[INFOGRAPHIE] Protégez vos accès ! Le premier maillon de la sécurité de vos noms de domaine

Vos noms de domaine sont pour votre entreprise des actifs immatériels de grande valeur.

Parce que votre plateforme de gestion de noms peut être une cible de choix pour les pirates, il est crucial de sécuriser vos accès.

Voici une infographie vous expliquant quels sont les risques encourus si vos accès sont mal protégés et les 5 éléments garantissant qu’une plateforme est hautement sécurisée.

Protégez vos accès ! Le premier maillon de la sécurité de vos noms de domaine

 

 

Pour la première fois depuis 2010, l’ICANN prévoit de modifier la clé KSK DNSSEC

Pour la première fois depuis 2010, l’ICANN prévoit de modifier la clé KSK DNSSEC
Source de l’image : TheDigitalArtist via Pixabay

L’ICANN a confirmé le changement de clé KSK du DNS racine en date du 11 octobre 2018.

Pour bien comprendre, reprenons brièvement les bases. L’Internet fonctionne notamment grâce au système DNS (Domain Name System). Véritable carnet d’adresse du web, le DNS traduit en adresse IP les noms de domaine, permettant ainsi à chacun de se connecter à l’adresse voulue. Le DNS est de fait indispensable au bon fonctionnement d’Internet, pas tant d’un point de vue technique, mais d’un point de vue opérationnel. Il serait en effet aujourd’hui inconcevable de devoir utiliser des adresses IP à la place de noms de domaine pour naviguer sur le web.

Le DNS va permettre à l’internaute de renseigner dans son navigateur web, un nom de domaine pour accéder à un site web. Le navigateur va alors « résoudre » ce nom de domaine pour obtenir l’adresse IP du serveur web qui héberge ce site web et l’afficher. On appelle ça la « résolution DNS ».

Du fait de sa position centrale dans le bon fonctionnement du web, le DNS doit donc être protégé et rester hautement disponible. Si ce protocole a bien été conçu avec un souci de sécurité, le contexte cybercriminel était alors bien différent et plusieurs failles ont depuis été détectées.

C’est pour le renforcer et contrer ces vulnérabilités que le protocole DNSSEC a été développé.

DNSSEC permet de se prémunir de différents types d’attaques, en particulier l’empoisonnement du cache, en assurant l’intégrité de la résolution DNS.

Pour assurer l’intégrité de la résolution DNS, DNSSEC permet d’établir une chaine de confiance qui remonte jusqu’à la racine du DNS. La sécurité des données est effectuée à l’aide d’un mécanisme de clés (KSK pour Key Signing Key & ZSK pour Zone Signing Key) qui signe les enregistrements DNS de sa propre zone. Les clés publiques KSK sont alors envoyées au registre correspondant pour être archivées ; le registre étant lui-même lié via DNSSEC au serveur root, la chaine de confiance s’établit. Chaque zone DNS parente, garantit l’authenticité des clés de ses zones filles en les signant.

C’est aujourd’hui pour renforcer ce protocole de sécurité que l’ICANN a décidé de changer la fameuse clé DNSSEC le 11 octobre prochain.

Le roulement KSK va donc permettre de générer une nouvelle paire de clés cryptographiques publiques et privées et de distribuer le nouveau composant public aux parties qui utilisent les résolveurs de validation.

Pourquoi ce changement (KSK rollover pour les intimes) ?

Il n’est bien sûr pas souhaitable qu’une clé cryptographique demeure identique et ne soit pas modifiée. C’est ce changement qui pourra assurer que l’infrastructure DNS est en mesure de supporter un changement de clé, en cas d’urgence notamment. Depuis qu’elle est entrée en fonctionnalité en 2010, la clé KSK utilisée pour les DNSSEC de la zone racine n’a jamais été modifiée.

