Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

Ingérences numériques et municipales 2026 : une menace pour la démocratie locale

À l’approche des élections municipales des 12 et 26 mars 2026, le risque d’ingérences numériques ciblant les collectivités françaises augmente, mêlant désinformation, usurpation d’identité visuelle, détournement de marque et cyberattaques visant notamment le DNS. Ce contexte met à nu la vulnérabilité de l’espace informationnel local et des infrastructures critiques telles que le DNS ou les certificats numériques. Les questions de disponibilité et de fiabilité de l’information deviennent alors des conditions essentielles au bon déroulement du scrutin.

Comprendre l’état de la menace 

Les ingérences numériques prennent une dimension véritablement systémique pour la démocratie locale en ciblant simultanément :

  • L’information (désinformation, faux contenus, usurpation, phishing)
  • L’identité numérique des collectivités (cybersquatting, faux sites, comptes inauthentiques),
  • Et la disponibilité des services en ligne (attaques par déni de service (DDoS), perturbation des portails citoyens)

Le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (VIGINUM) explique d’ailleurs, dans son guide de sensibilisation à la menace informationnelle publié en décembre 2025, que ces ingérences représentent une menace « grave pour le fonctionnement démocratique de nos sociétés ».

En cette période importante, le risque de menace est multiplié et s’inscrit dans une logique d’affaiblissement de l’écosystème politique local : chaque faille DNS, chaque certificat obsolète ou mal géré, chaque confusion de nom de domaine peuvent être exploités pour semer le doute sur l’authenticité d’un site de mairie ou l’intégrité d’une communication officielle.

Face à ces risques, le DNS et les certificats numériques deviennent des éléments stratégiques de défense pour les collectivités : en ciblant les noms de domaine, les attaquants peuvent rediriger les citoyens vers de faux sites, provoquer des indisponibilités temporaires ou altérer l’accès aux services essentiels, tandis qu’un certificat expiré ou non conforme suffit à déclencher des alertes de sécurité anxiogènes dans les navigateurs.

Protéger le DNS, via des infrastructures résilientes, des politiques de sécurité adaptées et une surveillance active des manipulations potentielles, revient à verrouiller la « porte d’entrée » numérique des mairies. Tandis que sécuriser et renouveler rigoureusement les certificats, en particulier dans la perspective du basculement vers eIDAS et l’usage de QWAC, permet d’assurer en continu l’authenticité des sites et de couper court aux tentatives d’usurpation.

Les noms de domaine frauduleux exposent directement les données personnelles des utilisateurs à des usages malveillants. Une fois attirés sur un faux site, via un lien partagé sur les réseaux sociaux, un courriel imitant une communication officielle ou un contenu web bien indexé, les citoyens sont incités à renseigner des informations sensibles : identité complète, adresse postale, numéro de téléphone, voire identifiants de comptes ou justificatifs numérisés (pièces d’identité, attestations de domicile, formulaires de procuration). Ces données, collectées sous couvert d’un service municipal prétendument légitime, peuvent ensuite être revendues, croisées avec d’autres bases illicites ou réutilisées pour des campagnes d’hameçonnage ciblé.

Verrouiller la chaîne d’authentification c’est contribuer à protéger non seulement l’intégrité du scrutin, mais aussi le capital de confiance et les informations personnelles des utilisateurs.

Protéger les élections municipales : la réponse de Nameshield

Dans ce contexte de menaces, Nameshield propose une approche intégrée pour sécuriser l’identité numérique des mairies et communes, en combinant protection DNS, lutte active contre le cybersquatting et gestion avancée des certificats.

Sur le volet DNS, l’entreprise s’appuie sur des infrastructures hautement résilientes afin de garantir la disponibilité et l’intégrité de l’accès aux sites institutionnels et faire face aux attaques potentielles en période de pression accrue.

En parallèle, une surveillance des noms de domaine présentant une similarité orthographique et typographique avec votre institution permet de détecter rapidement les tentatives de cybersquatting ou de typosquatting et d’enclencher, si nécessaire, des actions de remédiation.

