2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI

2025 : une année historique pour la protection des marques en ligne par l’OMPI - UDRP

En 2025, plus de 6 200 procédures de litiges sur les noms de domaine ont été traitées par l’OMPI. Ce record de litiges UDRP confirme une montée en puissance du cybersquatting et l’importance pour les marques d’adopter une stratégie de protection en ligne structurée : mise en place de dispositifs de surveillance et de remédiation, compréhension des procédures alternatives de résolution de litiges, dont les mécanismes UDRP.

Dans ce paysage où l’OMPI s’impose comme un baromètre mondial des litiges sur les noms de domaine, il ne faut pas oublier qu’elle n’est qu’un des six centres d’arbitrages sélectionnés par l’ICANN pour l’UDRP. Si ses chiffres, plus de 6 200 procédures en 2025, donnent une tendance très marquée, ils ne reflètent qu’une partie du contentieux global, alimenté aussi par d’autres centres.

Un volume inédit de procédures UDRP

Le seuil symbolique de plus de 6 200 procédures UDRP et mécanismes associés administrés par l’OMPI ne traduit pas seulement une inflation quantitative : il consacre la place de l’UDRP comme une procédure extrajudiciaire mondiale pour trancher les litiges liés aux noms de domaine.

Conçue comme une procédure rapide, simple et internationale, l’UDRP s’est imposée au fil de la jurisprudence comme un véritable corpus normatif : interprétation de la notion de droits antérieurs, appréciation de la mauvaise foi à l’enregistrement et à l’usage, reconnaissance de nouveaux schémas d’atteintes (typosquatting, redirections malveillantes, exploitation de pages…).

L’UDRP s’applique non seulement aux extensions génériques (gTLDs) et nouvelles extensions (new gTLDs), mais aussi aux extensions géographiques (ccTLDs) dont l’organe d’enregistrement (le registre) a accepté les principes UDRP.

Cybersquatting, typosquatting, combosquatting, abus sur cctld et gtld : quelles tendances en 2025 ?

En 2025, les décisions OMPI révèlent une consolidation des grands classiques du contentieux – cybersquatting sur des marques à forte notoriété, typosquatting visant les erreurs de frappe les plus prévisibles, combosquatting, enregistrements combinant marque et terme générique attractif , mais aussi une montée en puissance d’atteintes plus sophistiquées.

Les panels OMPI relèvent notamment une professionnalisation des acteurs malveillants: dépôts automatisés de variantes orthographiques, segmentation géographique des enregistrements pour contourner les dispositifs locaux, et usage coordonné de plusieurs extensions afin de multiplier les points d’entrée vers une même infrastructure frauduleuse.

Cette dynamique renforce la nécessité, pour les titulaires de marques, de disposer d’une vision consolidée des risques sur l’ensemble du spectre des extensions et d’articuler, en amont des litiges, politiques d’enregistrement défensif, dispositifs de surveillance et stratégies de réaction en cas d’atteinte.

C’est précisément ce maillage entre extra-judiciaire, technique et opérationnel que Nameshield déploie dans son offre d’Online Brand Protection.

Avec Nameshield : detect better, defend smarter

Avec notre ligne Online Brand Protection, Nameshield propose une approche globale afin d’accompagner les entreprises dans la lutte contre la fraude. Cette offre propose un large éventail de solutions pour surveiller les noms de domaine, protéger et défendre l’intégrité et la réputation des marques.

Notre mission est de détecter en amont les signaux faibles de cybersquatting ou d’usurpation des marques afin d’alerter au plus tôt nos clients, pour protéger leur territoire numérique, tout en proposant une stratégie de remédiation en cas d’atteinte.

Les procédures de résolution des litiges autour des noms de domaine font partie d’un large panel d’actions activables.

Nameshield est le premier déposant de plaintes UDRP au monde, tous centres d’arbitrage confondus, pour lesquelles il affiche un taux de transfert de 99%, plus élevé que le taux de transfert global.

