Nameshield élue au Conseil d’Administration de l’AFNIC

Lors de l’Assemblée Générale de l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération) qui s’est tenue le 11 juin 2021, Arnaud WITTERSHEIM, Chef de projet nouvelles extensions et responsable conformité de Nameshield, a été élu au Conseil d’Administration en tant que représentant des bureaux d’enregistrement.

Cette Assemblée Générale avait pour objectif d’élire un représentant en remplacement de Frédéric GUILLEMAUT de Safebrands qui a démissionné de ses fonctions d’administrateur suite à une opération capitalistique récente le concernant.

Nameshield élue au Conseil d’Administration de l’AFNIC

Avec près de 20 ans d’expérience dans des bureaux d’enregistrement, Arnaud WITTERSHEIM gère la conformité au sein de Nameshield et accompagne nos clients dans leurs projets de nouvelles extensions sur l’ensemble de leur cycle de vie. Depuis plusieurs années, il participe activement aux réunions de l’ICANN et à des groupes de travail pour agir dans les centres de décisions et partager une vision européenne du nommage.

Arnaud tient à remercier tous les bureaux d’enregistrement qui lui ont fait d’emblée confiance et qui ont rendu ce résultat possible. « Il s’agit pour moi désormais de rendre mon mandat utile au bénéfice des bureaux d’enregistrement et de leurs clients pour que les orientations actuelles et à venir de l’AFNIC soient au plus près de leurs besoins.

Comme j’ai pu le préciser lors de ma prise de mandat, les impulsions que j’entends appuyer lors de ce mandat peuvent être résumées par cinq verbes qui reflètent bien l’essence de Nameshield :

Ecouter les bureaux d’enregistrement encore davantage dans des périodes difficiles comme celles que nous connaissons alors que de nouvelles obligations arrivent comme la directive NIS2 qui va s’appliquer à tous les fournisseurs de services DNS ;

Epauler les bureaux d’enregistrement dans leurs obligations en veillant au niveau de l’AFNIC à proposer des solutions adaptées conçues en termes de Simplicité, Accessibilité, Praticité ;

Evaluer les outils et les services et projets de l’AFNIC au regard des besoins des bureaux d’enregistrement pour être certain qu’ils soient le plus en phase. Le retour d’expérience est la clé pour concilier besoins et offre.

Equilibrer la gestion de toutes les données collectées par l’AFNIC entre besoins de souveraineté numérique, de protection des données et d’open data. Equilibrer c’est aussi veiller à la bonne gestion des moyens de l’AFNIC en termes de budgets car les administrateurs doivent aussi se prononcer sur des budgets.

Entraîner l’AFNIC et le .FR à rayonner en étant investi, force de propositions et moteur dans les coopérations entre registres européens. Elaborer des réponses européennes aux enjeux actuels notamment de sécurité et être en pointe sur les enjeux plus globaux de gouvernance sont de belles perspectives à encourager.»

A propos de l’AFNIC

Fondée en 1997, l’AFNIC est l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaine en .FR. L’association gère également les extensions ultramarines .RE (Île de la Réunion), .PM (Saint-Pierre et Miquelon), .TF (Terres australes et antarctiques Françaises), .WF (Wallis et Futuna) et .YT (Mayotte) ainsi que les extensions .PARIS, .BZH, .ALSACE et .CORSICA.

Son rôle s’inscrit aussi dans une mission d’intérêt général plus large qui consiste à contribuer au quotidien à un Internet plus sûr et stable, ouvert aux innovations, où la communauté Internet française joue un rôle de premier plan.

Le Conseil d’Administration de l’AFNIC est composé de 10 membres :

– 5 représentants désignés par les membres fondateurs : 2 pour l’Inria et un pour chacun des ministères concernés (Télécommunications, Industrie et Recherche) ;

– 5 représentants des membres, élus au sein de l’Assemblée Générale : 2 représentants des membres « bureaux d’enregistrement », 2 représentants des membres « utilisateurs » et 1 représentant des membres correspondants.

La conséquence du Brexit sur la gestion des extensions de l’AFNIC (.FR, …)

Le départ du Royaume-Uni de l’Union Européenne à compter du 1er janvier 2021 a bien sûr un impact sur les règles d’enregistrement (le .FR étant ouvert à l’enregistrement depuis décembre 2011 à toute personne physique ou morale résidant sur le territoire de l’Union Européenne).

Aussi depuis le 1er janvier dernier, les résidents du Royaume-Uni ne sont plus éligibles au .fr ainsi qu’à l’ensemble des extensions gérées par l’Afnic.

Comme l’indique l’AFNIC : « Pour bien comprendre les raisons de ce changement, il convient de rappeler les règles d’éligibilité énoncées par la Charte, directement reprises des dispositions du Code des Postes et des Communications Électroniques, à savoir :

Peuvent demander l’enregistrement ou le renouvellement d’un nom de domaine, dans chacun des domaines de premier niveau, toutes personnes physiques résidant et toutes personnes morales ayant leur siège ou établissement principal :

  • sur le territoire de l’un des états membres de l’union européenne ;
  • sur le territoire des pays suivants : Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse.

Le Royaume-Uni n’étant plus membre de l’Union Européenne, ses résidents ne sont plus éligibles.« 

La conséquence du brexit sur la gestion des extensions de l'AFNIC (.FR, ...)
Source image : 8385 Pixabay

A noter : le principe de la non rétroactivité des règles de nommage

Les titulaires d’un nom de domaine enregistré avant le 1er janvier 2021 résidant au Royaume-Uni pourront renouveler autant de fois qu’ils le souhaitent l’enregistrement de leurs noms de domaine, les règles d’éligibilité en vigueur au moment de l’enregistrement de leurs noms de domaine ayant été respectées.

Dans le cas d’un transfert de propriété, le lieu de résidence du nouveau titulaire sera examinée :

  *  S’il réside sur le territoire de l’un des 27 états membres de l’Union ou sur celui de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse, une transmission « volontaire » peut être réalisée à n’importe quel moment auprès des bureaux d’enregistrement concernés.
 *   S’il réside sur le territoire du Royaume-Uni, le transfert ne pourra être opéré.

En résumé :

Un titulaire résidant au Royaume-Uni et ayant enregistré son nom de domaine avant le 1er janvier 2021 peut :

  • conserver son nom de domaine après cette date ;
  • le renouveler ;
  • le transmettre à un nouveau titulaire éligible ; et
  • bénéficier de la procédure de transmission forcée dans les cas particuliers prévus par la Charte de nommage.

Pour plus d’informations, votre consultant se tient à votre disposition.