ChatGPT, dis-moi si tu peux écrire un e-mail de phishing

ChatGPT - Phishing
Source de l’image : Unsplash

« Les machines peuvent-elles penser ? », la question pourtant simple posée par le mathématicien Alan Turing en 1950, déclenche un début de recherche et de longues expérimentations autour de  l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les nombreuses recherches et avancées technologiques ont porté leurs fruits et de nombreuses inventions utilisant l’intelligence artificielle ont vu le jour. C’est donc 72 ans plus tard, le 30 novembre 2022 que chatGPT est lancé. Développé par OpenAI, une entreprise de recherche en intelligence artificielle, chatGPT a rapidement su se faire connaitre au grand public. Aujourd’hui, on compte 186 millions de comptes et 1,6 milliard de visites seulement durant le mois de mars 2023.

Qu’est-ce que chatGPT et comment fonctionne-t-il ?

ChatGPT est un chatbot d’intelligence artificielle à système auto-génératif. Cela signifie que la machine « interagit de manière conversationnelle » en utilisant un langage naturel (appelé NLP « Natural Language Processing »). L’intelligence artificielle utilise des algorithmes d’apprentissage en profondeur ; elle est capable d’analyser les questions des utilisateurs et générer des réponses adaptées. Avec le temps, chatGPT apprend des questions mais aussi des réponses de ses utilisateurs. Cela lui permet de répondre à une palette de questions très large, comme la rédaction de lettres de motivation, de dissertations ou encore l’écriture de lignes de code. Et si la réponse ne convient pas, il suffit de dialoguer avec lui et une réponse plus convaincante sera proposée. C’est pourquoi, cette invention a su plaire rapidement et à autant de monde.

Mais chatGPT a également des inconvénients, notamment en rapport à la cybersécurité et plus exactement le phishing.

À grand pouvoir, grandes responsabilités : gérer les risques cyber liés à la création de chatGPT devient tâche difficile. Communément, les cybercriminels n’y vont pas de main morte. Ces dernières années, les délits et cyberattaques mondiales ont fortement augmenté, notamment de 38% en 2022.
Mais ce qui inquiète face à chatGPT, ce sont les attaques par phishing. En effet, chatGPT est devenu une mine d’or pour les hackers. Sa capacité à écrire des textes de tous types, sans faute, tout en générant des réponses semblables aux humains, est un atout de taille pour les cybercriminels. Cela accentue une menace déjà bien présente et trop répandue. Le rapport IC3 de 2022, réalisé par le FBI, indique que le phishing est le délit rapportant le plus de plaintes. En 2022, avec 300 497 plaintes, aux USA seulement, le phishing devient le type de cyberattaque le plus répandu aux Etats-Unis mais aussi dans le monde. En plus d’être un problème très répandu, il affecte tous les secteurs ; il est donc essentiel de se tenir informé et d’être préparé.  

Le phishing est utilisé par les cybercriminels afin d’obtenir des informations personnelles et sensibles sur leurs victimes. Pour cela, les criminels se font passer pour des organisations de confiance à travers des messages envoyés par sms, appels téléphoniques, ou par courrier électronique. C’est par l’intermédiaire de ces messages qu’ils invitent leurs victimes à cliquer sur un lien pour renseigner leurs informations personnelles. 

OpenAI interdit formellement toute utilisation malveillante de chatGPT. Lorsqu’on lui demande directement d‘écrire un code malveillant ou de rédiger un e-mail de phishing, celui-ci refuse. Cependant, avec une insistance soutenue et une tournure de phrase astucieuse, l’intelligence artificielle peut fournir suffisamment d’informations qui permettent de simplifier la tâche d’un cybercriminel. Cette manipulation peut être réalisée en utilisant la version standard de chatGPT, sans nécessiter de « JailBreaking ». Or, cette réalité est préoccupante, car chatGPT a déjà été utilisé pour créer des e-mails de phishing et des pages web frauduleuses.

