Le DNS est au cœur de nombreux services stratégiques de l’Internet (mails – VoIP – site – applications etc.) et reste un élément central exposé à de nombreuses cybermenaces.
L’ANSSI, l’autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information, liste différentes préconisations pour la sécurisation du DNS.
DOH, DOT, blockchain DNS, DNSSEC
font également l’actualité du DNS.
Notre expert aborde
ces différents sujets à travers ce webinar, avec au programme :
Définition du Domain Name System
L’importance du DNS
L’ANSSI et le DNS
Les tendances du DNS
Retrouvez ce webinar animé par Christophe GERARD, Security Product Manager de Nameshield Group, en replay sur la plateforme Webikeo :
Avec plus de 5 millions d’applications mobiles actuellement disponibles sur les plateformes de téléchargement telles que Google Play et App Store, plus de 2000 nouvelles applications lancées chaque jour et près de 2 milliards d’applications téléchargées en France en 2018, les applications mobiles se sont rapidement développées en une dizaine d’années pour devenir un élément incontournable du monde digital.
Selon une étude réalisée par FEVAD, le revenu du commerce mobile en France est estimé à 22 milliards d’euros en 2018, soit ¼ des ventes en ligne. Les applications mobiles représentent ainsi un marché en forte croissance.
Des études ont montré que 68% des consommateurs identifiés comme fidèles à une marque spécifique ont téléchargé l’application de la marque. A l’inverse, des statistiques indiquent que 40% des utilisateurs vont chez les concurrents suite à une mauvaise expérience d’achat sur l’application mobile. Les entreprises ont donc vite réalisé qu’assurer une expérience d’achat de qualité et sécurisée à leurs clients lorsqu’ils téléchargent et utilisent leur application est la clé pour les fidéliser.
La croissance des fausses applications mobiles
Alors que les applications mobiles des marques ont gagné en popularité auprès des consommateurs, le nombre de fausses applicationsmobiles lancées sur le marché par des acteurs malveillants a également explosé. Les fausses applications pouvant être dangereuses car associées à des attaques de fraude, sont devenues une menace grandissante pour les consommateurs. En effet elles ont accru de 191% entre 2018 et 2019. Le rapport de McAfee sur les menaces mobiles indique que près de 65 000 nouvelles fausses applications ont été détectées en décembre 2018.
Malgré les précautions prises par
la plupart des plateformes d’applications pour diminuer le nombre
d’applications malveillantes lancées sur leur plateforme, les cybercriminels
continuent de trouver les moyens de contourner ces mesures de sécurité.
Un exemple récent, la fausse application Samsung qui a piégé 10 millions d’utilisateurs Android. Cette application nommée « Updates for Samsung » (« Mises à jour pour Samsung ») qui promet des mises à jour de firmware, n’est en réalité pas liée à Samsung. Une fois téléchargée, elle propose avant tout de la publicité. Et pour télécharger une mise à jour, l’utilisateur est alors invité à sortir sa carte bleue pour débourser une trentaine d’euros. Une opération pourtant totalement gratuite puisque la mise à jour est accessible directement depuis les paramètres de son smartphone.
Que faire face à ces fausses applications mobiles ?
Étant donné l’importance et l’omniprésence des applications mobiles, il est donc absolument essentiel pour les entreprises d’intégrer dans leurs stratégies de protection des marques, une sécurisation de leurs applications mobiles et la mise en place de surveillance d’applications mobiles présentes sur le marché.
Chaque seconde, une application malveillante est active et représente une menace pour les marques et les consommateurs. Pour y faire face, Nameshield propose une surveillance en ligne des applications mobiles présentes sur les plateformes d’applications, permettant ainsi d’identifier celles qui pourraient porter atteinte à vos marques et vous accompagne dans les actions à mettre en place.
Vous avez manqué les derniers webinars organisés par Nameshield ?
Profitez de cette période de fêtes de fin d’année pour voir et revoir les webinars Nameshield, disponibles en replay sur le site Nameshield et sur la plateforme Webikeo.
DDoS et attaques ciblant le DNS et les noms de domaine : Comment s’en protéger ?
Saviez-vous que la disponibilité de vos mails, sites et services Internet dépend du Nom de Domaine ?
Au programme de ce webinar:
Actualités en cybersécurité
Comprendre l’importance du DNS
Identifier les attaques visant le DNS et les noms de domaine
SSL & HTTPS : Définition, importance et risques liés aux certificats SSL
Dans les navigateurs
web, le « S » du HTTPS signifie « Sécurisé« . Les certificats SSL (ou TLS) permettent
d’afficher le fameux cadenas et le « S » dans la barre de navigation.
