2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI

2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI - UDRP

En 2025, plus de 6 200 procédures de litiges sur les noms de domaine ont été traitées par l’OMPI. Ce record de litiges UDRP confirme une montée en puissance du cybersquatting et l’importance pour les marques d’adopter une stratégie de protection en ligne structurée : mise en place de dispositifs de surveillance et de remédiation, compréhension des procédures alternatives de résolution de litiges, dont les mécanismes UDRP.

Dans ce paysage où l’OMPI s’impose comme un baromètre mondial des litiges sur les noms de domaine, il ne faut pas oublier qu’elle n’est qu’un des six centres d’arbitrages sélectionnés par l’ICANN pour l’UDRP. Si ses chiffres, plus de 6 200 procédures en 2025, donnent une tendance très marquée, ils ne reflètent qu’une partie du contentieux global, alimenté aussi par d’autres centres.

Un volume inédit de procédures UDRP

Le seuil symbolique de plus de 6 200 procédures UDRP et mécanismes associés administrés par l’OMPI ne traduit pas seulement une inflation quantitative : il consacre la place de l’UDRP comme une procédure extrajudiciaire mondiale pour trancher les litiges liés aux noms de domaine.

Conçue comme une procédure rapide, simple et internationale, l’UDRP s’est imposée au fil de la jurisprudence comme un véritable corpus normatif : interprétation de la notion de droits antérieurs, appréciation de la mauvaise foi à l’enregistrement et à l’usage, reconnaissance de nouveaux schémas d’atteintes (typosquatting, redirections malveillantes, exploitation de pages…).

L’UDRP s’applique non seulement aux extensions génériques (gTLDs) et nouvelles extensions (new gTLDs), mais aussi aux extensions géographiques (ccTLDs) dont l’organe d’enregistrement (le registre) a accepté les principes UDRP.

Cybersquatting, typosquatting, combosquatting, abus sur cctld et gtld : quelles tendances en 2025 ?

En 2025, les décisions OMPI révèlent une consolidation des grands classiques du contentieux – cybersquatting sur des marques à forte notoriété, typosquatting visant les erreurs de frappe les plus prévisibles, combosquatting, enregistrements combinant marque et terme générique attractif , mais aussi une montée en puissance d’atteintes plus sophistiquées.

Les panels OMPI relèvent notamment une professionnalisation des acteurs malveillants: dépôts automatisés de variantes orthographiques, segmentation géographique des enregistrements pour contourner les dispositifs locaux, et usage coordonné de plusieurs extensions afin de multiplier les points d’entrée vers une même infrastructure frauduleuse.

Cette dynamique renforce la nécessité, pour les titulaires de marques, de disposer d’une vision consolidée des risques sur l’ensemble du spectre des extensions et d’articuler, en amont des litiges, politiques d’enregistrement défensif, dispositifs de surveillance et stratégies de réaction en cas d’atteinte.

C’est précisément ce maillage entre extra-judiciaire, technique et opérationnel que Nameshield déploie dans son offre d’Online Brand Protection.

Avec Nameshield : detect better, defend smarter

Avec notre ligne Online Brand Protection, Nameshield propose une approche globale afin d’accompagner les entreprises dans la lutte contre la fraude. Cette offre propose un large éventail de solutions pour surveiller les noms de domaine, protéger et défendre l’intégrité et la réputation des marques.

Notre mission est de détecter en amont les signaux faibles de cybersquatting ou d’usurpation des marques afin d’alerter au plus tôt nos clients, pour protéger leur territoire numérique, tout en proposant une stratégie de remédiation en cas d’atteinte.

Les procédures de résolution des litiges autour des noms de domaine font partie d’un large panel d’actions activables.

Nameshield est le premier déposant de plaintes UDRP au monde, tous centres d’arbitrage confondus, pour lesquelles il affiche un taux de transfert de 99%, plus élevé que le taux de transfert global.

Si vous avez envie de parler concrètement de l’offre globale Nameshield d’Online Brand Protection, retrouvez nos experts sur le stand 230 au salon de l’INTA 2026 à Londres, ou prenez dès maintenant rendez-vous via notre formulaire.

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let’s Encrypt ?

Pourquoi les moyennes et grandes entreprises doivent repenser Let's Encrypt 

L’essor de Let’s Encrypt, depuis 2015, et sa délivrance de certificats gratuits a permis de démocratiser et presque de « banaliser » l’utilisation des certificats TLS. Gratuits, automatisés et faciles à déployer, ces certificats sont devenus, pendant longtemps, une excellente solution pour les startups, les blogs et les petits projets web.

Mais Let’s Encrypt doit aujourd’hui faire face à des exigences plus larges de gestion des identités numériques, de pilotage des risques et de résilience opérationnelle. Dans ce contexte, sa valeur ne se limite plus au certificat lui‑même, mais à l’écosystème qui l’entoure : automatisation maîtrisée, supervision transverse, intégration à des processus de sécurité complexes, capacité à prouver à tout moment qui a délivré quoi, pour quel usage, et dans quel cadre de conformité.

Dans cette perspective, l’adoption de Let’s Encrypt par les moyennes et grandes organisations, pose une interrogation essentielle, non pas, « est ce que cela fonctionne techniquement », mais plutôt : « est-ce que l’usage de ce service gratuit peut rester compatible avec les exigences de gouvernance, de robustesse, de responsabilité et de conformité qui pèsent sur les grandes structures » ? Et la réponse est loin d’être simple : pour y voir plus clair, il est nécessaire de détailler les nombreux « risques et angles morts » auxquels les grandes entreprises vont faire face.

Un service gratuit, mais sans sécurité contractuelle ni d’engagement formalisé

En s’appuyant exclusivement sur Let’s Encrypt, une entreprise ne bénéficie d’aucun engagement de service formalisé, ni de SLA opposable, ni de garantie de support en cas de défaillance ou d’incident majeur.

Autrement dit, la continuité d’activité, la disponibilité des sites critiques ou la capacité à respecter des obligations réglementaires (NIS2, DORA, exigences sectorielles) reposent sur un service qui, par conception, ne fournit pas de cadre contractuel adapté aux enjeux d’un Système d’Information d’entreprise.