Interview avec chatGPT

Qu’en pense le principal intéressé ? Pour en avoir le cœur net, nous avons entrepris de poser quelques questions à chatGPT afin d’obtenir son « avis » sur la situation, mais également pour tester la création d’e-mails frauduleux.

Tout d’abord, du point de vue juridique, chatGPT suit-il un code de conduite et existe-t-il des régulations régissant les intelligences artificielles ?

Pour le moment, en Europe, aucune réelle loi n’est en place afin d’encadrer et réguler l’utilisation des intelligences artificielles telles que chatGPT. Cependant, la Commission Européenne a déjà lancé un projet visant à fournir un cadre réglementaire, et des propositions d’orientation ont déjà été établies. Il n’y a donc pas encore de règles ou d’interdictions officielles en vigueur en Europe. Néanmoins, il est prévu que la situation change dans les prochains mois ou prochaines années.
ChatGPT n’est donc pas soumis à un code de conduite légal, toutefois, l’outil semble suivre un code moral de conduite.

ChatGPT - Phishing

D’après chatGPT, voici ce qu’il n’a pas le droit de faire : se livrer à des activités illégales, transgresser des droits de propriété intellectuelle, fournir des informations personnelles ou confidentielles et enfin, usurper l’identité d’une personne ou d’une organisation.

Nous avons également sollicité son avis sur sa capacité à aider une personne à lancer une attaque par phishing. Il nous confirme qu’il n’a moralement pas le droit de le faire. 

ChatGPT - Phishing scam

Enfin, nous l’avons également questionné afin de savoir s’il était possible d’obtenir librement des informations sur la présence d’une entrée DMARC dans le fichier zone de Nike. Le Domain-Based Message Authentification Reporting and Conformance (DMARC) est une méthode d’authentification d’e-mail qui permet au détenteur du domaine de définir des instructions concernant le traitement des messages sur son système de messagerie. Il s’agit d’un outil efficace contre le phishing. Pour le cybercriminel, être informé de la présence d’un DMARC au sein d’une entreprise, lui permet de choisir avec plus de facilité les entreprises à cibler, celles n’ayant pas déployé une politique DMARC. ChatGPT n’a pas été en mesure de fournir directement des éléments concernant l’enregistrement DMARC de l’entreprise, mais il a expliqué comment l’obtenir à l’aide de la ligne de commande Windows.

ChatGPT - Phishing - DMARC

Nous avons également tenté de tester chatGPT afin d’obtenir un e-mail de phishing. Après quelques interrogations, nous avons rapidement su lui poser les bonnes questions. Finalement, il a été en  mesure de nous écrire un e-mail convainquant, pouvant se faire passer pour une banque. 

ChatGPT - Phishing email

Il nous fournit alors ce message; un piège à phishing parfait, car celui-ci contient tous les codes d’un e-mail classique d’une banque demandant au destinataire de communiquer ses informations personnelles. En effet, ce message est écrit dans un anglais soutenu, sans faute d’orthographe ; il invite le destinataire à agir vite, sous la panique et sans réfléchir. Après avoir obtenu cette information, si un détail ne convient pas au cybercriminel, il peut demander à chatGPT de modifier ce qui ne lui convient pas.

Qu’attendre du futur?

Pourra-t-on bloquer ou ralentir l’évolution de l’IA ? Suite à la sortie de chatGPT, certaines personnalités influentes dans le domaine de la technologie, telles qu‘Elon Musk ou encore Steve Wozniak, co-fondateur d‘Apple, ont exprimé leurs préoccupations en signant des pétitions et en participant à des lettres ouvertes, visant à suspendre la recherche et la sortie d’une IA plus poussée que chatGPT. Cela reflète l’inquiétude de la Commission Européenne et des citoyens face aux avancées technologiques.

