Game of Thrones : le retour des ma[LWARES]rcheurs blancs par dizaines !

Game of Thrones - Le retour des malwares
Source de l’image : Irfan Rafiq via Pexels

Comme pour chaque événement où l’engouement massif est de mise, le lancement de l’ultime saison de Game of Thrones est une opportunité en or pour de nombreux pirates !

La série serait la préférée des cybercriminels selon une étude de Kaspersky. Elle représentait 17% des contenus infectés l’année dernière, soit 20 934 internautes ! Selon cette même étude, les épisodes les plus visés sont, en toute logique, le premier et les derniers de la saison.

Car si les fans sont légion en France, hors abonnement, la seule solution pour visionner les si attendus épisodes reste le téléchargement illégal sur des sites de torrent.

C’est par ce biais que les cybercriminels infectent les ordinateurs des internautes peu méfiants. Premier warning, n’installez pas de programme à la demande des sites de torrent, ce sont bien ces derniers qui risquent de contenir un malware !

En effet, deux types de fraude sont principalement utilisés :

  • Les malwares : des logiciels malveillants sont lancés sur les sites de torrent utilisés par les fans de la série pour accéder au visionnage des précieux épisodes.
  • Le phishing : de très nombreuses tentatives de phishing ont été recensées, les pirates utilisant l’image officielle de Game of Thrones pour tenter de récupérer vos données personnelles.

Les cybercriminels sont cette saison quasiment aussi imaginatifs que les scénaristes de la série à succès : faux jeux concours multiples et variés permettent à ces hackers de récolter adresses emails et autres coordonnées bancaires.

La contrefaçon est également de la partie avec un pullulement observé de sites proposant des produits soi-disant « officiels » mais n’étant autres que des contrefaçons.

Nameshield recommande ainsi aux amateurs la plus grande vigilance !

Pour rappel, voici les principes de base à respecter pour naviguer sereinement et ne pas se faire piéger par des hackers peu scrupuleux :

  • Ne pas télécharger de plugin d’origine douteuse
  • Bien analyser les URLs avant tout achat
  • Vérifier la présence du fameux HTTPS
  • Vérifier enfin que l’adresse finale corresponde au site recherché

Comme toujours, sur le web, une vigilance accrue est de mise car, même si le printemps gagne nos régions, n’oubliez pas que sur le web, winter is coming…

Rapport annuel de l’ANSSI – Les 5 cybermenaces observées en 2018

5 grandes tendances de la cybermenace observées en 2018
Source de l’image : TheDigitalArtist via Pixabay

Le 15 avril dernier, l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) a dévoilé son rapport annuel lors d’une conférence de presse. L’agence a ainsi recensé 1 869 signalements, 391 incidents hors OIV (opérateurs d’importance vitale), 16 incidents majeurs et 14 opérations de cyberdéfense pour l’année 2018. L’ANSSI a également identifié 5 grandes tendances de la cybermenace observées en France et en Europe en 2018.

Analyse de la cybermenace en 2018 – Les 5 grandes tendances en France et en Europe

1. Cyber-espionnage

Préoccupation majeure de l’ANSSI en 2018, le cyber-espionnage représente le risque le plus élevé pour les organisations selon l’agence.

D’une extrême discrétion et bénéficiant d’importants moyens financiers, les attaquants planifient sur plusieurs années des attaques très ciblées et techniquement très sophistiquées. Il a été constaté en 2018, que ces cyberattaquants s’intéressent de plus en plus aux secteurs d’activité d’importance vitale  et aux infrastructures critiques spécifiques, tels que les secteurs de la défense, de la santé ou de la recherche.

2. Attaques indirectes

Les attaques indirectes ont connu une importante hausse en 2018, selon l’ANSSI. En effet, pour contourner les mesures de sécurité mises en place par les grands groupes, étant de plus en plus conscients du risque cyber, les attaquants visent les intermédiaires, tels que les fournisseurs ou les prestataires, qui sont plus vulnérables, pour atteindre leurs cibles finales.

Compromettre un seul partenaire suffit pour toucher plusieurs entreprises. Il est donc primordial de choisir des partenaires qui placent la sécurité de leur système d’information au premier plan de leurs préoccupations.

3. Opérations de déstabilisation et d’influence

De par la nature des cibles et des revendications, ces attaques à la technicité pourtant modérée, ont souvent un fort impact symbolique. Une augmentation de ces attaques a été constatée en 2018.

