Un nom de domaine perdu pour l’Assurance Maladie

Un nom de domaine perdu pour l'Assurance Maladie

La bonne gestion des noms de domaine est absolument primordiale pour les entreprises et les administrations, car la perte d’un nom de domaine peut coûter très cher !

Dernier exemple en date : le nom de domaine cmu.fr !

L’Assurance Maladie, titulaire du nom en question, a perdu son nom de domaine cmu.fr sur lequel était appuyé le site permettant aux bénéficiaires de consulter les informations relatives à la Caisse Maladie Universelle (devenue la complémentaire santé solidaire).

Comment le contrôle de ce nom de domaine important a-t-il été perdu ? Simplement par une omission de renouvellement.

Le nom qui n’a donc pas été renouvelé pour un an, a expiré, rendant le site associé inaccessible.

Or, lorsqu’un nom de domaine expire, il redevient disponible à l’achat ! La menace est alors grande de voir son nom de domaine repris par un tiers aux intentions douteuses voire malveillantes.

Cet exemple est bien loin d’être exceptionnel ! Chaque année, nombreuses sont les entreprises et administrations qui ne renouvellent pas leurs noms de domaine par omission et voient ces derniers et les services associés tomber.

L’actif immatériel qu’est un nom de domaine a une valeur très importante pour son titulaire, qui plus est si le nom est « vendeur » (court – associé à un site avec fort trafic – marque notoire etc.) et qu’il représente ainsi un intérêt sur le second marché des noms de domaine.

Nous ne le redirons jamais assez : il est crucial de placer ses noms de domaine, a minima ceux stratégiques et porteurs de services, en renouvellement automatique auprès de votre registrar. C’est la seule garantie d’un bon renouvellement.

Source de l’image : Pixabay.com

Le retour du Registrar Day Afnic

Le retour du Registrar Day Afnic

Le 10 janvier s’est tenue la nouvelle édition du Registrar Day organisé par l’Afnic, un événement surtout destiné aux bureaux d’enregistrement.

Si l’événement avait généralement lieu en décembre, cette nouvelle édition à la fois accessible en présentiel et distanciel et qui intervient après la période de pandémie a eu lieu en début d’année, une façon de se placer « dans une nouvelle dynamique » selon Pierre Bonis, le Directeur Général de l’AFNIC.

Le Registrar Day a permis de revenir sur des faits marquants de l’année 2022 pour l’organisation, ses plus notables étant le déploiement d’un nouveau système de registre le 1er octobre dernier et le renouvellement par l’Etat français de la concession de gestion du .FR pour une nouvelle période de 5 ans. Ce renouvellement s’accompagne de la mise en œuvre de nouveaux engagements comme l’accès aux données d’enregistrement pour des autorités habilitées ou un renforcement des luttes contre les abus.

Côté chiffres, on notera que le .FR a franchi en 2022 la barre des 4 millions de noms de domaine, une croissance plus rapide que le taux médian de 2,0 % recensé par le Council of European National Top-Level Domain Registries (CENTR) pour l’année 2022 au niveau des ccTLDs européens. On peut noter que le .FR se hisse en troisième position en volumétrie au niveau des ccTLDs de l’Union Européenne, derrière le .DE (Allemagne) avec quelques 17 millions de noms et le .NL (Pays Bas) avec plus de 6 millions de noms et se hisse à la 7ième position ex-aequo avec le .AU (Australie) au niveau mondial parmi les 308 ccTLDs délégués à la racine 1.  

1 Source Verisign

Source de l’image : site de l’Afnic

Le .FR compte aujourd’hui 4 millions de noms de domaine

Noms de domaine en .FR

Gérée par l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération), l’extension préférée des français a atteint les 4 millions de noms de domaine enregistrés !

Chaque semaine, entre 12 000 et 16 000 nouveaux noms de domaine en .FR sont enregistrés. Le .FR s’est imposé comme une extension de référence, avec une part de marché en France de près de 40%, en progression depuis plusieurs années notamment grâce à la transformation numérique des TPE/PME françaises. Ainsi plus de 50% d’entre elles ont opté pour une adresse en .FR pour leur site internet.

Facile à enregistrer et peu onéreuse, cette extension est synonyme de confiance et reconnue pour sa fiabilité, avec 87% des Français qui lui font confiance !

Pour plus d’informations et enregistrer votre nom de domaine en .FR, n’hésitez pas à prendre contact avec un consultant Nameshield.

Source de l’image : site de l’AFNIC

Podcast La Robe Numérique – Nameshield, la gestion et la sécurisation des noms de domaine souveraine de référence

A travers des podcasts présentés par Oriana Labruyère, La Robe Numérique a pour objectif de faire découvrir aux dirigeants, entrepreneurs et managers, des solutions du monde de la tech française ou européenne permettant de leur faciliter le quotidien.

