Google registry lance 3 nouvelles extensions : .eat, .fly et .here 

Google Registry a annoncé le lancement en 3 étapes des extensions .eat, .fly et .here entre le 1er septembre et le 17 novembre 2026. Ce triple lancement représente une opportunité pour les professionnels de secteurs très variés de renforcer leur présence en ligne, mais aussi un risque face à la nécessité d’anticiper et de limiter les cas de cybersquatting. Alors soyez prêts et ne passez pas à côté de cette actualité.

Google registry lance 3 nouvelles extensions : .eat, .fly et .here

Alors que la rentrée est là, Google Registry a annoncé le lancement des extensions .eat, .fly et .here. Ces new gTLDs promettent d’élargir les possibilités d’adressage sur internet grâce à des noms de domaine liés à une activité, une destination ou un ancrage précis.

Les extensions partagent toutes trois le même calendrier de lancement progressif et risquent d’être très populaires au sein de leurs secteurs respectifs.  

À qui s’adressent ces trois extensions et quels sont leurs intérêts ? 

Le .eat : une extension dédiée à la restauration, aux marques culinaires et aux plateformes de livraison.  

Le .eat va naturellement intéresser les restaurateurs, chefs et autres métiers de bouche qui souhaitent affirmer leurs identités en ligne. Cette extension crée un lien immédiat avec l’univers de la gastronomie et peut convenir aux chefs, traiteurs, producteurs, marques alimentaires, créateurs de contenus ou encore plateformes de livraison de nourriture qui souhaitent présenter leur savoir-faire, promouvoir et vendre leurs services et produits.

Le .food, lancé en 2024, bénéficie d’une popularité grandissante depuis son lancement, avec plus de 35000 domaines déposés, ce qui est prometteur pour l’avenir du .eat.

Le .fly : une extension qui s’adresse aux compagnies aériennes, aéroports, agences de voyage et aux plateformes de réservation de vacances.  

Le .fly sera de son côté utilisé dans le secteur du transport aérien, permettant de transformer des adresses web en une initiation au voyage. Cette extension permettra à son écosystème de proposer voyages, itinéraires et réservations sous une identité claire, mémorisable et cohérente pour que les futurs voyageurs puissent préparer leurs vacances en toute sérénité.

Le secteur aérien étant particulièrement exposé au cybersquatting, il sera nécessaire pour de nombreuses marques de préparer des dépôts défensifs pour éviter les enregistrements opportunistes ou abusifs de la part de cyberattaquants.

Le .here : une extension qui marque un ancrage pour les entreprises locales et les communautés.

Lorsqu’une entreprise va vouloir renforcer sa présence dans un lieu défini, le .here signalera une appartenance à une localisation spécifique : cette extension s’adresse donc à une typologie d’acheteurs large et variée. Le .here convient ainsi aux commerces de proximité, plateforme de géolocalisation, médias locaux, offices du tourisme, collectivités territoriales ou agences immobilières qui souhaitent présenter leurs offres ou initiatives locales à leur clientèle.

Du fait de son aspect plus générique, le .here sera sans aucun doute adopté par des secteurs et des acteurs très hétérogènes, mais il s’ancrera toujours dans le local.

Quel est le calendrier de lancement de ces extensions ?  

Le lancement des extensions . eat, .fly et .here se fera en trois étapes :

  • Période Sunrise : du 1er septembre 2026 au 9 Novembre 2026. Pendant cette période, les titulaires de marques ayant soumis leur marque au Trademark Clearinghouse (TMCH) seront prioritaires pour enregistrer leurs noms de domaine en .eat, .fly et .here.
  • Early Access Period : du 10 novembre 2026 au 17 novembre 2026. Durant une semaine, l’enregistrement de ces extensions sera ouvert à tous, selon la règle du premier arrivé, premier servi, moyennant des frais supplémentaires dégressifs à l’approche du terme de la période d’EAP.
  • Disponibilité Générale : à partir du 17 novembre 2026. L’enregistrement de noms de domaine pour les 3 extensions sera ouvert à tous, à condition qu’ils soient encore disponibles. 

Ces trois nouvelles extensions promettent d’être particulièrement intéressantes pour nombre d’entreprises : ce triple lancement représente une opportunité pour les professionnels de secteurs très variés de renforcer leur présence en ligne, mais aussi un risque face à la nécessité d’anticiper et de limiter les cas de cybersquatting.

Nameshield se tient à votre disposition pour vous accompagner dans l’acquisition, le déploiement et la gestion de vos noms de domaine en .eat, .fly et/ou .here. Si vous êtes intéressés ou avez des questions, contactez-nous.