4. Cryptojacking

Pour rappel, le cryptojacking est une cyberattaque consistant à utiliser la puissance de l’ordinateur de sa victime afin de miner de la cryptomonnaie.

En 2018, de nombreuses attaques de ce type ont été observées, les attaquants de plus en plus organisés, profitent des failles de sécurité pour compromettre les équipements de leurs victimes en déposant des mineurs de cryptomonnaies sans qu’elles ne s’en aperçoivent.

5. Fraudes en ligne

La fraude en ligne constitue une cybermenace permanente aussi bien pour les entreprises et les grandes organisations que pour les particuliers. L’ANSSI a noté une importante évolution des fraudes en ligne l’année dernière. Les grands opérateurs se préoccupant de plus en plus de la cybersécurité, les attaquants se tournent alors vers des cibles moins exposées mais plus vulnérables, telles que les collectivités territoriales ou les acteurs du secteur de la santé qui ont été ainsi les cibles de nombreuses attaques de phishing en 2018.

Conclusion

La multiplicité et l’ampleur des attaques observées durant l’année 2018, démontrent qu’il est primordial de mettre en place des mesures de sécurité pour prévenir ces cybermenaces, aussi bien au sein des grandes organisations, des grands groupes que des petites entreprises.

« Le constat est sans appel : 2018 prouve une nouvelle fois que le risque numérique, loin d’être éthéré, doit être au cœur de nos préoccupations. Et pas seulement celles de l’ANSSI ! Les attaques informatiques touchent toute la société. C’est pourquoi nous devons tous nous emparer du sujet. », explique Guillaume Poupard, Directeur Général de l’ANSSI.

REPLAY WEBINAR CYBERSÉCURITÉ – DDoS et attaques ciblant le DNS et les noms de domaine : comment s’en protéger ?

REPLAY WEBINAR CYBERSECURITE - DDoS et attaques ciblant le DNS et les noms de domaine : comment s'en protéger ?

Le 24 février dernier le monde a pris conscience, à la suite d’un communiqué de l’ICANN, que l’Internet pouvait s’arrêter à tout moment ! En cause, la protection des noms de domaine et du DNS, pierre angulaire de l’accès aux sites web.

Saviez-vous que la disponibilité de vos mails, sites et services Internet dépend du Nom de Domaine?

Au programme de ce webinar à destination des Grands Comptes, Entreprises publiques et privées, Online Players et plus généralement des entreprises utilisant Internet comme canal de communication et de diffusion :

  • Actualités en cybersécurité
  • Comprendre l’importance du DNS
  • Identifier les attaques visant le DNS et les noms de domaine
  • Les bonnes pratiques pour se protéger

Retrouvez ce webinar animé par Christophe GERARD, Security Product Manager et Lucie LOOS, Directrice Marketing Experte cybersécurité de Nameshield group, en replay sur la plateforme Webikeo :

15 sites web proposant de mener des attaques DDoS fermés par le FBI

Cybersécurité - attaques DDoS
Source de l’image : typographyimages via Pixabay

Dans son dernier rapport trimestriel, Nexusguard indiquait qu’après la fermeture par le FBI de 15 sites web vendant des services de cyberattaques, il a pu être constaté une diminution de 85% de la taille des attaques DDoS moyennes et de 24% des grandes attaques.

De la même façon, ces fermetures auraient contribué à une baisse concomitante de 11% du volume des attaques par rapport à la même période en 2018 et à l’échelle mondiale.

C’est en effet en décembre 2018 que le FBI a réussi à faire fermer boutique à 15 sites web proposant des services d’attaques DDoS, appelés sur le marché des « booters » ou « services booters ».

Ces booters utilisent pour parvenir à leurs fins des IP stresser, qui sont à l’origine des outils permettant de tester la résilience d’un serveur ou d’un réseau. Les cybercriminels détournent donc ces IP stresser et envoient via ces derniers un grand volume de requêtes vers des serveurs jusqu’à ce que ceux-ci soient surchargés et ne puissent plus répondre.

Le rapport Nexusguard indique également que les 15 sites fermés par le FBI seraient à l’origine technique d’environ 11% des attaques DDoS mondiales et les pirates associés auraient perpétré plus de 200 000 attaques DDoS de tailles variables depuis 2014. Bien sûr, cette baisse risque d’être uniquement temporaire, la multiplication des réseaux de bot étant le véritable fléau de notre décennie en matière de cybercriminalité.

