Juillet noir pour le .xyz

New gTLD- .XYZ non renouvelé

Le leader en volume des nouveaux gTLDs a vu son fichier de zone réduit de plus de la moitié.

Alors qu’il démarrait son mois de juillet avec plus de 5,2 millions de noms de domaine enregistrés dans sa zone, il n’en comptait plus que 2,5 millions le lundi 17, laissant pendant ce temps le .top revenir au sommet.

Comment expliquer un tel phénomène ?

Tout d’abord, l’extension multigénérationnelle n’échappe pas à la loi du non renouvellement.

Une année après avoir déposé massivement au tarif dérisoire de 0,01$ ou même reçu gratuitement leurs noms de domaine en .xyz, les acquéreurs ne renouvellent tout simplement pas ces derniers, d’où un fichier de zone considérablement diminué.

Enfin et surtout, une grande partie des non-renouvellements vient de l’interdiction faite aux registres par le Ministère Chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information de vendre des .xyz.

Or, la moitié des noms de domaine enregistrés en .xyz était détenue par des Chinois.

L’affaire serait en cours de résolution, le .xyz n’a donc pas encore tapé son point final.

L’acquisition de Rightside Group par Donuts se concrétise

New gTLDs - Acquisition Rightside par Donuts

C’est à la mi-juillet que l’ICANN a donné son accord relatif à la fusion de la société Rightside Group, le registre à l’origine de 40 new gTLDs (.ATTORNEY, .NINJA, .PUB, .DENTIST, .NEWS, .ROCKS, .LIVE, etc.), et de l’autre registre bien connu dans le monde des nouveaux gTLDs, Donuts Inc (plus de 200 TLDs : .LIFE, .LOANS, .MEDIA, .SOLUTIONS, .WORLD, etc.).

Donuts va donc acquérir Rightside au prix de 10.60 $ par action dans le cadre d’une offre publique d’achat, soit une opération d’environ 213 millions au total.

Donuts, déjà largement dominant de par ses centaines d’extensions, continue de renforcer sa position et profite des difficultés rencontrées par certains registres souffrant d’un déficit de succès commercial.

Cette nouvelle opération met en lumière un constat : de nombreuses nouvelles extensions n’ont pas obtenu l’engouement espéré et les registres qui les avaient créées sont en difficultés.

Se dirige-t-on lentement mais sûrement vers une récupération par Donuts des registres infructueux cherchant à limiter les pertes ?

Nameshield : premier registrar français certifié ISO 27001 sur l’ensemble de son activité registrar

Nameshield : premier registrar français accrédité ISO 27001 sur l’ensemble de son activité registrar

 

 

Fruit de plusieurs mois de travail, Nameshield est fier de vous annoncer sa certification ISO 27001 sur toute son activité registrar.

Pourquoi la certification 27001 ?

Depuis sa création il y a 23 ans, Nameshield a toujours eu à cœur de fournir à ses clients les meilleures prestations dans des conditions de sécurité optimale. En choisissant la norme ISO 27001, ce soin constant apporté à l’ensemble de nos services est désormais certifié par une autorité compétente.

La hausse vertigineuse de la fréquence et de la puissance des attaques cybercriminelles a conforté Jean-Paul Béchu, fondateur et dirigeant de Nameshield, dans sa détermination à proposer à l’ensemble de nos utilisateurs une certification ISO 27001 sur notre activité registrar.

Il est aujourd’hui monnaie courante que les cybercriminels attaquent les prestataires de services pour atteindre indirectement leurs cibles finales, et si notre RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information) veillait d’ores et déjà à la sécurité de nos infrastructures, la norme ISO 27001 renforce les exigences.

Si Nameshield a entrepris cette démarche, au fruit d’un investissement important, tant humain que financier, c’est parce qu’il était primordial pour nous de démontrer et certifier la dimension de notre engagement en matière de sécurité.

Etre certifié ISO 27001, c’est garantir à nos clients et partenaires que la sécurité des systèmes d’information est pleinement intégrée et que Nameshield s’engage à un processus d’amélioration continue, nécessitant des ressources spécifiques que nous avons choisies de déployer. La certification confirme aussi la compétence des salariés de Nameshield et leur expertise dans la protection des informations critiques.

La certification ISO 27001, qu’est-ce que c’est ?

L’ISO 27001 est une norme internationale qui décrit les exigences pour la mise en place d’un Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI). Ce dernier est destiné à choisir les mesures de sécurité à mettre en place afin d’assurer la protection des biens sensibles d’une entreprise sur un périmètre défini. Dans le cas de Nameshield, celui-ci couvre l’ensemble de son activité registrar. A plus haut niveau, la norme ISO 27001 requiert que les dirigeants de l’entreprise s’impliquent dans la cyberdéfense. En parallèle, un comité de pilotage suit la mise en œuvre des nouvelles dispositions respectant la norme.

Un audit réalisé par LRQA, le leader mondial de la certification des systèmes de management à valeur ajoutée, nous a permis d’étendre nos mesures sécuritaires et de devenir le premier bureau d’enregistrement français à être certifié sur le périmètre complet de son activité de registrar.

Nameshield, your trusted partner.

