50 ans après l’Arpanet, l’ancêtre d’Internet

50 ans après l’Arpanet, l’ancêtre d’Internet
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Le 29 octobre 1969, l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) envoie à l’Institut de Recherche de Stanford, le tout premier message électronique par le réseau Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network), posant ainsi les fondations du monde connecté d’aujourd’hui.

Arpanet, le précurseur d’Internet

Arpanet est le premier réseau à transfert de paquets de données développé par l’Agence des Projets de Recherche avancée (ARPA – Advanced Research Projects Agency), appartenant au département de la Défense des Etats-Unis.

Le premier nœud d’Arpanet a été installé à l’UCLA le 30 août 1969, le second à l’Institut de Recherche de Stanford le 1er octobre 1969. Le premier message a ainsi été envoyé entre ces deux institutions le 29 octobre 1969, par le professeur de sciences de l’UCLA, Leonard Kleinrock qui souhaitait envoyer le mot « login » mais à la suite d’un bug, seules les lettres « l » et « o » sont arrivées sans encombre jusqu’au destinataire, le mot entier ne sera transmis qu’une heure plus tard.

L’Arpanet connectait ainsi plusieurs universités et centres de recherches : tout d’abord, l’Université de Californie à Los Angeles et l’Institut de Recherche de Stanford, suivis de peu par l’Université de Californie à Santa Barbara et l’Université d’Utah. Fin 1969, Arpanet comptait alors 4 nœuds, en 1971, 23 nœuds furent créés et 111 nœuds en 1977.

En 1983, l’Arpanet a été divisé en deux réseaux distincts : l’un militaire, le MILnet (Military Network) et l’autre universitaire, le NSFnet.

Le 1er janvier 1983, le nom « Internet », déjà en usage pour désigner l’ensemble d’Arpanet, est devenu alors officiel.

Les 30 ans du World Wide Web

En 1989, Tim Berners-Lee, un chercheur britannique travaillant au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) a proposé un système hypertexte fonctionnant sur Internet. À l’origine, ce système a été conçu pour que des scientifiques travaillant dans des universités et des instituts du monde entier puissent s’échanger des informations instantanément. Sa vision d’une connectivité universelle devient le World Wide Web, qui a fait exploser l’usage d’Internet.

En 1993, Mosaic le pionnier des navigateurs web, a été créé par Marc Andreessen et Eric J.Bina, deux étudiants du National Center for Supercomputing Applications (NCSA) de l’Université de l’Illinois. Il ne s’agissait pas du premier navigateur graphique mais Mosaic était particulièrement rapide et permettait aux utilisateurs d’afficher les images au sein des pages, ce qui lui a valu une certaine popularité et a contribué à l’accroissement de la popularité du World Wide Web.

Internet Protocol – De l’IPv4 à l’IPv6

Le protocole Internet (IP – Internet Protocol) est une famille de protocoles de communication de réseaux informatiques conçus pour être utilisés sur Internet. Les protocoles IP permettent un service d’adressage unique pour l’ensemble des terminaux connectés.

IPv4, la première version principale a été inventée dans les années 70 et introduit au public en 1981. Elle forme encore aujourd’hui, la base d’une grande partie des communications sur Internet. Il y a 20 ans, l’IETF (Internet Engineering Task Force) a prédit l’épuisement des adresses IPv4 et a commencé à travailler sur une nouvelle version du protocole Internet : IPv6.

IPv4 utilise le schéma d’adressage codé sur 32 bits pour supporter environ 4,3 milliards d’adresses possibles, tandis qu’IPv6 dispose d’un espace d’adressage bien plus important grâce à des adresses codées sur 128 bits, soit 3,4 ×  1038 adresses possibles.

DNS – Le Système des Noms de Domaine

A la demande de l’Agence des Projets de Recherche avancée du département de la Défense américaine, le DNS (Domain Name System – Système des noms de domaine) a été inventé en 1983 par Jon Postel et Paul Mockapetris, afin d’associer des adresses IP complexes à des noms humainement compréhensibles plus simples à retenir. Ainsi une adresse logique, le nom de domaine est associé à une adresse physique, l’adresse IP. Le nom de domaine et l’adresse IP sont uniques.

