[REPLAY WEBINAR] Phishing, faux sites de e-commerce : comment protéger sa marque en ligne ?

[WEBINAR NAMESHIELD] Phishing, faux sites de e-commerce : comment protéger sa marque en ligne ?

Retrouvez sur le site de Nameshield et sur Webikeo le replay du webinar « Phishing, faux sites de e-commerce : comment protéger sa marque en ligne ?», animé par Stéphanie BLANCHET, Data Scientist de Nameshield et Frédérique BAJAT, Product Owner Surveillances & Remédiations de Nameshield.

Face à la montée en puissance des cybermenaces telles que le phishing et l’apparition de nombreux faux sites de e-commerce, vos marques sont quotidiennement exposées sur Internet.

Comment protéger sa marque, portée par l’actif central qu’est le nom de domaine, dans un espace numérique sans frontière et fourmillant de menaces ?

Au cours de ce webinar, qui s’adresse à tout public en charge de la protection des actifs d’une entreprise, tant d’un point de vue technique que légal, nos expertes vous présenteront :

  • Les principaux ressorts des attaques reposant sur l’usurpation d’identité pour tromper leurs victimes ;
  • Les techniques permettant de les anticiper et de maîtriser leur impact.

ICANN80 : Le Rwanda entre dans le petit cercle des états subsahariens à avoir accueilli l’ICANN

Après Paris qui a accueilli en mai dernier le Contracted Parties Summit (Ndlr : le Sommet des parties contractantes de l’ICANN), la capitale rwandaise vient d’accueillir son premier sommet de l’ICANN consacré aux sujets de politiques liées à la gouvernance d’Internet. Retour sur les enseignements notables de cet événement.

ICANN a trouvé son nouveau visage

L’ICANN80 a débuté avec l’officialisation de la nomination de M. Kurt Erik dit « Kurtis » Lindqvist comme futur Président directeur général de l’instance. Ce Finlandais de 49 ans va officiellement succéder à son prédécesseur Goran Marby d’origine suédoise, en poste jusqu’à sa démission fin 2022. L’intérim assuré par Sally Costerton va donc prendre fin le 4 décembre 2024, M. Lindqvist prenant officiellement ses fonctions le 5 décembre 2024. M. Lindqvist est directeur général du London Internet Exchange (LINX) depuis 2019. Sa nomination est l’aboutissement d’un long processus qui a débuté par la création d’un comité de recherche d’un directeur général. Au départ quelque 100 candidats, représentant plus de 20 pays d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Australasie ont été identifiés. Après une évaluation plus poussée la liste a été réduite à sept personnes (trois femmes et quatre hommes) qui ont été interviewées par le comité de sélection du PDG. Le Conseil d’administration a approuvé à l’unanimité le choix de M. Lindqvist lors d’une session tenue juste avant l’ICANN80. Le nouveau PDG aura la particularité d’être basé à Genève.

Coup de projecteur sur l’Internet en Afrique

Il faut remonter à juin 2017 pour trouver une ville d’Afrique subsaharienne qui qui ait reçu l’ICANN. Johannesburg, la ville la plus peuplée d’Afrique du Sud accueillait alors l’édition ICANN59. En juin 2024 ICANN est donc enfin revenu en Afrique, avec le Rwanda comme pays hôte. Une très bonne chose quand on sait que l’Afrique reste encore largement sous dotée en matière d’accès à Internet. L’Union Internationale des Télécommunications estimait que fin 2021, 14.3% des ménages africains avaient accès à Internet contre 57.4% au niveau mondial. La connexion Internet fixe y est également plus chère que dans d’autres régions du monde en proportion des revenus. Elle y représente 18,6% du Revenu national brut (RNB) par habitant contre une moyenne mondiale de 2,8%. L’instance représentant les gouvernements, le GAC, a profité de la tenue de l’événement à Kigali pour organiser une réunion gouvernementale dite de « Haut Niveau ». Celle-ci a permis de rassembler 50 pays autour de quatre sessions questionnant le modèle multipartite, la coopération et la gouvernance, l’inclusion numérique et le soutien à la connectivité. Des sujets également au cœur du pacte numérique mondial des Nations Unies qui plaide pour un Internet plus inclusif et équitable. L’Organisation régionale At-Large Afrique (AFRALO), l’une des cinq organisations régionales At-Large au sein de l’ICANN, At-large représentant les utilisateurs finaux, a d’ailleurs initié la semaine de l’ICANN80 par une table ronde autour de l’amélioration de l’infrastructure Internet en Afrique. Du côté d’ICANN Org on a rappelé qu’en 2022 et 2023 deux serveurs racines ont été rendus opérationnels à Nairobi, au Kenya et au Caire en Egypte. La plupart des requêtes DNS racine basées sur l’Afrique sont désormais résolues en Afrique. A titre d’exemple, le serveur racine de Nairobi, au Kenya, traite 40 % de toutes les requêtes DNS racine pour le continent. Avant son installation, 35 à 40 % du trafic de requêtes DNS voyageait en dehors de l’Afrique pour être résolu. Les deux installations augmentent aussi la résilience du système de serveurs racines mondial pour les utilisateurs d’Internet dans le continent et permettent de parer à l’augmentation exponentielle de trafic attendue sur ce continent au cours des prochaines années.