Chaque semaine, Oriana Labruyère est accompagnée d’un invité qui présente sa solution, ou son regard sur les enjeux du numérique.

Retrouvez Murielle Bochaton, Directrice Commerciale de Nameshield, dans ce nouveau podcast de La Robe Numérique :

Podcast La Robe Numérique - Nameshield, la gestion et la sécurisation des noms de domaine souveraine de référence

ICANN75, un sommet dense avant la conférence plénipotentiaire de l’UIT

ICANN75

A peine trois mois après le sommet ICANN74 à la Haye, c’est celui de Kuala Lumpur, 75ième édition, qui vient de se tenir. Un second sommet en mode hybride, un mix de présentiel et de distanciel qui revendique près de 2000 participants de 112 pays dont 60% étaient présents sur place. A deux semaines de la désignation particulièrement importante d’un nouveau secrétaire général à la tête de l’Union Internationale des Télécoms, le pendant technique de l’ICANN, l’ICANN a proposé un sommet dense. NAMESHIELD fait le point.

La sensible désignation d’un nouveau secrétaire général à la tête de l’UIT

Lors de la traditionnelle cérémonie d’ouverture du sommet ICANN75, Goran Marby, l’actuel patron de l’organisation a indiqué « Il faut que l’ICANN puisse continuer sa mission pour un Internet unique ». Cette remarque faisait référence à des craintes liées à la prochaine désignation d’un nouveau secrétaire général à la tête de l’UIT, l’agence des Nations unies en charge de la réglementation et de la planification des télécommunications dans le monde. Après deux mandats, l’actuel secrétaire, le chinois Houlin Zhao, va en effet céder sa place à l’un des deux candidats en lice pour lui succéder : Doreen BOGDAN-MARTIN, une américaine ou Rashid ISMAILOV, un russe. Deux candidats et deux visions différentes des modèles de gouvernance comme l’indique Goran Marby :  «L’un des candidats veut que le transfert de compétences de l’IETF (NDLR : l’Internet Engineering Task Force élabore et promeut des standards Internet) et de l’ICANN aille vers l’ONU ». Lors d’une autre session de questions-réponses avec le Board ICANN, cette élection s’est encore invitée dans les échanges puisqu’il a été question des risques accrus de fragmentation du DNS et du système d’identifiants unique si les missions de l’ICANN sont confiées aux Etats. Plus tard dans la semaine à l’occasion d’une session croisée entre le Board ICANN et le GAC, l’instance des gouvernements, c’est le représentant russe du GAC qui a profité d’une prise de parole pour répondre en russe aux propos initiaux de Goran Marby en cherchant à convaincre les participants que le candidat russe ne souhaite pas démanteler l’internet. Pour mieux étayer ses propos il a communiqué le programme du candidat. Les choses se sont apaisées à la fin de l’ICANN75 lors du traditionnel forum public, dont on pourra regretter qu’il n’a duré qu’une petite heure, un forum où une nouvelle fois le représentant russe du GAC a cette fois pris la parole en anglais indiquant que la Russie n’est pas contre le modèle de gouvernance de l’Internet et qu’il fallait veiller à refléter la position russe avec exactitude.

La fragmentation du modèle ICANN, une préoccupation devenue majeure

Signe que la fragmentation de l’Internet est devenue une préoccupation majeure, celle-ci a fait l’objet d’une session dédiée. Une enquête interactive auprès des participants a révélé que 53% d’entre eux considèrent que l’Internet est déjà fragmenté. Les raisons évoquées sont d’une part le déséquilibre observé pour l’accès à Internet d’un continent à l’autre, l’Afrique étant sur ce terrain la moins bien lotie. Autres sources de fragmentation, le coût des abonnements qui rend l’accès impossible pour les plus pauvres mais aussi la multiplication des lois au niveau des États qui empêchent dans certains cas l’accès complet à cette ressource, dans d’autres un accès contrôlé.

Sur les problématiques de connectivité dans le monde, Goran Marby a mis l’accent sur le projet « ICANN Ground », un programme en cours de construction qui va permettre de solliciter des fonds sur des besoins spécifiques. La dotation va venir des enchères issues de la série des nouvelles extensions génériques de 2012, quelques 233 millions de dollars US. L’Ukraine a été le premier État aidé par l’ICANN avec une aide d’urgence de 1 million de dollars US mis à disposition au printemps.

Cette bonne volonté affichée est-elle suffisante pour conserver l’Internet unique, totem de l’organisation ? En effet en dehors du terrain politique et sociétal, les alternatives techniques, les racines dites « alternatives » notamment basées sur la blockchain ont aussi été évoquées. Celles-ci ajoutent par ailleurs de nouvelles problématiques faute de coordination communautaire et intercommunautaire avec les acteurs du DNS. Les collisions de noms deviennent inévitables.

