[INFOGRAPHIE] Les cyberattaques ont explosé en 2020

[INFOGRAPHIE] Les cyberattaques ont explosé en 2020 - Nameshield

Dans la fiche 5 minutes pour comprendre évoquée dans l’article publié sur ce blog, vous avez pu prendre connaissance des différents modes opératoires utilisés pour les cyberattaques.

Dans l’infographie téléchargeable ici, vous remarquerez à quel point ces cyberattaques ont explosé en 2020, comment les cibles des rançongiciels ont évolué. Une cybercriminalité qui s’est professionnalisée, qui a augmenté de façon exponentielle et qui vise maintenant des sources potentiellement plus lucratives.

Vous découvrirez également quelles sont les autres menaces à ne pas négliger.

Nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre : Cyberattaques – modes opératoires »

Fiche 5 minutes pour comprendre - Cyberattaques – modes opératoires

Chaque jour, de nouvelles cyberattaques viennent mettre à mal les systèmes de défense des entreprises, et fragilisent encore plus les réseaux, les cyberattaques se succèdent de manière exponentielle.

Découvrez dans cette fiche 5 minutes pour comprendre quelles sont les modes opératoires des cyberattaques les plus courantes et les solutions à mettre en place pour les contrer.

Interpol alerte sur la montée inquiétante des cyberattaques pendant le COVID

cyberattaques - COVID 19
Source de l’image : geralt via Pixabay

Dans une nouvelle étude d’août 2020, INTERPOL a mesuré l’impact du COVID-19 sur la cybercriminalité. Les résultats révèlent que si habituellement les premières cibles des cyberattaques restent les particuliers et les PME, celles-ci se sont significativement élargies aux grandes organisations et gouvernements pendant la période du COVID, laissant apparaître une nouvelle tendance de fond.

La mise en place du télétravail massif a évidemment ouvert des failles dans lesquelles ont pu s’engouffrer les cybercriminels cherchant à tirer parti.

Selon cette étude, entre janvier et avril 2020, 907 000 messages de spam, 737 incidents issus de malware et 48 000 URLs malicieuses, liés au COVID-19, ont été détectés.

Voici les cyberattaques les plus utilisées pendant la période COVID-19 :

  • Phishing
  • Ransomware
  • DDoS
  • Data harvesting malware
  • Cybersquatting / noms de domaine frauduleux
  • Fake news

En Europe, deux tiers des pays membres rapportent une augmentation majeure du nombre de noms de domaine cybersquattés contenant les mots clés COVID ou CORONA et des déploiements de ransomware sur des infrastructures critiques.

Le clonage des sites officiels des gouvernements augmente quant à lui massivement, les cybercriminels cherchant à voler des données sensibles utilisables dans des attaques futures.

Vous découvrirez dans ce rapport l’ensemble des mesures mises en place par INTERPOL.

Il est plus que jamais crucial de sécuriser au maximum vos noms de domaine porteurs de services critiques et de protéger vos infrastructures. Nos consultants sont bien sûr à votre disposition pour vous accompagner sur ces points.

Le secteur financier, cible d’attaques sur le DNS de plus en plus coûteuses

Le secteur financier, cible d’attaques sur le DNS de plus en plus coûteuses
Source de l’image : JimBear via Pixabay

Les sociétés de services financiers sont particulièrement touchées par les cyberattaques. Elles détiennent une mine d’informations sur les clients, protègent leur argent et fournissent des services essentiels qui doivent être disponibles jour et nuit. Elles constituent une cible lucrative. Parmi les angles d’attaques privilégiés : le DNS.

Le rapport annuel Global DNS Threat d’Efficient IP montre une progression constante du nombre d’attaques sur le DNS et des impacts financiers, avec une perte financière moyenne de 1,2 million d’euros sur l’année 2019. Ce montant était estimé à 513 000 € en 2017 et 806 000 € en 2018.  

Si tous les secteurs d’activités sont touchés par les attaques, 82% des sociétés interrogées ont été touchées et 63% ont subi une interruption de trafic, le secteur financier paie un tribut plus important avec 88% d’impact. Menée auprès de 900 personnes de neuf pays d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie, l’étude indique que les établissements financiers ont subi en moyenne 10 attaques au cours des 12 derniers mois, soit une augmentation de 37 % par rapport à l’année dernière.