En 1998, est créé l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’autorité de régulation de l’Internet. Son rôle premier est d’allouer l’espace des adresses de protocole Internet, d’attribuer les identificateurs de protocole (IP), de gérer le système de noms de domaine de premier niveau pour les codes génériques (gTLD), d’attribuer les codes nationaux (ccTLD), et d’assurer les fonctions de gestion du système de serveurs racines.

Avec 351,8 millions d’enregistrements de noms de domaine au premier trimestre 2019, les dépôts de noms de domaine ne cessent d’augmenter, avec cependant en parallèle, une augmentation du nombre des menaces visant le DNS.

L’émergence des cybermenaces

Considérée comme l’une des premières cyberattaques et certainement la première à avoir attiré l’attention des médias de masse, l’attaque du ver Morris (Morris Worm) a été lancée par un étudiant de l’Université de Cornell, Robert Tappan Morris, en 1988. A l’origine, le logiciel malveillant développé par l’étudiant n’avait pas pour but de causer des dommages mais d’estimer tout simplement l’étendue d’Internet. Ce ver a pourtant touché environ 10% des 60 000 machines estimées connectées à Internet et les dommages causés étaient de l’ordre de 100 000 à 10 millions de dollars. Cet événement marque alors un tournant dans le domaine de la sécurité en ligne.

Aujourd’hui, les cyberattaques sont nombreuses, fréquentes et de plus en plus sophistiquées. L’évolution des techniques et l’apparition de nouvelles technologies les rendent toujours plus complexes et offrent de nouvelles opportunités aux attaquants.

Divers types de cyberattaque existent, tels que des attaques ciblant le DNS : DDoS, DNS cache poisoning, DNS spoofing, Man in the middle… (En 2019, selon l’IDC – International Data Corporation, 82% des entreprises mondiales ont fait face à une attaque DNS au cours de l’année écoulée) ou encore des attaques visant directement les utilisateurs et ayant pour objectif d’obtenir des informations confidentielles pour usurper une identité (phishing).

Ces attaques peuvent avoir des conséquences considérables pour les entreprises victimes. Par exemple, le coût d’une fuite de données est aujourd’hui en moyenne de 3,92 millions de dollars, selon IBM Security, ce coût a augmenté de 12% en 5 ans.

Un trafic IP estimé en 2022 plus important que celui généré de 1984 à 2016

Aujourd’hui, avec plus de 5 milliards de recherches faites sur Google chaque jour et l’e-commerce continuant son avancée, les réseaux sociaux connaissant un véritable succès et le nombre en constante augmentation des objets connectés, le volume du trafic sur Internet a fortement augmenté.

En effet en 1974, le trafic sur Internet dépassait 3 millions de paquets par jour. Selon une étude de Cisco, en 2017, le trafic IP global était de 122 exaoctets par mois et la société estime que ce volume devrait atteindre 396 exaoctets d’ici 2022.

« La taille d’Internet et sa complexité continuent de croître d’une façon que beaucoup n’auraient pu imaginer. Depuis que nous avons lancé nos prévisions VNI en 2005, le trafic a été multiplié par 56 et a atteint un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 36 %, lié au nombre de plus en plus important d’utilisateurs, d’appareils et d’applications accédant aux réseaux IP », explique Jonathan Davidson, vice-président senior et directeur général du Service Provider Business chez Cisco.

50 ans après la naissance d’Arpanet, l’ancêtre d’Internet, le monde compte aujourd’hui plus d’appareils connectés que de personnes. En 2022, les internautes représenteront 60 % de la population mondiale et plus de 28 milliards d’appareils se connecteront à Internet.

REPLAY WEBINAR CYBERSÉCURITÉ – DDoS et attaques ciblant le DNS et les noms de domaine : comment s’en protéger ?

REPLAY WEBINAR CYBERSECURITE - DDoS et attaques ciblant le DNS et les noms de domaine : comment s'en protéger ?

Le 24 février dernier le monde a pris conscience, à la suite d’un communiqué de l’ICANN, que l’Internet pouvait s’arrêter à tout moment ! En cause, la protection des noms de domaine et du DNS, pierre angulaire de l’accès aux sites web.

Saviez-vous que la disponibilité de vos mails, sites et services Internet dépend du Nom de Domaine?

