Afrique du Sud, noms de domaine et marques : l’atout gagnant d’un enregistrement simultané

dot africa - enregistrement simultané marques noms de domaine - Nameshield

Le nom de domaine est au virtuel ce que la marque est au réel. C’est en vérité un peu plus compliqué mais cette petite phrase permet d’associer marques et noms de domaine.

C’est dans le cadre de cette vision partagée que l’Office d’enregistrement des marques Sud-Africain CIPC a noué un partenariat avec le registre du .ZA l’extension géographique de l’Afrique du Sud.

Ainsi, les déposants de marque peuvent choisir l’option ‘nom de domaine’, enregistrant ainsi les deux protections. C’est bien là la première collaboration que je vois entre ces types de bureau d’enregistrement.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire le communiqué du CIPC.

A noter qu’un webinar est prévu le jeudi 25 janvier 2018.

L’extension d’un nom de domaine modifie-t-elle le comportement de l’internaute ?

L’extension d’un nom de domaine modifie-t-elle le comportement de l’internaute ?

Il existe plusieurs milliers d’extensions à ce jour (notamment avec l’arrivée massive des new gTLDs), et bien que le quidam n’en connaisse pas la moitié, il semble que leur existence influence néanmoins sa navigation sur Internet.

En 2016, l’ICANN publiait une étude sur le comportement actuel des consommateurs à l’égard des gTLDs et du système des noms de domaine (DNS). Les internautes ont répondu à des questions concernant la sensibilisation des consommateurs et leurs perceptions en termes de choix, d’expérience et de confiance.

« Les résultats de l’enquête montrent que la notoriété totale des domaines de premier niveau a augmenté par rapport à l’étude de base menée l’année dernière et continue de s’accroître », précisait Akram Atallah, président de la Division des domaines mondiaux de l’ICANN.

Il en ressort notamment que les noms de domaine génériques de premier niveau (gTLDs) affichent une légère hausse en termes de notoriété au niveau mondial.

  • Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) connaissaient au moins un nouveau gTLD.
  • La notoriété a notamment augmenté en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et en Europe

La notoriété et la fiabilité des gTLDs « historiques » les plus connus demeurent importantes.

  • Parmi un sous-groupe de gTLDs historiques, .COM (95%), .NET (88%) et .ORG (83%) ont été les plus reconnus par les consommateurs.
  • Ces TLDs sont largement considérés (91%) comme des destinations fiables sur Internet.
  • Les ccTLDs sont considérés fiables par la plupart des consommateurs (95%) dans les régions où ils sont le plus utilisés.

Les consommateurs font un lien entre restrictions à l’enregistrement et confiance.

  • Plus de 70% des personnes interrogées se sont montrées favorables à l’application d’un certain niveau de restrictions à l’enregistrement autant pour les gTLDs historiques que pour les nouveaux gTLDs, ce qui représente une hausse par rapport à 2015.
  • Lorsqu’il s’agit de nouveaux gTLDs, les consommateurs s’attendent à ce qu’il existe une correspondance assez étroite entre le contenu d’un site web et la signification implicite du nom de domaine de second niveau associé au gTLD où le nom est enregistré.

Autres points saillants du rapport :

  • De manière générale, la confiance dans l’industrie des noms de domaine par rapport à d’autres industries du domaine technologique s’est améliorée.
  • Lorsqu’on a demandé aux personnes interrogées de décrire la finalité des gTLDs, les réponses ont notamment porté sur l’idée de structure du contenu de l’Internet. Interrogés par rapport à ce que les nouveaux gTLDs apportaient, les sondés ont dit qu’ils contribuaient à améliorer la structure et la crédibilité, et qu’ils répondaient à l’augmentation de la demande de noms de domaine.
  • Au niveau mondial, la réponse des adolescents est similaire à celle des adultes, même s’ils semblent plus familiarisés avec les nouveaux gTLDs et préfèrent les applications et les wikis aux gTLDs pour naviguer dans les contenus en ligne.

Un autre exemple parlant, celui des donations en ligne. Le rapport de l’enquête 2017 sur les tendances caritatives mondiales (givingreport.ngo) résume les données sur les donateurs des six continents quant à l’effet des technologies mobiles et en ligne sur les dons. Le rapport de l’enquête 2017 sur les tendances caritatives mondiales est unique, car il s’agit de la seule étude annuelle dédiée à l’analyse des habitudes des donateurs dans le monde entier. Il est conjoint à celui sur l’utilisation des technologies par les ONG mondiales (techreport.ngo). Celui-ci montre que les donateurs ont plus tendance à donner à des sites dont l’extension est un .org ou .ngo/ong, plutôt qu’à des extensions génériques comme le .com ou le .net.