Ils existent depuis plus de 20 ans, mais Google, au travers de Chrome, a
récemment modifié la donne et les a rendus incontournables.
Au programme de ce webinar :
Qu’est-ce qu’un certificat SSL ?
Quels sont les avantages et les risques liés aux certificats
SSL ?
Les sociétés de services financiers sont particulièrement touchées par les cyberattaques. Elles détiennent une mine d’informations sur les clients, protègent leur argent et fournissent des services essentiels qui doivent être disponibles jour et nuit. Elles constituent une cible lucrative. Parmi les angles d’attaques privilégiés : le DNS.
Le rapport annuel Global DNS Threat d’Efficient IP montre
une progression constante du nombre d’attaques sur le DNS et des impacts
financiers, avec une perte financière moyenne de 1,2 million d’euros sur
l’année 2019. Ce montant était estimé à 513 000 € en 2017 et 806 000
€ en 2018.
Si tous les secteurs d’activités sont touchés par les attaques,
82% des sociétés interrogées ont été touchées et 63% ont subi une interruption
de trafic, le secteur financier paie un tribut plus important avec 88%
d’impact. Menée auprès de 900 personnes de neuf pays d’Amérique du Nord,
d’Europe et d’Asie, l’étude indique que les établissements financiers ont subi
en moyenne 10 attaques au cours des 12 derniers mois, soit une augmentation de
37 % par rapport à l’année dernière.
La hausse des coûts n’est que l’une des conséquences des
attaques DNS pour le secteur des services financiers. Les impacts les plus
courants sont les temps d’arrêt des services cloud, rencontrés par 45% des
organisations financières, et les temps d’arrêt des applications internes
(68%). En outre, 47 % des établissements financiers ont été victimes
d’escroqueries par le biais d’attaques phishing ciblant le DNS.
L’enquête montre clairement l’insuffisance des mesures de
sécurité mises en place pour la sécurisation du DNS. Le retard dans
l’application des correctifs de sécurité constitue un problème majeur pour les
organisations du secteur. En 2018, 72% des entreprises interrogées admettaient
un délai de trois jours nécessaires pour installer un correctif de sécurité sur
leurs systèmes, durant lesquels ceux-ci ont été exposés aux attaques.
Seules 65% des institutions financières utilisent ou
envisagent d’intégrer une architecture DNS de confiance, elles semblent
toujours être en retard et ne pas prendre suffisamment conscience des risques
liés à ce point central de leur infrastructure. L’évolution des menaces sur le
DNS est permanente, les attaques nombreuses et complexes. Il convient de réagir
rapidement pour mieux se protéger.
Industrie, commerce, médias, télécoms, santé, éducation, gouvernement, service… autant d’autres secteurs touchés par les attaques. Des solutions existent. L’ANSSI publie chaque année le guide des bonnes pratiques en matière de résilience du DNS, détaillant de nombreuses recommandations pour être protégé. S’appuyer sur un réseau Anycast ; disposer de système de protection contre les attaques DDoS ; avoir du monitoring de trafic DNS et une équipe en mesure d’intervenir rapidement ; disposer d’une politique de sécurité efficace… Autant de mesures indispensables à la résilience et l’efficacité du réseau DNS face à ces attaques préjudiciables en termes d’impact financier et d’image. En espérant voir enfin de meilleurs chiffres sur le rapport 2020.
Lors de la première quinzaine de novembre s’est tenu à Montréal au Canada, le 66ième sommet de l’ICANN. Ce troisième et dernier sommet annuel consacré aux policies applicables au nommage internet était très attendu tant les sujets en débats sont nombreux. A sa clôture, il a pourtant laissé bon nombre de participants sur leur faim.
Un avant-goût des sujets et des postures lors du week-end précédant le
lancement officiel du Sommet
Le week-end qui précède l’ouverture
officielle du Sommet est généralement l’occasion d’avoir un aperçu des sujets et
postures en présence. Sans surprise, le processus expéditif (ePDP) qui vise à
développer une règle consensuelle pour préciser les conditions d’accès futures
aux données personnelles qui ne sont plus publiées dans le WHOIS, l’annuaire de
recherches des noms de domaine, pour cause de RGPD, est l’un des sujets
majeurs.
