Botnet Satori : Le pirate encourant 10 ans d’emprisonnement n’agissait pas seul

Botnet Satori
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Nous en savons désormais plus sur le cyberpirate, Nexus Zeta, Kenneth Currin Schuchman de son vrai nom, qui s’est illustré notamment avec la création du botnet Satori.

Plaidant coupable aux charges d’accusation relatives à la création du botnet Satori, ses aveux détaillent la mise en œuvre de cette attaque utilisant les failles IOT.

Pour rappel, un botnet est un ensemble d’ordinateurs infectés et contrôlés à distance par un cybercriminel. Les machines appartenant à un botnet sont souvent appelés « bots » ou « zombies ». Le but : transmettre un malware ou virus au plus grand nombre de machines possible.

Le pirate Nexus Zeta n’a pas agi seul mais en collaboration avec deux autres cybercriminels : Vamp qui serait le développeur/codeur principal de Satori et Drake qui aurait géré les ventes du botnet en question.

Le botnet Satori a été créé à partir du code public du malware Mirai IOT. Souvenons-nous, en 2016, Mirai est à l’origine de l’un des plus gros DDoS encore jamais vu en 2016, avec pour cible notamment le fournisseur américain DYN. Le fonctionnement de Mirai reposait sur la recherche permanente sur Internet des adresses IP correspondant à des objets connectés (IoT). Une fois les objets connectés vulnérables identifiés, Mirai s’y connectait pour y installer le logiciel malveillant.

Si le botnet Satori s’attaquait essentiellement à des appareils présentant des mots de passe configurés par défaut en usine ou faciles à deviner, dès son premier mois de déploiement, il a infecté plus de 100 000 machines.

Entre 2017 et 2018 les trois complices vont continuer à développer Satori, qu’ils rebaptiseront d’ailleurs Okiru et Masuta, allant jusqu’à infecter plus de 700 000 machines.

Officiellement accusé par les autorités américaines, Kenneth Currin Schuchman demeure libre jusqu’à son procès. Toutefois, il rompt sa liberté conditionnelle en accédant à Internet et en développant un nouveau botnet. C’est en octobre 2018 qu’il est cette fois-ci arrêté et emprisonné. Plaidant coupable, il risque jusqu’à dix ans de prison et 250 000 dollars d’amende.

NBA : Le phishing n’épargne pas les institutions sportives

NBA : Le phishing n’épargne pas les institutions sportives
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Le 10 mai dernier, dans un communiqué de presse, la société Pacers Sports & Entertainment (PSE), propriétaire de l’équipe de basketball des Pacers de l’Indiana, franchise de la NBA (National Basketball Association), a révélé avoir été victime d’une attaque sophistiquée de phishing fin 2018.

Pour rappel, le phishing est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des informations personnelles dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. Il s’agit d’une technique d’« ingénierie sociale » qui consiste à exploiter non pas une faille informatique, mais la « faille humaine » en dupant les internautes par le biais d’un email semblant provenir d’une entreprise de confiance, typiquement une banque ou un site de commerce.

Pacers Sports & Entertainment victime d’une attaque de phishing

Fin 2018, la société PSE a ainsi été la cible d’une campagne d’emails de phishing permettant l’accès non autorisé à des emails contenant des informations personnelles d’un certain nombre de personnes.

Cette cyberattaque a touché un nombre limité de personnes, cependant la quantité d’informations volées reste importante : nom, adresse, date de naissance, numéro de passeport, permis de conduire, numéro d’identification d’état, numéro de compte bancaire, numéro de carte de crédit, signature numérique, nom d’utilisateur et mot de passe, et pour certains le numéro de sécurité sociale.

La société américaine a alors rapidement mis en place des mesures pour sécuriser les comptes de messagerie touchés et a lancé une enquête avec l’aide d’experts judiciaires. Cette enquête a ainsi révélé que les pirates ont eu accès aux comptes d’un nombre limité de personnes, entre le 15 octobre et le 4 décembre 2018. Le communiqué ne donne cependant aucun détail sur l’identité des personnes visées.

PSE a informé individuellement chaque victime quelles informations les concernant ont été dérobées et rassure en affirmant qu’ « à ce jour, elle n’a reçu aucun rapport concernant une utilisation abusive ou une tentative d’utilisation abusive des informations personnelles ». La société a offert aux victimes de cette attaque, un accès gratuit à des services de surveillance de crédit et de protection d’identité.

Quelques règles simples face au phishing 

Les attaques de phishing deviennent de plus en plus fréquentes mais surtout de plus en plus sophistiquées et visent tout type de secteurs. Chacun doit donc redoubler de vigilance.

Pour conclure, rappelons quelques règles simples pour vous protéger face à des tentatives de phishing :

  • Ne pas répondre à une demande d’informations confidentielles par mail (code d’accès et mots de passe, code de carte bleue…) ;
  • Ne jamais ouvrir une pièce jointe dont l’expéditeur est soit inconnu soit d’une confiance relative ;
  • Vérifier les liens en passant la souris au-dessus (sans cliquer) pour s’assurer qu’ils renvoient vers des sites de confiance ;
  • Être attentif à la qualité du langage utilisé par l’expéditeur du mail ;
  • Ne pas faire confiance au nom de l’expéditeur du mail. En cas de doute, contacter l’expéditeur par un autre biais.