A ceux qui indiquent que des acteurs sont tentés de se détourner de l’ICANN du fait de la longueur des processus sur les problématiques à adresser, l’organisation répond que c’est le prix à payer d’un fonctionnement communautaire par consensus. Et sur les sujets en débats force est de constater qu’ils ne manquent pas.

La période des amendements, l’échec de l’accuracy scoping team

Signe que des sujets avancent, la Registration Data Policy issue d’une révision de la Specification Temporaire appliquée en réponse au Règlement Général sur la Protection des Données à caractère personnel (RGPD) arrive dans sa dernière ligne droite avec une implémentation prévue début 2023. Cette politique va pérenniser des mesures appliquées aux registres et bureaux d’enregistrement sur la collecte, le traitement et le stockage des données personnelles liées aux noms de domaine.

Le protocole RDAP (NDLR : Registration Data Access Protocol) utilisé pour publier les données d’enregistrement des noms de domaine comme le fait le Whois doit quant à lui progressivement se substituer à compter de l’année prochaine au Whois avec une phase de transition de 18 mois, sous réserve néanmoins que les acteurs concernés approuvent majoritairement ce projet lors d’une consultation à venir. L’idée d’introduire dans les contrats des parties prenantes des mesures additionnelles de lutte contre les abus du DNS fait également son chemin.

D’autres sujets tâtonnent davantage comme la prochaine série de nouvelles extensions génériques sur laquelle nous revenons ci-dessous et le Système Standardisé d’Accès aux Données (SSAD) qui doit permettre de standardiser l’accès aux données d’enregistrement dans les cas de demandes légitimes. Un prototype va être développé sur une période de 9 mois pour un coût estimé à 3 millions de dollars US.

Mais on aura aussi pu noter ce qui a été qualifié d’ « échec » de l’Accuracy Scoping Team, un groupe de travail qui devait évaluer les mesures sur l’exactitude des données d’enregistrement des noms de domaine et identifier les éventuels manques. En effet faute de disposer d’une base légale pour accéder aux données et donc évaluer l’exactitude des données, leur mission n’a pas pu être réalisée. Leurs travaux sont donc arrêtés.   

Une prochaine série de nouvelles extensions génériques sous l’impulsion des extensions internationalisées

La prochaine série de nouvelles extensions génériques toujours en phase de cadrage a été évoquée comme une réponse à la fragmentation grâce aux extensions internationalisées, des extensions en langue native, qui permettent selon les mots de Goran Marby de « rapprocher l’Internet de ses utilisateurs ».  Il souhaite que la prochaine série de nouvelles extensions soit « un véritable succès du point du vue des extensions internationalisées car l’Internet est trop souvent perçu comme un instrument occidental ». Le Board ICANN a également évoqué ces extensions internationalisées comme une réponse à la concentration accélérée du marché car elles peuvent aider à « sensibiliser sur un besoin d’un écosystème diversifié. » Des extensions internationalisées qui devraient bénéficier d’un nouveau coup de projecteur avec le lancement l’année prochaine de la première journée de l’Acceptation Universelle, le 16 février. Celle-ci doit permettre de mobiliser la communauté technique sur la prise en compte de ce type d’extensions et de noms de domaine.

Commentaires de NAMESHIELD

On pouvait craindre qu’avec le rapprochement de ce sommet avec le précédent, à peine trois mois se sont écoulés depuis l’ICANN74, ce sommet manque de substances par manque de temps pour progresser sur les sujets débattus. En effet généralement le troisième et dernier rendez-vous annuel de l’ICANN est plutôt placé fin octobre. Force est de constater qu’ICANN75 n’a pas manqué de substances que ce soit sur les sujets abordés ou le nombre particulièrement élevé de sessions : 167. Comme l’ont indiqué certains participants on pourra toutefois regretter un certain manque d’interactivité avec à titre d’exemple un Forum public écourté à une heure et parfois des réponses un peu simplistes comme les extensions internationalisées pour atténuer la concentration de notre secteur. A ce sujet on pourra rappeler que NAMESHIELD est un prestataire français indépendant.

Si l’année 2022 a vu la fragmentation devenir un sujet central des sommets de l’ICANN, on peut se demander si ce sommet extrêmement dense anticipé par rapport aux années précédentes n’a pas cherché à être perçu comme un marqueur de l’utilité de cette organisation face aux défis actuels, un sommet effectivement placé juste avant l’élection déterminante du nouveau secrétaire général de l’UIT. Aux nombreuses sessions animées dans les arcanes de l’ICANN fait désormais place le silence pour suivre cette désignation déterminante pour la pérennité de l’instance ou comme pour mieux retenir son souffle.

Source de l’image : ICANN