Un lycéen tente de faire modifier ses notes grâce au phishing

Le phishing est la technique de prédilection des cybercriminels pour détourner les données des utilisateurs, en se faisant passer pour un organisme de confiance et ainsi les inciter à livrer des informations personnelles. On imagine cette technique réservée aux pirates informatiques qui tentent de dérober des données bancaires ou encore très sensibles, et pourtant !

Un lycéen tente de faire modifier ses notes grâce au phishing
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Un élève américain du lycée Ygnacio Valley High School en Californie, s’est amusé à recopier à l’identique le site sur lequel ses professeurs se connectent pour rentrer les notes et les appréciations. Ce même élève a alors demandé, par mail, aux professeurs de se connecter à la fausse interface du lycée, qui ressemblait exactement à l’originale. Ainsi, il a pu récupérer leurs identifiants et mots de passe, et les a ensuite utilisés afin d’augmenter certaines de ses notes, mais aussi de baisser celles d’autres camarades.

Arrêté par la police, l’élève a déclaré que ce qu’il avait fait était « aussi simple que voler un bonbon à un bébé ». Renvoyé de son lycée, il a été identifié grâce à l’adresse IP de son ordinateur.

Plutôt légère en conséquence, cette tentative de corruption de données met en lumière la facilité d’accès à cette technique de piratage informatique. Le phishing est aujourd’hui une des méthodes les plus prisées et les plus faciles à mettre en œuvre. Dupés par la ressemblance, les internautes n’y voient que du feu et renseignent alors des données personnelles, parfois très sensibles.

Bataille juridique autour du nom de domaine France.com

France.com, un nom de domaine qui fait parler de lui
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France.com, un nom de domaine qui fait parler de lui

L’entrepreneur Jean-Noel Frydman attaque la République Française pour récupérer son nom de domaine France.com, dont le Ministère des Affaires étrangères s’est réapproprié l’usage par décision de justice.

Petit retour sur l’origine de France.com

Pour rappel, les faits ont commencé lors de l’éveil du web en 1994. A cette époque, l’homme d’affaire américain, d’origine française, Jean-Noel Frydman a déposé le nom de domaine France.com auprès de web.com, destiné à l’exploitation de sites commerciaux, tels que la première agence de voyage en ligne française.

Si le nom France.com hébergeait sans heurt depuis 20 ans un site de tourisme et de réservations de voyage relativement prospère, c’était sans compter sur l’attaque en justice du propriétaire par le Ministère des Affaires étrangères en 2015, revendiquant la titularité légitime du gouvernement français.

Le Ministère des Affaires étrangères soutient en effet que « France » est un nom de marque déposé et que de ce fait le nom « France.com » lui revient légitimement. On reproche de plus à l’entrepreneur de faire concurrence à Atout France, l’agence chargée du développement touristique du pays.

Le tribunal de grande instance de Paris accédera d’ailleurs à la requête du Ministère et ordonnera le transfert du nom à l’Etat français en juillet 2016, décision confirmée en appel en septembre 2017.

Face à cela, le 22 septembre 2017, la Cour d’appel de Paris a décidé que France.com était en train d’enfreindre les lois relatives à la propriété intellectuelle, alors des contre-mesures ont été déployées à la Cour de cassation. Par la suite, sans compensation et à l’insu de son initiateur, web.com a remis le nom de domaine France.com entre les mains de l’Etat français. De nos jours, le portail de tourisme français France.fr tend vers une interprétation anglophone.

La France dans le box des accusés

L’affaire ne s’arrête bien sûr pas à cela. Après un pourvoi déposé devant la Cour de cassation, M. Frydman conteste la décision en portant plainte le 19 avril dernier auprès du tribunal américain contre la République Française, Atout France, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et le Ministre Jean-Yves Le Drian. Son but : tenter de recouvrer la titularité du nom de domaine France.com mais également de percevoir des dédommagements pour ce qu’il qualifie de « cybersquatting » de la part de l’Etat français. Il estime en effet que la perte de son nom de domaine lui aurait déjà coûté plusieurs millions d’euros.

Webstresser.org, la source de millions d’attaques DDoS a été démantelée

Webstresser.org, la source de millions d’attaques DDoS a été démantelée
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La bonne nouvelle vient d’arriver, Webstresser.org l’un des sites le plus responsable de millions d’attaques DDoS vient d’être démantelé. Cette fermeture a été rendue possible grâce à l’intervention active d’Europol.

Pour rappel, un DDoS est une attaque informatique. Son mode de fonctionnement consiste à saturer les serveurs de requêtes afin que les sites web hébergés sur ces mêmes serveurs ne puissent plus servir les internautes.

Plusieurs pays se sont donnés la main pour démanteler le réseau

Selon les études de la National Crime Agency, Webstresser.org a été utilisé par les pirates informatiques pour le lancement de près de 4 millions d’attaques de par le monde. Parmi ses victimes figurent plusieurs banques anglaises notamment. Pour mener à bien cette opération d’envergure, cinq pays, à savoir la Croatie, l’Ecosse, le Canada, les Pays-Bas et la Serbie ont affrété leurs meilleurs policiers pour prêter main forte à Europol.

Bien qu’il s’agisse d’une opération à intérêt international, les autorités allemandes, néerlandaises et américaines se sont chargées de fermer définitivement le site. A présent, ses opérateurs ne peuvent plus y accéder et un message laissé par le Ministère de la Défense américaine fait office de page d’accueil.

De lourdes sanctions pour les pirates

La fermeture de Webstresser.org a aussi entrainé une vague d’arrestations, dans plusieurs pays comme l’Ecosse, la Croatie et la Serbie. Selon la loi française, une cyberattaque est un acte criminel et les sanctions sont lourdes. Ainsi, si l’attaque vise les particuliers, le ou les pirates informatiques peuvent écoper de 5 ans de prison et d’une amende de 150 000 euros. Si l’attaque touche l’Etat ou ses institutions, la sanction peut aller jusqu’à 7 ans de prison, accompagnée d’une amende de 300 000 euros.

A la suite de ce gros coup de filet, la porte-parole d’Europol et coordinatrice des opérations, Claire Georges, a annoncé que des mesures seront prises à l’encontre de tous utilisateurs du site à travers le monde et que des arrestations seront prévues.

SPA vs SPA de France : Conflit de marques au cœur de la cause animale

SPA vs SPA de France : Conflit de marques au cœur de la cause animale
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SPA, chaque individu entendant ces trois lettres, y reconnaîtra les chiens ou les chats sauvés des rues se retrouvant dans un refuge pour y attendre leur nouvelle famille.

Mais ce sigle est également à l’origine d’un conflit datant de plusieurs années.

D’un côté, nous avons la SPA, la Société protectrice des animaux, première association de protection animale en France, créée en 1845 qui œuvre pour assurer la protection et la défense des animaux en France.

De l’autre, la Confédération nationale des sociétés de protection des animaux de France, créée en 1926, regroupant 260 associations françaises indépendantes les unes des autres mais ayant pour même objectif la protection des animaux, sous le titre « Défense de l’animal ». Parmi ces associations, la plus ancienne a été créée en 1845.

Toutes deux reconnues d’utilité publique, un conflit oppose pourtant ces deux associations depuis plusieurs années : l’utilisation du sigle SPA.

Une bataille autour du sigle SPA qui dure depuis près de 30 ans

En 1981, des décisions de justice ont estimé que le sigle SPA ou l’appellation « société protectrice des animaux » ne présentaient pas « un caractère d’originalité suffisant pour les rendre susceptibles d’une appropriation privative », la SPA n’avait alors pas renouvelé ses marques.

De nombreuses associations portant le nom SPA (SPA de Lyon, SPA de Marseille…) et défendant la cause animale ont commencé à fleurir en France et se sont réunies depuis 1926, sous le nom « Défense de l’animal, Confédération nationale des sociétés de protection des animaux de France et des pays d’expression française ». En pratique, elle se présente comme « Confédération nationale des SPA de France » ou « SPA de France ».

En 1989, cette confédération a alors déposé à l’INPI la marque SPA de France et le logo correspondant à celle-ci.

Enjeu symbolique ou financier, l’utilisation du terme SPA, a alors fait l’objet de nombreuses procédures opposant la SPA et l’association Défense de l’animal, des attaques en justice venant de l’une comme de l’autre.

En effet, ce sigle à la renommée indiscutable, bien connu du grand public français, représente également des millions d’Euros de dons et de legs. Cependant, il n’est pas toujours facile de savoir à laquelle des deux associations ces dons sont destinés, d’où le véritable enjeu financier.

Et c’est finalement la SPA qui aura le dernier mot. Pour la Cour de Paris, l’association Défense de l’animal avait profité qu’en 1989 le sigle SPA était considéré comme descriptif et dépourvu d’originalité, pour déposer sa marque SPA de France, communiquer avec celle-ci sur ses supports et enregistrer les noms de domaine lesspasdefrance avec les extensions .org, .net, .com, .fr ainsi que spadefrance.fr et spa-france.asso.

En conclusion, la Cour d’Appel de Paris a prononcé dans son arrêt du 30 mars 2018,  la nullité de la marque SPA de France, jugeant que « l’association Défense de l’animal avait commis des actes de concurrence déloyale en entretenant la confusion dans l’esprit du public entre ces deux entités ».

La SPA a ainsi obtenu de la Cour d’Appel de Paris l’interdiction pour l’association Défense de l’animal d’utiliser le signe SPA de France « en tant que marque, nom de domaine, dénomination et slogan » et « de façon générale tous signes mettant en exergue le sigle SPA ou l’expression « sociétés protectrices des animaux »».

Swaziland, le pays qui change de nom, et d’extension

swaziland
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Nous avons appris par voix de presse que le Swaziland allait changer de nom à la volonté de son monarque.

En effet, ce petit territoire d’Afrique du Sud n’a pas changé de dénomination à la suite de la décolonisation, cinquante ans plus tôt. Ce sera donc bientôt chose faite, avec le terme eSwatini, le pays des Swazis. Si cette information relève de la géopolitique, elle aura un impact sur l’abréviation des pays, au sein de la norme ISO 3166-1 alpha 2, et son extension évoluera donc ; une situation analogue à celle du Kazakhstan et déjà abordée dans ces colonnes.

Un nouvel exemple qui souligne l’importance de la stabilité du pays dans le choix d’une extension utilisée pour une communication active.