Cette absence de filet juridique et opérationnel devient particulièrement problématique lors d’un arrêt de service, d’un bug d’automatisation ou d’un incident de révocation de masse : sans clauses contractuelles sur les délais de rétablissement, les modalités d’escalade ou les pénalités, la responsabilité reste difficile à faire valoir : les impacts business sont donc intégralement portés par l’entreprise utilisatrice.

Pour les organisations qui doivent rendre des comptes à leurs clients, à leurs partenaires ou aux autorités de contrôle, il devient difficile de justifier la dépendance aux certificats Let’s Encrypt, et à un tel niveau d’incertitude

Durée de vie courte, renouvellements fréquents et risques d’expiration en production

La durée de vie réduite des certificats Let’s Encrypt est de 90 jours seulement et impose un cycle de renouvellement très (trop) fréquent qui augmente mécaniquement le risque d’expiration en production si les processus ne sont pas parfaitement industrialisés.

Chaque point de terminaison TLS devient une source potentielle de défaillance si le renouvellement automatique échoue ou si le déploiement ne se propage pas correctement. Dans les architectures hybrides et multicloud, la combinaison d’une durée de vie très courte des certificats et d’un renouvellement massif automatisé crée une forme de fragilité systémique, particulièrement lorsque des API critiques sont exposées. En outre, si la chaîne de renouvellement est atteinte sur une partie seulement du périmètre, l’incident peut être complexe à diagnostiquer.

Ce modèle devient donc particulièrement problématique dès lors que des flux métiers, des applications clientes ou des intégrations partenaires reposent sur ces certificats : un simple oubli de renouvellement se traduit alors par des erreurs TLS visibles, une rupture de confiance utilisateur, voire une interruption de services contractuellement engagés, amenant perte de revenus et atteinte à la réputation de l’entreprise.

Pour les entreprises, la question n’est donc pas de savoir si l’automatisation fonctionne « en général », mais si elle est suffisamment robuste, supervisée et auditée pour garantir qu’aucun certificat Let’s Encrypt critique ne puisse expirer en production sans alerte préalable, sans procédure de reprise et sans scénario de secours clairement établi.

La limite du « domain validation only » (DV)

Let’s Encrypt ne délivre que des certificats validés par domaine (DV), qui répond au besoin de chiffrer rapidement un site web. Un certificat DV ne garantit que le contrôle technique d’un nom de domaine. Il ne fournit aucune assurance sur l’entité qui se trouve derrière, ni sur sa légitimité juridique, ni sur son niveau de contrôle interne.

S’en remettre exclusivement à des certificats DV revient à considérer que tous les services se valent du point de vue de l’identité, alors que de nombreux cas d’usage (portails de partenaires, espaces clients, interfaces sensibles, API financières ou de santé) exigent au minimum un niveau OV/EV ou des certificats internes permettant de matérialiser la responsabilité de l’organisation.

Pour les entreprises, la généralisation de Let’s Encrypt en DV ne doit donc pas masquer un enjeu clé : le chiffrement ne remplace pas la preuve d’identité, et l’absence de cette preuve peut devenir un problème majeur dans la gestion des risques et la relation de confiance avec clients et partenaires.

La prise en compte du niveau de conformité, audits et exigences réglementaires

Les moyennes et grandes entreprises ont des exigences de sécurité, de conformité, de disponibilité et de gouvernance qui dépassent souvent le cadre d’un simple certificat TLS gratuit.

Dans les secteurs soumis à de fortes contraintes (banque, assurance, santé, opérateurs d’importance vitale), l’usage de Let’s Encrypt ne peut être évalué uniquement sous l’angle technique : il doit être confronté aux exigences de NIS2DORA et des réglementations sectorielles qui imposent une preuve de maîtrise des services critiques.

Ces textes exigent une traçabilité fine des actifs, une capacité à démontrer la gestion du risque fournisseur, la mise en place de contrôles récurrents et la production de preuves d’audit en cas de contrôle ou d’incident majeur. Or, un service de certificats 100 % gratuit, sans contrat ni SLA ne permet pas de justifier de la continuité des canaux chiffrés, de l’authentification des services exposés ou de la protection des données sensibles, en l’absence de levier contractuel.

Lors d’audits, l’absence d’encadrement formel : sans politiques, sans matrices de criticité et sans contrats complémentaires (Autorité de Certification commerciale ou PKI (Public Key Infrastructure) interne pour les services essentiels), l’organisation expose une dépendance non maîtrisée qui peut être pointée comme non‑conformité. 

Que choisir entre gain budgétaire et maîtrise durable des risques numériques ?

Let’s Encrypt est techniquement sûr et répond parfaitement à l’objectif de chiffrer massivement le web à coût nul, mais ne fournit ni cadre contractuel, ni pilotage centralisé, ni accompagnement stratégique pour les environnements critiques. Pour une entreprise, le véritable enjeu consiste à déterminer si l’usage massif de certificats gratuits s’inscrit dans une trajectoire cohérente de maîtrise des risques numériques.

Let’s Encrypt apporte un gain budgétaire immédiat et facilite le chiffrement généralisé, mais la valeur réelle d’une démarche de sécurité réside dans la capacité à assurer la continuité de service, à gérer les incidents et à rendre des comptes aux clients, aux partenaires et aux régulateurs. Un choix purement économique peut ainsi générer, à moyen terme, des coûts cachés : interruptions de production liées à des expirations non détectées, investigations complexes faute de traçabilité, renégociation de contrats après un incident, voire sanctions en cas de nonconformité.

Conclusion : la sécurité d’entreprise nécessite plus qu’un simple chiffrement gratuit.