Au programme de ce webinar à destination des Grands Comptes, Entreprises publiques et privées, Online Players et plus généralement des entreprises utilisant Internet comme canal de communication et de diffusion :

  • Actualités en cybersécurité
  • Comprendre l’importance du DNS
  • Identifier les attaques visant le DNS et les noms de domaine
  • Les bonnes pratiques pour se protéger

Retrouvez ce webinar animé par Christophe GERARD, Security Product Manager et Lucie LOOS, Directrice Marketing Experte cybersécurité de Nameshield group, en replay sur la plateforme Webikeo :

Une attaque visant le système des noms de domaine : la priorité, protéger ses accès

Cyberattaque mondiale - DNS Hijacking - cyberespionnage
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Les médias ont très largement relayé le weekend dernier les méfaits d’une attaque à priori sans précédent et visant les noms de domaine.

C’est en effet dans la nuit du 22 au 23 février que, l’ICANN a déclaré des attaques d’une grande envergure visant les noms de domaine : il s’agit de DNS hijacking. Ces attaques consistent « à remplacer les adresses des serveurs » autorisés « par des adresses de machines contrôlées par les attaquants », a expliqué l’organisme, permettant aux pirates d’interroger les données pour découvrir mots de passe, adresses mail etc., voire de capter complètement le trafic vers leurs serveurs.

Une vague d’attaques qui a débuté en novembre 2018

En réalité, il ne s’agit pas d’une attaque, mais d’une vague d’attaques que le système des noms de domaine subit depuis maintenant plusieurs semaines.

Dès la fin du mois de novembre 2018, une attaque visait le Liban et les Émirats Arabes Unis et avait affecté les noms de domaine en .GOV. Dans cette première attaque, les cybercriminels avaient procédé à du DNS hijacking.

Début janvier 2019, la société FireEye faisait état dans un article d’une vague de DNS hijacking affectant les noms de domaine appartenant au gouvernement et aux secteurs des télécommunications et d’Internet au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, Europe et Amérique du Nord.

Si les pirates n’avaient pas été alors identifiés, les premières recherches laissaient à penser que ces derniers pourraient opérer depuis l’Iran.

Fait important quant à l’attaque du 22 février : elle frappait cette fois-ci, parfois avec succès, des acteurs importants de l’Internet.

En quoi ces attaques consistent-elles ?

La méthode employée est celle du DNS hijacking, déployé à grande échelle. Il s’agit d’une attaque malicieuse, également appelée redirection DNS. Son but : écraser les paramètres TCP/IP d’un ordinateur afin de le diriger vers un serveur DNS pirate en lieu et place du serveur DNS officiel paramétré. Pour ce faire, le pirate prend le contrôle via différentes techniques de la machine cible pour altérer les configurations DNS.

Le gouvernement américain, entre autres, a récemment tiré la sonnette d’alarme face à ces séries d’attaques très sophistiquées dont le but serait de siphonner un important volume de mots de passe. Ces attaques cibleraient plus spécifiquement les gouvernements et les sociétés privées.

Entre DNS hijacking et cyberespionnage

Selon l’article de Talos de novembre 2018, les pirates derrière ces attaques auraient ainsi récupéré des emails et des informations de connexions (identifiants – mots de passe) en hijackant le DNS, faisant en sorte que le trafic des emails des institutions ciblées et le VPN (Virtual Private Networking) soient redirigés vers un serveur contrôlé par les cybercriminels.

Une fois les connecteurs récupérés, d’autres attaques peuvent être lancées, telles que le Man-In-The-Middle, à des fins d’espionnage.

Alors comment se protéger efficacement ?

Il faut être conscient que si ces attaques visent prioritairement le système d’avitaillement des noms de domaine, nous ne le dirons jamais assez, la première porte d’entrée d’un pirate à votre portefeuille de noms de domaine est vos accès plateforme de gestion.

La première et absolue recommandation est de protéger ses accès

Nameshield a mis en place, depuis de nombreuses années, des dispositifs de sécurisation de l’accès au portail de gestion des noms de domaine (filtrage IP, ACL, HTTPS) et propose en sus l’authentification 2 facteurs et le SSO.

Si ces solutions complémentaires ne sont pas encore en place, Nameshield recommande vivement de mettre en place ces solutions, tout particulièrement la double factor authentification, pour lutter contre les vols de mots de passe.

Mettre en place le protocole DNSSEC

La mise en place du protocole DNSSEC, s’il était bien plus largement déployé, aurait pu empêcher ou à tout le moins amoindrir l’impact de ces attaques, en limitant leurs conséquences.

Il devient plus qu’urgent que DNSSEC soit désormais massivement adopté, tant au niveau des résolveurs que des serveurs faisant autorité.

Protéger ses noms de domaine stratégiques

La mise en place d’un registry lock sur vos noms stratégiques empêchera les modifications frauduleuses de ces derniers.

Si aucune solution parfaite n’existe aujourd’hui pour protéger à 100% les infrastructures des cyberattaques, c’est l’application de plusieurs mesures préventives combinées qui permettra de diminuer les vulnérabilités exploitées (si) facilement par les pirates.

Le DNS peut-il avoir un impact sur le référencement naturel (SEO) ?

Le DNS peut-il avoir un impact sur référencement naturel (SEO) ?
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C’est une question qui revient régulièrement de la part de nos clients, est-ce que l’utilisation (bonne ou mauvaise) du DNS a un impact sur le référencement naturel (SEO) des sites web ? Nous avions déjà abordé l’impact du passage d’un site web en HTTPS sur le SEO, c’est ici l’occasion de se pencher sur le côté DNS.

Le DNS est un processus invisible, implémenté à l’arrière-plan et il est difficile de concevoir en quoi cela peut aider ou nuire aux performances d’un site Web et donc au classement dans les moteurs de recherche et plus particulièrement Google.

Cet article abordera l’impact potentiel du DNS en réponse aux questions suivantes :

  • La modification d’un enregistrement DNS affecte-t-elle le référencement ?
  • Le changement de fournisseur DNS affecte-t-il le référencement ?
  • Quelle partie du DNS joue dans une migration de site ?
  • Le changement de l’adresse IP d’un site Web affecte-t-il le référencement du site ?
  • Quid de l’implémentation de DNSSEC ?
  • Une panne DNS peut-elle impacter le référencement ?
  • Un DNS plus rapide peut-il améliorer le référencement ?

Le changement au niveau DNS affecte-t-il le référencement naturel ?

1. Modification d’un enregistrement DNS, attention au TTL

La redirection d’un nom de domaine vers le serveur web correspondant passe souvent par la création d’un enregistrement de type A (adresse IPv4). L’enregistrement A dirigera alors le trafic vers l’adresse IP du serveur Web de destination. La modification de cet enregistrement peut entrainer des problèmes de performances.

En effet, pour optimiser les temps de réponses, le système DNS permet la mise en cache des informations auprès des serveurs DNS résolveurs pour une durée donnée, la durée du TTL (Time to live) définie par le gestionnaire technique du nom de domaine, lors de la configuration de celui-ci. Le TTL habituel, tel que recommandé par l’ANSSI, est de plusieurs heures pour les utilisations classiques des noms de domaine (sites web). Dans le cas d’une modification d’un enregistrement A, celle-ci pourrait ainsi n’être prise en compte qu’à la fin du TTL. Les internautes pourraient donc accéder aux anciennes configurations d’enregistrement pendant encore quelques minutes ou même plusieurs heures après les modifications.

Il est ainsi important de réduire les TTL, ne serait-ce que de manière temporaire lors de ces modifications.

Mais cela affecte-t-il le référencement ? Oui et non. Dans le cas d’utilisateurs envoyés vers une destination qui n’existe plus, Google considérera cela comme une erreur 404. Au-delà de l’expérience utilisateur négative, ce n’est pas directement un facteur de référencement. Attention cependant à la présence éventuelle de backlinks et d’un nombre trop important d’erreurs 404. Un TTL bas permet ainsi de limiter l’impact lors de ces modifications.

2. Modification des DNS déclarés pour un nom de domaine

Un nom de domaine est associé à des serveurs de noms (NS / Name Servers) qui permettent la bonne résolution DNS. Le service DNS vient chercher l’information sur ces NS. Ces NS peuvent être modifiés lors du changement du fournisseur gestionnaire du nom de domaine, ou simplement pour passer d’une infrastructure DNS à une autre. Le changement de serveur de noms affectera-t-il le référencement ?

Selon le fournisseur et l’infrastructure choisie, les temps de résolution pourront être plus ou moins courts avec un impact potentiel d’amélioration ou de diminution par rapport au SERP (Search Engine Result Page). En effet, le temps de résolution est pris en compte par Google (voir ci-après).

Et comme pour un changement d’enregistrement, il est conseillé de réduire la durée de vie des enregistrements avant de modifier les serveurs de nom, afin que les DNS résolveurs ne gardent pas en cache les anciennes informations.

3. Risque lié au DNS lors de la migration d’un site

C’est le même principe qu’abordé précédemment. Les modifications des configurations DNS n’affectent pas directement le référencement, mais elles risquent d’entraîner une mauvaise expérience utilisateur. Il convient également de jouer sur les TTL.

Quels cas de figure sont à considérer ?

  • Changer de fournisseur d’hébergement Web
  • Changer de fournisseur d’hébergement DNS
  • Déplacement du trafic de www. vers un « domaine nu » (sans le www.)
  • Déplacement de votre domaine vers un CDN (réseau de diffusion de contenu)

4. Changement de l’adresse IP de destination

Non. Lors de la modification d’un enregistrement pointant d’un point de terminaison à un autre, le référencement n’est pas impacté. La seule (très rare) exception à cette règle serait de pointer un domaine vers un point de terminaison qui aurait déjà été identifié comme un serveur de courrier indésirable (par exemple l’adresse IP d’un serveur mutualisé).

Attention cependant à l’adresse IP en question, une des (nombreuses) règles de référencement de Google est qu’une adresse IP utilisée par un site web devrait se situer à proximité de l’utilisateur final.

5. Mise en place de DNSSEC 

DNSSEC permet d’authentifier la résolution DNS via une chaine de confiance entre les différents serveurs DNS de cette résolution. Comme pour le HTTPS, c’est une couche de sécurité supplémentaire à mettre en place. Comme pour le HTTPS, le temps de chargement des pages est impacté et donc potentiellement le SEO associé. Pour autant, il faut remettre les choses en perspectives, DNSSEC est indispensable à la sécurité de navigation des internautes et il est préférable de le mettre en place. La plupart des sociétés proposant des audits de sécurité autour des noms de domaine considèrent DNSSEC comme nécessaire, et donc comme un critère de notation.

Des DNS plus rapides améliorent-ils le référencement?

Google a admis que le temps de chargement d’une page a une incidence sur les résultats du SERP. Les temps de recherche DNS sont généralement inférieurs à une seconde, ils peuvent néanmoins affecter le chargement d’une page dans les cas suivants :

1. Pannes récurrentes sur l’infrastructure DNS

Lorsque qu’un DNS ne parvient pas à résoudre ou prend plus de temps que d’habitude, cela peut ajouter des secondes entières au temps de chargement d’une page. En cas de manque de fiabilité et d’indisponibilité récurrente, l’impact sur le SEO est avéré… sans parler de l’expérience utilisateur face à des échecs répétés (augmentation du taux de rebond, baisse de la rétention des clients et impact sur la confiance envers la marque, voire perte de revenus). Il est important de s’appuyer sur une infrastructure fiable et de confiance.

2. Qualité du réseau et points de présence

C’est de la physique pure et simple, plus un serveur de noms est proche d’un utilisateur final, moins il faut de temps pour répondre à sa requête. Les réseaux DNS dits « anycast » (adressage et routage optimisé vers le serveur le « plus proche » ou le « plus efficace »), disposant de nombreux points de présence dans le monde, permettent d’optimiser les temps de réponse en fonction notamment de la localisation géographique.

Un autre point important est de disposer d’au moins trois serveurs de noms qui font autorité (SOA) pour un nom de domaine, idéalement basés sur des noms de domaine et sur des TLDs différents, afin de réduire le risque de SPOF (Single Point of Failure) d’une infrastructure. En effet, si une infrastructure repose sur le même nom de domaine, une indisponibilité de ce nom de domaine, quelle qu’en soit la raison, entraine l’indisponibilité de l’infrastructure DNS. De même au niveau des TLDs, et même si c’est moins probable,  un problème de disponibilité du registre affecterait l’ensemble de l’infrastructure DNS.

3. Attention aux configurations DNS « à rallonge »

Il n’est pas rare d’avoir des configurations DNS qui envoient vers une destination finale via plusieurs étapes, comme dans l’exemple ci-dessous. Dès lors, le temps de résolution s’en trouve impacté et potentiellement la performance en termes de référencement naturel.

fr.wikipedia.org. IN CNAME text.wikimedia.org.

text.wikimedia.org. IN CNAME text.esams.wikimedia.org.

text.esams.wikimedia.org. IN A 91.198.174.232

Conclusion

Le référencement naturel est une science qu’il faut considérer dans son ensemble. Ainsi, comme nous l’avions vu au travers de l’impact du passage d’un site web en HTTPS, il s’agit d’un facteur de référencement parmi d’autres, et toutes choses étant égales par ailleurs, alors il revêt une importance particulière pour se différencier sur la première page de résultats.

Il en est de même pour l’impact du DNS sur le SEO. Le DNS peut-il avoir un impact ? Oui, clairement dans le cas de mauvaises configurations ou d’infrastructures DNS ne permettant pas des temps de réponses suffisamment rapides. Une infrastructure DNS dite anycast est primordiale pour tout nom de domaine porteur de trafic web important, qui plus est à dimension internationale. C’est une donnée à intégrer dans un tout et il convient de porter cette réflexion dans une approche globale du SEO avec l’équipe web marketing.

DNS Flag Day : Are you ready ?

DNS Flag Day : Are you ready ?

Le DNS n’a de cesse de faire parler de lui ces derniers temps ! Après le premier KSK rollover d’octobre 2018, et la désactivation de l’ancienne clé KSK le 11 janvier dernier, voici venue l’heure du DNS Flag Day !

DNS Flag Day : De quoi s’agit-il ?

Késako me direz-vous ? Le flag day est une expression utilisée en informatique pour signifier la date butoir et/ou un changement radical.

Rappelons-nous que lors de sa création, le poids des menaces cybercriminelles pesant désormais sur l’infrastructure DNS n’existait pas. Si la sécurité était reléguée au second plan, l’évolution des attaques l’ont rendue absolument nécessaire : le DNS se doit d’être renforcé !

C’est dans ce contexte qu’a été créé, en 1999, le standard EDNS (mis à jour en 2013 dans le RFC6891). EDNS a notamment permis la mise en œuvre de DNSSEC, la géolocalisation du DNS et d’autres mesures visant à un renforcement de la sécurité. 

Cette transition n’a pas été sans mal. Adoptions du standard EDNS abusives, absences de mises à jour, contournements ont entrainé la création de nombreux patches et adaptations du code des serveurs récursifs (afin notamment de pouvoir différencier les serveurs DNS ne supportant pas correctement EDNS de ceux injoignables pour d’autres motifs).

Deux décennies plus tard, la maintenance de tous ces logiciels patchés est devenue plus que complexe et engendre des bugs pouvant compromettre la sécurité des DNS. Le poids de ces patchs impacte évidemment la rapidité des temps de réponse.

L’heure est donc venue pour ce standard d’être appliqué par tous, sous peine de ne plus pouvoir faire efficacement face aux nouvelles attaques DNS, telles que l’amplification ou encore les attaques layer 7.

C’est pourquoi les grands acteurs informatiques (Google, Cloudflare, Facebook, Cisco…), dont les développeurs des serveurs récursifs, ont décidé d’une seule voix de ne plus supporter les serveurs DNS ne respectant pas le standard EDNS à compter du 1er février 2019. Le flag day arrive !

Et concrètement ?

A partir du DNS Flag Day, le 1er février donc, tous les serveurs DNS non compatibles avec le standard EDNS (ou ne fonctionnant pas faute d’un firewall compatible EDNS), ne répondant donc pas à des requêtes EDNS, seront vus comme injoignables ; les contournements et autres patches évoqués allant être supprimés des nouvelles versions des logiciels DNS.

Pour simplifier, non placé sur des DNS compatibles, votre nom de domaine court le risque de ne plus répondre.

Comment anticiper ?

C’est pourquoi il est important de vous assurer que les serveurs DNS hébergeant les zones de vos noms soient compatibles EDNS, notamment si ces derniers ne sont pas placés sur l’infrastructure DNS Nameshield, ou si votre entreprise maintient sa propre infrastructure.

Le site DNS Flag Day permet également de tester la conformité de votre nom : https://dnsflagday.net/

Notre équipe se tient bien sûr à votre disposition pour toute question.