Le DNS Premium de Nameshield est une nouvelle fois labellisé France Cybersecurity en 2025

Le DNS Premium de Nameshield est une nouvelle fois labellisé France Cybersecurity en 2025

Le Label France Cybersecurity célèbre son dixième anniversaire en 2025. Créé pour valoriser l’excellence des entreprises françaises dans la cybersécurité, le label a su s’imposer comme un gage de fiabilité, apportant une visibilité internationale aux entreprises de cybersécurité françaises. Le label garantit également à tous ses utilisateurs le niveau de qualité de ses labélisés, et ce attesté par un jury indépendant.

C’est dans ce contexte que l’entreprise Nameshield a de nouveau été honorée en recevant le prestigieux label pour son service DNS Premium lors du FORUM INCYBER 2025.


Le monde numérique évolue rapidement, avec une transformation accélérée par la numérisation des services et une dépendance croissante aux réseaux. Sites web, applications mobiles, e-mails, VPN, objets connectés… Les entreprises sont désormais intégrées dans un environnement où la disponibilité continue et la sécurité des services en ligne sont impératifs. Une interruption dans l’accès à ces services est dramatique pour l’activité de l’entreprise.

Le DNS (Domain Name System) est, quant à lui, la porte d’accès à tous ces services. Il traduit les noms de domaine en adresses IP et aiguille le trafic vers ces services. En raison de sa complexité de gestion et du fait qu’il soit peu sécurisé, il est exposé à une surface d’attaque importante et reste un maillon faible des systèmes d’information des entreprises. Face à l’augmentation constante de cybermenaces de plus en plus complexes et sophistiquées, sécuriser ses noms de domaine stratégiques en les hébergeant sur des DNS (AnyCast) hautement sécurisés offrant une disponibilité permanente et améliorant nettement les temps de réponse (SEO), pour éviter toute interruption de service, est devenu indispensable.

Nameshield, certifiée ISO 27001 depuis 2017, est le premier registrar français à avoir mis en place un CERT interne pour anticiper, détecter et répondre aux incidents de sécurité. Nameshield est aussi un éditeur de logiciel qui protège les noms de domaine stratégiques de ses clients contre les cybermenaces et assure la haute disponibilité des services en ligne, notamment grâce à son service d’infrastructure DNS Premium.

Le DNS Premium de Nameshield est labellisé France Cybersecurity depuis 2018.

Être de nouveau labellisé cette année, à l’occasion des 10 ans du label représente pour Nameshield une reconnaissance de son engagement constant en matière de cybersécurité et une preuve de sa capacité à répondre aux défis croissants du secteur, tout en continuant à garantir à ses clients une protection optimale face aux cybermenaces auxquelles ils font face. 

Pour en savoir plus sur notre solution DNS Premium labellisée France Cybersecurity, rendez-vous sur le site de Nameshield.

La sauvegarde des données en ligne : un impératif pour la sécurité des entreprises

world backup day - sauvegarde des données

Chaque année, on célèbre le 31 mars, le « world backup day ». C’est un rappel essentiel à la fois pour les entreprises et les particuliers, d’être vigilants sur un aspect fondamental de la sécurité informatique : la sauvegarde de leurs données.

La perte de données peut être critique pour une entreprise. Le dixième baromètre de la cybersécurité des entreprises réalisé par Opinionway pour le CESIN, évalue à 47% le taux d’entreprise ayant « subi au moins une cyberattaque significative » en 2024. Le vol de données est, de son côté, pointé comme une conséquence majeure des attaques, en nette augmentation par rapport à l’année précédente.

L’importance d’une sauvegarde robuste n’est donc pas à négliger. Nulle entreprise n’est à l’abri d’une cyberattaque : la protection et la sauvegarde des données est un élément vital pour assurer la continuité des activités de l’entreprise mais aussi pour éviter de se retrouver immobilisé en cas d’attaque, et de subir une perte de données, ce qui pourrait être irrémédiable.