L’ICANN a expliqué que « l’évolution permanente des technologies et des installations Internet, le déploiement de dispositifs IoT et l’augmentation de la capacité des réseaux dans le monde entier, conjugués au défaut regrettable de sécurité de ces dispositifs et de ces réseaux, font que les attaquants disposent d’une capacité de plus en plus grande de paralyser les infrastructures Internet ». « Plus précisément, cette force d’attaque risque de dépasser les capacités de la communauté des opérateurs de serveurs root et elle ne sera pas en mesure d’opposer une défense adéquate. »

Aujourd’hui, 25% des utilisateurs mondiaux d’Internet, c’est-à-dire 750 millions de personnes, utilisent des résolveurs validant les réponses avec DNSSEC.

Qui pourra être affecté par ce changement ?

Plusieurs types de structures pourraient être affectés par le roulement de la clé :

  • Les développeurs et distributeurs de logiciels Internet
  • Les intégrateurs de systèmes
  • Les opérateurs de réseau
  • Les opérateurs de serveurs racine
  • Les utilisateurs finaux (si les mesures adéquates ne sont pas prises en amont par les opérateurs de résolveurs).

L’ICANN propose un banc d’essai pour toutes les parties souhaitant s’assurer que leurs systèmes peuvent gérer correctement le processus de mise à jour automatique : go.icann.org/ksktest

 

Pour plus d’informations : https://icann.org/kskroll

Bercy concrétise vos dépenses de protection en cybersécurité !

Bercy concrétise vos dépenses de protection en cybersécurité !
Source de l’image : https://www.ssi.gouv.fr/agence/cybersecurite/mois-de-la-cybersecurite-2018/

On s’en souvient, Bercy avait testé ses agents l’an dernier afin de les sensibiliser à la cybersécurité. Cette année, à l’occasion du mois de la cybersécurité, le ministère des finances a lancé une initiative concernant l’évaluation de la résilience des noms de domaine au regard de leur messagerie électronique, en adoptant un système d’affichage similaire à celui des étiquettes énergies : https://ssi.economie.gouv.fr/

Bercy concrétise vos dépenses de protection en cybersécurité
Source de l’image : https://ssi.economie.gouv.fr/

A l’aide de cet outil, vous pouvez saisir les noms de domaine de vos expéditeurs afin de vérifier le niveau de sécurité technologique associé. A noter que les notes ‘A++’ sont considérées par Bercy comme étant plus sécurisées que des LRAR – lettre recommandée avec accusé de réception.

Les critères d’évaluation sont tous techniques et la liste est présentée dans la partie FAQ de l’initiative : DNSSEC (sécurité du DNS),  MX (serveur mail), SPF, DKIM, DMARC (adresses IP légitimes), et autoconfig (configuration des clients de messagerie) sont ainsi les indicateurs utilisés.

L’initiative est louable, d’autant plus qu’elle est présentée comme étant un indicateur permettant d’être une base pour les marchés publics : l’évaluation idoine permet ainsi d’avoir une représentation imagée de la qualité du prestataire technologique. L’arrêté correspondant est d’ailleurs paru récemment.

Là où l’on peut s’interroger, c’est sur le choix de la représentation visuelle : utiliser une étiquette-énergie pour représenter une information de sécurité informatique, c’est dévoyer l’usage originel. Si l’on parlait de la consommation énergétique des serveurs associés aux noms de domaine, pourquoi pas. Il en résulte un travail intéressant pour les ergonomes-dessinateurs : inventer un modèle de représentation de la sécurité technologique internet. A vos tablettes graphiques !

 

TESCO Bank sanctionnée pour avoir failli à protéger ses utilisateurs victimes d’une cyberattaque

TESCO Bank sanctionnée pour avoir failli à protéger ses utilisateurs victimes d’une cyberattaque
Source de l’image : GregMontani via Pixabay

En novembre 2016, Tesco Bank, banque de détail britannique détenue à 100% par le groupe de distribution Tesco, avait essuyé une attaque informatique d’une ampleur alors inédite dans ce secteur. En moins de 48 heures, les pirates avaient réussi à prélever sur des comptes clients près de 2.26 millions de livres.

