Comme pour chaque événement où
l’engouement massif est de mise, le lancement de l’ultime saison de Game of
Thrones est une opportunité en or pour de nombreux pirates !
La série serait la préférée des cybercriminels selon une étude de Kaspersky. Elle représentait 17% des contenus infectés l’année dernière, soit 20 934 internautes ! Selon cette même étude, les épisodes les plus visés sont, en toute logique, le premier et les derniers de la saison.
Car si les fans sont légion en
France, hors abonnement, la seule solution pour visionner les si attendus épisodes
reste le téléchargement illégal sur des sites de torrent.
C’est par ce biais que les
cybercriminels infectent les ordinateurs des internautes peu méfiants. Premier
warning, n’installez pas de programme à la demande des sites de torrent, ce
sont bien ces derniers qui risquent de contenir un malware !
En effet, deux types de fraude sont principalement utilisés :
Les malwares : des logiciels malveillants sont lancés sur les sites de torrent utilisés par les fans de la série pour accéder au visionnage des précieux épisodes.
Le phishing : de très nombreuses tentatives de phishing ont été recensées, les pirates utilisant l’image officielle de Game of Thrones pour tenter de récupérer vos données personnelles.
Les cybercriminels sont cette
saison quasiment aussi imaginatifs que les scénaristes de la série à succès :
faux jeux concours multiples et variés permettent à ces hackers de récolter
adresses emails et autres coordonnées bancaires.
La contrefaçon est également de la partie avec un pullulement observé de sites proposant des produits soi-disant « officiels » mais n’étant autres que des contrefaçons.
Nameshield recommande ainsi aux amateurs la plus grande vigilance !
Pour rappel, voici les principes
de base à respecter pour naviguer sereinement et ne pas se faire piéger par des
hackers peu scrupuleux :
Ne pas télécharger de plugin d’origine douteuse
Bien analyser les URLs avant tout achat
Vérifier la présence du fameux HTTPS
Vérifier enfin que l’adresse finale corresponde au site recherché
Comme toujours, sur le web, une
vigilance accrue est de mise car, même si le printemps gagne nos régions,
n’oubliez pas que sur le web, winter is coming…
Le 15 avril dernier, l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) a dévoilé son rapport annuel lors d’une conférence de presse. L’agence a ainsi recensé 1 869 signalements, 391 incidents hors OIV (opérateurs d’importance vitale), 16 incidents majeurs et 14 opérations de cyberdéfense pour l’année 2018. L’ANSSI a également identifié 5 grandes tendances de la cybermenace observées en France et en Europe en 2018.
Analyse de la cybermenace en 2018 – Les 5 grandes tendances en France et en Europe
1. Cyber-espionnage
Préoccupation majeure de l’ANSSI
en 2018, le cyber-espionnage représente le risque le plus élevé pour les
organisations selon l’agence.
D’une extrême discrétion et
bénéficiant d’importants moyens financiers, les attaquants planifient sur
plusieurs années des attaques très ciblées et techniquement très sophistiquées.
Il a été constaté en 2018, que ces cyberattaquants s’intéressent de plus en
plus aux secteurs d’activité d’importance vitale et aux infrastructures critiques spécifiques,
tels que les secteurs de la défense, de la santé ou de la recherche.
2. Attaques indirectes
Les attaques indirectes ont connu
une importante hausse en 2018, selon l’ANSSI. En effet, pour contourner les
mesures de sécurité mises en place par les grands groupes, étant de plus en
plus conscients du risque cyber, les attaquants visent les intermédiaires, tels
que les fournisseurs ou les prestataires, qui sont plus vulnérables, pour
atteindre leurs cibles finales.
Compromettre un seul partenaire
suffit pour toucher plusieurs entreprises. Il est donc primordial de choisir des
partenaires qui placent la sécurité de leur système d’information au premier
plan de leurs préoccupations.
3. Opérations de déstabilisation et d’influence
De par la nature des cibles et
des revendications, ces attaques à la technicité pourtant modérée, ont souvent
un fort impact symbolique. Une augmentation de ces attaques a été constatée en
2018.
4. Cryptojacking
Pour rappel, le cryptojacking est
une cyberattaque consistant à utiliser la puissance de l’ordinateur de sa
victime afin de miner de la cryptomonnaie.