Cependant, il est difficile d’imaginer que les intelligences artificielles telles que chatGPT soient totalement interdites dans le futur. Et ce, malgré les risques qu’elles posent en matière de cybersécurité, par exemple. Comme le propose le projet de la Commission Européenne, l’utilisation des intelligences artificielles telles que chatGPT va être réglementée. Cependant, il est peu probable que cela suffise à freiner les cybercriminels désirant utiliser chatGPT comme outil de phishing.

Mieux vaut donc se préparer et se protéger face aux risques liés aux intelligences artificielles qui, avec le temps, vont devenir de plus en plus efficaces.

Se protéger avec la politique DMARC de Nameshield

Qui ne craint pas une attaque par phishing ? Il est donc primordial de vérifier les protections mises en place en matière de messagerie. C’est souvent par ce moyen que passent les cybercriminels qui tentent d’hameçonner vos informations et celles de votre entreprise.

Un moyen efficace de contre-attaquer consiste à déployer une politique DMARC.

Mettre en place une politique DMARC au sein de votre entreprise présente de nombreux avantages. En effet, elle vous permettra de bloquer les tentatives d’usurpation ainsi que les e-mails frauduleux. De plus, cette politique renforcera l’authentification de votre trafic et contribuera à l’amélioration de la délivrabilité de vos e-mails.

Nameshield vous accompagne dans le déploiement d’une politique DMARC. Grâce à notre expertise, nous pourrons veiller à sa bonne implémentation, dans les meilleures conditions possibles. 
N’hésitez pas à prendre contact avec votre consultant Nameshield et tenez-vous informés sur les avancées technologiques telles que chatGPT et son lien avec le phishing et d’autres crimes cyber.

[REPLAY WEBINAR] Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC) : pièges à éviter et bonnes pratiques à adopter

[WEBINAR NAMESHIELD] Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC) : pièges à éviter et bonnes pratiques à adopter

Retrouvez sur le site de Nameshield et la plateforme Webikeo, le replay du webinar « Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC) : pièges à éviter et bonnes pratiques à adopter », animé par Christophe DARY, Expert lutte anti-usurpation par email de 3DX Internet et Élodie FURCY, Chef de projet DMARC de Nameshield.

Protéger ses collaborateurs, ses utilisateurs ou ses fournisseurs d’un phishing qui usurpe son identité est devenu vital pour l’entreprise, dans un monde où la fraude par e-mail prend un essor sans précédent.

Au cours de ce webinar, découvrez comment déployer une politique DMARC efficacement et éviter les pièges, afin d’assurer la délivrabilité de vos e-mails, éviter les usurpations d’identité, le phishing et réduire vos primes d’assurance cyber.

[WEBINAR] Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC) : pièges à éviter et bonnes pratiques à adopter – Le 30 juin à 14h

[WEBINAR] Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC)

Rendez-vous le 30 juin 2022 à 14h pour assister au webinar « Protocoles anti-usurpation e-mail (DMARC) : pièges à éviter et bonnes pratiques à adopter ».

Protéger ses collaborateurs, ses utilisateurs ou ses fournisseurs d’un phishing qui usurpe son identité est devenu vital pour l’entreprise, dans un monde où la fraude par e-mail prend un essor sans précédent.

Au cours de ce webinar, découvrez comment déployer une politique DMARC efficacement et éviter les pièges, afin d’assurer la délivrabilité de vos e-mails, éviter les usurpations d’identité, le phishing et réduire vos primes d’assurance cyber.

Pour y assister, il faudra au préalable vous inscrire sur la plateforme Webikeo (inscription gratuite) puis réserver votre place pour ce webinar. Vous pourrez ainsi participer en live à cette web-conférence et poser vos questions en direct.

Vous ne serez pas disponible ? Pas d’inquiétude, ce webinar sera également disponible en replay.

[INFOGRAPHIE] Comment stopper les fraudes par e-mail ?

Infographie : Comment stopper les fraudes par e-mail ? - Nameshield

Dans l’infographie téléchargeable sur le site de Nameshield, découvrez comment stopper les fraudes par e-mail à l’aide du protocole DMARC.

Vous découvrirez également d’autres protocoles de sécurisation permettant d’accroître la sécurité de vos messageries.