Les promesses du prochain round de nouvelles extensions génériques, une estimation des coûts de candidatures enfin communiquée

Pas moins de huit sessions tenues dès le premier jour du sommet ont abordé la future série de nouvelles extensions génériques. ICANN Org a rappelé que ce programme permet de rendre l’internet davantage inclusif en tablant notamment sur le succès d’extensions internet dans les langues des utilisateurs, les fameuses extensions internationalisées. Aujourd’hui on compte 91 extensions internalisées parmi les 1172 extensions génériques, une proportion relativement faible. Dans les extensions de pays, les ccTLDs, la part des extensions internationalisées est en effet presque trois fois plus importante et représente près de 20% de l’offre. ICANN Org promeut cette nouvelle série en pointant l’opportunité de créer de nouvelles extensions génériques dans des langues natives. Le GAC appuie surtout pour un soutien accru apporté aux zones géographiques moins favorisées. L’intention est de rendre ce nouveau programme plus accessible pour ces zones avec des aides financières et opérationnelles. ICANN Org a considéré un montant de 2 millions de dollars US pour ce poste quand le GAC estime que les besoins sont plutôt autour de 10-16 millions de dollars US. Le GAC a indiqué espérer pouvoir soutenir au moins 45 projets de candidatures.

Ces considérations sont évidemment à mettre en perspective avec les coûts d’un futur dépôt de candidature pour un projet de nouvelle extension. Sur ce point très attendu, ICANN Org a présenté des projections selon le nombre de candidatures reçues. Si en 2012 il y a eu 1930 candidatures qui ont conduit à quelques 1240 extensions déléguées, quelques-unes ayant été abandonnées depuis, on ne sait pas quel sera le succès de la prochaine série qui va s’ouvrir en avril 2026.

Pour pouvoir amortir ses coûts, ICANN Org estime que les frais de candidature doivent s’établir à  293 000 dollars US si 500 candidatures sont soumises, 242 000 USD si elles sont au nombre de 1000, 208 000 USD pour 2000 candidatures. On rappellera qu’en 2012 les frais de candidature s’établissaient à 185 000 dollars US. On retiendra aussi que la valeur médiane des frais de candidature présentée s’établit à 259 000 dollars US.

Un remboursement partiel des frais est considéré si les frais retenus s’avèrent avoir été surévalués au regard d’un volume de candidatures plus élevé qu’estimé. On aura pu noter que dans les postes de dépenses, ICANN Org a indiqué que 13 millions de dollars US sont par exemple alloués sur 2025 à ce programme au titre de coûts de personnel. Un sujet qui a fait l’objet de questionnements, ICANN ayant déjà un budget opérationnel qui couvre les coûts de sa masse salariale.

Abus du DNS : Premiers enseignements suite aux amendements contractuels

ICANN80 a aussi été l’occasion d’un premier bilan après l’implémentation d’amendements contractuels des registres et des bureaux d’enregistrement pour inclure dans les contrats des mesures d’obligations de remédiation sur des abus DNS manifestes tels que des cas de phishing, des malwares ou encore des pratiques de pharming. Ces mesures sont entrées en application le 5 avril dernier. Le département de conformité d’ICANN a indiqué avoir reçu 1558 plaintes liées à des abus. 1382 n’étaient pas valides soit car elles n’étaient pas étayées ou renseignées suffisamment ou car elles étaient en dehors du périmètre d’action de l’organisation. Une partie a par exemple, concerné des ccTLDs (extensions internet de pays) où ICANN n’est pas compétente. ICANN a aussi rappelé que les abus manifestes doivent d’abord être signalés aux opérateurs de registres et aux bureaux d’enregistrement qui gèrent les noms de domaine.

ICANN80 est resté avant tout un sommet de travail avec peu d’annonces.  Tout juste le nouveau visage de l’organisation « Kurtis » Lindqvist a-t-il été officialisé, même si l’information avait déjà fuité quelques jours plus tôt. Cette désignation ne doit pas éclipser le fait que Sally Costerton assure depuis bientôt une année et demi l’intérim de présidence de l’organisation et que durant ce temps son volontarisme a permis de faire avancer plusieurs sujets dont la prochaine série de nouvelles extensions génériques qui est désormais bien sur orbite. Les travaux d’implémentation des politiques et du futur guide de candidature avancent et la fenêtre de candidature envisagée pour avril – juin 2026 semble désormais atteignable. Pour les frais de candidature on retiendra une fourchette allant de 208 000 à 293 000 USD selon le volume de candidatures escomptées. S’il a beaucoup été question d’extensions internationalisées, ce sont surtout les extensions géographiques et les extensions de marques, les fameux dot brand qui sont les plus pertinentes. Elles vont constituer un allié au service de la sécurité, de la performance, de la notoriété de leurs détenteurs dans un contexte de menaces mais aussi règlementaire, législatif et technologique de plus en plus complexe.  Pour réussir votre futur projet d’extension et bénéficier de solutions optimisées pour vos actifs en ligne, le tout est d’être bien accompagné.

[WEBINAR] Attaques sur le DNS : quels risques et comment se protéger ? – Le 18 juin à 14h15

[WEBINAR] Attaques sur le DNS : quels risques et comment se protéger ? – Le 18 juin à 14h15

Rendez-vous le 18 juin 2024 à 14h15 pour assister au webinar « Attaques sur le DNS : quels risques et comment se protéger ? » animé par Christophe GÉRARD, CPO – Directeur Produits de Nameshield.

Le DNS est la pierre angulaire de l’accès aux services en ligne des entreprises.

Découvrez lors de ce webinar en quoi le DNS et les noms de domaine stratégiques sont vitaux pour l’entreprise et ses applications clés (web, mail, applications, DMARC, VPN, IoT…), comment ils sont exposés à des menaces de plus en plus nombreuses et sophistiquées et comment se protéger pour garantir leur disponibilité 100% du temps.

Pour y assister, il faudra au préalable vous inscrire sur la plateforme Webikeo (inscription gratuite) puis réserver votre place pour ce webinar. Vous pourrez ainsi participer à cette web-conférence et poser vos questions en direct.

Vous ne serez pas disponible ? Pas d’inquiétude, ce webinar sera également disponible en replay.

Du 7 au 9 mai derniers, Paris accueillait le Sommet des parties contractantes de l’ICANN

Du 7 au 9 mai derniers, Paris accueillait le Sommet des parties contractantes de l’ICANN

La dernière fois que Paris a accueilli l’ICANN c’était en 2008 pour l’ICANN32. Seize années plus tard, l’ICANN retrouve la capitale française pour un sommet des parties contractantes, le Contracted Parties Summit. Ce dernier est un événement à part dans l’agenda de l’organisation car il n’est pas un événement axé sur les politiques comme le sont les trois sommets annuels flanqués du numéro de l’édition (NDLR, ICANN79 par exemple). Avant la pandémie de covid, ICANN rencontrait ses parties prenantes une fois par an lors d’un événement dédié. Ces sommets très centrés sur des aspects opérationnels n’ont repris qu’en 2022 et n’ont lieu désormais que tous les deux ans.

Durant trois journées, les parties contractantes que sont les opérateurs de registres et les bureaux d’enregistrement ont l’occasion durant des sessions de travail de faire remonter leurs besoins à l’organisation en interpelant directement son conseil d’administration et d’échanger entre eux sur des problématiques communes. Ces rencontres sont notamment l’occasion de confronter les approches face aux modifications de politiques et modifications contractuelles à implémenter en considérant également l’évolution du cadre règlementaire et législatif. L’une des trois journées a été entièrement consacrée à des ateliers sur les abus, sujet sur lequel les contrats des parties contractantes ont évolué en 2024.

Si du côté des participants seuls environ 200 personnes ont répondu présentes, le calendrier férié ayant sans doute joué en défaveur d’une participation plus importante, force est de constater que sur les sujets qui impactent directement les parties contractantes il y a de quoi faire.

Conséquence du RGPD en vigueur depuis 2018, une politique pérenne, la Registration Data Policy vient tout juste d’être promulguée pour remplacer la Specification Temporaire. Celle-ci doit être implémentée d’ici à août 2025. Les parties prenantes ont également eu à implémenter deux amendements de leur contrat avec ICANN. Le premier a acté une transition de protocole des bases d’enregistrement du Whois vers le RDAP (Registration Data Access Protocol). Le second concerne les abus avec des obligations nouvelles qui responsabilisent davantage les contractants lors d’abus avérés. Ce sommet a été l’occasion d’évoquer de premiers retours d’expérience sur ce sujet majeur auquel certains prestataires sont davantage exposés. On peut ajouter à cela le cadre législatif avec notamment la directive européenne de cyber sécurité NIS2 qui va également concerner fortement les registres, les fournisseurs de services de résolution DNS ainsi que les registrars.  Son entrée en application intervient en octobre de cette année. Les Etats les plus avancés sur sa transposition dans leurs lois nationales, notamment la Croatie ou encore la Belgique, ont montré qu’ils sont restés totalement en ligne avec le texte initial voté au Parlement européen fin 2022. Et il faut préparer la nouvelle série de nouvelles extensions génériques en vue de la prochaine fenêtre de candidatures annoncée pour avril 2026.   

L’ICANN donne désormais rendez-vous à la communauté Internet pour évoquer les développements des politiques liées au nommage Internet à Kigali au Rwanda du 10 au 13 juin prochains. Ce sera le temps de l’ICANN80.

ICANN79 : Un sommet sur la lancée des décisions prises en 2023

Après l’ICANN29 en 2007, l’ICANN61 en 2018, Porto Rico accueillait début mars son troisième sommet de la gouvernance d’Internet avec l’ICANN79. Six jours de réunions, d’échanges et de rencontres dans une ambiance studieuse et des sujets en cours qui avancent. Sujet vedette : le prochain round de nouvelles extensions génériques. D’autres sujets majeurs comme la directive européenne de cybersécurité NIS2 ou la désignation d’un nouveau Président pour l’organisation ont en revanche été abordés à la marge.

ICANN79
Trois femmes au centre de l’ICANN : Tripti Sinha à gauche, Manal Ismail au centre et Sally Costerton à droite

Le prochain round de nouvelles extensions génériques, sujet priorisé

Dès le samedi 2 mars, jour de lancement de l’ICANN79, une session a porté sur l’implémentation des recommandations issues du processus de développement de politique (PDP) Subpro qui vise à permettre de lancer une prochaine série de nouvelles extensions génériques. Un premier coup de projecteur sur ce sujet devenu central notamment en raison d’un calendrier désormais contraint qui vise une nouvelle fenêtre de candidatures en avril 2026.

Lors de cette première session, l’attention a été portée sur les recommandations que le Conseil d’administration de l’ICANN n’avait pas adoptées dans le cadre d’une résolution sur le PDP prise en mars 2023. Lors du précédent sommet (ICANN78), 14 recommandations restaient en suspens, 6 étaient rejetées. L’instance en charge des politiques génériques, le GNSO (Generic Naming Supporting Organization) qui a pris l’habitude de créer de petites équipes appelées Small Teams pour travailler sur les sujets bloquants a convié une petite équipe pour adresser ces recommandations. En parallèle une équipe d’implémentation travaille sur les recommandations approuvées et la nouvelle version du guide de candidatures. Ce document central pour les futures candidatures est en cours d’écriture. Sa version finalisée doit être disponible au plus tard à la fin de l’année prochaine. A l’issue de la semaine de débats de l’ICANN79, force était de constater que les travaux réalisés lors des nombreuses sessions sur le prochain round ont été fructueux. La Small Team a en effet trouvé une voie de compromis sur les recommandations non approuvées par le Conseil d’administration de l’ICANN et a même pu se permettre l’économie d’une réunion planifiée dans l’agenda du sommet.

Au moins douze sujets en cours

Dimanche, une session du GNSO a permis d’avoir un inventaire des processus de développement de politiques en cours et ceux encore en phase d’études comme l’exactitude des données d’enregistrement. La liste comporte au moins douze sujets dont certains sont bloqués et où, en raison de la longueur du processus, l’historique devient parfois difficile à retrouver pour les membres actuels du GNSO. C’est le cas de la protection des noms des organisations inter- et non-inter-gouvernementales. A titre d’exemples, le Comité international olympique (CIO) ou la Croix rouge. En 2012, un PDP a été lancé pour étudier la question de protections spécifiques pour les noms de ces instances, en sachant que les contrats des opérateurs de registres de nouvelles extensions génériques issues du round de 2012 prévoyaient de les bloquer à l’enregistrement. Début 2019, le Conseil d’administration de l’ICANN a adopté les recommandations finales d’un PDP à rallonges ce qui devait permettre leur mise en œuvre. L’instance représentant les gouvernements, le GAC a cependant considéré que l’ensemble des sujets n’ont pas été adressés, notamment celui d’une protection spécifique pour les acronymes de ces organisations. Ce sujet reste encore ouvert aujourd’hui et les recommandations n’ont donc pas encore été implémentées.