Il apparaît clairement que la sécurité des moyennes et grandes entreprises ne peut se limiter à un chiffrement gratuit, aussi robuste soit-il sur le plan cryptographique. Let’s Encrypt joue pleinement son rôle pour généraliser TLS, mais il ne répond pas, à lui seul, aux exigences de pilotage, de responsabilité et de résilience nécessaires pour des services critiques : absence de SLA opposables, support non garanti, périmètre fonctionnel limité aux certificats DV, difficulté à prouver la maîtrise du cycle de vie des certificats face à un auditeur ou à un régulateur…

Lorsque des applications, des API ou des portails clients sont au cœur du business, il est nécessaire de transformer le chiffrement en levier de confiance et non en source de fragilité : la valeur n’est plus seulement dans le certificat, mais dans l’écosystème de garanties, d’outils et de processus qui l’accompagne et sécurise durablement l’activité et les revenus de l’entreprise. Face à ces enjeux, la véritable interrogation n’est donc pas : « Pourquoi payer pour des certificats ? », mais bien : « Pourquoi accepter des risques inutiles lorsque des systèmes critiques pour l’entreprise sont en jeu ? »

Si vous avez des questions sur les certificats, vous pouvez contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Nameshield est référencé dans le nouveau Cyber Panorama lancé par le CESIN et Hexatrust

Le Cyber Panorama : véritable boussole stratégique pour favoriser l’adoption de solutions souveraines a été lancé fin 2025.

Le 9 décembre 2025, le CESIN (Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique) et Hexatrust (Association regroupant les champions français et européens de la cybersécurité et du cloud de confiance) ont dévoilé le Cyber Panorama qui permet aux entreprises d’adopter des solutions fiables et souveraines. Offrant une visibilité unique de l’écosystème français de la cybersécurité, le panorama se place en référentiel centralisé et lisible comme peu d’autres catalogues sur le marché français.

En plaçant la souveraineté numérique au cœur de sa démarche, ce panorama a pour but premier de réduire la dépendance aux technologies extra-européennes en offrant une cartographie claire, exhaustive et opérationnelle des acteurs français et européens de confiance.

Il répond à une double urgence : d’une part, la montée des risques géopolitiques et réglementaires liés à l’usage de solutions non souveraines ; d’autre part, la difficulté persistante pour les organisations de repérer, comparer et intégrer des offres locales pourtant nombreuses et innovantes.

Structuré autour des six fonctions du NIST Cybersecurity Framework (Gouverner, Identifier, Protéger, Détecter, Répondre, Récupérer) et de leurs catégories associées (surveillance, sécurité des données, sensibilisation, etc.), le Cyber Panorama facilite la mise en lumière des besoins métiers avec des offres claires et compréhensibles.

En rassemblant plus de 300 acteurs, le Cyber Panorama offre une vision unique : sortir de la dépendance numérique ne consiste plus seulement à « remplacer » une solution étrangère, mais à structurer une stratégie d’écosystème autour de différentes briques complémentaires de gouvernance, sécurité, et réponse à incidents.

Nameshield est référencé parmi les solutions dont la mission est de « Protéger »

L’inscription de Nameshield dans la fonction « Protéger » s’intègre dans un cadre global qui permet de combiner, au sein d’une même stratégie, protection des noms de domaine, détection des menaces, réponse aux incidents et continuité d’activité, au bénéfice d’un environnement numérique plus résilient et moins dépendant d’acteurs non européens.

Cela renforce la légitimité de Nameshield dans sa mission : sécuriser les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces, réduire les risques de fraude en ligne et soutenir les démarches de résilience numérique des organisations publiques et privées en France et en Europe.

Pour les directions générales, DSI, RSSI et acheteurs IT, le Cyber Panorama devient ainsi un outil d’aide à la décision concret : il leur permet d’identifier en quelques instants des solutions françaises et européennes, d’évaluer leur positionnement fonctionnel (protection, détection, réponse, etc.) et de comparer plus efficacement les alternatives aux solutions étrangères.

Dans un contexte où près de quatre organisations sur cinq considèrent déjà la souveraineté comme un critère déterminant dans leurs choix IT, le référencement de Nameshield offre un repère clair, atteste de la maturité de ses services de protection des noms de domaine et participe à la construction d’une vision unifiée du marché, au service d’une stratégie de cybersécurité plus robuste, accessible et souveraine.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Cyber Panorama, le communiqué de presse du CESIN est disponible ici.

Cybermenaces, souveraineté numérique, IA, prochain round ICANN : des sujets au centre des attentions du marché germanophone lors du Domain Pulse

Domain Pulse 2026

Le prochain round de nouvelles extensions Internet est-il déjà derrière nous ? Pas tout à fait. La fenêtre de soumission des candidatures pour les porteurs de projets d’extensions Internet est désormais connue. 14 années après celle de 2012, la nouvelle fenêtre débute ce 30 avril et devrait se refermer ce 12 août, 23 :59 UTC. L’événement est rare et est LE sujet phare de ce début d’année 2026 dans l’écosystème des noms de domaine.

Au Domain Pulse, l’événement annuel où se rencontrent depuis 2004 les registres nationaux de l’Allemagne, Denic, de l’Autriche, Nic AT et de la Suisse, Switch et les acteurs de l’industrie des noms de domaine, ce sujet était surtout présent en coulisses. Les organisateurs du Domain Pulse qui se déroulait cette année dans la jolie bourgade de Saint-Gall en Suisse ont surtout voulu porter l’attention sur les cybermenaces, les infrastructures critiques et le rôle des registres. Durant les deux journées de l’événement, l’accent a ainsi été mis sur la collaboration, la détection précoce des attaques et la souveraineté numérique.

Le rôle clé des CERT

Parmi les dispositifs clés de la conception de sécurité centrée sur l’humain et la collaboration, le Domain Pulse a notamment porté l’attention sur les CERT.

Un CERT est défini par l’Agence européenne de cybersécurité, Enisa comme une équipe spécialisée dans la cybersécurité chargée de :

  • recevoir et traiter des signalements liés à des incidents de sécurité informatique ;
  • analyser les incidents et les vulnérabilités ;
  • répondre aux incidents en aidant les victimes et en coordonnant les actions de résolution ;
  • fournir des services de prévention et d’alerte, notamment des conseils, des bulletins, des informations sur les menaces ;
  • faciliter la coordination entre acteurs (autres CERT, autorités, organismes nationaux et internationaux) pour une réponse plus efficace.

Il a été précisé que les trois registres de la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) collaborent depuis longtemps étroitement et que deux d’entre eux sont dotés d’un CERT. A ce titre, le registre Switch qui organisait cette édition 2026, figure parmi les pionniers en s’étant doté d’un CERT dès 1994. Le registre autrichien a fait de même une dizaine d’années plus tard. Quant à Denic, le registre allemand, Thomas Keller a rappelé que Denic est très actif dans la sécurité de l’infrastructure du .de et que le registre collabore étroitement avec d’autres structures de CTI (Cyber Threat Intelligence) et initiatives de sécurité.