Côté certificats, Nameshield facilite le passage vers des certificats QWAC conformes eIDAS en orchestrant l’émission et le renouvellement de certificats qualifiés via plusieurs Autorités de Certification (AC). Cette position unique sur le marché multi-AC, couplée à l’automatisation des processus, réduit drastiquement le risque de certificat expiré le jour du scrutin, tout en assurant une authentification forte et visible de chaque site ou portail électoral.

S’appuyer sur un prestataire comme Nameshield revient ainsi à transformer un paysage de contraintes réglementaires en un avantage opérationnel : des services plus disponibles, des canaux officiels clairement identifiés et une continuité électorale renforcée, face à une menace cyber importante et à des attaques de plus en plus sophistiquées.

Vous souhaitez basculer vers des certificats qualifiés QWAC, découvrir nos solutions DNS ou Online Brand Protection ? N’hésitez pas à contacter notre équipe Commerciale ou notre équipe Certificats, qui se feront un plaisir de vous venir en aide !

Nameshield devient membre de l’INTA et participera à son meeting annuel, à Londres en mai 2026

Nameshield est fière d’annoncer son adhésion à l’INTA (International Trademark Association) en 2025. Organisation de renom et de référence en ce qui concerne la protection des marques, Nameshield est ravie de pouvoir rejoindre ce réseau de professionnels spécialisé en propriété intellectuelle.

Cette décision nous permet de réaffirmer notre engagement dans la protection des noms de domaine, actifs immatériels clés dans le territoire numérique des marques. Notre adhésion nous permettra d’évoluer au cœur des enjeux de propriété intellectuelle, d’échanger avec de multiples acteurs du secteur et de nous impliquer pleinement dans les discussions globales qui façonnent l’avenir des marques.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté d’accompagner toujours plus d’entreprises dans la lutte contre la fraude grâce à notre ligne « Online Brand Protection », qui propose un large éventail de solutions pour surveiller les noms de domaine, protéger et défendre l’intégrité et la réputation des marques. Cet accompagnement peut s’illustrer par trois chiffres clés :

  • Un  taux de détection de noms de domaine trompeurs et frauduleux de 99,97%,
  • Un taux de réussite de nos takedown de 99%,
  • Et Nameshield est le premier déposant de procédures UDRP tout centre d’arbitrage confondu.

Nous aurons ainsi le plaisir de vous présenter nos offres lors de la prochaine édition de l’INTA qui aura lieu à Londres du 2 au 6 mai 2026.

Nous reviendrons vers vous très prochainement pour vous en dire plus sur cette édition à venir. A noter, pour le moment, que les inscriptions anticipées ouvriront dès le 8 décembre sur le site de l’INTA.

L’année dernière, l’édition annuelle s’était tenue à San Diego, autour du thème du commerce de la propriété intellectuelle, ayant pour but de mettre en évidence le rôle central de la propriété intellectuelle dans la promotion de l’innovation et la réussite des entreprises. Plus grand rassemblement INTA post Covid, près de 10 000 experts de la propriété intellectuelle étaient présents.

La 148e Réunion annuelle de l’INTA devrait à son tour être un succès et façonner, une nouvelle fois, l’avenir de la propriété intellectuelle.

Que vous ayez besoin d’un accompagnement stratégique pour la protection de votre marque ou d’actions juridiques concernant vos noms de domaine, Nameshield sera présent pour échanger avec vous et vous présenter nos solutions.

N’attendez plus : detect better, defend smarter avec Nameshield.

Nouvelle fiche : 5 minutes pour comprendre les solutions de surveillance

Fiche 5 minutes pour comprendre - Noms de domaine - Solutions de surveillance - Nameshield

Un nom de domaine n’est pas statique, il évolue. Il peut être inactif, associé à un site web ou à un service de messagerie. Le site peut être exploité, désactivé ou son contenu peut changer. Autant de modifications constantes qui nécessitent de mettre en place un suivi particulier sous forme de surveillances sur les noms de domaine pouvant porter atteinte à votre marque.