 

L’extension d’un nom de domaine modifie-t-elle le comportement de l’internaute ?

 

L’extension d’un nom de domaine modifie-t-elle le comportement de l’internaute ?
Source: http://givingreport.ngo

La géopolitique des noms de domaine évolue. Elle nécessite votre attention régulière.

1983 : on crée le DNS, Domain Name System. Deux ans plus tard, les premiers ccTLDs, codes pays,  sont créés selon la norme ISO 3166-1 alpha 2. Chacun peut revendiquer son droit sur un code pays s’il a un intérêt légitime. Cette condition floue amène de nombreux pays à être spoliés de leur droit à la territorialité numérique : la France aura du mal, mais réussira, à gérer l’extension des Terres Australes et Antarctiques Françaises.

Dans la France outre-marine, c’est globalement l’échec. Si l’INRIA, laboratoire français, a demandé à gérer le .FR, peu de cas a été fait du reste. Aujourd’hui Guadeloupe, Martinique, Guyane française ont leurs extensions gérées par des entreprises étrangères à l’État. Pour le reste, c’est l’AFNIC, qui s’en charge, selon l’article L45 du code des postes et communications électroniques. Pour Saint Martin, Clipperton et Saint Barthélémy, personne ne s’en charge, malgré la volonté de « Saint Barth’ » que l’AFNIC le fasse. Tout ceci est de notoriété publique.

La géopolitique des noms de domaine évolue. Elle nécessite votre attention régulière.

Dans notre cas, avec une démocratie française, on peut penser que l’intérêt de l’État est supérieur à celui des entreprises privées. On peut donc faire confiance à l’AFNIC pour gérer nos extensions régionales. Mais dans d’autres, la question se pose. On l’a vu récemment lors des manifestations pro-Catalogne et les actions du gouvernement Espagnol contre l’association gérant le .CAT.

Dans le cas d’autres territoires, la question se pose également. En Afrique, où la géopolitique évolue constamment, bon nombre d’utilisateurs préfère enregistrer un .COM, en perdant certes la notion de territorialité numérique, mais en s’assurant de bénéficier d’une résilience, l’entreprise gérant le .COM étant reconnue comme fiable.

La géopolitique des noms de domaine évolue.

Comment savoir si l’on peut se fier à un TLD ? Trois règles à suivre :

  1. Regarder qui gère l’extension : entreprise, association ou État, il est nécessaire de consulter le site de l’IANA, succursale de l’ICANN qui gère l’affectation des extensions ;
  2. Faire une veille sur l’actualité mondiale : au Congo, c’est tendu en ce moment, au Zimbabwe où la situation reste confuse, on peut clairement imaginer des actions coercitives à l’encontre de l’extension .ZW ;
  3. Suivre régulièrement les articles de ce blog : Nameshield vous informe et vous conseille dans le choix de vos extensions.

Gardons à l’esprit qu’Internet suit la règle du monde : tout évolue et rien n’est résilient avec une garantie aveugle de fonctionnement : une centrale nucléaire en France qui s’arrête aura des conséquences sur le réseau, une prise de pouvoir dans un pays aura une incidence sur les noms de domaine. Quant à une guerre, vous imaginez bien que les États se feront un plaisir de censurer les communications tel récemment en Égypte et il y a bien longtemps en France.

Conformité, Fiabilité, Portée

Noms de domaine - Conformité, Fiabilité, Portée

On m’avait dit que dans la vie, il fallait respecter trois éléments par ordre croissant : la santé, la famille, le travail. Pour les noms de domaine, il est possible de respecter un triptyque similaire face aux nombreuses interrogations que l’on se pose quant à sa campagne de communication sur Internet. Ce triptyque, C-F-P, est à garder à l’esprit :

Conformité :

Il est important de se demander si le nom de domaine que vous souhaitez acquérir est en conformité avec les règles d’enregistrement du registre. Car oui, sur Internet, il y a une territorialité. Souvenons-nous de Elsevier qui tenta de saisir SCI-HUB.ORG via un tribunal américain (car .ORG est géré par un registre états-unien). Souvenons-nous également des noms de domaine en .CAT et de l’action du gouvernement ibérique face à la demande d’indépendance de la Catalogne.