Les atteintes les plus courantes sur ces pays

Le Domain Pulse a aussi été l’occasion de dresser un panorama des atteintes les plus courantes sur ces pays.

Pour l’Allemagne dont le .de géré par Denic représente la seconde extension pays en volume au niveau mondial avec 17,6 millions de noms de domaine enregistrés fin 2025, Enisa a noté que 23,4% des demandes d’indemnisation des Etats membres liées aux ransomwares et aux violations de données provenaient d’Allemagne en 2025.

Dans le cas de l’Autriche dont le registre du .at, Nic AT représente environ 1,5 millions de noms de domaine enregistrés, le CERT opéré par le registre a noté que le phishing et les abus de domaines pour la collecte de credentials, en particulier via des pages imitant des services authentiques, reste la menace la plus observée.

Enfin côté Suisse, dont le registre Switch compte actuellement environ 2,5 millions de noms de domaine sur l’extension .ch, la fondation Quad 9 et Switch, ont indiqué que les trois menaces principales identifiées en 2025 sont le ransomware, le malvertising (NDLR : une technique qui consiste à injecter du code malveillant dans des bannières publicitaires légitimes afin d’infecter les internautes et les rediriger vers des sites frauduleux ou voler leurs données) et le malware.

Un état de situation qui fait rappeler à ces registres qu’il y a encore beaucoup à faire pour lutter contre les usages malveillants du DNS.

Un contexte international qui pousse la souveraineté européenne à nouveau sur le devant la scène

Le contexte géopolitique imprévisible actuel où les menaces s’accroissent sur les infrastructures techniques des Etats et des entreprises a été rappelé au titre des préoccupations. Un contexte qui incite à revoir « notre rapport à la technologie » comme l’a précisée la chercheuse Daria Höhener au sujet de l’IA en invitant l’auditoire à repenser notre rôle à l’ère de l’IA.

Parmi les enjeux de l’IA, elle a rappelé que nous devons veiller à ce que cette technologie serve l’humanité, et non l’inverse et donc qu’il est nécessaire que les humains restent ses artisans pour ne passer à la position d’exécutants et que la confiance « reste le fondement de toute connexion ». Une technologie pour laquelle l’UE s’est dotée de l’« IA act », le premier cadre législatif mondial harmonisant les règles sur l’IA. Ce dernier vise à réduire la dépendance normative de l’Europe, en lui donnant une influence globale sur la manière dont l’IA est développée et utilisée. Le texte sera pleinement applicable à partir du 2 août 2026.

A côté de cet arsenal législatif auquel pourrait être notamment ajoutée la directive de cybersécurité NIS2 en cours de transposition dans les Etats membres, les Etats membres montrent qu’ils ont enfin une vision commune pour renforcer l’autonomie technologique, la compétitivité et la résilience de l’UE face aux dépendances extérieures. La signature de la Déclaration pour la souveraineté numérique européenne en novembre dernier à Berlin en est une illustration.

Au titre des solutions techniques européennes, qui vont dans le sens de cette prise de conscience, DNS4EU, le résolveur européen a eu droit à un coup de projecteur lors du Domain Pulse. Lancé le 9 juin 2025, ce résolveur qui se veut « souverain » est cofinancé par l’UE et soutenu par l’ENISA. Il est garanti conforme au RGPD avec une infrastructure 100% européenne. Il s’adresse aux décideurs de l’UE mais vise aussi à offrir une alternative aux décideurs non membres du DNS de l’UE.  

L’initiative DNS4EU parmi les sujets du Domain Pulse 2026
L’initiative DNS4EU parmi les sujets du Domain Pulse 2026

Différents sujets qui témoignent de la diversité et de la richesse des informations mais aussi de la sensibilisation qu’ont voulu imprégner les organisateurs du Domain Pulse à la fois aux acteurs du DNS comme aux utilisateurs de ce dernier. Un événement qui rappelle que l’Internet n’est rien sans la sécurité et que la sécurité n’est rien sans la collaboration et l’échange d’informations.

Nameshield, entreprise européenne souveraine, a trouvé une résonnance particulière entre les sujets du Domain Pulse et son ADN qui met l’humain au centre de ses solutions techniques pour sécuriser les marques et le DNS et la collaboration entre pairs au travers de son CERT. Si le prochain round de nouvelles extensions a été moins évoqué, nous sommes convaincus que les nouveaux .brand qu’il va être possible de créer à partir d’avril 2026, sont une réelle opportunité pour les entreprises de s’offrir un outil au service de leur sécurité car ils seront dotés d’un espace de nommage exclusif fermé donc exempt de noms de domaine malveillants. Dans le contexte de cybermenaces, être doté d’un espace dédié, facilement identifiable et mémorisable pour les utilisateurs sera un vrai plus. Et cet outil va pouvoir être bâti avec une stratégie de souveraineté opérationnelle avec des entreprises comme Nameshield.

Retrouvez-nous lors d’événements incontournables en 2026 

Au premier semestre 2026, Nameshield multiplie les événements pour vous rencontrer 

En 2026, Nameshield multipliera les occasions de vous rencontrer lors de salons spécialisés, de conférences sectorielles et d’ateliers thématiques dédiés à la protection de vos actifs numériques.  

Ces rendez-vous seront autant de moments privilégiés pour échanger avec nos experts sur les grandes actualités des noms de domaine, de la possibilité d’adopter une extension Internet personnalisée .BRAND, au besoin d’automatisation des renouvellements des certificats SSL/TLS pour les équipes IT face à leur durée de vie qui réduit.  

Ce sera aussi l’occasion de découvrir l’offre globale de Nameshield pour :  

  • Gérer et sécuriser vos noms de domaine et actifs numériques, 
  • Protéger et garantir la disponibilité, l’intégrité et la résilience de vos noms de domaine, 
  • Surveiller le territoire numérique de votre marque en analysant, et en surveillant l’évolution de la menace, 
  • Agir en menant des actions de lutte et remédiation pour répondre au mieux en cas d’atteinte contre votre marque. 

À travers des échanges, retours d’expérience et partages de connaissances, vous découvrirez comment protéger vos noms de domaine stratégiques, renforcer vos dispositifs de sécurité et protéger votre marque dans un environnement digital en constante mutation. 