BIMI et VMC : affichez votre logo avec les e-mails

BIMI et VMC : affichez votre logo avec les emails

BIMI (Brand Indicators for Message Identification) permet d’authentifier vos emails et de renforcer la confiance de vos clients en affichant votre logo dans leur boîte de réception. VMC (Verified Mark Certificate) est un certificat associé à BIMI, garantissant l’authenticité du logo affiché.

BIMI et VMC : affichez votre logo avec les emails

Qu’est-ce que BIMI?

BIMI est une initiative de l’industrie visant à normaliser l’utilisation et l’affichage des logos des marques dans les clients de messagerie. En plaçant le logo d’une marque ou d’une entreprise à côté d’un e-mail, celui-ci est plus facilement identifiable par les clients et les utilisateurs, installe un sentiment de légitimité et de confiance, impacte significativement les taux d’ouverture et augmente la protection des consommateurs contre les e-mails frauduleux.

Techniquement parlant, BIMI est une technologie de sécurité émergente qui fonctionne en complément des protocoles DKIM, SPF et DMARC pour protéger votre nom de domaine contre l’utilisation par des acteurs malveillants pour envoyer des e-mails frauduleux.

Avant BIMI, les étapes pour faire apparaître votre logo à côté d’un e-mail étaient spécifiques à chaque service de messagerie auquel votre message était envoyé. Parfois, le processus était entièrement manuel ou s’appuyait sur d’autres applications pour agréger les informations de votre marque et les partager sur les plateformes participantes.

Le groupe AuthIndicators, qui comprend des fournisseurs de services de messagerie tels que Google, Verizon Media, IONOS by 1&1 et Fastmail, travaille à la mise en œuvre de BIMI dans les clients de messagerie les plus courants. De nombreux acteurs ont déjà adopté BIMI, d’autres sont en cours, les positions de Microsoft et d’Apple sont attendues pour faire définitivement adopter ce standard.

Pourquoi BIMI est important ?

Pour compléter l’arsenal de protection d’une marque sur Internet, plus particulièrement contre les tentatives de détournement via des e-mails frauduleux de type spoofing dont le but est de tromper l’utilisateur et de l’amener vers des sites de phishing.

.

306 Milliards d’e-mails ont circulé en 2020 dans le monde, avec une proportion toujours croissante de mails frauduleux détournant des marques.

Pour augmenter la désidérabilité des e-mails, notamment dans les campagnes marketing. L’implémentation de BIMI et plus largement des protocoles et certificats de sécurité sur le nom de domaine associé à une marque est indispensable aujourd’hui et a un impact majeur sur la réputation en ligne.

Parce que c’est en train de devenir un standard du marché, simple à mettre en place contrairement au nombre de solutions de lutte contre les e-mails frauduleux existantes, souvent difficiles à tester et à mettre en œuvre.

Comment BIMI fonctionne ?

BIMI utilise un processus en plusieurs étapes pour valider les e-mails en s’assurant qu’ils sont réellement associés au nom de domaine de l’expéditeur. Les expéditeurs doivent ajouter un enregistrement DNS de type TXT dédié à BIMI.

Pour que BIMI fonctionne, les noms de domaine doivent également disposer de plusieurs autres protections contre la fraude, notamment :

  • SPF (Sender Policy Framework) : authentifie les e-mails en identifiant les serveurs de messagerie autorisés à envoyer à partir de noms de domaine spécifiques ;
  • DKIM (DomainKeys Identified Mail) : ajoute une signature numérique à chaque e-mail pour vérifier qu’il a été envoyé depuis un nom de domaine autorisé ;
  • DMARC (Domain-Based Message Authentication, Reporting, and Conformance) : confirme les enregistrements SPF et DKIM et spécifie comment les e-mails non conformes doivent être traités.