Fiabilité :

Dans un monde intangible, les noms de domaine peuvent sembler être dotés de super-pouvoirs et de compétences technologiques identiques. Pourtant, les évènements politiques, climatiques et technologiques nous rappellent que toutes les extensions ne disposent pas de la même stabilité supposée. Avant de communiquer avec une adresse, il convient de se poser la question la plus importante : est-ce que mon adresse est robuste ? Est-ce que :

  • L’extension choisie pour mon nom est gérée par un registre sérieux ?
    • .COM, c’est Verisign, entreprise américaine reconnue et qui gère un des treize serveurs racine ;
    • .DE c’est le DENIC, registre allemand certifié ISO 27001 et ISO 22301 ;
  • Mes noms de domaine sont-ils administrés par un registrar fiable ?
    • Nameshield est un registrar certifié ISO 27001 qui gère de nombreuses extensions,…

Portée :

L’utilisation d’un nom de domaine comportant une extension pays implique une zone de chalandise fixe, exception faite de certaines extensions détournées et devenues génériques. Ainsi, faire le choix de communiquer en .FR vous lie à la France. (L’AFNIC, le registre français du .FR, communique actuellement via l’initiative Réussir en .FR).Un .COM ou un .NET sera plus générique.

 

Nous développerons plus longuement dans un prochain article l’assurance qualité liée à la bonne gestion d’un nom de domaine.

Référendum en Catalogne

Référendum en Catalogne - .CAT

Un contexte

L’Espagne, divisée en 17 communautés autonomes ne peut être comparée au découpage administratif des régions. En effet, ces communautés espagnoles n’ont pas toutes la même autonomie, et la Catalogne, située au Nord-Est, bénéficie d’un statut autonome, en vigueur depuis 2006.

L’enjeu du 1er octobre

Le gouvernement régional indépendantiste catalan a organisé dimanche dernier un référendum relatif à l’indépendance de la Catalogne auprès des 7,5 millions d’habitants. Cette initiative est assez mal perçue par le pouvoir conservateur espagnol qui cherche par différents moyens à freiner voire suspendre le mouvement. Pour plusieurs médias, il s’agirait là de l’une des pires crises politiques de ces 40 dernières années.

Comme de nombreux territoires ou régions, la Catalogne bénéficie de son propre TLD : le .CAT.

En France, la Bretagne, la Corse, l’Alsace et Paris bénéficient également d’une extension dédiée, à savoir respectivement .BZH, .CORSICA, .ALSACE et .PARIS.

A l’étranger, on peut retrouver le .SCOT pour l’Ecosse, .EUS pour la culture Basque, .FRL pour la Frise, etc.

9 juin 2017

Le référendum sur l’indépendance de la Catalogne est annoncé. Il aura lieu le 1er octobre. La question que les électeurs auront à répondre est la suivante : « Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de république ? ».

13 septembre 2017

Les forces de l’ordre espagnoles saisissent du matériel électoral.

15 septembre 2017

Madrid, jugeant le référendum catalan illégal, a perquisitionné le registre gérant le .CAT, PuntCat pour rendre indisponible l’accès aux sites prônant l’indépendance, les hébergements de ces derniers étant à l’étranger. Les registres des autres pays se sont offusqués de cette situation : le .EUS et le .SCOT ont ainsi fait des communiqués sur le sujet. Si l’on peut noter les réactions de l’EFF ainsi que de l’ISOC, à ce jour, ni le GeoTLD Group ou l’ICANN n’ont encore communiqué à ce propos. Le sujet ayant été traité au-delà des frontières, on notera un article du NYT sur le sujet, il paraît naturel qu’un premier communiqué de l’ICANN soit prochainement publié.

PuntCat, le registre du .CAT, a communiqué sur l’incident par des mots et demandé de l’aide à l’ICANN : « The show that we have experienced in our offices this morning has been shameful and degrading, unworthy of a civilized country. We feel helpless in the face of these immensely disproportionate facts ».

20 septembre 2017

Lancement de « Opération Anubis », visant à empêcher le référendum.

24 septembre 2017

Le secrétariat des télécommunications de Catalogne se plaint à la commission européenne du bloquage de certains sites en .CAT et de la perquisition du registre catalan.

25 septembre 2017

Devant l’impossibilité de couper les sites internet indépendantistes, le gouvernement espagnol les fait bloquer.

1er octobre 2017

Le vote a lieu. 90 % de OUI pour l’indépendance, 42 % de taux de participation.

4 octobre 2017

Jour de la publication de cet article, le gouvernement catalan devrait annoncer l’indépendance de la Catalogne.