Nameshield va faire son tour de France ce premier semestre 2026 pour venir à votre rencontre, et ira également en Angleterre, pour un focus propriété intellectuelle ! Rendez-vous :  

  • A l’IT Partners, le rendez-vous de la communauté des décideurs du Channel IT & Tech, à Paris, les 4 et 5 février 2026
  • A l’Hacktiv’Summit, le Sommet de la Cybersécurité dédié aux Directeurs de la cybersécurité et aux RSSI, à Chantilly les 12 et 13 mars 2026. 
  • Au Forum INCYBER Europe, événement européen de référence en matière de cybersécurité et de confiance numérique, à Lille du 31 mars au 2 avril 2026.  
  • Pour la première fois, Nameshield participera à l’INTA à Londres, qui se transformera en épicentre de la propriété intellectuelle, du 2 au 6 mai 2026.   
  • Au CoTer numérique pour un événement dédié aux collectivités territoriales et à leur écosystème, à Reims les 23 et 24 juin 2026.   

Si vous avez des questions sur nos solutions ou que vous souhaitez nous rencontrer lors d’un de ces événements, n’hésitez pas à nous contacter. Nos équipes se feront un plaisir de répondre à vos requêtes. 

Nameshield devient sponsor du Certified Senders Alliance (CSA) sur sa solution DMARC

Nameshield devient sponsor du Certified Senders Alliance (CSA) sur sa solution DMARC

La CSA, qu’est-ce que c’est ?

La Certified Senders Alliance (CSA) est un service appartenant à l’eco – Association of the Internet Industry en partenariat avec la Deutscher Dialogmarketing Verband – DDV, association allemande de marketing. Créée en 2004, et réunissant plus de 1000 membres, la CSA permet de faire le lien entre les fournisseurs de boîtes mail et les expéditeurs d’e-mails.

La CSA a pour mission d’établir un cadre commun entre fournisseurs de services de messagerie, expéditeurs et experts de la sécurité. Cela permet de favoriser le bon respect des standards techniques et juridiques en vigueur ainsi que les exigences du marché, en évolution constante.

Pourquoi être devenu sponsor ?

Nameshield s’appuie sur l’expertise technologique de son partenaire Merox pour offrir un écosystème de messagerie plus sûr, au service de la protection des marques. Cette approche conjointe assure une expertise reconnue des protocoles d’authentification des e-mails, permettant de mettre à profit un savoir-faire DMARC pour accompagner l’écosystème du CSA dans la lutte contre l’usurpation d’identité et le phishing.

Ce sponsoring s’inscrit dans une démarche globale de renforcement de la confiance numérique, en combinant la sécurisation des noms de domaine, la gouvernance des flux de messagerie et la diffusion de bonnes pratiques liées à la sécurité email.

À travers cette collaboration, Nameshield contribue à une meilleure mise en conformité DMARC, à l’optimisation des politiques de protection et à la montée en maturité des organisations européennes souhaitant aligner délivrabilité, conformité et sécurité.

Vous avez une question à propos de notre solution DMARC ? N’hésitez pas à nous contacter.

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

À l’approche des élections municipales des 12 et 26 mars 2026, le risque d’ingérences numériques ciblant les collectivités françaises augmente, mêlant désinformation, usurpation d’identité visuelle, détournement de marque et cyberattaques visant notamment le DNS. Ce contexte met à nu la vulnérabilité de l’espace informationnel local et des infrastructures critiques telles que le DNS ou les certificats numériques. Les questions de disponibilité et de fiabilité de l’information deviennent alors des conditions essentielles au bon déroulement du scrutin.

Comprendre l’état de la menace 

Les ingérences numériques prennent une dimension véritablement systémique pour la démocratie locale en ciblant simultanément :

  • L’information (désinformation, faux contenus, usurpation, phishing)
  • L’identité numérique des collectivités (cybersquatting, faux sites, comptes inauthentiques),
  • Et la disponibilité des services en ligne (attaques par déni de service (DDoS), perturbation des portails citoyens)

Le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (VIGINUM) explique d’ailleurs, dans son guide de sensibilisation à la menace informationnelle publié en décembre 2025, que ces ingérences représentent une menace « grave pour le fonctionnement démocratique de nos sociétés ».

En cette période importante, le risque de menace est multiplié et s’inscrit dans une logique d’affaiblissement de l’écosystème politique local : chaque faille DNS, chaque certificat obsolète ou mal géré, chaque confusion de nom de domaine peuvent être exploités pour semer le doute sur l’authenticité d’un site de mairie ou l’intégrité d’une communication officielle.

Face à ces risques, le DNS et les certificats numériques deviennent des éléments stratégiques de défense pour les collectivités : en ciblant les noms de domaine, les attaquants peuvent rediriger les citoyens vers de faux sites, provoquer des indisponibilités temporaires ou altérer l’accès aux services essentiels, tandis qu’un certificat expiré ou non conforme suffit à déclencher des alertes de sécurité anxiogènes dans les navigateurs.

Protéger le DNS, via des infrastructures résilientes, des politiques de sécurité adaptées et une surveillance active des manipulations potentielles, revient à verrouiller la « porte d’entrée » numérique des mairies. Tandis que sécuriser et renouveler rigoureusement les certificats, en particulier dans la perspective du basculement vers eIDAS et l’usage de QWAC, permet d’assurer en continu l’authenticité des sites et de couper court aux tentatives d’usurpation.

Les noms de domaine frauduleux exposent directement les données personnelles des utilisateurs à des usages malveillants. Une fois attirés sur un faux site, via un lien partagé sur les réseaux sociaux, un courriel imitant une communication officielle ou un contenu web bien indexé, les citoyens sont incités à renseigner des informations sensibles : identité complète, adresse postale, numéro de téléphone, voire identifiants de comptes ou justificatifs numérisés (pièces d’identité, attestations de domicile, formulaires de procuration). Ces données, collectées sous couvert d’un service municipal prétendument légitime, peuvent ensuite être revendues, croisées avec d’autres bases illicites ou réutilisées pour des campagnes d’hameçonnage ciblé.

Verrouiller la chaîne d’authentification c’est contribuer à protéger non seulement l’intégrité du scrutin, mais aussi le capital de confiance et les informations personnelles des utilisateurs.