Lorsque des e-mails sont envoyés en utilisant BIMI, le serveur de messagerie de réception effectuera d’abord l’authentification DMARC/DKIM standard et la validation SPF. Si l’e-mail passe ces vérifications, le serveur de messagerie vérifiera s’il a un enregistrement BIMI valide et affichera le logo de la marque.

Comment BIMI interagit-il avec DMARC, DKIM et SPF ?

La première étape vers l’utilisation de BIMI pour afficher un logo consiste à mettre en œuvre DMARC. Ceci est stocké en tant qu’enregistrement DNS de type TXT sur le nom de domaine. Pour que DMARC fonctionne avec BIMI, la politique de rejet dans cet enregistrement doit être p=quarantine ou p=reject pour tous les e-mails envoyés depuis votre domaine.

BIMI nécessite DMARC… et DMARC nécessite que votre nom de domaine ait des enregistrements DKIM pour fonctionner. Si DMARC ne nécessite que SPF ou DKIM pour fonctionner, il est cependant préférable d’inclure des enregistrements SPF pour plus de sécurité lors de l’utilisation de BIMI. Ces 2 outils de sécurité sont également stockés sous forme d’enregistrements DNS TXT dans la zone du nom de domaine.

VMC, le dernier maillon de la chaîne

Un Verified Mark Certificate (ou « certificat de marque vérifié ») est un certificat numérique qui authentifie la propriété d’un logo, et qui vient compléter l’utilisation de BIMI dans les clients de messagerie tels que Gmail.

Le certificat VMC garantit l’authenticité du logo affiché, nécessairement propriété du titulaire du nom de domaine envoyant l’e-mail. C’est le dernier maillon de la chaîne pour garantir l’authenticité du mail reçu.

Lorsque vous envoyez un e-mail à un contact, le serveur de messagerie destinataire qui gère sa boîte de réception prendra l’URL de la balise qui indique où le logo doit être affiché. Il vérifiera ensuite le certificat VMC pour s’assurer que le bon logo est utilisé. Une fois le logo vérifié par le VMC, BIMI l’affichera à côté de l’e-mail dans la boîte de réception.

Pour obtenir un certificat VMC, l’implémentation de DMARC sur le nom de domaine est un prérequis. S’ensuit alors un processus d’authentification renforcé auprès d’une Autorité de Certification qui validera l’identité de l’Organisation, l’enregistrement du logo auprès d’un organisme certifié et délivrera le certificat à la suite d’un one to one devant un notaire.

Selon les pays, les offices d’enregistrement des logos peuvent varier ainsi que les règles d’acceptation pour émettre le certificat. Les notions à garder en tête, les marques déposées autorisées peuvent être :

  • Marques de dessins : composées uniquement d’un dessin ;
  • Marques verbales : contiennent des mots, des lettres et/ou des chiffres, sans police, taille, couleur ou style particulier ;
  • Marques combinées : inclure une combinaison de mots avec un dessin, des lettres stylisées ou des chiffres.

Bien que ce ne soit pas une exigence pour la mise en œuvre de BIMI sur votre nom de domaine pour le moment, VMC devrait faire partie de la norme à l’avenir.

Entrust Datacard et DigiCert sont les 2 premières sociétés à délivrer des certificats VMC pour la norme BIMI. Nameshield est partenaire des deux sociétés et vous accompagne pour l’obtention de certificats VMC. Vous pouvez contacter directement notre service certificats pour toute question sur le sujet.

BIMI + VMC = Garantie d’authenticité

BIMI, VMC… et Nameshield

Nameshield accompagne désormais ses clients sur tous les aspects de la mise en place des protocoles DMARC, SPF, DKIM, mais aussi BIMI et l’obtention des certificats VMC associés. Le nom de domaine est au cœur de la mise en place de ces différents protocoles. Notre métier historique de registrar et de gestionnaire de zones DNS nous permet aujourd’hui d’accompagner nos clients sur ces sujets majeurs de la lutte contre la fraude en ligne et d’augmentation de la désidérabilité des e-mails.

[REPLAY WEBINAR] Cybersécurité : comment stopper les fraudes par email ?