Découvrez dans cette fiche, disponible en téléchargement sur le site de Nameshield, les différentes solutions de surveillance vous permettant de disposer d’informations afin de protéger vos noms de domaine et vos marques d’éventuelles atteintes.

Attaque et escroquerie : quand tout finit par se savoir

La vie est faite d’évènements exceptionnels. Cependant, pour aborder cette dernière du mieux possible, mettons sous le tapis les évènements qui vous feraient passer pour une personne vulnérable. Du moins, c’est une pratique répandue : ne pas montrer que vous êtes faillible ferait de vous une personne victorieuse. Raisonnement bien limité  dans la mesure où les échecs construisent l’Homme et font clairement partie de la vie. Je vous laisse lire ce fabuleux article portant sur les Instagrammeurs et leur quotidien pas toujours rose.

D’ailleurs, je vais vous avouer quelque chose : c’est seulement à l’âge de seize ans que j’ai appris que les aliments pour chien ne devaient pas être choisis en fonction de la photo du chien sur la boîte. C’est en cherchant désespérément une boite de croquette portant une photo de la race de mon chien qu’un vendeur de Jardiland m’expliqua la vérité.

phishing et arnaque au président

Non, cette tranche de pain de mie n’est pas dédiée au petit chien dessus.
Crédit image

En matière de cybersécurité, avouer ses faiblesses après coup est un procédé commun afin que chacun puisse apprendre de ses erreurs. L’entreprise A communique, et toutes les entreprises garderont en mémoire A. Avec un objectif de ne pas faire la même erreur. Malheureusement cette pratique, et ce pour plusieurs raisons dont certaines tout à fait compréhensibles, n’est pas systématique.

Pourtant, il semblerait que les attaques finissent toujours par être connues, d’une façon ou d’une autre.

Prenons le récent exemple d’une grande entreprise de la cinématographie. C’est en effet via une classique arnaque au président, appelé whaling outre-Atlantique[1], que la société a été victime d’une fraude s’élevant à 19 millions d’euros.

Cette affaire n’a pas été annoncée comme d’habitude par la bourse et la publication des comptes. Non, il s’agit là d’une décision de justice dans la mesure où la personne ayant fait le virement a été licenciée. Et elle n’a pas accepté cette éviction : c’est dans ce jugement néerlandais que les détails ont pu être communiqués au monde entier…

Malheureusement, nous ne saurons avec quelles adresses Email les fraudeurs ont réussi à convaincre le service comptable de Pathé. Mais on sait tout de même que l’adresse finissait en pathe.com, c’est la seule information donnée. De là, nous pouvons tenter de lister les différents cas de figure :

  • Un nom de domaine illicite avait été déposé de type com. Solution : une surveillance de dépôts de nouveaux nom de domaine ;
  • Le compte de messagerie d’un cadre de chez Pathé avait été récupéré frauduleusement. Solution : Demander la mise en place de la double authentification pour les messageries, à minima, des cadres dirigeants ;
  • Le nom affichait une adresse type ceo@pathe.com. Solution : lire l’adresse Email associée en passant son curseur sur l’adresse. Cette dernière est probablement différente, l’adresse ceo@pathe.com n’étant que le nom affiché de l’émetteur et non son adresse de type « ceo@pathe.com <pathescam@gmail.com ».

De manière globale trois conseils : formez-vous, formez-vous, formez-vous. Les exemples d’usurpation, de phishing ou autre via l’IT sont légion et il est nécessaire que les collaborateurs soient formés.

La communication, la vulgarisation et la sensibilisation sont indispensables : prendre quelques minutes à lire ce blog  par exemple, ou les news des sites dédiés est une bonne habitude afin d’être sensibilisés en permanence.

Analyser les récentes fraudes afin d’en sortir des best practices est notre métier et nous sommes là pour vous accompagner.

[1] Donald Trump n’a pas été gentil avec la France dans ses tweets d’hier. Du coup, je limiterai les anglicismes usuels.