Nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre – Déposer un nom de domaine » à découvrir sur le site de Nameshield

Fiche 5 minutes pour comprendre - Déposer un nom de domaine - Nameshield

Le nom de domaine est le premier lien entre l’internaute et votre site Web. C’est grâce au nom de domaine que l’on vous repère sur Internet, que vous êtes visible, que votre identité s’affiche et que vous développez votre business sur le net. C’est un actif numérique de votre entreprise.

Plus ce nom a de sens, plus il a de chance de vous positionner efficacement sur le web, et de représenter au mieux votre identité.

Découvrez les bonnes questions à se poser avant de déposer un nom de domaine et les règles de dépôt dans cette nouvelle fiche « 5 minutes pour comprendre » à télécharger sur le site de Nameshield.

Nouvelles ressources à découvrir sur le site de Nameshield : Les fiches « 5 minutes pour comprendre »

Fiche 5 minutes pour comprendre - Noms de domaine - Nameshield

Nameshield vous propose de nouvelles ressources qui seront mises en ligne régulièrement et disponibles en téléchargement sur le site de Nameshield : les fiches « 5 minutes pour comprendre ». Des fiches simples et rapides à lire pour comprendre les bases des noms de domaine en quelques minutes.

Découvrez dès maintenant la première fiche « 5 minutes pour comprendre – La lecture d’un nom de domaine » :

Actualités du .ORG – ICANN rejette la vente du registre du .ORG à Ethos Capital

Extension .ORG - dot org - vente du registre du .org

La nouvelle est tombée le 30 avril dernier par le biais d’un communiqué de presse du Conseil d’administration de l’ICANN qui annonce avoir pris la décision de rejeter la vente de Public Interest Registry (PIR), le registre du .ORG, au fond d’investissement Ethos Capital.

Pour rappel, fin 2019 l’annonce de la vente du registre du .ORG à Ethos Capital avait créé un véritable débat et engendré de nombreuses craintes de la part de la communauté des ONG, notamment celles de voir les prix du .ORG augmenter et la mise en place de principes de protection des droits pouvant entraîner une forme de censure des ONG (Retrouvez l’ensemble des articles à ce sujet sur le blog.)

Mi-avril, alors que l’organisation devait décider d’approuver ou non la vente du registre, la transaction était toujours en attente, l’ICANN s’accordait un délai supplémentaire pour finaliser son examen, suite à la réception de nombreuses lettres d’opposition dont celle du procureur général de Californie, Xavier Becerra.

La décision de rejeter cette transaction a finalement été rendue jeudi 30 avril « en raison de divers facteurs qui créent une incertitude inacceptable sur l’avenir du troisième plus grand registre de gTLD. »

L’une des principales raisons de cette décision est le « changement de la nature fondamentale d’intérêt public de PIR à une entité qui est tenue de servir ses propres intérêts, et qui n’a pas de plan significatif pour protéger ou servir la communauté des .ORG ».

Parmi les motifs de ce rejet, il y a également la question du financement, puisque cette transaction risquait de compromettre la stabilité financière du registre. En effet, la vente proposée du registre changerait son statut actuellement à but non lucratif en une entité à but lucratif avec une obligation de dette de 360 millions de dollars, qui ne serait pas au profit de PIR ou de la communauté des .ORG, mais pour les intérêts financiers d’Ethos et de ses investisseurs.

Par ailleurs, la proposition de PIR de mettre en place un « Stewardship Council » qui visait à rendre l’entité plus responsable envers la communauté, n’a pas non plus convaincu l’ICANN. Selon l’organisation ce conseil « pourrait ne pas être réellement indépendant ».

La décision de l’ICANN est donc une victoire pour la communauté des .ORG et Electronic Frontier Fondation, qui n’en reste pas là et rajoute : « le registre du .ORG a encore besoin d’un gestionnaire fidèle, car l’Internet Society a clairement indiqué qu’elle ne voulait plus de cette responsabilité. L’ICANN devrait tenir une consultation ouverte, comme elle l’a fait en 2002, pour sélectionner un nouvel opérateur du domaine du .ORG qui donnera aux organisations à but non lucratif une véritable voix dans sa gouvernance et une garantie réelle contre la censure et l’exploitation financière ».

Actualités du .ORG – ICANN retarde à nouveau la vente du registre du .ORG

Extension .ORG - dot org - registre du .ORG - Blog Nameshield

Il y a quelques mois, nous avions évoqué dans des précédents articles, la vente par Internet Society, de Public Interest Registry (PIR), le registre du .ORG, à Ethos Capital, un fond d’investissement.

Le .ORG est l’extension de référence pour les organisations à but non lucratif et le registre du .ORG représente plus de 10,5 millions de domaines. L’annonce de la vente du registre avait pour rappel engendré de nombreuses craintes de la part de la communauté des ONG.