Face au constat d’un tel risque, adopter la règle 3-2-1-1-0 pour une résilience optimale

Dans « l’État de la menace informatique », l’ANSSI explique que l’environnement cloud est « une cible grandissante des cyberattaques ». La stratégie de sauvegarde ne doit donc rien laisser au hasard. Pour garantir une reprise rapide et efficace en cas d’un incident, les experts en cybersécurité recommandent l’application de la règle 3-2-1-1-0 :

  • 3 copies des données : une donnée non dupliquée est une donnée potentiellement perdue. Il est nécessaire de conserver au moins trois versions distinctes de vos fichiers.
  • 2 supports différents : diversifiez vos solutions de stockage afin de minimiser les risques liés à une défaillance matérielle.
  • 1 copie hors site et chiffré : permettant en cas d’incendie, de vol ou de cyberattaque, une sauvegarde externalisée et une disponibilité des données.
  • 1 copie hors ligne et chiffré : permettant de garantir la récupération des données malgré une corruption générale du système d’information.
  • 0 erreur de sauvegarde : pas d’échec sur les tests de restauration (une sauvegarde sans tests de restaurations régulières, n’est pas une sauvegarde viable).

Face à la multiplication des attaques, la sauvegarde des données est bien plus qu’une contrainte technique : c’est une assurance vie pour les entreprises. Le World Backup Day est ainsi un rappel de ce besoin essentiel pour la résilience des entreprises : anticiper c’est être armé face à l’inattendu.

Votre entreprise est-elle prête ?

Pour toutes questions, Nameshield se tient à votre disposition. N’hésitez pas à nous contacter.

ICANN82 : La stabilité, la sécurité et l’unité en opposition aux bouleversements actuels

ICANN82 : La stabilité, la sécurité et l’unité en opposition aux bouleversements actuels

La saison 2025 des meetings ICANN sur la gouvernance de l’Internet a débuté en mars dans la cité des Emeraudes, Seattle, aux Etats-Unis d’Amérique. 2025, une année de « temps exceptionnels » comme l’a qualifiée Tripti Sinha, la présidente du Conseil d’administration. Tandis que le monde est bouleversé par les développements géopolitiques mais aussi technologiques comme l’IA ou l’informatique quantique, l’ICANN veut surtout regarder du côté de « ce qui peut être contrôlé » et des opportunités, avec la préparation de la prochaine série de nouvelles extensions génériques et le regard nouveau de son Président Kurt Erik « Kurtis » Lindqvist, qui a pris ses fonctions 91 jours avant l’ICANN82.

Le bon moment pour un examen de conscience

A l’occasion de son premier sommet en tant que Président de l’ICANN en exercice, Kurt Erik Lindqvist a fait part de son bon accueil auprès de la communauté. Il souhaite que l’identification des problèmes soit anticipée pour rendre les processus ICANN plus fluides et une approche plus agile de l’organisation. Pour la prochaine série de nouvelles extensions génériques qui constitue un enjeu crucial pour l’organisation, il a affirmé que le nécessaire est fait « pour tenir le calendrier ».

Sur la durabilité financière, autre enjeu central, Tripti Sinha a pour sa part, rappelé que l’ICANN achevait son plan stratégique de 2026 à 2030 pour anticiper les besoins futurs. Un plan qui doit promouvoir l’approche multipartite et inclusive, poursuivre la culture d’amélioration continue, porter l’attention avec les parties prenantes sur les technologies émergentes et renforcer la sécurité et la stabilité de l’Internet. Sur un ton plus grave, elle a indiqué que nous sommes dans un monde devenu « imprévisible ». Elle a précisé qu’en « temps exceptionnels, l’esprit humain aspire à la stabilité, la sécurité et l’unité qui figurent dans les déclarations de missions de l’ICANN » et que « l’ICANN doit rester une institution fiable et stable. »

ICANN82
Kurt Erik Lindqvist désormais Président en exercice de l’ICANN

La cérémonie d’ouverture a été suivie par une session animée par Sally Costerton, qui agit désormais en tant que conseillère du Président sur l’engagement communautaire. Elle a piloté une séance sur un feedback communautaire concernant le fonctionnement des meetings annuels organisés par l’ICANN. Alors que 1828 personnes étaient inscrites à l’ICANN82 lors de son lancement, les participants ont pu apprendre que les coûts des sommets ont augmenté de 31% entre 2018 et 2024, représentant actuellement un budget de 2,3 millions de USD par meeting. Différentes options ont été évoquées, comme le fait de rendre payante la participation aux sommets ou plus probablement de réduire leur nombre en présentiel ou leur durée.