[REPLAY WEBINAR] Cybersécurité : comment stopper les fraudes par email ? - NAMESHIELD

Retrouvez sur le site de Nameshield et la plateforme Webikeo, le replay du webinar « Cybersécurité : comment stopper les fraudes par email ?« .

Protéger ses collaborateurs, ses utilisateurs ou ses fournisseurs d’un phishing qui usurpe son identité est devenu vital pour l’entreprise, dans un monde où la fraude par email prend un essor sans précédent. Des solutions existent !

Ce webinar aborde l’utilisation des protocoles d’authentification (SPF, DKIM, DMARC, BIMI) pour bloquer à la fois les emails trompeurs ciblant vos utilisateurs (anti-phishing, anti-spoofing) et les usurpations de vos identités visant vos correspondants (politiques d’authentification de vos domaines).

Webinar animé par :

  • Christophe DARY, Expert lutte anti-usurpation par email de 3DXInternet
  • Florent BLONDEAU, Directeur Général et Directeur Études & Développement de Nameshield Group

Le DNSSEC prend (enfin) son envol !

Qu'est-ce que le DNSSEC  ?

Qu’est-ce que le DNSSEC  ?

DNSSEC authentifie la résolution DNS et protège des attaques complexes telles que le DNS spoofing, le DNS cache poisonning ou encore le Side channel Attack DNS. Ces attaques, de type MITM (Man In The Middle), permettent à l’attaquant d’envoyer des réponses DNS falsifiées en lieu et place des DNS légitimes, détournant ainsi l’internaute du site web visité, en toute transparence puisque la barre d’adresse du navigateur affiche la bonne information. C’est indétectable !

Pourtant, si ce protocole efficace contre ces attaques qu’est DNSSEC existe depuis 2005, il n’a jamais été adopté massivement par le marché.

En effet, l’activation de DNSSEC passe par une gestion de clés cryptographiques pouvant s’avérer complexe : si la chaine de confiance est rompue, la résolution s’interrompt. Qui plus est, de nombreux réseaux de résolveurs DNS ne supportaient pas jusqu’à il y a peu DNSSEC. Ajoutons à cela que les services marketing des sociétés n’aiment pas l’idée d’une augmentation éventuelle du temps de résolution qui pourrait avoir un impact sur le temps de chargement de leurs pages et donc leur SEO.

L’ICANN a bien tenté de relancer DNSSEC en 2019, mais en vain : https://www.icann.org/resources/pages/dnssec-what-is-it-why-important-2019-03-20-fr

Deux éléments nouveaux viennent aujourd’hui changer la donne :

1. Les assureurs

Depuis quelques mois maintenant, de nombreuses sociétés s’interrogent à juste titre sur l’activation de DNSSEC. Pourquoi maintenant ? Parce que les assureurs estiment désormais, audits de noms de domaine réalisés par des sociétés spécialisées à l’appui, que DNSSEC est indispensable en matière de sécurité du nom de domaine. DNSSEC impacte désormais les primes d’assurances cyber risque liées au nom de domaine, soit en limitant le montant des garanties, soit en augmentant les primes d’assurance.

2. DMARC, SPF, DKIM :

L’essor actuel de DMARC (et par conséquent des enregistrement SPF et DKIM) est un élément crucial à prendre en compte. L’authentification DMARC détecte et empêche les techniques d’usurpation de courrier électronique, elle assure la protection du canal de courrier électronique au niveau du nom de domaine. Pour que DMARC soit effectif, aucune compromission de zone n’est permise et DNSSEC est le chainon manquant qui garantit l’authenticité de la zone.

Nameshield assure la gestion DNSSEC pour les noms de domaine stratégiques de nombreux clients depuis des années, que les clients disposent ou non de leur infrastructure DNS, ou qu’ils utilisent l’infrastructure de Nameshield. Nos équipes se tiennent à votre disposition pour vous accompagner.

Source image : TheDigitalArtist/Pixabay