40 000 comptes avaient été touchés par cette attaque et l’argent avait été subtilisé par les cybercriminels sur 20 000 d’entre eux.

Même s’il s’agissait de montants peu élevés et que ceux-ci avaient été remboursés aux victimes, la question de la solidité et la fiabilité des systèmes informatiques du secteur bancaire avait bien sûr été soulevée.

La décision de justice rendue par le FCA (Financial Conduct Authority), le régulateur financier du Royaume-Uni, est assez éloquente en la matière, jugeant que la banque n’a pas suffisamment protégé ses utilisateurs contre les cyberattaques. Les cybercriminels avaient en effet réussi à exploiter des failles pour mener à bien leur attaque, notamment dans le système de conception des cartes bancaires.

Si Tesco risquait une amende de 33.6 millions de livres, le groupe a finalement écopé d’une sanction de 16.4 millions de livres, soit environ 18.4 millions d’euros.

Le but de cette amende : montrer que le régulateur financier n’a « aucune tolérance pour les banques qui échouent à protéger les clients contre des risques prévisibles »*, souligne Mark Steward, executive director of enforcement and market oversight au FCA.

Le FCA a ainsi exprimé que Tesco Bank avait manqué à ses obligations de vigilance quant à :

  • La fabrication et la distribution des cartes de crédit
  • La configuration d’un système d’authentification spécifique et de détection des fraudes
  • La prise d’actions appropriées pour anticiper les risques d’attaques et de fraudes

Mark Steward ajoute également que dans le cas précis de l’attaque de novembre 2016, la banque n’avait géré une alerte spécifique qu’une fois que l’attaque avait débuté.

Pour la FCA, « la norme doit être désormais celui de la résilience, afin de réduire en amont le risque d’une cyberattaque, pas seulement de réagir à celle-ci »**.

 

*“The fine the FCA imposed on Tesco Bank today [1st October] reflects the fact that the FCA has no tolerance for banks that fail to protect customers from foreseeable risks”.

**“The standard is one of resilience, reducing the risk of a successful cyber attack occurring in the first place, not only reacting to an attack.”

Les pages Facebook évoluent, les sites Internet traditionnels également

Les pages Facebook évoluent, les sites Internet traditionnels également
Source de l’image : mohamed hassan via Pxhere

Alors que Le Monde se rend compte de l’évolution des pages qui sont renommées au fil du temps sur Facebook, passant d’un intitulé à un autre, interrogeons-nous quelques instants sur les sites Internet traditionnels, qui possèdent un nom de domaine.

Le monde évolue, les environnements et les entreprises, associations ou autres structures également. Même si XEROX communique depuis le 9 janvier 1996 avec le nom de domaine XEROX.COM, les noms de domaine vivent leurs périodes d’enregistrement, d’utilisation et d’abandon.

Ainsi, alors que l’on estime à 340 millions de noms de domaine existant actuellement, plus d’un milliard de noms de domaine ayant existé ont pu être enregistrés.

Acceptons que nous puissions vivre dans un monde mouvant, évoluant avec le temps. Comment être certain d’être sur le bon site Internet si nous nous référons aux noms de domaine ? Le certificat SSL ?

Oui, s’il s’agit d’un certificat EV (niveau d’authentification élevé avec un contrôle complet de l’organisation. Les règles pour l’attribution d’un certificat EV sont définies par le forum CA/Browser et sont strictement contrôlées).

Que faire de plus ? Il est nécessaire de proposer une solution pérenne quant à l’identification de l’émetteur afin que chacun puisse être en confiance sur Internet, par exemple pour le titulaire du nom de domaine, adopter systématiquement un certificat EV avec le niveau d’authentification le plus élevé. Côté utilisateur, il faut être vigilant et vérifier les données propriétaire du site visité.

Alors que la revente de noms de domaine expirés pour des objectifs de SEO ou de phishing continue à évoluer, il est primordial d’assurer une gestion commune Marques, Noms de domaine et Certificats SSL.

Nameshield vous accompagnera dans cette démarche, n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts.