D’un « bon nom » découle-t-il un « bon produit » ?

Le lancement d’un nouveau produit est excitant, mais également coûteux. En plus de l’indispensable R&D, de l’étude de marché et des initiatives marketing, tous les produits exigent un nom qui est (idéalement) distinctif et disponible. Trouver le bon nom est une affaire coûteuse qui implique plusieurs étapes : création du nom et du logo, recherche de marques antérieures déposées, validation et stratégie de marque, dépôt et protection de marque etc. Suivant le lieu où vous souhaitez lancer votre produit et par conséquent protéger votre nom de produit, cela va définir les coûts qui s’élèveront probablement entre 5 000€ et 50 000€ voire davantage.

L’échec d’un produit peut être une erreur fatale pour une entreprise. En plus du temps perdu, il peut hanter les entreprises pour les années à venir et avoir des conséquences économiques importantes. L’ouverture du « Museum of Failure » dont le nom est révélateur, en est un exemple parlant. En effet, ce musée suédois ouvrira ses portes en juin pour présenter les échecs liés aux lancements ratés de marques par des entreprises parfois très notoires, et espérons, aider les entreprises à apprendre comment accéder au succès.

Le musée (museumoffailure.se) a pour accroche « Learning is the only way to turn failure into success » (Apprendre est la seule manière de transformer l’échec en succès).

Selon le fondateur Samuel West, même de grandes entreprises compétentes subissent des échecs. Il est important de créer une culture qui accepte et apprend de ses échecs.

Voici quelques exemples exposés qui ont échoué pour diverses raisons, du mauvais design aux produits tout simplement mauvais ou inutiles.

 

Exemples de produits "ratés"

 

Un exemple amusant qui y est présenté, est un jeu de société appelé « Trump, The Game ». Ce jeu est similaire au jeu Monopoly, mais avec des billets Trump dollars, des propriétés Trump et des pièces du jeu en forme de T.

« Trump, The Game » a été lancé en 1989, mais seulement 800 000 pièces ont été vendues à la place des 2 millions prévues. Ce jeu est de nouveau sorti en 2004 mais n’a toujours pas atteint ses objectifs. Le nom déposé à l’époque n’est plus en vigueur, mais bizarrement une nouvelle demande a été déposée aux Etats Unis fin 2016.

 

Trump, The Game

Nouvelles extensions : les premiers signes d’une (R)évolution ?

Les stratégies de dépôt de noms de domaine suivent des logiques parfois ardues à comprendre. Cependant, la logique « moutonnière » est celle que l’on peut aisément observer. Lorsqu’Alphabet (Google) a utilisé pour la première fois son nom de domaine ABC.XYZ, une hausse sensible d’enregistrement avec cette extension a pu être observée. Plus qu’un simple enregistrement, ABC.XYZ a créé chez le public, qu’il soit averti ou non, une interrogation sur l’extension utilisée : « tiens, ils ne sont pas en .COM ? ».

 New gTLD - abc.xyz Alphabet Google

 

Le programme des new gTLDs par l’ICANN a engendré de nombreuses réflexions quant aux politiques de nommage sur Internet. Jusqu’alors, ces extensions étaient peu connues du grand public, malgré un intérêt réel des marques pour communiquer sur le sujet : BNP Paribas, Leclerc et même AXA sont des exemples français qui ont opté pour une extension dédiée.

La création des new gTLDs permet l’enregistrement de noms de domaine en cherchant à donner une signification sur l’activité associée, qu’elle soit géographique ou sectorielle. Ainsi, nous pouvons retrouver un peu d’identification à travers l’adage « je lis le nom de domaine et je sais ce qu’il y a derrière ».

Malgré cette opportunité, peu d’entreprises de grande envergure ont opté aujourd’hui pour l’usage d’une nouvelle extension. Et aucune, à ma connaissance, ne supprime son ancienne adresse pour basculer sur la nouvelle. Ce qui peut d’ailleurs paraître logique en soi. Mais les choses qui paraissaient immuables, sont en train de changer.

DXC, entreprise américaine présente au NYSE (https://www.nyse.com/quote/XNYS:DXC) a migré son nom de domaine court, trois caractères, dxc.com vers dxc.technology. Ce sont nos confrères de DNW qui ont annoncé la nouvelle (http://domainnamewire.com/2017/04/12/20-billion-company-uses-new-tld-website/). Cependant, le service d’adresses électroniques n’a, pour sa part, pas encore migré vers la nouvelle extension.

 

New gTLD - dxc.technology
Exemple de dxc.technology

 

Cette information peut paraître de faible importance. Mais ayons en réflexion, l’impact qu’elle va avoir sur les politiques d’utilisation des nouvelles extensions. En clair, cela commence par le fait qu’elles paraissent suffisamment importantes et sûres pour qu’une entreprise y migre. Attendons la suite ! Ce n’est peut-être que le début d’une tendance de fond sur les stratégies de communication et de nommage sur Internet.

La progression des révolutions technologiques est souvent plus lente que celle initialement prévue, mais leur impact est souvent plus important aussi… Affaire à suivre.

Les objets connectés : incontournables dans les attaques DDoS ?

IoT- Attaques DDoS

 

Aujourd’hui, tous les consommateurs côtoient et utilisent des objets connectés. L’Internet des Objets (IoT) peut comprendre un réfrigérateur, un capteur, une ampoule, des caméras de vidéosurveillance, des routeurs et thermostats connectés. Leur point commun ? De disposer d’une adresse IP et d’être connectés pour communiquer.

D’après la société américaine, Gartner,  d’ici 2020, les objets connectés devraient dépasser les 20,5 milliards d’unités. Nous allons faire face à une croissance phénoménale de l’Internet des Objets dans les années à venir.

La Chine, l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale représenteront 67% de l’ensemble de l’Internet of Things (IoT) en 2017.

Toutefois, ces objets connectés sont fréquemment déployés avec des vulnérabilités et une sécurité hasardeuse, une véritable aubaine pour les attaques DDoS. 

Les attaques par déni de service distribué (Distributed Denial of Service ou DDoS) sont aujourd’hui fréquentes. Pour les hackers, il est relativement simple de les mettre en place contre une cible non protégée. Ces attaques sont susceptibles d’engendrer des pertes financières non négligeables pour les sociétés, par l’interruption de service (site web ou boîtes email)  ou encore indirectement, par l’atteinte portée à l’image de la cible (bad buzz, mauvaise réputation…).

Avec l’arrivée des objets connectés, les chances d’être confronté à une attaque DDoS sont élevées.

Ces attaques ont pour but de rendre indisponible un service, par inondation de requêtes. Avec l’aide de nos objets numériques et connectés, les pirates envoient des requêtes en masse sur un ou plusieurs serveurs DNS. Ils arrivent à prendre le contrôle de nos objets à distance, car ils sont porteurs de failles de sécurité. Si les serveurs DNS ne sont pas protégés par un filtrage anti-DDoS puissant, alors les serveurs risquent de ne pas absorber le volume de requêtes et donc de ne plus répondre à la demande de l’utilisateur.

En octobre 2016, la société DYN, fournisseur de service DNS, a été victime d’une attaque DDoS via les objets connectés. Les services d’infrastructure DNS ont été indisponibles et ont donc impacté les services de ses clients: Twitter, Netflix, Spotify …

Plusieurs heures hors ligne, pour ces pure players du web, impactent directement le chiffre d’affaires. DYN affirme que  « des dizaines de millions d’adresses IP étaient impliquées » lors de cette attaque.

La semaine dernière, le Registrar Melbourne IT a également été victime d’une attaque DDoS. Certains de ses clients ont été touchés par cette rupture de service.

Ces attaques risquent d’être plus nombreuses, et plus puissantes en 2017. Avant les attaques étaient menées par des ordinateurs, aujourd’hui, les objets connectés sont une arme incontournable. Heureusement, certains fabricants ont affirmé vouloir renforcer la sécurisation de leurs produits connectés.

Le DNS est une priorité absolue. Il est indispensable de sécuriser ses noms de domaine stratégiques en les plaçant sur des DNS hautement sécurisés, afin de garantir une haute disponibilité permanente. Nameshield propose une solution DNS Premium pour gagner en performance et assurer une disponibilité à 100%.

Et si on parlait de DNSSEC ?

Le DNSSEC est un vieux serpent de mer qui se concrétise et devient indispensable dans les bonnes pratiques de sécurité prônées par l’ANSSI et par le web d’une manière générale. Et pourtant c’est un terme un peu barbare qui fait souvent peur et dont on ne sait pas trop bien comment ça marche et à quoi ça sert. Cet article a pour humble vocation d’éclaircir tout ça.

Le Domain Name System Security Extensions est un protocole de communication standardisé permettant de résoudre des problèmes de sécurité liés au DNS. Il convient donc de commencer par un petit rappel de ce qu’est le DNS.

Qu’est-ce que le DNS ?

Pour faire au plus simple, le Domain Name System (ou Système de Noms de Domaine) est un peu l’annuaire de l’Internet. C’est un service permettant de traduire un nom de domaine en adresses IP. Il s’appuie sur une base de données distribuée sur des millions de machines. L’être humain arrive beaucoup plus facilement à identifier, mémoriser et différencier des noms que des suites de chiffres, le DNS a ainsi été défini et implémenté dans les années 80 pour devenir une brique fondamentale (et souvent oubliée) de l’Internet d’aujourd’hui.

Comment le DNS fonctionne ?

Le DNS va permettre à l’internaute de renseigner dans son navigateur web, un nom de domaine pour accéder à un site web. Le navigateur va alors « résoudre » ce nom de domaine pour obtenir l’adresse IP du serveur web qui héberge ce site web et l’afficher. On appelle ça la « résolution DNS ».

Résolution DNS

Quels sont les risques liés au DNS ?

Pierre angulaire du web, si le DNS tombe, vos sites web et vos e-mails tombent, ce qui de nos jours est purement impensable. D’autres applications peuvent être impactées dans les entreprises : l’accès au VPN, intranet, cloud, VOIP… tout ce qui nécessite potentiellement une résolution de noms vers des adresses IP. Le DNS doit donc être protégé et rester hautement disponible.

Si le protocole DNS a été conçu avec un souci de la sécurité, plusieurs failles de sécurité du protocole DNS ont été identifiées depuis. Les principales failles du DNS ont été décrites dans le RFC 3833 publié en août 2004. Interception de paquets, fabrication d’une réponse, corruption des données, empoisonnement du cache DNS et Déni de service. Je vous renvoie à l’article français de Wikipedia sur le sujet, fort bien documenté.

Pour contrer ces vulnérabilités, le protocole DNSSEC a été développé.

Les enjeux de DNSSEC :

DNSSEC permet de se prémunir de ces différents types d’attaques, en particulier l’empoisonnement du cache, en assurant l’intégrité de la résolution DNS. Les enjeux de DNSSEC ont donc été les suivants :

  • Comment assurer l’intégrité des données et authentifier les DNS (résolveurs/serveurs faisant autorité) tout en conservant la rétrocompatibilité avec DNS ?
  • Comment assurer la sécurité d’accès à la ressource demandée aux milliards d’utilisateurs du web ?
  • Comment trouver une solution assez légère pour ne pas surcharger les serveurs de noms ?

Fonctionnement de DNSSEC :

Pour assurer l’intégrité de la résolution DNS, DNSSEC permet d’établir une chaine de confiance qui remonte jusqu’à la racine du DNS (serveur DNS racine du schéma ci-dessus). La sécurité des données est effectuée à l’aide d’un mécanisme de clés (KSK pour Key Signing Key & ZSK pour Zone Signing Key) qui signe les enregistrements DNS de sa propre zone. Les clés publiques KSK sont alors envoyées au registre correspondant pour être archivées ; le registre étant lui-même lié via DNSSEC au serveur root, la chaine de confiance s’établit. Chaque zone DNS parente, garantit l’authenticité des clés de ses zones filles en les signant.

 

Sans DNSSEC                                     Avec DNSSEC

DNSSEC vs DNS normal

 

DNSSEC, Nameshield et vous :

DNSSEC intervient comme une protection indispensable pour vos noms stratégiques, qui permet de sécuriser l’authenticité de la réponse DNS. Il serait opportun d’étudier les noms qui méritent d’être protégés. Tous les TLDs ne proposent pas encore DNSSEC, voici une liste non exhaustive des principaux, liste très évolutive avec de nombreux ralliements en cours :

Extension supportant actuellement DNSSEC : .fr, .com, .be, .net, .eu, .pl, .re, .pm, .yt, .wf, .tf, .info, .li, .ch, .biz, .de, .sx, .org, .se, .nl, .in, .us, .at, .nu, .la, .ac, .cz, .me, .sh, .io, .uk, .co.uk, .me.uk, .org.uk.

Tous les news gTLDs, comme .paris, .club, .xyz, .wiki, .ink, supportent également DNSSEC.

DNSSEC est inclus sans supplément dans l’offre DNS Premium de Nameshield. Nameshield vous accompagne dans cette démarche pour la sécurisation optimale de vos actifs immatériels et gère l’intégralité du protocole DNSSEC pour vous, de la création, au stockage et au renouvellement des clés.

Ce n’est pas la seule réponse à mettre en place, le système de registry lock, le service DNS Premium, les certificats SSL sont des solutions complémentaires à étudier, que nous aurons l’occasion d’aborder dans d’autres articles ou dans les prochains nameshield.cafe.

Hier vous recherchiez de la confiance, aujourd’hui Google vous impose sa pertinence !

Hier vous recherchiez de la confiance, aujourd’hui Google vous impose sa pertinence

 

1998. La France est en finale de la Coupe du Monde, organisée à domicile. Finale contre le Brésil, Zinedine Zidane marque deux buts de la tête, fin de la première mi-temps. À ce moment-là, vous vous dites que c’est « rapado rapado » (https://www.youtube.com/watch?v=V4ahMgulldo) pour le Brésil et allez vous endormir, fier d’être vous aussi champion du monde.