A la suite de ces plaintes, l’ICANN avait alors déjà retardé l’approbation de la vente du registre du .ORG à Ethos Capital demandant des informations supplémentaires à l’Internet Society.

Nouveau report de la vente du registre du .ORG à la suite de l’intervention du procureur général de Californie

Jeudi 16 avril, alors que le conseil d’administration de l’ICANN devait décider d’approuver ou non la vente du registre, il a finalement été décidé lors de cette réunion, d’un nouveau report au 4 mai 2020. La réception la veille d’une lettre du procureur général de Californie, Xavier Becerra, demandant à l’ICANN de rejeter la transaction, a été à l’origine de ce quatrième report. Il explique en effet qu’elle « soulève de graves préoccupations qui ne peuvent être négligées ».

« Habiliter une entité à but lucratif qui pourrait compromettre l’accessibilité et les coûts abordables du domaine du .ORG, servant des organisations à but non lucratif, devrait tous nous concerner » déclare le bureau du procureur au site The Register.

La nature secrète d’Ethos Capital inquiète

Dans sa lettre, le procureur a fait part de plusieurs préoccupations concernant la transaction, dont la nature secrète de l’acquéreur proposé, Ethos Capital : «On sait peu de choses sur Ethos Capital et ses multiples filiales proposées». Ethos Capital est critiqué pour sa structure inhabituelle (l’achat implique six sociétés différentes qui ont toutes été enregistrées le même jour en octobre 2019) et son manque de transparence concernant ses plans futurs.

Dans son avis publié jeudi dernier, l’ICANN affirme avoir écouté la communauté et avoir exigé une plus grande transparence ainsi que davantage de garanties de la part du PIR. Selon l’organisation, la lettre du procureur ne tient pas compte des récents travaux du PIR concernant les Public Interest Commitments, visant à rendre l’entité plus responsable envers la communauté. L’ICANN a demandé au PIR de renforcer ces engagements, un projet de révision des Public Interest Commitments a ainsi été fourni à l’ICANN.

Le comportement de l’ICANN et Internet Society critiqués

L’ICANN a également fait l’objet de plusieurs critiques tout au long du processus, notamment lorsqu’il est apparu que le personnel de l’organisation a poussé pour l’approbation de la transaction malgré l’opposition quasi universelle de la communauté Internet.

De plus, en début de semaine dernière, le premier PDG et fondateur de l’ICANN, Michael Roberts et la première présidente du conseil d’administration Esther Dyson ont écrit une lettre à Xavier Becerra critiquant cette transaction et reprochant à leurs successeurs d’abandonner les principes fondamentaux de l’ICANN.

Selon le procureur général, cette transaction aura un impact sur la réputation de l’ICANN au vu de la manière dont l’organisation a géré la situation.

Ce ne sont pas seulement l’ICANN et Ethos qui ont fait l’objet des critiques du bureau du procureur, Xavier Becerra reproche également à l’Internet Society d’avoir proposé la vente du registre du .ORG à Ethos Capital : « L’ISOC prétend soutenir l’Internet, mais ses actions, depuis la nature secrète de la transaction jusqu’à la recherche active du transfert du registre du .ORG à une entité inconnue, sont contraires à sa mission et potentiellement perturbatrices pour le même système qu’elle prétend défendre et soutenir ».

La lettre de Xavier Becerra ne menace pas l’ICANN de prendre des mesures si elle approuve la vente. Cependant, elle indique que le procureur général de Californie détient une autorité importante sur l’organisation et est prêt à agir, cette vente pouvant affecter des centaines de milliers d’autres organisations à but non lucratif.

«Compte tenu des préoccupations mentionnées ci-dessus, et sur la base des informations fournies, les intérêts du registre du .ORG et de la communauté Internet mondiale – dont font partie d’innombrables Californiens – seraient mieux servis si l’ICANN refusait d’approuver la vente et le transfert proposés du PIR et du registre du .ORG au fond d’investissement Ethos Capital. Ce bureau continuera d’évaluer cette question et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger les Californiens et la communauté sans but lucratif ».

Dans un avis publié jeudi dernier, l’ICANN a ainsi déclaré le report de sa décision : « Nous avons convenu de prolonger la période d’examen jusqu’au 4 mai 2020, afin de disposer d’un délai supplémentaire pour finaliser notre examen ».

Affaire à suivre !

Cybersécurité des entreprises – 5ème édition du baromètre annuel du CESIN

Cybersécurité des entreprises – 5ème édition du baromètre annuel du CESIN
Source de l’image : TheDigitalArtist via Pixabay

Chaque année, le Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN) publie son baromètre de la cybersécurité des entreprises afin de mieux cerner la perception et la réalité concrète de la cybersécurité et ses enjeux au sein des entreprises membres du CESIN.

En janvier dernier, le CESIN a ainsi dévoilé les résultats de son enquête OpinionWay[1], réalisée du 2 décembre 2019 au 7 janvier 2020 auprès de ses 253 membres, Responsables Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) de grands groupes français.

