Janvier 2021 : la ville d’Angers victime d’une importante cyberattaque

A la mi-janvier 2021, la ville d’Angers a été victime d’une cyberattaque de type ransomware. Cette attaque survient après une série de rançongiciels visant notamment les administrations publiques : Aix-Marseille, Annecy, La Rochelle, Vincennes par exemple. Une cyberattaque parmi tant d’autres puisque depuis la crise du Covid 19 : l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (l’ANSSI) déplore une multiplication par 4 des attaques de ce type.

Le déroulé des faits

Selon Ouest France,  « À partir d’un ordinateur ou un appareil relié au réseau de la Ville, une personne aurait ouvert, de manière involontaire (ou pas) une pièce jointe contenant un logiciel malveillant ». L’attaque a démarré sous la forme d’une usurpation du compte Twitter du maire d’Angers, Christophe Béchu. Parallèlement, des problèmes d’accès via badges ont été détectés pour entrer dans la mairie. Dans un dernier temps, ce sont les sites Internet d’Angers et métropoles, ainsi que certains autres services (bibliothèque, conservatoire) qui ont été visés. Les sites étaient inaccessibles, et certains collaborateurs ne pouvaient plus recevoir ni envoyer d’emails.

Le ransomware, utilisé par les pirates informatiques dans cette attaque, consiste à bloquer une certaine masse de données ou bien à les corrompre. L’objectif étant d’utiliser les données récoltées, et/ou de récupérer de l’argent, une « rançon » contre laquelle l’attaque est stoppée.

Accompagnée par l’ANSSI, la direction des systèmes d’informations de la métropole angevine a travaillé dès samedi matin à un protocole de restauration et de sauvegarde des données. Effectivement, Angers bénéficie de l’aide technique prioritaire de l’ANSSI grâce à son statut de collectivité territoriale. Les services reviennent au fur et à mesure depuis l’attaque.

Quelles conséquences ? 

Bien que la ville d’Angers ait officiellement communiqué sur le fait qu’ « aucune extraction de données » n’ait été identifiée, ce genre d’attaque n’est pas sans conséquences. Conformément à la procédure, un signalement a été déposé à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Comment alors s’assurer qu’aucune donnée n’ait été interceptée par les pirates ? Dans tous les cas, la restauration des données prendra un certain temps, et ralentira le SI de l’entreprise durant plusieurs jours voire semaines.

Une attaque qui démontre des failles de sécurité dans le système d’informations des administrations publiques, mais aussi une augmentation massive des attaques et du professionnalisme des pirates.

Changements des règles d’enregistrement pour les .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU

Changements des règles d'enregistrement des .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU
Source de l’image : kitkatty007 via Pixabay

Le registre australien vient d’annoncer un changement des règles d’enregistrement des .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU (à noter que ce changement s’applique aux noms actuellement enregistrés et ce en prévision de l’ouverture du .AU courant 2021).

Les nouvelles règles d’enregistrement des .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU entreront en vigueur le 12 avril 2021. Tous les noms de domaine enregistrés ou renouvelés à cette date ou après cette date seront soumis à celles-ci.

Si votre nom de domaine expire après le 12 avril 2021, les règles en vigueur au moment de votre enregistrement ou du dernier renouvellement de votre nom de domaine s’appliqueront jusqu’à la fin de la période de l’enregistrement actuel. Si le nom est renouvelé, les nouvelles règles seront donc appliquées.

En quoi consistent les changements ?

Jusqu’à présent, pour enregistrer un nom en .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU, vous pouviez utiliser une marque australienne pour répondre à l’exigence de présence locale et pouviez choisir un nom « étroitement et substantiellement lié » à votre marque commerciale.

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles, si vous utilisez une marque australienne pour répondre à l’exigence de présence locale, le nom de domaine concerné devra correspondre exactement à la marque.

Si cela implique de changer l’entité juridique auprès de laquelle le nom est enregistré, le nom devra être alors transféré à cette nouvelle entité.

Voici l’exemple donné par le registre :

Si votre marque est « A Pretty Horse Carousels »

Vous pourriez détenir les noms suivants :

• aprettyhorsecarousels.com.au
• prettyhorsecarousels.net.au

Mais vous ne pourriez pas détenir les noms suivants :

• phc.com.au
• Carousels.net.au
• Aprettyhorse.com.au
• horsecarousels.com.au

La mise à jour de vos .COM.AU, .NET.AU et .ORG.AU, vous permettra d’être éligible à l’ouverture prochaine du .AU, prévue second semestre 2021.

Nous vous avons annoncé en 2019 l’ouverture imminente du .AU. Nous vous précisions déjà que ce sujet était en cours depuis 2015. Cette ouverture arrive enfin et est une opportunité pour vous de faire un point global de vos noms australiens.

N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre chargé(e) de clientèle qui vous confirmera les éléments nécessaires pour la mise à jour de votre (vos) nom (s) de domaine.

Prolongation de la période sunrise pour le .FORUM

Sortie du .FORUM - new gTLDs
Source de l’image : ary74 via Pixabay)

Le registre du .FORUM a annoncé étendre la période sunrise jusqu’au 25 février 2021.

Pour rappel le .FORUM est une nouvelle extension intéressante tant à exploiter qu’à sécuriser. Ce nouveau gTLD peut aider les internautes à trouver plus rapidement vos pages de forum en optimisant le référencement.

Nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre – Les enregistrements abusifs de noms de domaine » à découvrir sur le site de Nameshield

Fiche 5 minutes pour comprendre - Noms de domaine - Nameshield

Le monde numérique est en perpétuelle évolution et tous les jours, de nouveaux noms de domaine sont déposés à travers le monde.

Parmi ces nouveaux dépôts, certains peuvent potentiellement porter atteinte à votre notoriété, votre activité et à vos résultats. Les fraudeurs, par ces enregistrements abusifs de noms de domaine, cherchent ainsi à tirer profit de votre notoriété le plus rapidement possible.

Retrouvez dans cette fiche « 5 minutes pour comprendre », disponible en téléchargement sur le site de Nameshield, les différentes pratiques d’enregistrements abusifs de noms de domaine pouvant porter atteinte à votre marque et les actions à mener en fonction de l’atteinte portée à la marque.

Nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre – Le vol de données d’un site Internet » à découvrir sur le site de Nameshield

Fiche 5 minutes pour comprendre - Cybersécurité - Vol de données - Nameshield

Chaque jour, de nouvelles cyberattaques viennent mettre à mal les systèmes de défense des entreprises, et fragilisent encore plus les relations avec l’internaute, en particulier sur les sites marchands. Usurpation d’identité et vol de données sont devenus habituels.

Les risques qu’une personne malveillante intercepte les données transmises par l’internaute sur votre site Internet et plus largement toutes les informations transmises entre le navigateur et le serveur de votre site, sont en forte augmentation.

Retrouvez dans cette fiche « 5 minutes pour comprendre », disponible en téléchargement sur le site de Nameshield, quelle est la solution à mettre en place face à ces risques.