Le lendemain, à la pause-café, vous apprenez qu’il y a eu un troisième but à la toute fin de la deuxième période. Et à cette époque, vous pouviez aller sur Internet pour savoir qui était ce buteur du triplé. Aujourd’hui, la certitude n’est plus la même. Voyons ensemble.

 

Au XXème siècle, l’information sur Internet passait par le biais de portails auxquels vous pouviez avoir confiance, tant vos petites habitudes faisaient que vous alliez sur tel ou tel site connu de vous. La sensibilisation à la source de l’information était la première de vos préoccupations.

Exemple Hitsme
Exemple : Hitsme, créé en 1998, permettait l’échange de bannières garantissant un certain niveau de confiance via l’identification du DNS

 

Dix-neuf ans plus tard, alors que la France est sixième au classement FIFA (http://fr.fifa.com/fifa-world-ranking/ranking-table/men/), rechercher une information ne s’opère plus de la même façon sur la toile : tapez votre requête sur votre moteur de recherche préféré et le résultat s’offre à vous.

Essayez-donc : saisissez « Classement FIFA » sur Google et vous verrez le tableau. Seulement, la source n’est pas le site de la FIFA que je viens de citer précédemment. Non, il s’agit de les-sports.info, un site Internet pour lequel vous ne savez rien : pas de mentions légales, un design austère. On ne sait pas qui a créé ce site et pourtant vous avez fait confiance à Google lorsque votre moteur de recherche favori vous a présenté directement le classement.

Google - Classement Fifa

 

Vous l’avez compris, nous parlons ici d’une évolution de la recherche d’information sur Internet : avant on cherchait la confiance « je vais sur le journal l’Equipe pour voir les résultats sportifs » alors qu’aujourd’hui vous demandez à Google en espérant que ce dernier sera pertinent ; la confiance a cédé sa place à la pertinence.

Peu importe quand, peu importe qui, peu importe où, n’importe quel site Internet peut être classé dans les premiers résultats de recherche dans Google si son contenu est jugé pertinent par l’algorithme. Et c’est bien là le problème.

Un autre exemple. Combien y a-t-il d’habitants aux îles Pitcairn, l’entité juridique la moins peuplée du monde à avoir un ccTLD ? Demandons à Google : « nombre d’habitants à Pitcairn ». Réponse : 57 en 2014. Merci Google. Génial ce Google ! Mais quelle est la source de ce chiffre ? Google ne le dit pas.

Google - Nb d'habitants à Pitcairn

 

Les habitués de l’informatique l’auront compris : en modifiant l’algorithme de Google, vous saurez modifier la réalité et le comportement des gens.

Souvenons-nous du débat présidentiel en 2007 : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avaient des chiffres différents concernant la génération de l’EPR, le réacteur nucléaire. Des internautes orientés politiquement avaient alors modifié le contenu de la page Wikipedia idoine (https://www.nextinpact.com/archive/36175-Wikipedia-EPR-generation-Sarkozy-Royal.htm).

Lorsque l’on saisissait « Sarkozy » dans le moteur de recherche en 2005, on tombait sur « Iznogoud » (https://www.generation-nt.com/iznogoud-nicolas-sarkozy-et-google-actualite-8896.html). Comme quoi, Google peut dire ce qu’il veut.

Prenons maintenant vos sites habituels, auxquels vous accordez une certaine confiance. À force de rechercher l’information souhaitée, vous pourrez tomber sur celle ; pertinente ET de confiance. C’est là toute la nuance.

Ce que Google vous dira, ce n’est pas l’information que vous recherchez, ni la vérité mais un résultat pertinent par rapport à votre requête. À partir de là, lorsque les faits passent bien après la réponse pertinente, le monde devient biaisé. Je ne me permettrais pas de montrer l’impact des recherches d’informations dans les récentes élections mais garderai en tête que lorsque la vérité n’est pas bonne, il devient tout à fait possible de la recréer.

Face à ce constat, il est intéressant de se rendre compte du regain d’intérêt de la presse traditionnelle de qualité : après un net recul des abonnements papiers en raison de la profusion d’informations gratuites sur Internet, la presse traditionnelle bénéficie aujourd’hui d’un boom des abonnements, grâce en partie aux « fake news » : Financial Times, New York Times et Washington Post ont ainsi bénéficié d’une hausse d’abonnements (https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211943354670-le-financial-times-bat-son-record-dabonnements-digitaux-2077427.php).

En tant que doctorant et étant confronté à des confrères qui affirment que la Terre est plate et que le soleil tourne autour (http://www.jeuneafrique.com/424393/societe/tunisie-these-affirmant-terre-plate-provoque-stupeur-consternation-monde-universitaire/), je ne peux que vous conseiller de prendre en considération cette notion de confiance. Et si ce n’est pas moi qui vous le dis, ce sera peut-être Sir Tim Berners-Lee, le fondateur du World Wide Web (http://www.bbc.com/news/technology-39246810).