.BRAND : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été

. brand : 4 épisodes, de quoi tenir tout l’été
Photo : CC BY-SA 3.0 Nick Youngson – source : http://nyphotographic.com/

 

Acte 1 : Le déni (et la colère)

 

La marque, un territoire défendu. Tout se joue à coups d’attaques, de plaintes, de tribunaux. Un monde impitoyable. Depuis le 23 juin 1857 et la création par la France du premier système de marques, il est possible de bénéficier d’un droit d’usage exclusif d’un terme sur différentes applications. Sinon, la loi arrive. L’arrivée d’Internet va bouleverser ce fondement.

Si l’on se souvient du conflit Milka contre Kraft foods qui donna lieu à l’opposition célèbre entre Milka Budimir, couturière de Bourg-lès-Valence, et le géant américain Kraft Foods au sujet du nom de domaine milka.fr, on peut surtout retenir les cas de nombreux titulaires de noms de domaine qui réussirent à gagner les attaques contre plus gros qu’eux.

 

L’expression du pot de terre contre le pot de fer s’illustre en France avec leclerc.fr, nom de domaine enregistré par un particulier fan du char Leclerc. Malgré une tentative de récupération de type SYRELI, l’enseigne de commerçants ne réussit jamais à obtenir ce fameux nom de domaine. On gardera pour la postérité la justification du particulier dans son argumentaire : « […] dans la vie il n’y a pas que les centres commerciaux et la consommation, la France est avant tout un pays d’histoire, une histoire forte dont nous pouvons être tous fiers ! »

 

.Brand - Site internet leclerc.fr
Site Internet leclerc.fr

 

Aux États-Unis, le cas de Nissan Computers est intéressant. La société d’informatique, peu connue, a été enregistrée d’après le nom de son propriétaire, Uzi Nissan. La société éponyme japonaise Nissan Motors fit évidemment la moue devant le dépôt de nissan.com et tenta de récupérer le nom de domaine en question. Malgré une campagne médiatique incessante et de nombreuses attaques, nissan.com reste aujourd’hui la propriété de Nissan Computers. Nissan Motors utilise aujourd’hui nissanusa.com pour son activité étatsunienne. Dans ce cas, le site Internet nissan.com ne reflète que peu l’activité de vente informatique de la société Nissan Computers. On pourra plutôt retrouver une vive attaque contre Nissan Motors. Le bad buzz en pleine action…

.brand - Site internet nissan.com
Site Internet nissan.com

 

Que peut-on garder en mémoire à travers ces deux expériences ? Une moelle relativement intéressante : le nom de domaine, cet actif immatériel représentant l’image d’une entreprise, n’a pas fait l’objet d’une veille suffisante de la part de multinationales.

 

Lire l’acte 2 : L’expression

Université d’été de la DFCG : quand le Big Data transforme le rôle du Directeur Financier

L’Association nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de gestion a tenu son université d’été, le mardi 27 juin 2017 à la CCI de Nantes Saint-Nazaire.

Le thème de ce colloque, qui s’est tenu devant plus de 200 responsables financiers, était « le Big Data dans tous ses états : la fonction finance se réinvente ».

Après avoir défini les termes et le panorama de ce que l’on appelle le Big Data, jonction des technologies de l’information, de l’informatique décisionnelle et des sciences de la donnée, la journée a permis d’illustrer par des cas concrets les révolutions à l’œuvre dans de nombreux secteurs d’activité. Que ce soient la location automobile qui va voir disparaître les réseaux d’agences locales, ou la surveillance des infrastructures urbaines (canalisation d’eau, éclairage, stationnement…) la collecte des données liées à la consommation des biens et/ou services par de multiples capteurs de plus en plus intelligents va avoir un double impact. Tout d’abord, enrichir l’expérience et la satisfaction client par un meilleur service rendu ou une consommation au juste prix, ensuite par une réduction drastique des coûts logistiques, de maintenance et de prévention en ayant une connaissance exacte, précise et géolocalisée des besoins et attentes.

Dans ce monde en mutation rapide, le Directeur financier a un rôle particulier à jouer : casser les silos internes pour faire travailler ensemble les différents départements de l’entreprise concernés (marketing, juristes, production, informatique, SAV…) et identifier ainsi les sources de création de valeurs nouvelles induites par ces nouvelles technologies disruptives amenées par l’Internet des objets et le traitement du Big Data.

Les données collectées prennent de plus en plus de valeur en fonction de l’analyse et de la pertinence que les entreprises pourront en tirer. Le champ du possible semble illimité sur ce plan-là. La valorisation et la monétisation des actifs digitaux deviennent un enjeu majeur pour les entreprises et le DAF y aura un rôle déterminant.

C’est dans ce cadre que je suis intervenu, en tant que Directeur Pilotage stratégique, Veille et Études de Nameshield, lors d’un atelier consacré à la conversion des données en actif valorisable pour l’entreprise. En complément des données qui peuvent être collectées auprès de leurs clients ou usagers, les entreprises ou collectivités possèdent des actifs immatériels digitaux d’une grande valeur stratégique : leur portefeuille de noms de domaine.

Nameshield a ainsi présenté au cours de cet atelier l’avancée de ses travaux de recherche sur la conception de méthodes d’évaluations monétaires innovantes permettant d’évaluer monétairement des portefeuilles de noms de domaine.

Retrouvez plus d’infos sur cet événement ici.

Université d'été de la DFCG- quand le Big Data transforme le rôle du Directeur Financier