Les sites en .ZA devront proposer un lien vers le site officiel relatif au Covid-19 mis en place par le gouvernement

Afrique du Sud - Noms de domaine en .ZA - dot ZA
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Depuis jeudi dernier, le gouvernement sud-africain a imposé à tous les sites utilisant un nom de domaine en .ZA de proposer un lien renvoyant au site officiel d’informations relatif au Covid-19 mis en place par ledit gouvernement : www.sacoronavirus.co.za

Cette nouvelle règle s’applique à tous les sites en .ZA, quel que soit leur contenu.

Les deux autres extensions gérées par le registre ZADNA, .JOBURG et .CAPETOWN, sont également concernées par cette règle.

Dans la même logique, le registre invite également les fournisseurs d’accès Internet à bloquer les diffuseurs de fake news.

Il est enfin intéressant de noter que le site gouvernemental d’informations COVID n’est pas www.coronavirus.co.za mais www.sacoronavirus.co.za. C’est que le nom de domaine www.coronavirus.co.za a été enregistré par un domainer proposant sur sa page de revendre le nom en question.

Comme toutes les crises ou actualités, le COVID-19 a entraîné un dépôt massif de noms de domaine reprenant les termes associés, certains acteurs peu scrupuleux cherchant à tirer parti de la situation.

Sans surprise, en cette période inédite et complexe, on note le nombre en forte croissance des attaques cybercriminelles en tout genre.

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Pourquoi la vente du registre du .ORG fait-elle débat ?

Extension .ORG - dot org - Blog Nameshield

En novembre 2019, un communiqué annonçait que le registre du .ORG, le Public Interest Registry (PIR), organisme sans but lucratif géré par l’Internet Society, allait être racheté par Ethos Capital, un fonds d’investissement.

Le .ORG est l’extension de référence pour les organisations à  but non lucratif. L’acquisition du PIR par Ethos a rapidement inquiété les structures utilisant le .ORG au motif du dévoiement potentiel de l’extension par son nouveau propriétaire qui, par essence même, a des visées lucratives.

La crainte ? Que les tarifs d’enregistrements et de renouvellements des noms de domaine en .ORG n’augmentent.

Pourtant, des personnalités clés du monde de l’Internet, comme Andrew Sullivan (directeur de l’Internet Society) se sont enthousiasmées, y voyant un partenariat stratégique fort et un apport financier important permettant à l’Internet Society de poursuivre sa mission d’un « Internet plus ouvert, accessible et sécurisé pour tout le monde », tel qu’il l’écrivait dans le communiqué relatif à l’acquisition du 13 novembre 2019.

Il semblerait que les peurs générées trouvent leur origine dans ce rachat « surprise » et peu transparent, puisque le montant de la transaction n’a pas été révélé.

Ces craintes se font bien sûr le corolaire de la suppression le 30 juin 2019 du plafond imposé jusqu’alors aux tarifs du .ORG (historiquement bas), par l’ICANN, malgré les nombreuses réserves émises par la communauté. Enfin, le fait qu’Ethos ait directement ou indirectement des liens étroits avec des anciens de l’ICANN posent problèmes à plusieurs voix du secteur.

La peur de voir les prix du .ORG flamber a poussé l’Electronic Frontier Foundation (EFF) à lancer la campagne SaveDotOrg dont le but est de sensibiliser au potentiel impact que pourrait avoir une augmentation tarifaire du .ORG sur les contraintes budgétaires des ONG.

La possibilité également qu’Ethos Capital mette ensuite en place un principe de protections des droits qui pourrait mener à une forme de censure, comme la pratiquent actuellement certains pays souhaitant faire taire des ONG.

Devant la levée de bouclier, l’ICANN a suspendu l’opération de rachat en décembre dernier et réclame des éclaircissements à l’Internet Society.

Plus récemment, en janvier 2020, un nouveau candidat à la reprise de l’extension .ORG vient de se faire connaître. Il s’agirait d’une société coopérative (Cooperative Corporation of .ORG Registrants) rassemblant certains pionniers du Web et d’anciens membres de l’ICANN.

Affaire à suivre !

Changer de nom de domaine sans perdre son référencement : quelques conseils

Nom de domaine et référencement (SEO)
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Lors d’un rebranding, pour des raisons marketing, dans le cadre d’une fusion ou d’un rachat par exemple, une société peut être amenée à changer de nom de domaine pour son site.

Au niveau des moteurs de recherche, c’est alors toutes les pages qui changent, comme si il s’agissait d’un nouveau site web. Dès lors, comment ne pas perdre le travail effectué sur le référencement et opérer une transition réussie, notamment si le site est ancien ?