Une attaque visant le système des noms de domaine : la priorité, protéger ses accès

Cyberattaque mondiale - DNS Hijacking - cyberespionnage
Source de l’image : Geralt via Pixabay

Les médias ont très largement relayé le weekend dernier les méfaits d’une attaque à priori sans précédent et visant les noms de domaine.

C’est en effet dans la nuit du 22 au 23 février que, l’ICANN a déclaré des attaques d’une grande envergure visant les noms de domaine : il s’agit de DNS hijacking. Ces attaques consistent « à remplacer les adresses des serveurs » autorisés « par des adresses de machines contrôlées par les attaquants », a expliqué l’organisme, permettant aux pirates d’interroger les données pour découvrir mots de passe, adresses mail etc., voire de capter complètement le trafic vers leurs serveurs.

Une vague d’attaques qui a débuté en novembre 2018

En réalité, il ne s’agit pas d’une attaque, mais d’une vague d’attaques que le système des noms de domaine subit depuis maintenant plusieurs semaines.

Dès la fin du mois de novembre 2018, une attaque visait le Liban et les Émirats Arabes Unis et avait affecté les noms de domaine en .GOV. Dans cette première attaque, les cybercriminels avaient procédé à du DNS hijacking.

Début janvier 2019, la société FireEye faisait état dans un article d’une vague de DNS hijacking affectant les noms de domaine appartenant au gouvernement et aux secteurs des télécommunications et d’Internet au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, Europe et Amérique du Nord.

Si les pirates n’avaient pas été alors identifiés, les premières recherches laissaient à penser que ces derniers pourraient opérer depuis l’Iran.

Fait important quant à l’attaque du 22 février : elle frappait cette fois-ci, parfois avec succès, des acteurs importants de l’Internet.

En quoi ces attaques consistent-elles ?

La méthode employée est celle du DNS hijacking, déployé à grande échelle. Il s’agit d’une attaque malicieuse, également appelée redirection DNS. Son but : écraser les paramètres TCP/IP d’un ordinateur afin de le diriger vers un serveur DNS pirate en lieu et place du serveur DNS officiel paramétré. Pour ce faire, le pirate prend le contrôle via différentes techniques de la machine cible pour altérer les configurations DNS.

Le gouvernement américain, entre autres, a récemment tiré la sonnette d’alarme face à ces séries d’attaques très sophistiquées dont le but serait de siphonner un important volume de mots de passe. Ces attaques cibleraient plus spécifiquement les gouvernements et les sociétés privées.

Entre DNS hijacking et cyberespionnage

Selon l’article de Talos de novembre 2018, les pirates derrière ces attaques auraient ainsi récupéré des emails et des informations de connexions (identifiants – mots de passe) en hijackant le DNS, faisant en sorte que le trafic des emails des institutions ciblées et le VPN (Virtual Private Networking) soient redirigés vers un serveur contrôlé par les cybercriminels.

Une fois les connecteurs récupérés, d’autres attaques peuvent être lancées, telles que le Man-In-The-Middle, à des fins d’espionnage.

Alors comment se protéger efficacement ?

Il faut être conscient que si ces attaques visent prioritairement le système d’avitaillement des noms de domaine, nous ne le dirons jamais assez, la première porte d’entrée d’un pirate à votre portefeuille de noms de domaine est vos accès plateforme de gestion.

La première et absolue recommandation est de protéger ses accès

Nameshield a mis en place, depuis de nombreuses années, des dispositifs de sécurisation de l’accès au portail de gestion des noms de domaine (filtrage IP, ACL, HTTPS) et propose en sus l’authentification 2 facteurs et le SSO.

Si ces solutions complémentaires ne sont pas encore en place, Nameshield recommande vivement de mettre en place ces solutions, tout particulièrement la double factor authentification, pour lutter contre les vols de mots de passe.

Mettre en place le protocole DNSSEC

La mise en place du protocole DNSSEC, s’il était bien plus largement déployé, aurait pu empêcher ou à tout le moins amoindrir l’impact de ces attaques, en limitant leurs conséquences.

Il devient plus qu’urgent que DNSSEC soit désormais massivement adopté, tant au niveau des résolveurs que des serveurs faisant autorité.

Protéger ses noms de domaine stratégiques

La mise en place d’un registry lock sur vos noms stratégiques empêchera les modifications frauduleuses de ces derniers.

Si aucune solution parfaite n’existe aujourd’hui pour protéger à 100% les infrastructures des cyberattaques, c’est l’application de plusieurs mesures préventives combinées qui permettra de diminuer les vulnérabilités exploitées (si) facilement par les pirates.