Chrome 68 : en juillet 2018, les sites en HTTP seront considérés comme « Non Sécurisé »

Chrome 68 : en juillet 2018, les sites en HTTP seront considérés comme « Non Sécurisé »

Nous y sommes ! Google vient d’annoncer dans ce post son intention d’indiquer l’ensemble des pages en HTTP, quel que soit leur contenu, comme étant « non sécurisé ».

Chrome 68 : en juillet 2018, les sites en HTTP seront considérés comme « Non Sécurisés »
Source: Google Security Blog

Le changement est prévu pour le mois de Juillet 2018, avec l’arrivée de la version 68 du fameux navigateur, et confirme la volonté de Google de sécuriser le web. Pour Google le HTTPS doit continuer à être adopté massivement et devenir le standard.

Ce n’est pas une surprise puisque Google a déjà opéré de nombreuses évolutions dans cette direction. Tout d’abord en annonçant un impact positif sur le référencement naturel des sites dont la page d’accueil serait en HTTPS (2014), puis en supprimant le cadenas sur le HTTP (2016), ensuite en indiquant les fameux mots « Non sécurisé » pour toutes les pages de saisies de données personnelles encore en HTTP (2017), et enfin depuis la version 62 avec le mode de navigation incognito affichant déjà toutes les pages HTTP comme « non sécurisé » (2017).

Toutes ces évolutions ont fait l’objet de post sur le blog sécuritaire de Google et étaient systématiquement accompagnées de la fameuse phrase « eventual treatment of all HTTP pages in Chrome : Not Secure » en fin de paragraphe.

Et ça marche ! L’usage du HTTPS se démocratise

Selon Google plus de 68% du trafic généré par Chrome sur Android et Windows est désormais protégé contre plus de 78% sous Chrome OS et Mac. Sur les 100 plus importants sites du monde 81% sont en HTTPS par défaut.

Mais qu’est-ce que le HTTPS ?

Il s’agit d’une extension sécurisée du protocole HTTP, le « S » pour « Secured » signifie que les données échangées entre le navigateur de l’internaute et le site web sont chiffrées et ne peuvent en aucun cas être espionnées  (confidentialité) ou modifiées (intégrité). Obtenir le sacro-saint « S » passe par l’acquisition et l’installation d’un certificat SSL/TLS auprès d’une Autorité de Certification reconnue.

Comment se préparer ?

Demain tous les sites web seront concernés, du site web de vente en ligne au simple site vitrine, tous devront passer au HTTPS pour rassurer les internautes. Si la réflexion n’est pas déjà lancée au sein des équipes web et marketing de votre entreprise, il est urgent de se positionner.

  • Former et informer vos équipes : HTTPS, certificats SSL ;
  • Définir votre stratégie de certification : Autorité de Certification, types de certificats, workflow ;
  • Identifier l’ensemble des sites web de votre société… et définir les priorités d’action :
    1. Sites corporate, vitrine, flagship : prévoir de passer en HTTPS par défaut au plus tôt ;
    2. Sites contenant un espace de saisie de données personnelles (formulaire, login, password, récupération de mot de passe, achats en ligne) => vérifier la présence de HTTPS
    3. Sites secondaires
  • Préparer la transition vers le HTTPS avec vos équipes web
  • Effectuer la transition vers le HTTPS des sites identifiés et surveiller le bon déroulement
  • Gérer vos certificats
  • Nameshield vous accompagne

    Notre équipe d’experts SSL vous accompagne dans la formation de vos équipes ; organise régulièrement des réunions d’information au sein de ses locaux pour vous permettre d’échanger avec d’autres acteurs du marché ; met à votre disposition les outils nécessaires à la prise de décision (audit, analyse, conseil) et vous accompagne au quotidien sur tous ces sujets.

    Nameshield est aussi fournisseur reconnu de solutions de sécurisation de vos sites web : certificats SSL, DNS, registry lock, n’hésitez pas à contacter nos équipes pour plus de renseignements.