Cyberattaques : Moins d’entreprises touchées mais encore fortement impactées

L’étude met tout d’abord en avant un chiffre positif : la baisse du nombre d’entreprises qui ont subi au moins une cyberattaque en 2019, soit 65% des entreprises interrogées contre 80% en 2018 (à noter toutefois qu’il s’agit d’un écart de résultat nuancé par l’ajout de la définition de cyberattaque pour l’enquête réalisée en janvier 2020).

En revanche, l’impact de ces cyberattaques reste important puisque 57% de ces attaques ont des conséquences sur le business telles que la perturbation de la production (27%), l’indisponibilité du site web (17%) et la perte de chiffre d’affaires (9%).

Les entreprises visées ont été les cibles de 4 types de cyberattaques en moyenne en 12 mois. Parmi les vecteurs d’attaques, le phishing reste l’attaque la plus fréquente avec 79% des entreprises qui ont été touchées en 2019, suivi par l’arnaque au Président (47%), l’exploitation d’une vulnérabilité (43%) et les tentatives frauduleuses de connexion (40%).

Les principales conséquences de ces attaques sont l’usurpation d’identité (35%), l’infection par un malware (34%), le vol de données personnelles (26%), l’infection par ransomware (25%) ou encore le déni de service (19%).

Cloud, IoT et IA, des sources de préoccupation

Avec la transformation numérique, le recours au Cloud est important au sein des entreprises : 89% des entreprises interrogées stockent leurs données dans un Cloud, dont 55% dans des Clouds publics.

Une utilisation massive du Cloud qui représente toujours un risque fort en raison d’une non-maîtrise de la chaîne de sous-traitance de l’hébergeur (pour 50% des RSSI), la difficulté de mener des audits (46%) et la non-maîtrise de l’utilisation du Cloud par les salariés (46%). Pour 91% des répondants, les outils mis en place par les hébergeurs Cloud ne suffisent pas pour sécuriser les données stockées, des outils ou dispositifs spécifiques complémentaires sont nécessaires.

Les objets connectés constituent également une préoccupation croissante, ils augmentent la surface d’attaque et font apparaître de nouvelles typologies de menaces. Les RSSI interrogés s’inquiètent des failles de sécurité présentes dans ces équipements (43%) et du flou dans l’appréciation des risques potentiels (28%).

L’étude montre de plus, que l’IA embarquée au cœur des solutions de cybersécurité doit encore faire ses preuves puisque 53% des RSSI ne lui font pas confiance.

Une prise de conscience des cyber-risques

Pour prévenir les risques d’attaques, les entreprises mettent en place une douzaine de solutions de protection en moyenne, outre les antivirus et firewalls. Parmi elles, la passerelle de sécurité mail (85%), la passerelle VPN/SSL (85%), le proxy et filtrage d’URL (83%), et l’authentification multi-facteurs. Cette dernière adoptée par 72% des entreprises, connaît une hausse de 13% par rapport à 2018.

Davantage sensibilisées aux risques cyber, 91% des entreprises interrogées mettent en place un programme de cyber-résilience en parallèle des solutions de protection ou envisagent de le faire, c’est 12 points de plus que l’an passé.

La prise de conscience des cyber-risques se traduit de plus par l’augmentation constante ces trois dernières années, du nombre d’entreprises ayant souscrit à une cyber-assurance (60%).

Malgré cela, seules 4 entreprises sur 10 se disent préparées en cas de cyberattaque de grande ampleur.

Sensibilisation des salariés

Outre la menace externe, pour 43% des entreprises, la négligence des employés constitue le risque cyber le plus répandu.

Le shadow IT, à savoir le déploiement et l’usage d’applications et services hors du contrôle des équipes informatiques, est mentionné par 98% des RSSI interrogés et reste une menace importante à traiter.

Pourtant sensibilisés aux cyber-risques (selon 74% des répondants), seulement la moitié des salariés respecte les recommandations, estiment les RSSI.

Les enjeux pour l’avenir de la cybersécurité

La gouvernance est le premier enjeu cité par les RSSI (70%) pour l’avenir de la cybersécurité suivie par la formation et la sensibilisation des usagers aux questions de cybersécurité (57%).

L’augmentation du budget est un autre enjeu majeur pour 50% des répondants. La part du budget IT consacré à la cybersécurité a augmenté dans les entreprises par rapport à l’année dernière. 62% d’entre elles prévoient de l’augmenter davantage au cours des 12 prochains mois et 83% souhaitent acquérir de nouvelles solutions techniques.

Concernant les ressources humaines, une entreprise sur deux (51%) souhaite augmenter ses effectifs dédiés à la cybersécurité, mais 90% se heurtent à une pénurie de profils en SSI, entraînant des difficultés de recrutement.


[1] Sondage OpinionWay pour le CESIN