La prochaine série de nouvelles extensions génériques se précise toujours un peu plus

Si jusqu’ici on entendait parler d’avril 2026 pour l’ouverture du dépôt des dossiers de candidatures à de nouvelles extensions, la date du 25 avril serait considérée comme le D Day. Le prochain round a également un coût connu avec des frais de candidature fixés à 227 000 USD comme nous l’avons déjà communiqué antérieurement. Ce montant se fonde sur une projection à 1000 candidatures qui permettraient d’arriver à un point d’équilibre financier. Le programme de soutien aux candidats qui vise à soutenir les zones géographiques sous-dotées, est lui aussi sur les rails en acceptant déjà des demandes. Lors de l’ICANN82, on a appris que 13 demandes ont été initiées. L’implémentation de toutes les recommandations du processus de développement des politiques Subpro est en revanche toujours en cours. Parmi les points d’attention actuels des travaux en cours, la formulation du contrat que devront signer les futurs opérateurs de registre et le précieux guide de candidature.

Treize année après la tenue de la précédente série de nouvelles extensions génériques, une session a aussi été consacrée au programme ICANN Grant. Ce programme vise à redistribuer moyennant des soutiens financiers, une partie du fond de réserve issu des enchères liées aux candidatures multiples. Les enchères avaient généré un fond de réserve de 240 millions de dollars. Pour le cycle ouvert en 2024, une dotation de 10 millions de dollars US était prévue pour des porteurs de projets qui devaient remplir plusieurs critères. Le programme a été victime de son succès avec 247 demandes reçues de 64 pays pour un financement global qui aurait représenté 83 millions de dollars US.

Les politiques ICANN sous l’ombre des législations de cyber sécurité et des nouvelles technologies

Alors que les Etats membres sont dans la phase de transposition dans leur législation nationale, de la directive de cyber sécurité NIS2 et qu’aux Etats-Unis les derniers arbitrages sont en cours pour la dernière mouture de la loi CIRCIA (Cyber Incident Reporting for Critical Infrastructure Act), plusieurs sujets connexes continuent d’être discutés à l’ICANN. C’est le cas de l’accès aux données d’enregistrement des noms de domaine dans le cadre de besoins légitimes. Sous l’impulsion du GAC (Governmental Advisory Committee) qui représente les gouvernements, des moyens d’authentifier les demandeurs d’autorité de la loi sont considérés afin de leur permettre d’être identifiés de manière spécifique pour être priorisés lors de demandes d’accès aux données. Ce futur dispositif entend surtout répondre à des cas spécifiques de menaces imminentes, liés à l’exploitation d’enfants, d’atteintes à l’intégrité de personnes ou d’infrastructures critiques.

Sur les usages malveillants du DNS, près d’une année après l’implémentation de mesures contraignantes pour les opérateurs de registres et les registrars, le département de conformité de l’ICANN a précisé qu’actuellement, 46 investigations sont en cours sur des abus du DNS avec des mesures d’atténuation touchant plus de 5400 noms de domaine.

Autre tendance observée: Le délai médian de remédiation complet à un signalement d’abus est de 7,5 jours dans le cas des phishing et malware. Ce dernier s’est réduit depuis que les mesures ICANN ont été introduites. Autre ombre planant sur l’ICANN82, le changement d’administration aux Etats-Unis. S’il n’a pas eu d’incidence jusqu’ici sur l’ICANN, l’imprévisibilité de la nouvelle administration a surtout suscité beaucoup de questionnements parmi les participants.

L’IA a aussi été abordée. Une technologie qui tel Docteur Jekyll et Mister Hyde, peut apporter des bénéfices lorsqu’elle est utilisée comme ressource, par exemple pour l’atténuation des abus mais qui peut aussi être utilisée à des fins malveillantes en perpétrant des abus de plus en plus sophistiqués. Le sujet d’un cadre de gouvernance a été évoqué. Un sujet sur lequel devraient travailler le Forum de la gouvernance Internet et le forum mondial SMSI+20 organisé par l’Union Internationale des Télécommunications et l’Organisation des Nations Unies.

En conclusion, on retiendra que l’ICANN82 a été marqué par la curiosité suscitée par l’entrée en scène de son nouveau Président dont le forum public de fin de sommet a montré que tous les propos ont été scrutés et analysés. Un sommet qui n’a pas fait l’impasse sur le contexte technologique, législatif et géopolitique très instable que nous traversons. En face de cette instabilité, on pourra opposer des solutions qui apportent de la sécurité, de la fiabilité et de la stabilité. Comme on aurait tendance à dire que la pierre, l’immobilier est un investissement solide, l’acquisition d’une extension de marque dans la perspective du prochain round l’année prochaine, est elle aussi un investissement solide. Elle permet de devenir propriétaire d’un bout d’Internet, d’un espace de nommage préservé des atteintes où pourront être créées des adresses réputées fiables pour que vos cibles puissent vous trouver et que vous puissiez vous adresser à elles en toute confiance et cela de manière pérenne dans la durée. Des temps qui invitent aussi à considérer des notions de souveraineté et de proximité. A ce titre, rappelons que Nameshield est un acteur européen indépendant depuis plus de 30 ans dont la gestion de projets de .marque fait partie de nos domaines d’expertise.