A noter : un petit-déjeuner est organisé autour de ce thème, le 21 juin prochain à Paris, n’hésitez pas à vous y inscrire. Pour plus d’informations et pour vous y inscrire ☛ Invitation au nameshield.cafe.

Le Slamming : une arnaque encore trop courante

Le Slamming : une arnaque encore trop courante !

Le slamming est une escroquerie visant à tromper des sociétés afin de leur vendre des services non sollicités pour les noms de domaine, par mail.

Ces tentatives de slamming sont facilement reconnaissables et jouent du manque de connaissance de leurs interlocuteurs dans certains cas. Les slammers vous proposent des services que vous n’avez pas sollicités auprès de votre Registrar officiel (enregistrement, mise à jour du whois, transfert de titulaire ou de Registrar …) à des tarifs excessifs. Ces mails sont très anxiogènes et vous poussent à prendre une décision rapide.

Par exemple, un mail type de slamming vous inciterait à enregistrer des noms de domaine en urgence car un tiers aurait fait une demande de dépôt de noms de domaine reprenant exactement votre dénomination sociale ou votre produit phare, à l’identique (comme par hasard). Ils vous recommandent de les enregistrer sur le champ pour éviter tout cybersquatting.  Evidemment, le « faux registrar », dans sa grande magnanimité, a mis en stand by la commande de dépôt du nom de domaine pour le bien de votre société…

Attention, le slammer utilise des références visuelles et le bon vocabulaire technique, induisant ainsi en erreur l’entreprise. Il peut aussi faire référence ou mettre le logo de certains Registres ou acteurs du milieu internet, pour crédibiliser son discours.

Que faire si vous avez un doute ?

Transmettez vos mails à Nameshield, qui vous confirmera si ces mails sont frauduleux.

Nous recommandons une gestion de vos noms de domaine centralisée et gérée par une personne informée des opérations liées aux noms de domaine. Ne prenez pas de décision dans l’urgence. Vous pouvez également faire un whois pour vérifier l’identité de l’expéditeur et l’existence de la société « Registrar ». Vous remarquerez alors que la plupart des noms de domaine qui sont utilisés pour des campagnes de slamming ont été enregistrés récemment et que les sociétés titulaires des noms n’ont aucun rapport avec l’activité de bureau d’enregistrement.

Soyez vigilants, vos noms de domaine sont des actifs immatériels à protéger, sécuriser et à valoriser.

Nameshield vous accompagne quotidiennement dans la gestion de votre portefeuille de noms de domaine, la protection de vos marques digitales et la gestion des risques sur le web.

JO de PyeongChang : cyberattaque

JO de PyeongChang : cyberattaqueC’est durant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Hiver de PyeongChang qu’une cyberattaque a visé les services informatiques de l’infrastructure organisatrice.

Environ 45 minutes avant le début de l’évènement, les serveurs et le réseau Wi-Fi ont été touchés par une attaque, qui n’a heureusement pas affecté le déroulement de la cérémonie. Cependant, dans le village olympique, l’espace presse a été privé de connexion Internet et de télévision. Par ailleurs, le site officiel des Jeux Olympiques de PyeongChang a été inaccessible durant des heures, empêchant les internautes d’imprimer leurs billets pour accéder à l’évènement. 12 heures ont été nécessaires pour rétablir complètement les services.

Le CIO n’a pas souhaité s’exprimer sur l’origine de cette attaque, mais le porte-parole de PyeongChang 2018, Sung Baik-you indique qu’ «Il y a eu une cyberattaque, le serveur a été mis à jour hier (dimanche 11 février), et nous connaissons la cause du problème. On sait ce qui s’est passé, c’est une chose habituelle pendant les Jeux Olympiques. Nous n’allons pas révéler la source.». Le directeur de la communication du CIO, a quant à lui assuré «Nous refusons de révéler les détails de notre enquête pour l’instant, mais nous le ferons».