En 2018, de nombreuses attaques
de ce type ont été observées, les attaquants de plus en plus organisés,
profitent des failles de sécurité pour compromettre les équipements de leurs
victimes en déposant des mineurs de cryptomonnaies sans qu’elles ne s’en
aperçoivent.
5. Fraudes en ligne
La fraude en ligne constitue une cybermenace permanente aussi bien pour
les entreprises et les grandes organisations que pour les particuliers. L’ANSSI
a noté une importante évolution des fraudes en ligne l’année dernière. Les
grands opérateurs se préoccupant de plus en plus de la cybersécurité, les
attaquants se tournent alors vers des cibles moins exposées mais plus
vulnérables, telles que les collectivités territoriales ou les acteurs du
secteur de la santé qui ont été ainsi les cibles de nombreuses attaques de
phishing en 2018.
Conclusion
La multiplicité et l’ampleur des
attaques observées durant l’année 2018, démontrent qu’il est primordial de
mettre en place des mesures de sécurité pour prévenir ces cybermenaces, aussi bien
au sein des grandes organisations, des grands groupes que des petites
entreprises.
« Le constat est sans appel : 2018 prouve une nouvelle fois que le risque
numérique, loin d’être éthéré, doit être au cœur de nos préoccupations. Et pas
seulement celles de l’ANSSI ! Les attaques informatiques touchent toute la
société. C’est pourquoi nous devons tous nous emparer du sujet. »,
explique Guillaume Poupard, Directeur Général de l’ANSSI.
Le 24 février dernier le monde a pris conscience, à la suite d’un
communiqué de l’ICANN, que l’Internet pouvait s’arrêter à tout moment ! En
cause, la protection des noms de domaine et du DNS, pierre angulaire de l’accès
aux sites web.
Saviez-vous que la disponibilité de vos mails, sites et services
Internet dépend du Nom de Domaine?
Au programme de ce webinar à
destination des Grands Comptes, Entreprises publiques et privées, Online
Players et plus généralement des entreprises utilisant Internet comme canal de
communication et de diffusion :
Actualités en cybersécurité
Comprendre l’importance du DNS
Identifier les attaques visant le DNS et les
noms de domaine
Les bonnes pratiques pour se protéger
Retrouvez ce webinar animé par Christophe GERARD, Security Product Manager et Lucie LOOS, Directrice Marketing Experte cybersécurité de Nameshield group, en replay sur la plateforme Webikeo :
Dans son dernier rapport trimestriel, Nexusguard indiquait qu’après la fermeture par le FBI de 15 sites web vendant des services de cyberattaques, il a pu être constaté une diminution de 85% de la taille des attaques DDoS moyennes et de 24% des grandes attaques.
De la même façon, ces fermetures
auraient contribué à une baisse concomitante de 11% du volume des attaques par
rapport à la même période en 2018 et à l’échelle mondiale.
C’est en effet en décembre 2018 que le FBI a réussi à faire fermer boutique à 15 sites web proposant des services d’attaques DDoS, appelés sur le marché des « booters » ou « services booters ».
Ces booters utilisent pour parvenir à leurs fins des IP stresser, qui sont à l’origine des outils permettant de tester la résilience d’un serveur ou d’un réseau. Les cybercriminels détournent donc ces IP stresser et envoient via ces derniers un grand volume de requêtes vers des serveurs jusqu’à ce que ceux-ci soient surchargés et ne puissent plus répondre.
Le rapport Nexusguard indique
également que les 15 sites fermés par le FBI seraient à l’origine technique
d’environ 11% des attaques DDoS mondiales et les pirates associés auraient
perpétré plus de 200 000 attaques DDoS de tailles variables depuis 2014.
Bien sûr, cette baisse risque d’être uniquement
temporaire, la multiplication des réseaux de bot étant le véritable fléau de
notre décennie en matière de cybercriminalité.
Les médias ont très largement relayé le
weekend dernier les méfaits d’une attaque à priori sans précédent et visant les
noms de domaine.
