via ses solutions de détection des cas de cybersquatting et son service de Remédiation spécialisé dans les règlements de litige autour des noms de domaine.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.


[1] L’Organisation mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), l’un des principaux centres d’arbitrages auprès duquel il est possible de déposer une plainte extra-judiciaire UDRP, relève une augmentation du nombre de plaintes de plus de 7% entre 2022 et 2024 et de plus de 47% entre 2020 et 2024.

Rachats de noms de domaine : les points essentiels à connaître

Rachats de noms de domaine

Le positionnement et la visibilité d’une marque reposent aujourd’hui en grande partie sur son site web, et donc sur son nom de domaine. L’expansion d’une marque sur un nouveau marché, le lancement d’un nouveau projet, la refonte d’une identité marketing… autant de décisions qui nécessitent de se positionner efficacement sur le web, et donc de potentiellement déposer de nouveaux noms de domaine. Or, il peut arriver que le nom de domaine idéal à un projet soit déjà enregistré légitimement par un tiers.

Une démarche possible dans ce cas est de procéder à un rachat du nom de domaine, et deux situations peuvent se présenter : le nom de domaine est en vente ou le nom de domaine est légitimement utilisé par son détenteur.

Le nom de domaine est en vente

Cas le plus simple, le détenteur du nom de domaine cherche à le vendre. Via la plateforme du marché secondaire des noms de domaine sur laquelle l’annonce est disponible, il est possible d’acquérir le nom de domaine recherché, soit à prix fixe, soit après négociation avec le vendeur, soit après vente aux enchères. L’acheteur récupère alors le nom de domaine et peut l’intégrer à son portefeuille auprès de son bureau d’enregistrement.

Il est toutefois à noter que nombre d’acteurs acquièrent des noms de domaine aux seules fins de les revendre plus cher. Un nom de domaine en vente n’est donc pas nécessairement proposé à sa juste valeur. Il est incontournable d’aborder l’achat après étude du nom de domaine pour s’assurer de sa valeur sur le marché.

Le nom de domaine est légitimement utilisé par son détenteur

Le nom de domaine peut être enregistré et donc ne pas être disponible à l’acquisition, qu’il soit utilisé pour l’hébergement d’un site Internet ou non. Le projet d’acquisition du nom de domaine consiste alors à échanger avec le propriétaire sur la possibilité de son transfert de propriété via un rachat dont le montant est à négocier.

La première étape consiste donc à identifier et prendre contact avec le détenteur du nom de domaine convoité. Depuis l’entrée en vigueur du Règlement général de protection des données (RGPD), les informations personnelles et en particulier celles du propriétaire du nom de domaine sont communément protégées et donc absentes des Whois. Identifier le propriétaire peut donc nécessiter d’effectuer des recherches, en regardant en premier lieu les informations de contact dans les mentions légales du site web hébergé via le nom de domaine. Dans le cas où cela s’avère infructueux, des recherches peuvent être opérées plus largement sur Internet, sur les réseaux sociaux et forums, dans les articles de presse… Une fois le contact identifié, il est possible de lui faire part de son souhait de racheter ledit nom de domaine.                                    

A cette étape, le titulaire peut indiquer son refus d’abandonner le nom de domaine qu’il utilise. Une absence de réponse à la sollicitation peut équivaloir à ce même refus. Il convient face à cette possibilité d’accepter la décision de l’interlocuteur. Tout au contraire, le titulaire peut se montrer intéressé par la proposition : une phase de négociation s’ouvre.

Cette phase de négociation du prix de vente est liée au fait qu’il n’existe aucune règle quant au prix de rachat d’un nom de domaine. Une bonne connaissance de la valeur du nom de domaine est donc nécessaire, de manière à pouvoir faire une offre recevable et négocier au prix juste. Le titulaire peut survaloriser le prix de vente de son nom de domaine, le potentiel acquéreur est seul juge de décider du montant maximal qu’il peut accepter en fonction de son projet. Il est à noter que la phase de négociation est à durée variable, en fonction de l’urgence du besoin et de la réactivité du titulaire.