Une cyberattaque à but destructif

Deux chercheurs de l’entreprise Talos Security ont pourtant analysé l’attaque et observé que l’objectif n’était pas de récupérer les données sensibles ou personnelles contenues sur les serveurs de l’organisation, mais bien de perturber le déroulement des Jeux. L’analyse des échantillons du virus a permis de faire mettre en lumière sa fonction principale : l’aspect destructif. Concrètement, les effets causés par cette cyberattaque, consistaient en la suppression des évènements du calendrier et de documents, et surtout de rendre inutilisable la machine affectée.

Les Jeux de PyeongChang, victimes une nouvelle fois

D’envergure mondiale et assurant une visibilité de choix pour les cybercriminels, les JO de PyeongChang n’en sont pas à leur première cyberattaque. Fin décembre 2017, l’infrastructure a subi une attaque consistant principalement en l’envoi de mails aux organisateurs de l’évènement. Ces  mails contenaient des fichiers Word infectés par un virus, selon l’analyse de l’entreprise McAfee.

Russie, Corée du Nord : les différentes pistes envisagées

Les potentiels responsables de l’attaque pourraient être la Russie, dont la délégation a été privée de Jeux en raison de dopage : McAfee a déclaré avant les Jeux disposer d’informations indiquant que des hackers basés en Russie prévoyaient des attaques en guise de représailles. On évoque aussi la piste de la Corée du Nord, malgré le rapprochement que les téléspectateurs ont pu observer durant la cérémonie d’ouverture.

Une attaque qui démontre, une nouvelle fois, la vulnérabilité des infrastructures informatiques malgré les moyens mis en œuvre.

FIC 2018 : La solution DNS Premium de Nameshield labellisée France Cybersecurity

FIC 2018 : La solution DNS Premium de Nameshield labellisée France CybersecurityCes 23 et 24 janvier, a eu lieu à Lille, la 10ème édition du Forum International de la Cybersécurité (FIC). Avec 7000 participants, 240 partenaires et 60 nationalités représentées, il s’agit d’un événement de référence en matière de cybersécurité et de confiance numérique, réunissant l’ensemble des acteurs en France et en Europe.

A cette occasion et pour sa première participation en tant qu’exposant, Nameshield s’est vu remettre le label France Cybersecurity pour sa solution DNS Premium.

Remise du label - DNS Premium labellisé France Cybersecurity - Nameshield
Remise du Label France Cybersecurity par Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au Numérique

La solution labellisée DNS Premium de Nameshield

Le DNS est un vecteur d’attaque bien connu : DDoS, spoofing, Man in the Middle. Les attaques sont variées et sophistiquées. Devant l’ampleur de ces menaces, maintenir son infrastructure DNS est complexe.

Fiable et robuste, l’infrastructure hautement sécurisée DNS Premium de Nameshield est une solution DNS haute disponibilité, anycast et proposant des fonctionnalités expertes (Filtre anti-DDoS – Failover – GeoIp – DNSSEC – Statistiques fines – etc).

Cette solution labellisée France Cybersecurity, permet ainsi à ses utilisateurs de protéger leurs actifs numériques de toute attaque et garantit une haute disponibilité de leurs services Internet.

Qu’est-ce que le Label France Cybersecurity ?

DNS Premium de Nameshield labellisée France CybersecurityLe Label France Cybersecurity est la garantie pour les utilisateurs que les produits et services de Nameshield sont français et qu’ils possèdent des fonctionnalités claires et bien définies, avec un niveau de qualité en matière de cybersécurité vérifié par un jury indépendant.

Ce label répond à plusieurs besoins et objectifs :

  • sensibiliser les utilisateurs et donneurs d’ordre internationaux à l’importance de l’origine française d’une offre de cybersécurité et aux qualités qui lui sont propres ;
  • attester auprès des utilisateurs et donneurs d’ordre, la qualité et les fonctionnalités des produits et services ainsi labellisés ;
  • promouvoir les solutions de cybersécurité françaises et accroître leur visibilité en France et à l’international ;
  • accroître globalement leur usage et élever le niveau de protection des utilisateurs.