Protéger les élections municipales : la réponse de Nameshield

Dans ce contexte de menaces, Nameshield propose une approche intégrée pour sécuriser l’identité numérique des mairies et communes, en combinant protection DNS, lutte active contre le cybersquatting et gestion avancée des certificats.

Sur le volet DNS, l’entreprise s’appuie sur des infrastructures hautement résilientes afin de garantir la disponibilité et l’intégrité de l’accès aux sites institutionnels et faire face aux attaques potentielles en période de pression accrue.

En parallèle, une surveillance des noms de domaine présentant une similarité orthographique et typographique avec votre institution permet de détecter rapidement les tentatives de cybersquatting ou de typosquatting et d’enclencher, si nécessaire, des actions de remédiation.

Côté certificats, Nameshield facilite le passage vers des certificats QWAC conformes eIDAS en orchestrant l’émission et le renouvellement de certificats qualifiés via plusieurs Autorités de Certification (AC). Cette position unique sur le marché multi-AC, couplée à l’automatisation des processus, réduit drastiquement le risque de certificat expiré le jour du scrutin, tout en assurant une authentification forte et visible de chaque site ou portail électoral.

S’appuyer sur un prestataire comme Nameshield revient ainsi à transformer un paysage de contraintes réglementaires en un avantage opérationnel : des services plus disponibles, des canaux officiels clairement identifiés et une continuité électorale renforcée, face à une menace cyber importante et à des attaques de plus en plus sophistiquées.

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La date d’ouverture de la prochaine série de nouvelles extensions génériques (.BRAND) est enfin connue, ce sera le 30 avril 2026

La date d'ouverture de la prochaine série de nouvelles extensions génériques (.BRAND) est enfin connue, ce sera le 30 avril 2026

Parmi les questions en suspens autour de la nouvelle fenêtre de candidatures à des nouvelles extensions génériques, nous étions nombreux à nous demander quand l’ICANN, l’instance de gouvernance d’Internet, allait donner une date précise pour ce qui constituera le premier jour de soumission des futurs dossiers de candidatures.

L’annonce est apparue dans un article publié sur le blog de l’ICANN, un article de Kurtis Linqvist, le Président et Directeur Général de l’ICANN. Il y précise que 2025 a été une année de progrès notables dans la mise en œuvre du programme de nouvelles extensions génériques permettant d’aller vers l’objectif d’ouvrir une nouvelle fenêtre de dépôts de candidatures, 14 années après la dernière en date. L’une des étapes décisives a été la publication du guide du candidat le 16 décembre 2025. On se souviendra que le guide de candidature, document de référence pour les futures candidatures, avait été approuvé par le Conseil d’administration de l’ICANN, lors de la toute dernière session publique du sommet ICANN84 de Dublin.

Kurtis Linqvist indique que désormais les efforts se portent sur la dernière ligne droite de mise en œuvre du programme: « Nous nous sommes désormais engagés à ouvrir le cycle le 30 avril 2026 ». La période de dépôts des futurs dossiers de candidatures complets, débutera donc à partir du jeudi 30 avril sur 12 à 15 semaines soit possiblement jusqu’à juillet, voire début août. Après il sera trop tard. Les indécis et les retardataires devront attendre une future opportunité qui pourrait très bien survenir à nouveau dans 14 années, qui sait ?

Parmi les autres faits notables de la fin d’année 2025, la période de soumission des demandes de soutien des futurs candidats à l’Applicant Support Program s’est terminée le 19 décembre. Ce programme vise à réduire les barrières économiques et techniques à l’entrée afin d’élargir la participation globale et la diversité des candidats aux nouvelles extensions de noms de domaine. Les données fournies par l’ICANN indiquent que 75 candidatures ont été reçues provenant des cinq régions de l’ICANN :

  • 10 candidatures d’Afrique,
  • 38 de la région Asie-Pacifique,
  • 1 d’Amérique latine et des Caraïbes,
  • 6 d’Europe,
  • 20 d’Amérique du Nord.

En 2012, ce programme alors tout nouveau n’avait reçu que trois demandes. Ces premiers indicateurs montrent que la région Asie Pacifique qui est aujourd’hui la plus dynamique sur le marché des noms de domaine semble aussi s’intéresser fortement à la prochaine série de nouvelles extensions. En 2012, les 1930 candidatures soumises lors de la fenêtre de candidatures s’étaient réparties comme suit :

  • Amérique du Nord : 911 candidatures,
  • Europe : 675 candidatures,
  • Asie-Pacifique : 303 candidatures,
  • Amérique latine et Caraïbes : 24 candidatures,
  • Afrique : 17 candidatures.

On estime également qu’environ 34% d’entre elles visaient des candidatures à des extensions de marques, des Brand TLDs.

Qu’en sera-t-il en 2026 ? Les réponses interviendront à l’automne prochain lors de la journée des révélations, le futur « Reveal Day » et du jour de confirmation des chaînes (ndlr: de caractères) , le « String confirmation day » de l’ICANN.

Pannes d’AWS et de Cloudflare : les dangers de la dépendance des entreprises vis‑à‑vis des géants du cloud

Panne d'AWS, de Cloudflare et de Microsoft Azure : les dangers de la dépendance des entreprises vis‑à‑vis des géants du cloud

Les pannes en chaîne subies en fin d’année par les GAFAM ont rappelé avec brutalité à quel point la dépendance quasi exclusive de nombreuses organisations aux géants du cloud constitue un risque systémique.

En juin 2025, Google ouvrait le bal, essuyant une panne de plus de 7 heures. Depuis, ses concurrents AWS et Cloudflare ont également subi des incidents. En octobre 2025, c’est Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, qui faisait face à un problème « lié à la résolution DNS du point de terminaison de l’API DynamoDB dans US-East-1 », causant une panne de résolution DNS qui a provoqué des indisponibilités de service pour de nombreuses entreprises notamment Airbnb, Reddit, Snapchat, Slack… Un mois plus tard, ça a été le tour de Cloudflare de pâtir d’une défaillance liée à « une modification indésirable des permissions au sein d’un des systèmes de bases de données du fournisseur ». Conséquence : Google, X, ChatGPT, Facebook, Décathlon, Doctolib se sont retrouvés, à leur tour, en panne…

Quand une région cloud ou un service critique de ces acteurs vacille, ce sont des milliers de sites web, applications, services de messagerie, API métiers et outils collaboratifs qui deviennent injoignables, avec un impact immédiat sur le chiffre d’affaires, l’image, la réputation de marque et parfois même la continuité d’activité. Au-delà du simple incident technique, ces interruptions soulignent le manque de résilience d’architectures trop centralisées autour de prestataires extra-européens, sur lesquels les entreprises ne disposent ni de contrôle juridique, ni de maîtrise opérationnelle suffisante.