Dans le cas d’un site assez ancien, avec un référencement optimal sur le nom de domaine existant, transférer le site sur un nouveau nom peut anéantir ce travail de longue haleine que représente le SEO. Si une baisse de trafic naturel est normale (et temporaire), quelques conseils peuvent permettre d’amoindrir ce ralentissement, à tout le moins pendant la période de transition.

Copier son site à l’identique et mettre en place des redirections 301

Le premier conseil est de conserver intégralement l’architecture du site, afin que seul le nom de domaine change dans l’URL.

Il faudra ensuite créer des redirections permanentes (redirections 301) de chacune des pages de l’ancien site vers la page correspondante du nouveau site. Veuillez à ne pas mettre en place de redirections multiples.

Ce processus doit être suivi de près, afin de s’assurer que chaque redirection 301 est opérante. Les moteurs de recherche vont ainsi savoir qu’il n’est plus nécessaire d’indexer l’ancien nom mais qu’il faut désormais indexer le nouveau. Pour cela, il faut vérifier qu’aucune des anciennes pages n’est accessible via l’ancien nom de domaine.

Faire mettre à jour les backlinks

Google use dans son algorithme des paramètres liés à des indices de confiance et donc des sites de confiance, jugés comme tels par le moteur (des facteurs comme l’ancienneté du site, la clarté des mentions légales, le ratio nombre de liens/nombre de mots par page, le nombre de liens pointant depuis d’autres sites vers celui-ci, les extensions comme .edu, .gov, les sites institutionnels, les sites médias, etc.) Aussi peut-il être intéressant d’obtenir assez vite au moment de la migration des liens venant de ce type de site de confiance. Dans la même lignée, revoir vos backlinks et demander aux sites qui renvoient vers vous de bien vouloir mettre à jour ces liens, pour qu’ils adressent vers le nouveau nom est un atout. Bien sûr, si vos backlinks sont très nombreux, concentrez-vous sur les plus importants en matière de référencement.

Informer Google

Enfin, il est possible d’informer directement Google du changement via la Google Search Console, le moteur actualisera ensuite son index.

Déclarer le sitemap

En soumettant un fichier sitemap pour le nouveau site aux moteurs de recherche, vous gagnez en temps de référencement en donnant immédiatement aux moteurs les pages à indexer.

Garder le même titulaire pour le nouveau nom de domaine

Faites en sorte que le nouveau nom de domaine ait les mêmes informations propriétaires sur son whois que l’ancien nom de domaine. Google peut être amené à vérifier ces données.

Être patient

A noter, sur Bing il vous faudra en moyenne 2 mois pour retrouver votre référencement, sur Google environ 6 à 7 mois.

Neuf fois plus d’attaques visant les objets connectés qu’en 2018 : le rapport alarmant de Kaspersky

Attaques objets connectés - IoT
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Le 15 octobre dernier, Kaspersky, éditeur d’antivirus, publiait un rapport édifiant quant au volume des cyberattaques visant directement les objets connectés.

Si le secteur s’attendait bien sûr à ce que cette nouvelle génération d’objets soit directement ciblée par des cyberattaques, la progression du nombre de ces dernières est alarmante et laisse aisément imaginer les failles de sécurité que présentent les objets connectés.

Selon l’estimation présentée par Kaspersky, entre le début de l’année 2018 et la mi-2019, les attaques auraient atteint le chiffre record de 105 millions, soit 9 fois plus que l’année précédente complète.

Afin de mener cette étude, Kaspersky a usé de la technique du piège, en déployant plus de 50 honey pots dans le monde. Un honey pot est un programme imitant la signature d’objets connectés créé spécifiquement pour attirer des cybercriminels. Il a ainsi été possible de détecter des attaques de pirates tombés dans le piège qui leur était tendu. Selon Kaspersky, durant cette expérience, plus de 20 000 sessions auraient été infectées et ce toutes les 15 minutes. 105 millions attaques provenant de 276 000 adresses IP uniques ont ainsi été détectées (contre 12 millions en 2018).

Le rapport indique de plus que, tant en 2018 qu’en 2019, la Chine et le Brésil se disputent la première place des pays d’origine des attaques lancées.

Les malwares principaux qui utilisent les failles de sécurité des objets connectés sont bien connus (Mirai par exemple, pour ne pas le citer) et identifiés.

Si nous sommes conscients que l’IoT est un terrain de jeu privilégié pour les pirates, les premières mesures de sécurité sont bien loin d’être systématiquement appliquées. Il est crucial par exemple de modifier le mot de passe installé par défaut à chaque achat d’appareil connecté.

Rappelons-le, si les technologies de cyber malveillances sont certes de plus en plus sophistiquées, la première porte d’entrée des pirates reste le manque de vigilance des utilisateurs.