Le phishing, kezako ?

Phishing - Hameçonnage

Le « phishing » est un anglicisme utilisé pour parler de « hameçonnage » (terme québécois) ou de « filoutage » (terme français). Cependant, le terme français est finalement très peu utilisé, restons donc sur  « phishing » dans cet article si vous en êtes d’accord.

Petit rappel et tour d’horizon de la planète phishing : il s’agit d’un procédé employé par une entité malveillante ayant pour but de dérober des informations personnelles, en se faisant passer pour un tiers de confiance. Les informations ciblées peuvent être un mot de passe, un numéro de carte bancaire, un papier officiel (carte d’identité)…

L’attaque peut être effectuée par email, téléphone, SMS, ou tout autre moyen de communication électronique (messenger, whatsapp, …). Le plus souvent, le message provient prétendument d’un organisme de confiance comme une banque, un site de commerce en ligne (amazon), un opérateur téléphonique…

Et le spear phishing alors ?

Le « spear phishing », qui peut se traduire par « hameçonnage à la lance », est une variante du phishing traditionnel ciblant une personne précise.

L’attaquant va par exemple se faire passer pour un proche de la cible avec un message construit pour inspirer confiance, en se basant sur des données personnelles accessibles sur les réseaux sociaux.

Quid du In-session phishing ?

Le « In-session phishing » est une autre variante de phishing qui se base sur une faille informatique de type XSS présente sur le site visé.

Cette fois-ci, la cible de l’attaquant n’est pas une donnée personnelle, mais directement un cookie de session (c’est ce qui vous permet de ne pas avoir à vous connecter à chaque fois que vous visitez ce site) qu’il obtiendra à l’instant où vous aurez cliqué sur le lien.

Comment l’identifier ?

Il existe différents moyens d’identifier un message comme étant une tentative de phishing :

  • Vous n’utilisez pas ce service ou vous n’êtes pas client de cette entreprise.
  • Le nom de domaine de l’expéditeur (ce qui se trouve après le « @ ») ne correspond pas à l’organisme pour lequel il essaie de se faire passer. Cela peut être du typosquatting (« arnazon » au lieu de « amazon », « g00gle » au lieu de « google »…) ou alors le nom de domaine n’a rien à voir (« fo7zl89.com »).
  • Le sujet est écrit de manière informelle (pas de numéro de dossier par exemple).
  • Le message est mal écrit. Souvent, les messages sont rédigés à l’aide de traducteurs par des personnes qui ne parlent pas français. Cela étant, les traducteurs automatiques étant de plus en plus performants, cela peut devenir plus difficile à détecter.
  • L’email ne vous est pas personnellement adressé. Des formules comme « cher client » sont utilisées plutôt que d’indiquer votre nom. Une nuance toutefois, il est possible que votre adresse mail ait été récupérée en même temps que votre nom et prénom à la suite d’une fuite de données d’un site auquel vous avez fait confiance, invalidant ce point.
  • Lorsque vous passez votre curseur au-dessus d’un lien, vous pouvez voir l’adresse vers laquelle vous allez être redirigé. Si le lien et l’adresse affichée ne correspondent pas, c’est sûrement du phishing.
  • Le message vous demande des informations personnelles.

Conseils et préventions

Afin de limiter les risques de tomber dans ce genre du piège, il y a plusieurs habitudes à prendre.

Tout d’abord, c’est un conseil qui s’applique partout sur Internet, on ne le répétera jamais assez : soyez méfiant ! Pour tous les contenus que vous trouverez, posez vous la question suivante : la source est-elle fiable et si oui, pourquoi ? En fonction de ces réponses, agissez, avec prudence.

Deuxièmement, ne cliquez pas sur les liens. Si vous recevez un message qui vous demande de vérifier vos informations bancaires (par exemple), ouvrez un nouvel onglet et rendez-vous directement sur le site de votre banque. Comme j’en ai parlé avec le « In-session phishing », dans certains cas, si vous cliquez sur le lien, c’est déjà trop tard. De plus, les attaquants redirigent souvent vers une copie conforme du site de l’entité pour laquelle ils essaient de se faire passer. Vous ne vous apercevrez donc pas forcément de l’arnaque.