L’Europe décide d’appliquer des sanctions aux cybercriminels hors frontières

L’Europe décide d’appliquer des sanctions aux cybercriminels hors frontières
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Vendredi 17 mai 2019, le conseil des ministres de l’Union européenne a exposé la création d’une liste noire recensant les auteurs de cyber exactions localisés hors frontières.

C’est donc un nouveau cadre juridique qui a été validé par l’UE afin de tenter de faire diminuer le nombre en perpétuelle progression de cyberattaques. A présent, l’UE pourra en effet sanctionner des individus ou des entités impliquées dans les cyberattaques menées depuis l’extérieur.

L’Europe cherche via cette mesure à protéger autant que faire se peut ses infrastructures les plus critiques des cybercriminels, relatives aux systèmes électoraux ou de santé par exemple, en abolissant l’impunité dont semblait jouir les hackers internationaux.

Si aucun nom ne figure aujourd’hui sur cette fameuse liste, la situation pourrait rapidement évoluer.

Récemment, le ministre des Affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, a déclaré que : « depuis trop longtemps, des acteurs hostiles menacent la sécurité de l’Union européenne en perturbant des infrastructures clés, en tentant de déjouer les principes de nos démocraties et en volant des secrets commerciaux et de l’argent se chiffrant en milliards d’euros. Cette décision était donc indispensable. »

Fort est de constater que des cyberattaques menées par des nations, contre d’autres nations ou des entités, tendent à se multiplier. Point important à noter, ces sanctions pourront être rétroactives. A date, les sanctions ne sont pas encore clairement définies : interdiction de voyager dès qu’identifiés, gel des avoirs ? Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude.

Game of Thrones : le retour des ma[LWARES]rcheurs blancs par dizaines !

Game of Thrones - Le retour des malwares
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Comme pour chaque événement où l’engouement massif est de mise, le lancement de l’ultime saison de Game of Thrones est une opportunité en or pour de nombreux pirates !

La série serait la préférée des cybercriminels selon une étude de Kaspersky. Elle représentait 17% des contenus infectés l’année dernière, soit 20 934 internautes ! Selon cette même étude, les épisodes les plus visés sont, en toute logique, le premier et les derniers de la saison.

Car si les fans sont légion en France, hors abonnement, la seule solution pour visionner les si attendus épisodes reste le téléchargement illégal sur des sites de torrent.

C’est par ce biais que les cybercriminels infectent les ordinateurs des internautes peu méfiants. Premier warning, n’installez pas de programme à la demande des sites de torrent, ce sont bien ces derniers qui risquent de contenir un malware !

En effet, deux types de fraude sont principalement utilisés :

  • Les malwares : des logiciels malveillants sont lancés sur les sites de torrent utilisés par les fans de la série pour accéder au visionnage des précieux épisodes.
  • Le phishing : de très nombreuses tentatives de phishing ont été recensées, les pirates utilisant l’image officielle de Game of Thrones pour tenter de récupérer vos données personnelles.

Les cybercriminels sont cette saison quasiment aussi imaginatifs que les scénaristes de la série à succès : faux jeux concours multiples et variés permettent à ces hackers de récolter adresses emails et autres coordonnées bancaires.

La contrefaçon est également de la partie avec un pullulement observé de sites proposant des produits soi-disant « officiels » mais n’étant autres que des contrefaçons.

Nameshield recommande ainsi aux amateurs la plus grande vigilance !

Pour rappel, voici les principes de base à respecter pour naviguer sereinement et ne pas se faire piéger par des hackers peu scrupuleux :

  • Ne pas télécharger de plugin d’origine douteuse
  • Bien analyser les URLs avant tout achat
  • Vérifier la présence du fameux HTTPS
  • Vérifier enfin que l’adresse finale corresponde au site recherché

Comme toujours, sur le web, une vigilance accrue est de mise car, même si le printemps gagne nos régions, n’oubliez pas que sur le web, winter is coming…

15 sites web proposant de mener des attaques DDoS fermés par le FBI

Cybersécurité - attaques DDoS
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Dans son dernier rapport trimestriel, Nexusguard indiquait qu’après la fermeture par le FBI de 15 sites web vendant des services de cyberattaques, il a pu être constaté une diminution de 85% de la taille des attaques DDoS moyennes et de 24% des grandes attaques.

De la même façon, ces fermetures auraient contribué à une baisse concomitante de 11% du volume des attaques par rapport à la même période en 2018 et à l’échelle mondiale.

C’est en effet en décembre 2018 que le FBI a réussi à faire fermer boutique à 15 sites web proposant des services d’attaques DDoS, appelés sur le marché des « booters » ou « services booters ».

Ces booters utilisent pour parvenir à leurs fins des IP stresser, qui sont à l’origine des outils permettant de tester la résilience d’un serveur ou d’un réseau. Les cybercriminels détournent donc ces IP stresser et envoient via ces derniers un grand volume de requêtes vers des serveurs jusqu’à ce que ceux-ci soient surchargés et ne puissent plus répondre.

Le rapport Nexusguard indique également que les 15 sites fermés par le FBI seraient à l’origine technique d’environ 11% des attaques DDoS mondiales et les pirates associés auraient perpétré plus de 200 000 attaques DDoS de tailles variables depuis 2014. Bien sûr, cette baisse risque d’être uniquement temporaire, la multiplication des réseaux de bot étant le véritable fléau de notre décennie en matière de cybercriminalité.