Si vous avez envie de parler concrètement de l’offre globale Nameshield d’Online Brand Protection, retrouvez nos experts sur le stand 230 au salon de l’INTA 2026 à Londres, ou prenez dès maintenant rendez-vous via notre formulaire.

Cybersquatting : Hausse des plaintes UDRP déposées auprès de l’OMPI en 2018

Cybersquatting : Hausse des plaintes UDRP déposées auprès de l’OMPI en 2018
Source de l’image : janjf93 via Pixabay

Dans le monde des noms de domaine, la règle appliquée par plusieurs registres du « premier arrivé, premier servi » entraîne régulièrement de nombreux cas d’enregistrements abusifs de noms de domaine, et tout particulièrement de cybersquatting. Cette pratique consiste à s’accaparer, en le déposant, un nom de domaine, reprenant ou évoquant une marque, un nom commercial, un patronyme ou toute autre dénomination afin de tirer un profit matériel ou moral de sa notoriété présente ou à venir.

Afin de lutter contre ces actions frauduleuses et faire valoir ses droits, les titulaires de marque peuvent mener une action de lutte visant à récupérer ou supprimer le nom de domaine cybersquatté, appelée procédure UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy). Cette procédure est administrée par un centre d’arbitrage tel que celui de l’OMPI, l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (ou WIPO en anglais – World Intellectual Property Organization).

Selon le Directeur général de l’OMPI, M. Francis Gurry : “Les noms de domaine liés à des activités de fraude, d’hameçonnage ou de vente de contrefaçons représentent la menace la plus évidente, mais toutes les formes de cybersquattage sont préjudiciables aux consommateurs. Les litiges administrés par l’OMPI en vertu des principes UDRP soulignent combien les propriétaires de marques du monde entier doivent rester vigilants.

Plaintes UDRP déposées auprès de l’OMPI en 2018*

L’OMPI a publié le 15 mars dernier, son rapport annuel sur les litiges relatifs à des noms de domaine.

En 2018, le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI a reçu un nombre record de 3 447 plaintes UDRP déposées par des propriétaires de marques, soit une hausse de 12% par rapport à l’année précédente.

Plaintes UDRP déposées auprès de l’OMPI en 2018
Source : Base de données statistiques de l’OMPI, Mars 2019

Cependant ces litiges ont porté sur 5 655 noms de domaine, une baisse par rapport à 2017 qui comptabilisait 6 371 noms.

Les principaux gTLDs dans les plaintes déposées auprès de l’OMPI sont sans surprise le .COM (largement en tête avec 72.88%), le .NET (4.62%), le .ORG (3.50%) et le .INFO (2.23%).

Quant aux litiges portant sur des noms de domaine enregistrés dans les nouvelles extensions, ils représentent environ 13% des litiges, principalement dans les domaines .ONLINE, .LIFE et .APP.

Et enfin, près de 500 plaintes portant sur des noms enregistrés dans des ccTLDs ont été déposées, soit près de 15% de l’ensemble des litiges administrés par l’OMPI en 2018.

Les 3 principaux secteurs d’activité des requérants dans les procédures UDRP sont les secteurs de la banque et finance, biotechnologie et produits pharmaceutiques et le secteur Internet et technologies de l’information.

Au niveau de la répartition géographique, la France se place en 2nde position avec 553 dépôts auprès de l’OMPI, juste derrière les États-Unis (976 plaintes), et fait ainsi partie des pays les plus réactifs sur ce sujet.

A noter que sur l’ensemble des plaintes UDRP déposées en 2018, Nameshield est le 2ème déposant mondial avec 343 plaintes déposées et 66 clients représentés**.

Nos équipes se tiennent bien sûr à votre disposition pour vous renseigner quant aux possibilités d’actions de récupération de noms de domaine litigieux.


* Source : Base de données statistiques de l’OMPI, Mars 2019

**Source : Rapport sur les procédures UDRP de Nameshield group, 2018