Parmi les autres sujets connexes
le remplacement de ce même WHOIS par le protocole RDAP (Registration Data
Access Protocol) sans doute l’année prochaine pour les noms de domaine
génériques. Ce remplacement n’est pas anodin quand on sait que le WHOIS est en
usage depuis près de 35 ans.
L’instance représentant les
gouvernements, le GAC, a quant à lui mis dans la balance le sujet des usages
malveillants de noms de domaine qui ont pris un essor considérable sur les
nouvelles extensions internet lancées en 2012. Quand on connait l’essor de
pratiques internet visant à peser les élections de certains pays et l’impact
économique des attaques et piratages informatiques, on comprend que ce sujet
soit poussé par le GAC. Si l’un des sujets de l’ICANN est de clarifier dans
leurs textes la notion d’usages malveillants, cette expression fait référence
aux domaines enregistrés pour le phishing, les logiciels malveillants, les
botnets et le spam, l’autre volet concerne les moyens de les endiguer.
L’existence de ces domaines abusifs menace en effet l’infrastructure DNS,
impacte la sécurité des consommateurs et constitue une menace pour les actifs
critiques des entités publiques et commerciales. Enfin et ce n’est pas une
surprise, le sujet d’un prochain round de nouvelles extensions a lui aussi été
sur bien des lèvres.
Cherine Chalaby à la tribune de l’ICANN Summit de Montréal
« Le meilleur sommet ICANN », vraiment ?
Lors de la traditionnelle cérémonie d’ouverture qui voit converger une heure durant tous les convives (2500 selon les propos de Goran Marby le CEO de l’ICANN) dans une immense salle pour écouter divers orateurs dont Martin Aubé du Ministère de l’Économie et de l’Innovation du Gouvernement du Québec, Cherine Chalaby, l’un des membres du Board ICANN dont le mandat se termine en cette fin d’année, indiquait à son auditoire que l’ICANN66 allait être le « meilleur sommet ICANN ». Il faut dire pourtant qu’à la fin de la semaine de débats et de réunions qui se sont enchaînés à un rythme effréné, alors que les sujets en débats sont nombreux, le sentiment concernant cette assertion était plus que mitigé pour beaucoup de participants.
D’abord, le processus expéditif
pour l’accès aux données non publiques du WHOIS avance avec un cadre contraint
par l’ICANN et les Autorités de Protection des Données Personnelles.
L’aboutissement de ce processus est envisagé entre avril et juin 2020 et c’est
actuellement un modèle centralisé où ICANN autoriserait la levée future
d’anonymat des données qui sont désormais masquées pour cause de RGPD qui tient
la corde.
Ensuite, le sujet qui a sans doute le plus souvent été cité lors de
cette nouvelle semaine de sommet, a concerné les usages abusifs avec les noms
de domaine. Pour ICANN, le sujet est central car il est directement corrélé à
leur totem : la stabilité de l’Internet dont ils sont les garants. Depuis
février 2019, ICANN publie certaines métriques sur les pratiques malveillantes
identifiées au travers du DAAR, Domain Abuse Activity Reporting.
Leur dernier rapport présenté à Montréal montre que 364 extensions
(principalement des nouvelles extensions issues du round de 2012) ont révélé au
moins une menace portée par l’un des noms de domaine activés sur ces
extensions. Plus préoccupant, les nouvelles extensions génériques concentreraient
près de 40% des usages malveillants, contre 60% pour les extensions génériques
historiques. Ce chiffre est en effet à mettre en relief avec la volumétrie de
ces deux catégories d’extensions. En effet sur un peu plus de 200 millions de
noms génériques, les nouvelles extensions génériques ne représentent que 15% du
total des noms enregistrés. ICANN souhaite donc que ce sujet soit pris à bras
le corps par la communauté.
Des propositions ont été faites par les diverses instances présentes,
certaines allant jusqu’à demander un processus de développement de nouvelles
policies (PDP). Cette dernière proposition si elle devait obtenir l’aval de
l’ICANN aurait pour fâcheuse conséquence de reporter l’hypothétique calendrier
d’un prochain round de nouvelles extensions, sujet qui intéressait pourtant
beaucoup de convives présents à Montréal. En effet pour ICANN le problème de la
concentration des pratiques malveillantes dans les nouvelles extensions
génériques doit être solutionné avant tout futur round, ceci faisant que le PDP
toujours en cours sur la revue du dernier round de 2012 est presque passé
inaperçu.
Si les règles tardent à évoluer sur les usages malveillants, votre consultant Nameshield peut vous apporter dès à présent des solutions adaptées à vos besoins.
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