Ne communiquez jamais d’information personnelle par mail à moins d’être sûr de l’identité de votre correspondant. Les organisations (type banque) vous feront transmettre vos informations personnelles directement via leur plateforme. Cependant, il est possible d’avoir besoin d’envoyer des papiers par mail (pour son travail ou son propriétaire par exemple). Dans ces cas-là, avant d’envoyer les informations demandées, validez avec la personne (par téléphone) qu’elle est bien à l’origine de la demande.

Utilisez des mots de passe uniques sur chaque site. En cas de compromission d’un mot de passe, l’attaquant n’aura pas accès aux autres plateformes. De même, essayez de changer régulièrement de mot de passe, cela permet de couper les accès à un éventuel pirate.

Pour les accès critiques (mail, banque,…) mettez en place la double authentification afin de sécurisez vos comptes.

Enfin, sachez qu’il est possible de signaler les escroqueries à l’adresse suivante : www.internet-signalement.gouv.fr (Et si vous m’avez bien suivi, vous ne cliquerez pas sur le lien, mais vous irez dessus via un nouvel onglet).

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Nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre : Cyberattaques – modes opératoires »

Fiche 5 minutes pour comprendre - Cyberattaques – modes opératoires

Chaque jour, de nouvelles cyberattaques viennent mettre à mal les systèmes de défense des entreprises, et fragilisent encore plus les réseaux, les cyberattaques se succèdent de manière exponentielle.

Découvrez dans cette fiche 5 minutes pour comprendre quelles sont les modes opératoires des cyberattaques les plus courantes et les solutions à mettre en place pour les contrer.

Alerte : une campagne de phishing cible les titulaires de .AU

Phishing .AU
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Nous vous l’annoncions dernièrement, les nouvelles conditions d’enregistrement des .AU, modifiées par le registre australien, entreront en vigueur en date du 12 avril 2021.

Classiquement, lorsqu’un registre annonce une modification des conditions d’enregistrement, il n’est pas rare que les cybercriminels en profitent pour lancer des campagnes de phishing et les .AU n’échappent pas à la règle…

Les auteurs de ce scam, se faisant passer pour le registre, contactent les titulaires de .COM.AU, .NET.AU ou encore .ORG.AU en leur demandant de fournir différentes copies de documents d’identification.

Si vous recevez l’un de ces e-mails, nous vous invitons bien sûr à ne pas y répondre. Pour rappel, le registre ne pourrait être amené à vous demander de tels documents que via votre bureau d’enregistrement.

Pour rappel, à compter d’avril 2021, la seule utilisation d’une marque australienne ne suffira plus à convenir à l’exigence de présence locale imposée par le registre. Il sera désormais nécessaire de faire correspondre le nom de domaine souhaité avec la marque exacte.

Rappelons également qu’en 2021, le registre ouvrira les dépôts de premier niveau en .AU.

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter votre consultant Nameshield.

NBA : Le phishing n’épargne pas les institutions sportives

NBA : Le phishing n’épargne pas les institutions sportives
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Le 10 mai dernier, dans un communiqué de presse, la société Pacers Sports & Entertainment (PSE), propriétaire de l’équipe de basketball des Pacers de l’Indiana, franchise de la NBA (National Basketball Association), a révélé avoir été victime d’une attaque sophistiquée de phishing fin 2018.

Pour rappel, le phishing est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des informations personnelles dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. Il s’agit d’une technique d’« ingénierie sociale » qui consiste à exploiter non pas une faille informatique, mais la « faille humaine » en dupant les internautes par le biais d’un email semblant provenir d’une entreprise de confiance, typiquement une banque ou un site de commerce.

Pacers Sports & Entertainment victime d’une attaque de phishing

Fin 2018, la société PSE a ainsi été la cible d’une campagne d’emails de phishing permettant l’accès non autorisé à des emails contenant des informations personnelles d’un certain nombre de personnes.

Cette cyberattaque a touché un nombre limité de personnes, cependant la quantité d’informations volées reste importante : nom, adresse, date de naissance, numéro de passeport, permis de conduire, numéro d’identification d’état, numéro de compte bancaire, numéro de carte de crédit, signature numérique, nom d’utilisateur et mot de passe, et pour certains le numéro de sécurité sociale.