Trois femmes à l’honneur lors de la Cérémonie d’ouverture

Lundi, c’était le lancement officiel du sommet avec la très attendue cérémonie d’ouverture qui a toujours lieu le lundi matin. Tripti Sinha, la Chair du Conseil d’administration de l’ICANN a rappelé que le précédent sommet de l’ICANN à San Juan s’était déroulé « juste après l’ouragan dévastateur Maria ». Elle a aussi évoqué l’année 2023, une année où Sally Costerton a endossé le rôle de Présidente par interim de l’ICANN et où l’ICANN a fêté ses 25 ans à Hambourg. Sur la désignation d’un nouveau président pour l’ICANN les participants ont été informés que le processus est en cours après l’écoute des parties prenantes en 2023. Un groupe de candidats s’est détaché et va désormais amener à la sélection du futur visage de l’ICANN. De son côté, Sally Costerton a utilisé à maintes reprises l’expression de « super-pouvoir » pour évoquer la mission de l’ICANN qui vise à garder un Internet unique globalisé. Mais le moment le plus marquant de ce sommet est peut-être l’image d’une troisième femme, Manal Ismail, qui est venue se joindre à Tripti Sinha et Sally Costerton lors de la cérémonie d’ouverture. Manal Ismail qui a joué un rôle important lors de la transition IANA et en tant que présidente du GAC pendant plus de cinq ans a été honorée de l’ICANN Community Excellence Award 2024.

Des jalons décisifs franchis en 2023 qui se matérialisent sur les trois prochaines années

Au crédit de l’actuelle présidente de l’ICANN, force est de constater que beaucoup de sujets ont avancé sous son impulsion en 2023. Si 2024 marque l’entrée en application de nouvelles obligations pour les registres et les bureaux d’enregistrement sur les usages malveillants, c’est bien le fruit des travaux réalisés l’année dernière. Ce sujet central pour les utilisateurs d’Internet avait en effet donné lieu à des années de débats stériles. Le prochain round de nouvelles extensions génériques a lui fait des avancées significatives avec l’adoption des recommandations et d’une feuille de route vers une nouvelle fenêtre de candidatures désormais fixée en avril 2026. On peut ajouter la Registration Data Policy qui va remplacer d’ici 2025, la Specification Temporaire issue du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données personnelles). Sujet corrélé, le futur Système standardisé d’accès aux données d’enregistrement est pour sa part entré dans une phase d’expérimentation qui tente de concilier protection et besoin de répondre à des besoins réels d’accès aux données d’enregistrement. L’Internet inclusif a quant à lui droit à une journée internationale dédiée suite au lancement du premier UA Day (Universal Acceptance Day) en 2023. Enfin, « ICANN grant », un programme qui vise à soutenir financièrement des projets pour l’unification et l’inclusivité d’Internet est également lancé. Ce dernier repose sur les montants conséquents récoltés avec les enchères sur les nouvelles extensions génériques de 2012. Une enveloppe à projets sera ouverte à partir de fin mars.

On ne gagne pas sur tous les fronts

Si le bilan des avancées est conséquent, d’autres sujets avancent peu. C’est le cas d’une nouvelle revue holistique de l’ICANN et celle liée à la responsabilité et la transparence de l’organisation. Ces revues sont nécessaires pour amener des améliorations sur la sécurité et le choix des consommateurs, sur les services associés aux bases d’enregistrement des noms de domaine et sur la sécurité, la stabilité et la résilience du DNS. Ce sujet important est impacté par les nombreux projets en cours, l’ICANN ayant par ailleurs engagé un projet d’amélioration continue qui pourrait s’y substituer.

Pour la directive européenne sur la cybersécurité NIS2, on retiendra surtout que les parties contractantes et le Conseil d’administration de l’ICANN ont mis en avant que cette législation n’entre pas en conflit avec les politiques de l’ICANN. Pour le Conseil d’administration qui indique travailler avec la Commission européenne sur ce sujet, il y a par contre des sujets comme l’exactitude des données qui sont à considérer.

Si l’ICANN79 n’a pas fait l’objet d’annonces notables, on retiendra surtout une ambiance studieuse après une année charnière où de nombreux sujets ont franchi des jalons décisifs dans leur mise en œuvre. C’est le cas de la prochaine série de nouvelles extensions génériques, la précédente remontant à douze années déjà. Si une forme d’agilité semble avoir gagné l’ICANN sous l’impulsion de Sally Costerton et de Tripti Sinha, cette approche est aussi celle de Nameshield qui s’adapte à vos besoins pour vous apporter des réponses sur mesure sur les projets de nouvelles extensions et sur bien d’autres.