Ce label est gouverné par une structure composée de représentants réunis en 3 collèges :

  • Collège étatique : représentants de la Direction générale de l’armement (DGA), de la Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique et de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
  • Collège utilisateurs : représentants des groupements d’utilisateurs CIGREF, GITSIS, CESIN, CLUSIF espace RSSI.
  • Collège industriel : représentants de l’Alliance pour la Confiance Numérique (ACN) et d’Hexatrust.

Nameshield, certifié ISO 27001 sur l’ensemble de son activité registrar, a su ainsi apporter toutes les garanties nécessaires à l’obtention du label France Cybersecurity pour son offre de sécurisation des noms de domaine, le DNS Premium et comme le souligne Gérard Gourjon, Directeur Général Adjoint de Nameshield : « L’obtention du Label France Cybersecurity illustre notre engagement à fournir à nos clients les meilleures prestations et standards en matière de cybersécurité. Chez Nameshield, nous sommes fiers de voir labellisée notre infrastructure DNS, ultra performante et hautement sécurisée ».

Pour en savoir plus sur notre solution labellisée DNS Premium : https://www.nameshield.com/cybersecurite/dns-premium/

Pour en savoir plus sur le Label France Cybersecurity : https://www.francecybersecurity.fr/

Firefox : les nouvelles fonctionnalités imposent une connexion HTTPS

Firefox : les nouvelles fonctionnalités imposent une connexion HTTPS

Google Chrome a longtemps fait parler de lui comme fer de lance dans la lutte pour imposer le HTTPS à tout le web. Mais ce serait une erreur d’oublier Mozilla et son navigateur Firefox qui adopte également cette volonté d’un internet totalement chiffré. On notera l’utilisation du terme chiffré et non « sécurisé » puis que le httpS est devenu tellement accessible que les premiers à en profiter sont les sites frauduleux, mais c’est un autre débat !

Après sa volonté de marquer les sites en HTTP comme étant non sécurisés, la fondation vient en effet d’annoncer qu’elle va augmenter le nombre de fonctionnalités web de Firefox nécessitant l’usage du HTTPS. Pour Mozilla le HTTPS doit devenir l’usage par défaut.

« À compter d’aujourd’hui, toutes les nouvelles fonctionnalités qui sont exposées sur le web seront restreintes aux contextes sécurisés. Exposée sur le web veut dire que la fonctionnalité peut être observée à partir d’une page web ou un serveur, que ça soit par JavaScript, CSS, HTTP, les formats média, etc. » commente Anne van Kestren.

Autrement dit, les communications entre le navigateur et le serveur externe devront être acheminées par HTTPS, sinon le standard ne fonctionnera pas avec le navigateur. Ce n’est pas réellement une surprise, la géolocalisation faisait déjà l’objet de ce traitement de faveur depuis le mois de mars 2017. Ces fonctionnalités, pour la plupart cachées, sont :

  • Géolocalisation
  • Bluetooth
  • HTTP/
  • Notifications Web (API)
  • Accès à la webcam et au microphone
  • Algorithme de compression web Brotli de Google
  • Accelerated Mobile Pages de Google (AMP)
  • Encrypted Media Extensions (EME)
  • Requête de paiement (API)
  • Service Workers utilisés par la synchronisation en arrière-plan et les notifications

Et bien sûr toutes les pages contenant une saisie d’information personnelle sont toujours accompagnées d’un cadenas barré.

Dans le futur, l’objectif affiché de Mozilla est d’imposer le HTTPS à toutes les fonctionnalités de Firefox.

Google annonce quant à lui son intention d’afficher les termes « non sécurisé » sur toutes les pages en http.

Si vous n’avez pas encore entrepris de migrer vos sites web, au moins les plus visibles, en httpS, il est grand temps de se pencher sur la question.