Nameshield sera présent au Forum InCyber – Du 1er au 3 avril à Lille Grand Palais

Retrouvez l’équipe Nameshield du 1er au 3 avril prochains au Forum InCyber (FIC), l’événement incontournable de l’écosystème européen de la confiance numérique et de la cybersécurité.

Avec pour thème « Au-delà du Zero Trust, la confiance pour tous », cette 17e édition réunira 20 000 participants de tout l’écosystème cyber, plus de 500 intervenants et 700 partenaires. Ce sera l’occasion de rencontrer des experts internationaux et d’échanger sur les enjeux opérationnels et les défis de demain.

Rencontrons-nous sur le Pavillon Hexatrust –  Stand A4-5

Venez échanger avec nos experts cybersécurité pour découvrir nos solutions globales répondant aux impératifs de sécurité DNS, à la nécessité de surveiller, protéger, défendre vos noms de domaine stratégiques et vos marques en ligne.

Nameshield propose une solution globale pour garantir la sécurité du territoire numérique des entreprises contre les :

  • Risques administratifs : service et plateforme avancés de gestion des noms de domaine.
  • Risques techniques : accès renforcés, infrastructures DNS Premium anycast, DNSSEC, certificats numériques, DMARC…
  • Risques d’usurpation : surveillance du territoire numérique (cybersquatting, Fake Shops, logos…), actions de lutte et remédiation.

Pour plus d’informations et pour demander votre badge gratuit, rendez-vous sur le site de l’événement : https://europe.forum-incyber.com/

Noms de domaine usurpés : quelles options de recours ?

Noms de domaine usurpés : procédures alternatives de résolution de litiges 

Omniprésents dans le fonctionnement d’Internet, les noms de domaine sont devenus un actif stratégique des entreprises, qu’il s’agit de protéger au risque d’affaiblir la force de la marque. Et les cybercriminels le savent bien : les noms de domaine représentent une énorme opportunité de détournement à des fins de fraude et d’abus, entraînant pour la marque visée pertes financières, atteintes réputationnelles ou encore atteintes sécuritaires.

Les actes d’usurpation de marque augmentent ainsi d’année en année, principalement via l’enregistrement de noms de domaine d’apparence légitime (cybersquatting). Cette pratique est très aisée au regard du fait que nombre de bureaux d’enregistrement n’appliquent pas de vérification de l’identité du déposant ou de l’existence de noms de marque établis au moment du dépôt.

L’un des points incontournables pour protéger une marque est d’adopter une stratégie de dépôt défensif sur les noms de domaine et les extensions considérés comme les plus sensibles et à risque. Toutefois, il est impossible aujourd’hui pour une organisation d’adopter une approche défensive exhaustive, c’est-à-dire de déposer autant de noms de domaine que nécessaire pour se prémunir de fraudes autour de ces actifs stratégiques, tant les acteurs malveillants ont de possibilités créatives. En cas d’apparition de litiges sur un nom de domaine, il faut alors réagir : des recours extrajudiciaires sont possibles !

Que sont les procédures alternatives de résolution de litiges ?

UDRP, URS, Syreli… Les procédures extrajudiciaires, Alternative Dispute Resolution en anglais, consistent à faire appel à une structure tierce pour contester l’enregistrement d’un nom de domaine, en dehors du système judiciaire classique. En fonction des cas, les dossiers sont déposés auprès d’un centre d’arbitrage, d’un registre ou d’un organisme accrédité. Elles apportent efficacité, gain de temps et d’argent, et la plupart d’entre elles permettent la récupération du nom de domaine objet du litige. Toutefois, elles ne permettent pas l’obtention de dommage et intérêts, contrairement à une procédure judiciaire.

Quelles procédures choisir ?

Il existe différentes procédures pour contester l’enregistrement d’un nom de domaine, dont le choix repose principalement sur l’extension du nom de domaine objet du litige.

De manière générale, le demandeur doit justifier du bien-fondé de sa telle plainte en prouvant que :

  • Le nom de domaine litigieux est identique ou similaire à la marque sur laquelle il fonde sa demande ;
  • Le titulaire du nom de domaine n’a aucun droit, ni intérêt légitime sur le nom réservé ;
  • La réservation et l’exploitation du nom de domaine litigieux ont été initiées de mauvaise foi.