La société américaine a alors rapidement mis en place des mesures pour sécuriser les comptes de messagerie touchés et a lancé une enquête avec l’aide d’experts judiciaires. Cette enquête a ainsi révélé que les pirates ont eu accès aux comptes d’un nombre limité de personnes, entre le 15 octobre et le 4 décembre 2018. Le communiqué ne donne cependant aucun détail sur l’identité des personnes visées.

PSE a informé individuellement chaque victime quelles informations les concernant ont été dérobées et rassure en affirmant qu’ « à ce jour, elle n’a reçu aucun rapport concernant une utilisation abusive ou une tentative d’utilisation abusive des informations personnelles ». La société a offert aux victimes de cette attaque, un accès gratuit à des services de surveillance de crédit et de protection d’identité.

Quelques règles simples face au phishing 

Les attaques de phishing deviennent de plus en plus fréquentes mais surtout de plus en plus sophistiquées et visent tout type de secteurs. Chacun doit donc redoubler de vigilance.

Pour conclure, rappelons quelques règles simples pour vous protéger face à des tentatives de phishing :

  • Ne pas répondre à une demande d’informations confidentielles par mail (code d’accès et mots de passe, code de carte bleue…) ;
  • Ne jamais ouvrir une pièce jointe dont l’expéditeur est soit inconnu soit d’une confiance relative ;
  • Vérifier les liens en passant la souris au-dessus (sans cliquer) pour s’assurer qu’ils renvoient vers des sites de confiance ;
  • Être attentif à la qualité du langage utilisé par l’expéditeur du mail ;
  • Ne pas faire confiance au nom de l’expéditeur du mail. En cas de doute, contacter l’expéditeur par un autre biais.

Game of Thrones : le retour des ma[LWARES]rcheurs blancs par dizaines !

Game of Thrones - Le retour des malwares
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Comme pour chaque événement où l’engouement massif est de mise, le lancement de l’ultime saison de Game of Thrones est une opportunité en or pour de nombreux pirates !

La série serait la préférée des cybercriminels selon une étude de Kaspersky. Elle représentait 17% des contenus infectés l’année dernière, soit 20 934 internautes ! Selon cette même étude, les épisodes les plus visés sont, en toute logique, le premier et les derniers de la saison.

Car si les fans sont légion en France, hors abonnement, la seule solution pour visionner les si attendus épisodes reste le téléchargement illégal sur des sites de torrent.

C’est par ce biais que les cybercriminels infectent les ordinateurs des internautes peu méfiants. Premier warning, n’installez pas de programme à la demande des sites de torrent, ce sont bien ces derniers qui risquent de contenir un malware !

En effet, deux types de fraude sont principalement utilisés :

  • Les malwares : des logiciels malveillants sont lancés sur les sites de torrent utilisés par les fans de la série pour accéder au visionnage des précieux épisodes.
  • Le phishing : de très nombreuses tentatives de phishing ont été recensées, les pirates utilisant l’image officielle de Game of Thrones pour tenter de récupérer vos données personnelles.

Les cybercriminels sont cette saison quasiment aussi imaginatifs que les scénaristes de la série à succès : faux jeux concours multiples et variés permettent à ces hackers de récolter adresses emails et autres coordonnées bancaires.

La contrefaçon est également de la partie avec un pullulement observé de sites proposant des produits soi-disant « officiels » mais n’étant autres que des contrefaçons.

Nameshield recommande ainsi aux amateurs la plus grande vigilance !

Pour rappel, voici les principes de base à respecter pour naviguer sereinement et ne pas se faire piéger par des hackers peu scrupuleux :

  • Ne pas télécharger de plugin d’origine douteuse
  • Bien analyser les URLs avant tout achat
  • Vérifier la présence du fameux HTTPS
  • Vérifier enfin que l’adresse finale corresponde au site recherché

Comme toujours, sur le web, une vigilance accrue est de mise car, même si le printemps gagne nos régions, n’oubliez pas que sur le web, winter is coming…