Des pannes massives, globales et paralysantes pour de nombreuses entreprises 

Ces pannes massives des hyperscalers ont mis en lumière un autre phénomène souvent sous-estimé : l’effet de cascade provoqué par la concentration de services critiques (hébergement, messagerie, authentification, data, DNS managé) chez un nombre très restreint d’acteurs.

Lorsqu’un fournisseur cloud rencontre une indisponibilité sur une brique fondamentale, par exemple, sa propre infrastructure DNS, son réseau ou ses services d’API, ce ne sont pas uniquement les sites web qui tombent, mais l’ensemble de la chaîne de valeur numérique : portails clients, tunnels VPN, applications métiers interconnectées, objets connectés, plateformes d’authentification et de fédération d’identités. Dans 80 à 90 % des cas d’incidents majeurs, l’analyse a posteriori montre que le point de défaillance initial se situe au niveau de la résolution de noms ou de la connectivité entre résolveurs DNS et services exposés, confirmant que le DNS reste à la fois une « plaque tournante » et un point de vulnérabilité privilégié.

Or ce composant est encore trop souvent géré comme une commodité incluse par défaut dans l’offre des géants du cloud, sans véritable stratégie de résilience DNS. 

Le DNS : talon d’Achille invisible des entreprises

Pour de nombreuses organisations, le caractère invisible du DNS masque encore sa nature profonde : il alimente en réalité l’ensemble des chaînes de confiance numériques, de la simple page web jusqu’aux applications critiques, en passant par les tunnels VPN, les services de messagerie, ou encore les politiques DMARC.

Une indisponibilité de la résolution de noms ne se limite donc pas à un « site en panne », mais coupe potentiellement l’accès à tout un écosystème applicatif, y compris les services exposés uniquement via API ou utilisés en interne. Les campagnes de cyberattaques observées ces dernières années l’ont largement démontré : attaques DDoS massives, DNS spoofing, cache poisoning ou Man in the Middle ciblent précisément cette infrastructure, souvent moins protégée que les briques applicatives ou réseau visibles, alors même qu’elle constitue un point de passage obligé pour chaque requête utilisateur.

Le DNS est ainsi, très souvent, le premier point de panne, mais aussi l’un des moins maîtrisés, alors même qu’il constitue la pierre angulaire de la disponibilité des ressources numériques.  

Dans ce contexte, continuer à confier sans discernement cette fonction à un unique hyperscaler extra‑européen revient à accepter qu’une panne, une erreur de configuration ou une décision unilatérale prise hors de tout cadre de souveraineté puisse paralyser, en quelques minutes, l’accès aux services essentiels de l’entreprise. Face à la montée en puissance des cybermenaces et au durcissement réglementaire, notamment l’arrivée de la NIS2, les autorités comme l’ANSSI rappellent aussi la nécessité de sécuriser le DNS, de le traiter comme un composant critique et non comme un simple service d’infrastructure implicite.  

C’est pourquoi une approche fondée sur la diversification maîtrisée des prestataires et sur la spécialisation, en dissociant hébergement et DNS, en s’appuyant sur un registrar souverain permet de transformer ce talon d’Achille en véritable socle de résilience. Le DNS devient alors non plus un simple composant technique, mais un levier de gouvernance et de continuité d’activité, au cœur d’une stratégie de souveraineté numérique où la dépendance aux géants du cloud est réduite, contrôlée et, surtout, réversible.

Dans cette même optique, l’approche multi-cloud, souvent présentée comme une réponse évidente aux pannes des hyperscalers pourra devenir un levier de réduction du risque business lorsqu’elle sera couplée à une stratégie de diversification maîtrisée des prestataires et à une consolidation de la fonction DNS autour d’un acteur de confiance, capable de garantir une disponibilité maximale des services Internet et de transformer le DNS en socle de résilience et d’indépendance vis‑à‑vis des géants du cloud.

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l’approche des fêtes

Adoptez les bons réflexes face au phishing à l'approche des fêtes

Alors que Noël approche à grands pas et que l’année 2025 touche bientôt à sa fin, les fêtes de fin d’année transforment cette période joyeuse et festive en un maillon vulnérable pour les entreprises. Révélant des fragilités parfois existantes : domaines oubliés mais toujours actifs, sous-domaines délégués à des prestataires qui ne répondent plus aux standards de sécurité, configurations DNS vieillissantes, certificats dispersés entre plusieurs équipes ou fournisseurs, les bonnes pratiques de sécurité ne doivent pas être reléguées au second plan en cette fin d’année !

La hausse des échanges, la multiplication des campagnes marketing, l’intensification des interactions avec les partenaires et les prestataires créent un environnement idéal pour les cybercriminels, qui combinent usurpation de marques, détournement de canaux techniques et exploitation des failles organisationnelles. Dans ce contexte, la protection ne peut plus se limiter à quelques mesures ponctuelles : elle doit s’inscrire dans une politique globale de sécurité, visant à renforcer la résilience des entreprises face aux menaces saisonnières tout en préparant l’entreprise aux défis cyber de l’année suivante. Cette période appelle aussi, plus que jamais à adopter les bons réflexes individuels, en sensibilisant ses équipes afin d’éviter les erreurs humaines qui peuvent coûter cher à l’entreprise.

Le phishing : un risque systémique qui capitalise sur la peur et l’urgence

Le phishing aussi appelé hameçonnage ou filoutage consiste à envoyer des courriels frauduleux qui imitent des communications légitimes pour tromper les destinataires. Cette attaque vise à soutirer aux utilisateurs des informations confidentielles telles que des mots de passe, des numéros de carte bancaire, et d’autres données sensibles. Selon une étude de Statista datant de janvier 2023, le phishing représentait la forme la plus répandue de cyberattaque en France, touchant environ 75% des entreprises.