La hausse des coûts n’est que l’une des conséquences des attaques DNS pour le secteur des services financiers. Les impacts les plus courants sont les temps d’arrêt des services cloud, rencontrés par 45% des organisations financières, et les temps d’arrêt des applications internes (68%). En outre, 47 % des établissements financiers ont été victimes d’escroqueries par le biais d’attaques phishing ciblant le DNS.

L’enquête montre clairement l’insuffisance des mesures de sécurité mises en place pour la sécurisation du DNS. Le retard dans l’application des correctifs de sécurité constitue un problème majeur pour les organisations du secteur. En 2018, 72% des entreprises interrogées admettaient un délai de trois jours nécessaires pour installer un correctif de sécurité sur leurs systèmes, durant lesquels ceux-ci ont été exposés aux attaques.

Seules 65% des institutions financières utilisent ou envisagent d’intégrer une architecture DNS de confiance, elles semblent toujours être en retard et ne pas prendre suffisamment conscience des risques liés à ce point central de leur infrastructure. L’évolution des menaces sur le DNS est permanente, les attaques nombreuses et complexes. Il convient de réagir rapidement pour mieux se protéger.

Industrie, commerce, médias, télécoms, santé, éducation, gouvernement, service… autant d’autres secteurs touchés par les attaques. Des solutions existent. L’ANSSI publie chaque année le guide des bonnes pratiques en matière de résilience du DNS, détaillant de nombreuses recommandations pour être protégé. S’appuyer sur un réseau Anycast ; disposer de système de protection contre les attaques DDoS ; avoir du monitoring de trafic DNS et une équipe en mesure d’intervenir rapidement ; disposer d’une politique de sécurité efficace… Autant de mesures indispensables à la résilience et l’efficacité du réseau DNS face à ces attaques préjudiciables en termes d’impact financier et d’image. En espérant voir enfin de meilleurs chiffres sur le rapport 2020.

Neuf fois plus d’attaques visant les objets connectés qu’en 2018 : le rapport alarmant de Kaspersky

Attaques objets connectés - IoT
Source de l’image : TheDigitalArtist via Pixabay

Le 15 octobre dernier, Kaspersky, éditeur d’antivirus, publiait un rapport édifiant quant au volume des cyberattaques visant directement les objets connectés.

Si le secteur s’attendait bien sûr à ce que cette nouvelle génération d’objets soit directement ciblée par des cyberattaques, la progression du nombre de ces dernières est alarmante et laisse aisément imaginer les failles de sécurité que présentent les objets connectés.

Selon l’estimation présentée par Kaspersky, entre le début de l’année 2018 et la mi-2019, les attaques auraient atteint le chiffre record de 105 millions, soit 9 fois plus que l’année précédente complète.

Afin de mener cette étude, Kaspersky a usé de la technique du piège, en déployant plus de 50 honey pots dans le monde. Un honey pot est un programme imitant la signature d’objets connectés créé spécifiquement pour attirer des cybercriminels. Il a ainsi été possible de détecter des attaques de pirates tombés dans le piège qui leur était tendu. Selon Kaspersky, durant cette expérience, plus de 20 000 sessions auraient été infectées et ce toutes les 15 minutes. 105 millions attaques provenant de 276 000 adresses IP uniques ont ainsi été détectées (contre 12 millions en 2018).

Le rapport indique de plus que, tant en 2018 qu’en 2019, la Chine et le Brésil se disputent la première place des pays d’origine des attaques lancées.

Les malwares principaux qui utilisent les failles de sécurité des objets connectés sont bien connus (Mirai par exemple, pour ne pas le citer) et identifiés.

Si nous sommes conscients que l’IoT est un terrain de jeu privilégié pour les pirates, les premières mesures de sécurité sont bien loin d’être systématiquement appliquées. Il est crucial par exemple de modifier le mot de passe installé par défaut à chaque achat d’appareil connecté.

Rappelons-le, si les technologies de cyber malveillances sont certes de plus en plus sophistiquées, la première porte d’entrée des pirates reste le manque de vigilance des utilisateurs.