C’est en effet dans la nuit du 22 au 23 février que, l’ICANN a déclaré des attaques d’une grande envergure visant les noms de domaine : il s’agit de DNS hijacking. Ces attaques consistent « à remplacer les adresses des serveurs » autorisés « par des adresses de machines contrôlées par les attaquants », a expliqué l’organisme, permettant aux pirates d’interroger les données pour découvrir mots de passe, adresses mail etc., voire de capter complètement le trafic vers leurs serveurs.
Une vague d’attaques qui a débuté en novembre 2018
En réalité, il ne s’agit pas
d’une attaque, mais d’une vague d’attaques que le système des noms de domaine
subit depuis maintenant plusieurs semaines.
Dès la fin du mois de novembre
2018, une attaque visait le Liban et les Émirats Arabes Unis et avait affecté
les noms de domaine en .GOV. Dans cette première attaque, les cybercriminels
avaient procédé à du DNS hijacking.
Début janvier 2019, la société FireEye faisait état dans un article d’une vague de DNS hijacking affectant les noms de domaine appartenant au gouvernement et aux secteurs des télécommunications et d’Internet au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, Europe et Amérique du Nord.
Si les pirates n’avaient pas été
alors identifiés, les premières recherches laissaient à penser que ces derniers
pourraient opérer depuis l’Iran.
Fait important quant à l’attaque
du 22 février : elle frappait cette fois-ci, parfois avec succès, des
acteurs importants de l’Internet.
En quoi ces attaques consistent-elles ?
La méthode employée est celle du DNS hijacking, déployé à grande
échelle. Il s’agit d’une attaque malicieuse, également appelée redirection DNS.
Son but : écraser les paramètres TCP/IP d’un ordinateur afin de le diriger
vers un serveur DNS pirate en lieu et place du serveur DNS officiel paramétré. Pour
ce faire, le pirate prend le contrôle via différentes techniques de la machine
cible pour altérer les configurations DNS.
Le gouvernement américain, entre
autres, a récemment tiré la sonnette d’alarme face à ces séries d’attaques très
sophistiquées dont le but serait de siphonner un important volume de mots de
passe. Ces attaques cibleraient plus spécifiquement les gouvernements et les
sociétés privées.
Entre DNS hijacking et cyberespionnage
Selon l’article de Talos de novembre 2018, les pirates derrière ces attaques auraient ainsi récupéré des emails et des informations de connexions (identifiants – mots de passe) en hijackant le DNS, faisant en sorte que le trafic des emails des institutions ciblées et le VPN (Virtual Private Networking) soient redirigés vers un serveur contrôlé par les cybercriminels.
Une fois les connecteurs
récupérés, d’autres attaques peuvent être lancées, telles que le
Man-In-The-Middle, à des fins d’espionnage.
Alors comment se protéger efficacement ?
Il faut être conscient que si ces
attaques visent prioritairement le système d’avitaillement des noms de domaine,
nous ne le dirons jamais assez, la
première porte d’entrée d’un pirate à votre portefeuille de noms de domaine est
vos accès plateforme de gestion.
La première et absolue recommandation est de protéger ses accès
Nameshield a mis en place, depuis de nombreuses années, des dispositifs de sécurisation de l’accès
au portail de gestion des noms de domaine (filtrage IP, ACL, HTTPS) et propose en sus l’authentification 2 facteurs et le SSO.
Si ces solutions complémentaires ne sont pas encore en place, Nameshield recommande
vivement de mettre en place ces solutions, tout
particulièrement la double factor
authentification, pour lutter contre les vols de mots de passe.
Mettre en place le protocole DNSSEC
La mise en place du protocole DNSSEC, s’il était bien plus largement déployé, aurait pu empêcher ou à tout le moins amoindrir l’impact de ces attaques, en limitant leurs conséquences.
Il devient plus
qu’urgent que DNSSEC soit désormais massivement adopté, tant au niveau des
résolveurs que des serveurs faisant autorité.
Protéger ses noms de domaine stratégiques
La mise en place d’un registry lock sur vos noms stratégiques empêchera les modifications frauduleuses de ces derniers.
Si aucune solution parfaite
n’existe aujourd’hui pour protéger à 100% les infrastructures des
cyberattaques, c’est l’application de
plusieurs mesures préventives combinées qui permettra de diminuer les
vulnérabilités exploitées (si) facilement par les pirates.
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