Au-delà de la simple tromperie individuelle, le phishing constitue aujourd’hui un risque systémique pour l’entreprise, car il cible directement ses processus métiers, ses chaînes de paiement et sa réputation de marque. En haute saison commerciale comme Noël, les campagnes malveillantes s’appuient de plus en plus sur des données contextuelles (noms de fournisseurs, formats de factures, signatures internes copiées) pour paraître légitimes aux yeux des équipes comptables, commerciales ou support.

En jouant sur le sentiment d’urgence, les campagnes de phishing actuelles ne visent plus seulement à tromper un individu isolé, mais à déstabiliser l’ensemble de la chaîne décisionnelle de l’entreprise. Messages pressants évoquant une coupure imminente de service, une échéance réglementaire prétendument non respectée ou une validation de paiement « à traiter dans l’heure » contournent les contrôles habituels et court-circuitent les procédures de validation internes. Dans un contexte B2B où les flux financiers, les accès fournisseurs et les portails clients sont fortement interconnectés, une seule action réalisée dans la précipitation peut malheureusement conduire à l’usurpation de comptes, à la modification silencieuse de coordonnées bancaires ou à l’implantation de malwares persistants.

Une variante dangereuse, le slamming appelle à la plus grande vigilance

Le slamming est une variante connue dans le monde des noms de domaine et des entreprises. Contrairement à une simple tentative de spam, le slamming repose sur une mécanique de manipulation de la confiance : l’attaquant se présente comme un prestataire officiel, adopte les codes graphiques et juridiques d’un « registrar », et s’appuie sur un vocabulaire volontairement technique : expiration imminente d’un nom de domaine, dépôt d’un nom de domaine identique ou similaire, besoin de déposer un nom pour éviter une fraude, blocage DNS, suspension de certificats, transfert obligatoire… Autant de bonnes raisons pour pousser le destinataire de la demande à prendre une décision rapide qui se solde généralement par le règlement d’une facture.

La pression de la part des cybercriminels s’exerce d’ailleurs souvent sur des interlocuteurs qui ne gèrent pas directement les noms de domaine mais qui disposent d’un pouvoir de validation budgétaire ou administratif, ce qui augmente le risque de paiement ou d’acceptation d’un transfert non autorisé.

Pour s’en prémunir, il est essentiel de considérer toute sollicitation non planifiée relative aux noms de domaine comme suspecte par défaut : vérifier systématiquement l’adresse email de l’expéditeur et non seulement son nom affiché, confronter la demande au référentiel interne des domaines et des prestataires habilités avant tout engagement financier ou opérationnel.

Enfin, une autre attaque courante en période de Noël, les pièces jointes piégées 

Les pièces jointes piégées doivent être envisagées comme un risque de continuité d’activité à part entière, en particulier parce qu’elles peuvent servir de vecteur à un ransomware. Une simple facture de fin d’année ou un faux bon de commande envoyé à un service financier ou à un prestataire peut suffire à ouvrir une brèche, puis à chiffrer des serveurs critiques ou à exfiltrer des données contractuelles sensibles.

Au-delà du simple fichier infecté, les Chevaux de Troie ou Trojans constituent aujourd’hui un levier stratégique pour les cybercriminels, car ils permettent de prendre pied discrètement dans le système d’information, puis de préparer des attaques de plus grande ampleur (prise de contrôle de comptes, mouvements latéraux, déploiement ultérieur de ransomwares).

En période de fin d’année, pas de relâchement, prudence et sécurité doivent être plus que jamais des mots d’ordre 

Face à ces attaques de plus en plus ciblées, les organisations doivent rappeler les bons réflexes individuels à adopter mais aussi structurer une véritable hygiène numérique collective. Concrètement, cela passe par la formalisation de procédures internes adaptées aux périodes sensibles (fin d’année, clôtures comptables, pics d’activité)… La mise en place de campagnes régulières de sensibilisation, assorties de simulations de phishing ou de faux courriers de slamming, permet de transformer chaque collaborateur en maillon actif de la chaîne de défense, et non en simple « risque utilisateur ».

Si l’entreprise effectue bien son travail de sensibilisation, en période de fêtes, c’est aussi le rôle de chaque individu d’être particulièrement attentif. Les équipes doivent en effet adopter une lecture particulièrement critique de chaque message reçu, même lorsqu’il semble provenir d’un partenaire habituel ou d’un service interne. Les cybercriminels exploitent le contexte de fin d’année pour diffuser des campagnes de phishing et de slamming plus sophistiquées, en se basant sur des scénarios réalistes : renouvellement de contrats, relances de factures, rappels d’échéances de noms de domaine, notifications de livraison ou de blocage de compte. Avant d’ouvrir un email ou sa pièce jointe, il est recommandé de vérifier systématiquement la cohérence de plusieurs éléments : adresse de l’expéditeur (et non uniquement le nom affiché), objet du message (trop alarmiste ou trop alléchant), ton employé (pressions, menaces, promesses de réduction ou d’avantage exclusif), ainsi que la concordance avec les procédures internes existantes.

Quelques règles supplémentaires et simples vont pouvoir aider vos collaborateurs à éviter les erreurs :

  • La vigilance est le mot d’ordre lorsque l’on vous demande des données personnelles,
  • Les pièces jointes d’un expéditeur inconnu ne doivent pas être ouvertes,
  • Les liens URL peuvent être vérifiés en passant le curseur de la souris au-dessus (sans cliquer) pour s’assurer qu’ils renvoient vers des sites de confiance,
  • Un retard face à une sollicitation urgente vaut mieux que des pertes financières : il ne faut pas céder à la pression et risquer d’engager un paiement frauduleux,
  • S’il y a un doute sur un expéditeur, vous pouvez le contacter par un autre biais pour vérifier s’il s’agit d’une tentative de fraude ou non.

Pour éviter de vous faire voler des données sensibles et d’être victime d’escroquerie, il est essentiel d’adopter ces bonnes mesures de cybersécurité. Parce qu’un simple clic suffit à commettre une erreur, continuez à sensibiliser vos équipes et restez informés face aux cybermenaces qui pèsent sur votre entreprise.