Ouverture des services Adultblock aux marques non déposées et aux marques déposées non enregistrées dans la TMCH

Adultblock TMCH

En 2011, le registre ICM avait lancé le service de blocage des .XXX destinés aux adultes et prévu une période prioritaire dédiée aux titulaires de marques (ne faisant pas partie de ce secteur d’activité) garantissant que les cybersquatteurs ne puissent utiliser leur marques sous un nom de domaine .XXX pendant 10 ans.

En juillet 2019, ICM (maintenant MMX) a annoncé que ce blocage des noms de domaine enregistrés lors de la Sunrise B serait remplacé par 2 systèmes de blocage : AdultBlock et AdultBlock +.

Ils permettent aux propriétaires de bloquer leurs marques enregistrées à la TMCH* et les noms .XXX enregistrés lors de la Sunrise B dans l’ensemble des extensions pour adultes gérées par ICM (.porn/.xxx/.sex/.adult).

A compter du 11 mai 2021, les services AdultBlock s’élargissent et seront également ouverts aux marques suivantes :

  • les marques non déposées
  • les marques déposées qui n’étaient pas auparavant dans le programme .xxx Sunrise B et / ou(iii) des marques déposées qui n’ont pas de fichier SMD parce que la marque n’est pas enregistrée dans la TMCH

Pour tout renseignement, votre consultant se tient à votre entière disposition.

*TMCH : La « Trademark Clearinghouse » connue aussi sous le sigle « TMCH » est une base de données mondiale qui a été créée pour vérifier les données des marques et assister à la protection des droits de ces dernières dans l’espace de nommage. Cette base de données est entre autre utilisée pour les périodes de Sunrise lors de lancement de nouvelles extensions.

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La conséquence du Brexit sur la gestion des extensions de l’AFNIC (.FR, …)

Le départ du Royaume-Uni de l’Union Européenne à compter du 1er janvier 2021 a bien sûr un impact sur les règles d’enregistrement (le .FR étant ouvert à l’enregistrement depuis décembre 2011 à toute personne physique ou morale résidant sur le territoire de l’Union Européenne).

Aussi depuis le 1er janvier dernier, les résidents du Royaume-Uni ne sont plus éligibles au .fr ainsi qu’à l’ensemble des extensions gérées par l’Afnic.

Comme l’indique l’AFNIC : « Pour bien comprendre les raisons de ce changement, il convient de rappeler les règles d’éligibilité énoncées par la Charte, directement reprises des dispositions du Code des Postes et des Communications Électroniques, à savoir :

Peuvent demander l’enregistrement ou le renouvellement d’un nom de domaine, dans chacun des domaines de premier niveau, toutes personnes physiques résidant et toutes personnes morales ayant leur siège ou établissement principal :

  • sur le territoire de l’un des états membres de l’union européenne ;
  • sur le territoire des pays suivants : Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse.

Le Royaume-Uni n’étant plus membre de l’Union Européenne, ses résidents ne sont plus éligibles.« 

La conséquence du brexit sur la gestion des extensions de l'AFNIC (.FR, ...)
Source image : 8385 Pixabay

A noter : le principe de la non rétroactivité des règles de nommage

Les titulaires d’un nom de domaine enregistré avant le 1er janvier 2021 résidant au Royaume-Uni pourront renouveler autant de fois qu’ils le souhaitent l’enregistrement de leurs noms de domaine, les règles d’éligibilité en vigueur au moment de l’enregistrement de leurs noms de domaine ayant été respectées.

Dans le cas d’un transfert de propriété, le lieu de résidence du nouveau titulaire sera examinée :

  *  S’il réside sur le territoire de l’un des 27 états membres de l’Union ou sur celui de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse, une transmission « volontaire » peut être réalisée à n’importe quel moment auprès des bureaux d’enregistrement concernés.
 *   S’il réside sur le territoire du Royaume-Uni, le transfert ne pourra être opéré.

En résumé :

Un titulaire résidant au Royaume-Uni et ayant enregistré son nom de domaine avant le 1er janvier 2021 peut :

  • conserver son nom de domaine après cette date ;
  • le renouveler ;
  • le transmettre à un nouveau titulaire éligible ; et
  • bénéficier de la procédure de transmission forcée dans les cas particuliers prévus par la Charte de nommage.

Pour plus d’informations, votre consultant se tient à votre disposition.

Les new gTLD ont-ils de la valeur ?

Lancés en 2013 par l’ICANN après un long et fastidieux programme d’appel à candidatures, les new gTLD (.xyz, .club, .africa, .online etc.) sont désormais implantés dans la « domainosphère ».

Ce sont près de 28 millions de noms de domaine qui sont enregistrés, pour 1215 extensions existantes. Parmi les plus enregistrées depuis leur lancement, on compte le .xyz avec plus de 6 millions d’enregistrements, le .top avec 4.5 millions d’enregistrements, le .loan avec 1.7 millions d’enregistrements, suivis par le .win (1.1 millions), le .wang (1 million), .club, .site, .online, .bid, .vip (tous à moins d’un million d’enregistrements).