La plus connue des procédures est la procédure UDRP, Uniform Domain-Name Dispute Resolution Policy. Elle a été établie sur proposition de l’ICANN et permet de sanctionner des atteintes manifestes et incontestables à un droit de marques résultant de la réservation par des tiers de noms de domaine identiques ou similaires. Elle s’applique aux extensions génériques (gTLDs) et nouvelles extensions (new gTLDs), ainsi qu’aux extensions géographiques (ccTLDs) dont l’organe d’enregistrement (le registre) a accepté les principes UDRP. Cette procédure est :

  • Rapide : les demandes sont traitées par des experts en droit international des marques et en litiges de noms de domaine, leur verdict est rendu en deux mois ;
  • Simple : elle offre un mécanisme simple de règlement des litiges, via un centre d’arbitrage accrédité par l’ICANN, qui sont au nombre de six ;
  • Internationale : elle peut être lancée quel que soit le lieu où se trouvent l’unité d’enregistrement, le détenteur du nom de domaine et le requérant ;
  • Groupée : une seule procédure permet de lancer une action groupée et de récupérer entre un à cinq noms de domaine.

Cette procédure permet d’éviter d’importants frais d’actions judiciaires et, en cas de succès du dossier, la titularité du nom de domaine est rétrocédée au requérant. Le centre d’arbitrage peut également décider de la suppression du nom de domaine par le bureau d’enregistrement.

Sanctionnant la même typologie d’atteintes, la procédure URS, Uniform Rapid Suspension System, a été mise en œuvre par l’ICANN seulement dans le cadre des nouvelles extensions. Plus rapide (21 jours) et moins onéreuse, la procédure URS doit être envisagée uniquement dans le cas où l’on ne souhaite pas utiliser le nom de domaine immédiatement car cette procédure, en cas de succès, ne peut entraîner que sa suspension.

Certaines extensions pays, ccTLDs, proposent des procédures de résolutions de litiges judiciaires ou extrajudiciaires qui leur sont propres. C’est le cas par exemple de la procédure SYRELI, placée sous l’égide de l’AFNIC (l’Agence Française pour le Nommage Internet en Coopération). Elle concerne en particulier l’extension en .FR ainsi que les extensions déléguées à l’AFNIC (.ET, .RE, .TF, .WF, .PM, et .YT) et ne s’applique qu’en matière franco-française. Elle permet de solliciter la suppression ou le transfert à son profit du nom de domaine litigieux. L’AFNIC statue dans un délai maximal de deux mois à compter de sa saisine ; en cas de décision favorable, le nom de domaine est transféré au demandeur ou supprimé, la décision étant exécutoire.

Tous les noms de domaine peuvent-ils faire l’objet d’une procédure de résolution de litige ?

Certaines extensions sont dites à risque, à l’instar du .DE ou du .RU, parce qu’elles ne proposent pas de solutions alternatives de résolutions de litige. En cas de contestation, il est donc beaucoup plus complexe pour un requérant de protéger les droits de sa marque. Il est conseillé d’intégrer ces extensions aux politiques de dépôt défensif.

Comment déposer un recours extra-judiciaire ?

Le dépôt d’une procédure est souvent technique et complexe, dont le degré varie en fonction des spécificités de chaque cas. Il est donc primordial de faire appel à un spécialiste des procédures qui pourra vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre situation, et vous accompagner jusqu’à la résolution du litige.

Depuis 30 ans, le service Remédiation de Nameshield se spécialise dans toutes les procédures pour les noms de domaine, dont les procédures alternatives de résolution de litige. Il possède une solide expertise dans le domaine : Nameshield est le premier déposant de plaintes UDRP au monde, tous centres d’arbitrage confondus, pour lesquelles il affiche un taux de transfert de 99%, plus élevé que le taux de transfert global.

Nous proposons un accompagnement de bout-en-bout : étude du dossier, rédaction, dépôt et suivi de la plainte auprès du centre d’arbitrage ou de l’organisme agréé compétent et, dans les cas applicables, transfert de propriété du nom de domaine en cas de décision favorable.

N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez un litige pour lequel vous avez besoin de conseil.

Rendez-vous dans un prochain article pour tout savoir sur les procédures de rachat de nom de domaine, procédure s’appliquant dans le cas où un nom de domaine est légitimement détenu par un tiers et pour lequel il est exprimé un souhait de le récupérer rapidement.