Dans le cas où acheteur et titulaire se sont accordés sur un prix, un accord écrit doit être co-signé pour déterminer les conditions de paiement et de transfert. Après résiliation par l’ancien propriétaire de ses droits sur le nom de domaine, celui-ci est transféré dans le bureau d’enregistrement choisi par l’acquéreur, qui met à jour les informations de contact et les configurations DNS de son nouvel actif.

Comment Nameshield peut-il vous accompagner dans vos démarches ?

Le rachat d’un nom de domaine n’est pas une procédure simple. Elle nécessite une bonne connaissance du marché du nom de domaine, notamment pour déterminer la valeur d’un actif et le négocier au prix le plus juste. Elle requière aussi de prendre les mesures nécessaires pour se prémunir de fraude pendant la phase de rachat. Il est possible de se faire accompagner par un tiers qui bénéficie de l’expertise nécessaire pour mener à bien votre projet.

Nameshield peut vous accompagner, via son service de Remédiation, forte d’une expérience de trente années dans les procédures de récupération de noms de domaine et de remédiation. Notre équipe spécialisée dans les rachats de noms de domaine est interne, vous bénéficiez alors d’un contact direct avec celle-ci, ainsi que de réactivité et fiabilité dans la prestation délivrée.

Les points forts de cette prestation reposent sur trois éléments :

  • Le point de départ de notre équipe est l’étude du nom de domaine faisant l’objet d’un souhait de rachat. L’analyse de son ancienneté, son extension, sa longueur, sa valeur thématique, son utilisation, entre autres, vont permettre de déterminer la probabilité de réussite de l’action et d’évaluer la valeur du nom de domaine. Vous bénéficiez donc rapidement d’un état quant à la faisabilité de votre projet.
  • Notre prise de contact avec le titulaire du nom de domaine, afin de connaître son intention de le céder ou non, est réalisée de manière anonyme. Ni l’identité de Nameshield ni la vôtre ne sont connues par le titulaire du nom de domaine, tout au long de la procédure de rachat. Ne pas divulguer votre identité vous protège notamment d’une survalorisation du nom de domaine.
  • En cas de validation de votre part du montant de la transaction de rachat, nous procédons à l’acquisition effective du nom de domaine concerné, via un système de paiement garantissant l’anonymat et la sécurisation de la procédure. Sécuriser votre rachat de nom de domaine via une plateforme spécialisée du marché secondaire vous protège de toute tentative d’escroquerie lors de la transaction.

Nous nous engageons à négocier un prix juste, sur lequel vous êtes libre de lancer l’achat ou au contraire d’y renoncer. Nous procédons à la récupération du nom de domaine et le transférons sur votre compte, vous en devenez alors titulaire.

Rachats de noms de domaine - Etapes

Que faire si le détenteur du nom de domaine refuse de le vendre ?

La probabilité de succès de votre démarche d’acquisition est plus grande dans le cas où le propriétaire du nom de domaine ne l’utilise pas ou peu activement, ou s’il avait l’intention de s’en séparer, moyennant une offre valable. En cas d’utilisation active, il se peut qu’il se laisse convaincre lors de la phase de négociation, mais peut tout aussi simplement rejeter votre proposition, bien que celle-ci soit financièrement intéressante. En effet, rien n’oblige le propriétaire du nom de domaine que vous convoitez à vous le vendre.

Face à ce refus, il convient alors de réétudier le projet initial, soit en choisissant un tout autre nom de domaine inférant de potentiels changements dans le reste du projet, soit en opérant des changements dans le nom de domaine souhaité initialement. Dans le cas de cette seconde option, il s’agira de prêter une forte attention à ce qu’aucune marque associée ne soit déjà déposée, afin de ne pas nuire à de potentiels droits en propriété intellectuelle.

En fonction des cas, le rachat du nom de domaine convoité doit être précédé ou complété de son dépôt sous forme de marque auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), afin de s’assurer une protection sur le plan de la propriété intellectuelle. Il est également important de définir une stratégie de dépôts de noms de domaine afin de constituer un portefeuille cohérent et adéquat à vos besoins, accompagnée d’une stratégie de dépôt défensif sur les noms de domaine considérés comme les plus sensibles, afin d’éviter les cas de fraude les plus à risque. Nameshield, en qualité de registrar corporate souverain, peut vous accompagner dans ces démarches. Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site de Nameshield.