Bien que ces extensions ne dépassent toujours pas le nombre d’enregistrements d’un .com qui excède les 5 millions en 2016, et si certains restent encore sceptiques quant à leur réelle utilité, il n’empêche que les new gTLD peuvent vite faire grimper les enchères quand il s’agit de les vendre sur le second marché.

Nous sommes dans une période charnière, 4 ans après leur lancement, dans laquelle les titulaires de nouveaux noms de domaine réalisent qu’ils détiennent parfois des mines d’or. En effet, en 2013, les new gTLD étaient encore mal connus et peu considéraient qu’ils pourraient avoir une utilité. Les enregistrements étaient plutôt réalisés pour protéger une marque contre le cybersquatting.

Aujourd’hui, de plus en plus enregistrent des new gTLD dans un but de communication :

marcel.cab - exemple utilisation de new gTLD
Exemple : marcel.cab utilise un new gTLD pour son site principal et ses emails

 

New gTLD - exemple Le hasard ludique
Exemple d’une salle de spectacle parisienne utilisant un .paris

 

Il s’agit de cette utilisation et de cette communication qui font prendre de la valeur aux noms de domaine.

Il existe d’ailleurs de récentes illustrations. Début 2017, le nom de domaine casino.online s’est vendu plus de 200.000$ sur Sedo, la plus grande plateforme d’enchères de noms de domaine. C’est une très belle opération pour le vendeur, quand on sait que la moyenne de prix de vente d’un nom de domaine sur Sedo est de 500$.

Le .online est dans le top 10 des new gTLD, et de nombreux sites ont été créés, notamment :

New gTLD - exemple Sport Wetten
Sportwetten.online

 

New gTLD - exemple Lending
Lending.online

 

new gTLD - exemple Geeks.online
Geeks.online

 

Il faut savoir que le mot clé « casino online » est l’un des mots clés les plus chers de Grande-Bretagne. Ainsi, détenir un nom de domaine qui correspond à un mot clé très prisé sur le web fournit à son titulaire une opportunité marketing indéniable, et crée une vraie valeur pour la société qui l’utilise.

Le .online bénéficie d’une très bonne visibilité. D’abord, en matière de SEO, les noms de domaine en .online sont les plus visités parmi les new gTLD (source Alexa). Ensuite les sites en .online comptent le plus grand nombre de certificats SSL contrairement aux autres new gTLD. Ceci explique également la raison de sa valeur.

L’extension .TEL : quand les limites ont leurs limites !

L'extension .tel

La création des extensions de premier niveau, appelées TLD (TOP LEVEL DOMAIN) a été réalisée en suivant des règles administratives bien spécifiques, des conditions d’enregistrement déterminées par chaque registre, certains imposant des restrictions importantes. Ainsi, certains registres rendent impossibles le dépôt de noms de domaine à deux caractères, quand d’autres empêchent l’enregistrement de tout autre vocable qu’une marque à l’identique.

Toutefois, de nombreux registres restrictifs semblent avoir perçu les limites, de leurs limites ! C’est ainsi que plusieurs extensions fermées suppriment petit à petit les restrictions de leurs règles d’enregistrement.

.PRO, réservé aux professionnels ? Ce n’est plus le cas depuis 2015. L’enregistrement de noms de domaine à deux caractères, impossible ? Plus pour le Portugal, .PT, depuis le 1 er octobre 2014, ni pour la France, .FR, depuis le 16 février 2015, ou encore pour l’Autriche, .AT, depuis le 7 novembre 2016.

Certaines extensions, réputées pour être très restrictives, ont fait l’objet d’un positionnement marketing original. C’est justement le cas du .TEL. Lancé en 2009, son crédo était la création d’un annuaire universel via des pages formatées. On se souviendra d’ailleurs de la publicité dédiée au lancement. Et bien cela est également terminé ! Parmi les modifications annoncées par TELNIC, la nécessité de faire appel à un hébergeur fait grincer des dents. En effet, TELNIC assurait cette charge. Il sera ainsi possible d’associer le contenu que l’on souhaite à un nom de domaine en .TEL. Les détenteurs de noms de domaine en .TEL ont d’ailleurs jusqu’au 13 mars 2017 pour sauvegarder leurs données.

Intéressant constat d’homogénéisation du .TEL parmi toutes les extensions, alors que sa différenciation faisait sa force. Pour rappel, le .TEL proposait l’enregistrement associé d’une carte de visite virtuelle où toutes les informations sur le titulaire étaient présentes. Cette originalité disparaitra dès le mois de mars 2017, dans le paysage numérique.

L’évolution des conditions du .TEL prouve à nouveau l’importance de suivre les évolutions des extensions, c’est pourquoi les experts Nameshield vous en informent régulièrement.